Duché de Normandie

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Comté, puis Duché de Normandie

911 – 1469 (partie française)

Drapeau Blason
Description de cette image, également commentée ci-après
Le duché de Normandie au XIIe siècle
Informations générales
Statut Duché
Capitale Caen et Rouen
Religion Catholicisme
Histoire et événements
911 Traité de Saint-Clair-sur-Epte : fondation du duché
v. 1000 Richard II est le premier souverain de Normandie à s'intituler « duc »
1066 Guillaume II devient roi d'Angleterre
19 janvier 1144 Geoffroy Plantagenêt, comte d'Anjou et du Maine, se fait reconnaître comme « duc de Normandie »
19 décembre 1154 Début de l'Empire Plantagenet
24 juin 1204 Libération de Rouen : le duché continental devient une province du D.R. (domaine royal), le duché insulaire reste britannique
22 septembre 1415 Après avoir débarqués à Chef-de-Caux près de l'estuaire de la Seine, les Anglais prennent Harfleur
en 1450 Honfleur, Avranches et Cherbourg sont libérées, les Anglais quittent la province de Normandie
5 octobre 1465 Le traité de Conflans donne le duché continental à Charles de France (1446-1472)
7 septembre 1469 Le duché continental redevient de nouveau une province du D.R. (domaine royal)
Comtes (jarls) de Normandie
(1er) 911-927 Rollon
(Der) 943-996 Richard Ier
Ducs de Normandie
(1er) 996-1036 Richard II
(Der) 1199-1204 Jean sans Terre

Entités précédentes :

Le duché de Normandie est un duché féodal du royaume de France qui a existé de 911 à 1469, d'abord comme principauté largement autonome, puis après sa conquête par le roi de France en 1204, comme partie du domaine royal ou comme apanage. Louis XI supprime le duché en 1469. Toutefois, il subsiste pour sa partie insulaire (les îles Anglo-Normandes) comme dépendance de la Couronne britannique.

Le duché de Normandie fait partie, comme l’Aquitaine, la Flandre ou la Catalogne, de ces principautés qui émergent au milieu du Moyen Âge avec l’affaiblissement du pouvoir royal carolingien. En 911, débordé par les raids des Vikings, le roi des Francs Charles le Simple confie à l’un de leurs chefs, Rollon, les pays autour de la Basse-Seine. Cette concession est l’embryon du duché de Normandie. Les Vikings mettent en place un État solide, puissant et prospère qui atteint son apogée quand en 1066, le duc Guillaume le Conquérant s’empare du royaume d'Angleterre. Pendant près de cent cinquante ans, Normandie et Angleterre ont destin lié. Après le milieu du XIIe siècle et l’installation des Plantagenêts à la tête du royaume anglo-normand, le duché n’a plus le rayonnement d’autrefois sur le plan politique. Malgré tout, il ne cesse de susciter la convoitise des souverains français. En 1204, le roi de France Philippe Auguste confisque la Normandie et la rattache au domaine royal.

Historique 911-1204

Article détaillé : Histoire de la Normandie#911 - 1204 : Duché de Normandie.

Historique après 1204

Article détaillé : Histoire de la Normandie#1204 : la fin du duché de Normandie ?.

Le duché de Normandie aujourd’hui

S'il a été supprimé dans son caractère féodal en tant que tel en 1469, le duché de Normandie a pendant près de six siècles été divisé en deux parties inégales, la partie continentale ou française, et la partie insulaire, appartenant à la couronne britannique et qui n'a jamais pu être conquise durablement par la France.

Le duché de Normandie, s'il devait encore exister, serait réduit aux Îles Anglo-Normandes, Jersey et Guernesey, dont les bailliages sont sous la souveraineté du chef de l'État du Royaume-Uni, duc de Normandie : ce titre officieux n'est usité qu'en la présence des citoyens de Jersey et n'est pas utilisé dans les autres îles anglo-normandes [1].

Institutions ducales

Ducs de Normandie

Alors que ses prédécesseurs sont qualifiés de jarl des Normands ou de comte de Rouen, Richard II de Normandie, qui succède à Richard Ier de Normandie est le premier à se donner le titre de duc de Normandie[2].

Le duc de Normandie était l’un des six pairs laïcs primitifs.

Le titre subsiste officieusement : la reine du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord Élisabeth II est « duc de Normandie »[1]

Article connexe : Liste des ducs de Normandie.

Divisions territoriales

Comtés

L’administration du duché reposait sur des comtes et des vicomtes. Les premiers apparaissent sous le principat de Richard II (996-1026). Leur rôle consiste à la défense du pays (d’où la localisation des comtés sur les frontières), à la garde des châteaux ducaux, à l’administration des droits du duc et notamment la perception des revenus ducaux. Les comtes sont nommés et révocables par le duc ; plusieurs ont ainsi perdu leur fonction à la suite d’une mauvaise gestion ou d’un complot (par exemple Guillaume Guerlenc entre 1049 et 1055). À l’inverse, certains comtes ont réussi à imposer l’hérédité de leur charge sur plusieurs générations (les comtes d’Évreux).

Vicomtés

Article détaillé : Liste des vicomtés normandes.

Les vicomtés ne sont pas toujours des subdivisions des comtés. Certaines vicomtés correspondaient en effet à d’anciens comtés déclassés (Hiémois, Avranchin). De fait, les vicomtes normands étaient les représentants du duc, comte titulaire. Ainsi, les vicomtes avaient les mêmes fonctions que les comtes. Toutefois, à la différence de ces derniers, ils ne prenaient pas pour eux une partie des revenus ducaux mais les envoyaient à la cour ducale. Si la charge vicomtale était également révocable, quelques dynasties se sont pourtant formées (les Néel, vicomte de Cotentin), mais soit elles ont quitté la Normandie en 1204, soit elle ne conservèrent que quelques baronnies.

Baillies puis bailliages

Au cours du XIIe siècle sont instaurés les prémices d'un nouveau système de représentation ducale, sur le modèle des sherifs anglais. Toutefois, le maintien des comtés et de leur corollaire les vicomtés ont poussé les rois de France, ducs de Normandie continentale à réunir les vicomtés baillies. Le bailli y représente le roi, les vicomtes y sont ses délégués nommés et non héréditaires, semblables aux prévôts dans les sénéchaussées. Le terme de bailliage, synonyme, s'impose dès la fin du XIIIe siècle. Les comtés et seigneuries dépendant directement de la Couronne (du Duc) avaient leur propre bailli. Ce système perdura dans les faits jusqu'en 1789, bien que les baillis perdissent l'essentiel de leurs attributions au profit des intendants.

Divisions ecclésiastiques

Les sept diocèses historiques de la province ecclésiastique de Rouen

Le duché de Normandie correspond grosso modo à la province ecclésiastique de Rouen, qui comprend :

Le Passais (région de Domfront) relevait toutefois du diocèse du Mans et l'exemption de Saint-Samson, située au sud de l'estuaire de la Seine, relevait de l'évêché de Dol.

Quelques problématiques historiques

Le duché de Normandie, un État viking ?

Depuis le XIXe siècle, plusieurs historiens normands se sont plu à vanter l’origine viking de la région. Ce récurrent renvoi au peuple scandinave a servi de support à la construction d’une identité normande quelque peu affaiblie. Mais la marque des Vikings fut-elle si importante sur le duché[3] ?

Dans la première moitié du XIe siècle, la Normandie offre l’image d’un pays francisé. L’empreinte viking apparaît somme toute assez limitée. Certaines pratiques témoignent d’une survivance des origines. Le duc Richard II a deux épouses : Judith, épousée selon le rite chrétien, et Papia, épousée à la mode danoise (more danico). Il n’hésite pas à accueillir à Rouen même une flotte de pillards vikings. De même, la filiation noble est rendue par l'adjonction du préfixe filz- / fitz- (« fils de ») au prénom du père, usage hérité de la pratique germanique (dans ce cas précis, scandinave) d'ajouter -son à la fin du nom du père pour nommer le fils.

Dans le domaine institutionnel, les nouveaux chefs de la Normandie moulent leur État sur l’organisation carolingienne. Ils s’autoproclament comte, parfois marquis ou duc. Autant de titulatures d’origine romaine ou franque. Le duc a des droits régaliens, dans la lignée des rois carolingiens : droit de battre monnaie, droit de haute justice, droit sur les forêts… L’ancien droit scandinave subsiste seulement à travers des éléments comme l'ullac (droit de bannissement) ou la hamfara (répression des assauts à main armée contre les maisons).

Les alliances matrimoniales contractées par les ducs au Xe et XIe siècles renforcent la thèse d’une coupure avec le milieu d’origine. Les maîtres de la Normandie n’épousent pas les filles ou les sœurs des rois danois ou norvégiens. Ils préfèrent prendre femme (du moins celles épousées selon le rite chrétien) auprès de leurs voisins : Bretagne, France, Flandre.

Quelle meilleure preuve d’acculturation que la perte de la langue d’origine, le norrois ? Le latin dans les actes écrits et le parler local l’emportent. Seul le vocabulaire marin et maritime emprunte beaucoup aux Vikings.

Croix romane près de Saint-Pierre-sur-Dives

Du point de vue matériel, l’invasion scandinave donne l’impression de n’avoir presque rien bousculé : les archéologues cherchent en vain les traces d’un art viking ; même au niveau des types de céramique ou des objets produits. Les dédicaces de paroisses restent les mêmes. On ne connaît pas d’exemple de désertion de village à cette époque. Bref, il y a une continuité avec la Neustrie carolingienne[4].

Comment expliquer cette francisation ? La christianisation, condition incluse dans le traité de Saint-Clair-sur-Epte, n’est sûrement pas étrangère à ce phénomène. Elle a joué un rôle intégrateur indéniable quand on sait qu’au Moyen Âge l’essence de la culture, de la civilisation en Europe occidentale tient beaucoup au christianisme. Le faible nombre d’immigrants scandinaves en Normandie peut former une deuxième explication[5]. Mais c’est une hypothèse car nous n’avons pas d’estimation démographique. Certaines régions normandes (Pays de Caux, Roumois, Nord du Cotentin) affichent une forte densité de toponymes d’origine scandinave : les communes dont le nom se termine en -beuf / -bot (issu du mot norrois buth, bâtisse), en -bec (de bekkr, ruisseau), en -dal(le) (de dalr, vallée), en -lon(de) (de lundr, bois, forêt) et surtout en -tot (de topt, terrain d'habitation ; plus de 300 noms en -tot pour toute la Normandie) y sont particulièrement nombreuses. Cette abondance peut laisser croire à une colonisation viking dense. Cependant, elle s'explique plutôt par l'afflux de colons d'origines diverses, afflux nordique mais pas forcément directement viking, avec notamment des fermiers originaires des îles britanniques et d'Irlande pour beaucoup et qui n'avaient plus grand lien avec leur passé viking. Ils pouvaient être danois, norvégiens, anglo-scandinaves, anglo-saxons, voire celtes de Grande-Bretagne et d'Irlande. Ce qui d'une part explique la forte densité des toponymes anglo-scandinaves et d'autre part l'absence de découvertes archéologiques proprement « viking ».

L’ouverture du duché à des influences autres que scandinaves ne laisse pas de doute. L’élite religieuse appartient à l’extérieur. Les invasions vikings avaient fait fuir presque tous les moines de Normandie. Les premiers ducs font appel à des abbés et à des communautés étrangères pour relever les abbayes normandes abandonnées. Richard II réussit à accueillir dans son État l’Italien Guillaume de Volpiano, abbé de Saint-Bénigne de Dijon, pour restaurer le monastère de Fécamp. Quant à l’aristocratie laïque, l’apport extérieur est moins évident. Sauf exception, comme les Tosny, les Bellême ou la famille Giroie, les plus grands aristocrates descendent des compagnons de Rollon ou directement du duc. Par contre, au niveau subalterne, l’origine de la noblesse normande est plus hétéroclite : Bretagne, Île-de-France, Anjou.

En somme, le particularisme viking du duché semble rapidement s’évanouir. Au début du XIe siècle, un siècle après le traité de Saint-Clair-sur-Epte, la Normandie est une principauté francisée. Les regards normands ne se tournent plus vers la terre de leur ancêtres.

Un État modèle ?

L’historien François Neveux présente la Normandie comme « un véritable État, où l’autorité publique l’emporte sans conteste sur les intérêts privés ». Il met en avant la « structure administrative particulièrement efficace » du duché dès le XIe siècle et « ses institutions solides » au XIIe siècle[6]. Ce modèle normand sera exporté en Angleterre, à la suite de la conquête de 1066, et dans une bonne partie du royaume de France.

À première vue, la conclusion de François Neveux trouve en effet plusieurs appuis. Les premiers ducs parviennent à récupérer ou à conserver les droits des anciens rois carolingiens : ils sont les protecteurs de l’Église, ils nomment les évêques et nombre d’abbés, ils perçoivent un impôt direct, ils font régner la paix et la sécurité. Quiconque attaque un pèlerin, un marchand, un chevalier se rendant à l’ost a affaire à la justice ducale. En résumé, Rollon et ses successeurs sont des monarques sans en avoir le titre. Le duc Richard II (996-1026) établit des comtes dans les régions frontalières et des vicomtes à l’intérieur. Révocables, ces hauts fonctionnaires exercent un pouvoir que le duc leur a délégué.

En 1066, la conquête de l’Angleterre permet aux ducs d’obtenir le titre de roi. Elle oblige aussi à perfectionner l’administration car les nouveaux souverains anglo-normands peuvent difficilement tenir leur État partagé par la Manche. Des institutions permanentes voient le jour. Henri Ier d’Angleterre créé l’office de justicier, celui-ci étant chargé d’administrer la Normandie quand le roi est sur l’île. Des justiciers itinérants sont mis en place sous ce même règne. Leur rôle rappelle celui des missi dominici de Charlemagne. Le trésor ducal est installé en permanence dans le château de Caen. Dans ce lieu, se tient au XIIe siècle l’Échiquier qui assure le contrôle des dépenses en tant que chambre des Comptes.

En 1154, le duc de Normandie, Henri II Plantagenêt, devient roi d’Angleterre alors qu’il était déjà comte d’Anjou et duc d’Aquitaine. La Normandie se retrouve incluse dans un vaste État s’étendant de l’Écosse aux Pyrénées. Noyé dans cet ensemble, le duché n’en perd pas pour autant toute influence. Les institutions normandes servent d’exemples et la Coutume de Normandie de référence dans le grand État Plantagenêt. Même le roi de France s’inspire du modèle normand en reprenant notamment l’idée de mise en place de baillis comme administrateurs locaux.

Si l’administration de la Normandie sert de modèle, il faut cependant concéder qu’elle-même trouve inspiration ailleurs. Notons par exemple que le développement de l’Échiquier doit beaucoup à l’exemple du comté de Flandre. Quant aux justiciers itinérants, le duc Henri Ier Beauclerc a ici repris une institution anglaise.

Une des principales forteresses ducales : le château de Falaise, Guillaume le Conquérant y est né.

L’image d’une Normandie puissante, bien gérée et dirigée mérite encore davantage de nuances. La Normandie plonge régulièrement dans plusieurs années d’anarchie. La cause : les successions ducales, qui se passent généralement mal, soit parce que l’héritier est trop jeune, soit parce qu’il est contesté. À tel point que l’historien A. Debord constate que les périodes de crise de l’autorité ducale représentent, dans la Normandie du XIe siècle, presque autant de temps que ses périodes d’assurance[7]. La minorité de Guillaume le Conquérant (1035-1047) est un exemple de ces périodes difficiles.

L’affaiblissement du pouvoir ducal profite aux barons, en particulier ceux installés sur les marges, comme l’ont analysé Pierre Bauduin ou Gérard Louise[8]. Ces seigneurs développent des stratégies conformes à leurs intérêts et construisent des châteaux sans l’autorisation du duc. Le nombre actuel de mottes entourées de fossés révèle l’importance du phénomène. Les barons s’octroient la propriété des grandes forteresses ducales alors qu’ils n’en avaient que la garde. À la périphérie méridionale, les seigneurs de Bellême sont parmi les plus indépendants.

En somme, comme l’ensemble de la France, la Normandie est confrontée au XIe siècle à la crise châtelaine[9]. Mais cette crise se produit par intermittence. L’héritier du duché finit par s’imposer. Il mate les aristocrates rebelles, récupère les châteaux confisqués et renoue par des mariages politiques des liens distendus. La paix ducale retrouve alors toute sa signification.

Dans la seconde moitié du XIIe siècle, il n’y a presque plus de crise. L’autorité des ducs-rois Henri II Plantagenêt (1154-1189), Richard Cœur de Lion (1189-1199) et Jean sans Terre (1199-1204) est incontestée. Les princes se sont définitivement imposés face aux barons.

Entre 911 et 1204, le duché de Normandie montre donc deux visages. D’un côté, celui d’un État gouverné par des ducs capables et respectés. De l’autre, celui d’un État en proie à l’anarchie dès qu’un duc meurt.

Notes et références

  1. a et b The Loyal Toast
  2. Karl-Ferdinand Werner, « Quelques observations au sujet des débuts du duché de Normandie. Droit privé et institutions régionales ». in Études historiques offertes à Jean Yver, PUF, Paris, 1976, p.691-709.
  3. La question de l’importance respective de l’héritage franc et scandinave a traversé nombre d’études historiques depuis la fin du XIXe siècle. Continuité ou discontinuité entre la Neustrie franque et la Normandie ducale ? Le débat, encore ouvert aujourd’hui, est résumé par Pierre Bauduin dans La Première Normandie, Xe – XIe siècle, Caen, Presses Universitaires de Caen, 2004, p.25-28.
  4. Mathieu Arnoux et Christophe Maneuvrier, Le pays normand. Paysages et peuplement (IXe- XIIIe siècles), article sur la revue en ligne Tabularia
  5. « Nulle part la colonisation nordique n’a été un phénomène de masse. Certes, il n’est pas exclu, vu la densité de microtoponymes nordiques qu’à un moment donné la population de petits territoires, comme la Hague ait été en majorité formée d’immigrés. Mais ce ne fut qu’une situation exceptionnelle ». Lucien Musset, « Naissance de la Normandie ». in Michel de Bouärd (dir.), Histoire de la Normandie, Privat, Toulouse, 1970, p.103.
  6. F. Neveux, La Normandie des ducs aux rois, Ouest France, 2002, p.202.
  7. Cité par Dominique Barthélemy, dans L’ordre seigneurial XIe-XIIe siècle, Nouvelle histoire de la France médiévale, Le Seuil, Paris, p.48.
  8. Pierre Bauduin, La Première Normandie, Xe – XIe siècle, Caen, Presses Universitaires de Caen, 2004 et Gérard Louise, « La seigneurie de Bellême Xe-XIIe siècle », Le Pays-Bas-normand, 1990-1991, 2 vol.
  9. Dominique Barthélemy, L’Ordre seigneurial XIe-XIIe siècle, Nouvelle histoire de la France médiévale, Le Seuil, Paris, p.13.

Sources

  • Marie Fauroux, « Recueil des actes des ducs de Normandie (911-1066) », in Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, t. XXXVI, 1961.
  • Guillaume de Jumièges, Gesta Normannorum Ducum, J. Marx (éd.), Société de l’histoire de la Normandie, Rouen-Paris, 1914 (une édition plus ancienne sur Gallica).
  • Orderic Vital, The Ecclesiastical History of Orderic Vitalis, M. Chibnall (éd.), Clarendon Press, Oxford, 1969-1980, 6 volumes (une édition plus ancienne sur Gallica).
  • H. W. C. Davis, Regesta regnum anglo-normannorum, 1066-1154, Clarendon Press, Oxford, 1913.

Annexes

Bibliographie

  • Mathieu Arnoux (dir.) et Anne-Marie Flambard Héricher (dir.), La Normandie dans l’économie européenne (XIIe - XVIIe siècle). Colloque de Cerisy-la-Salle, 4-8 octobre 2006, Caen, Publications du CRAHM, 2010, 224 p., (ISBN 978-2-902685-69-1), [présentation en ligne].
  • (en) Frederick Maurice Powicke, The Loss of Normandy (1189-1204), Studies in the History of the Angevin Empire, Manchester, University of Manchester Publications, no LXXIII, 1913, [lire en ligne].
  • (en) David Bates, Normandy before 1066, Longman, Londres-New York, 1982, (ISBN 0-582-48492-8).
  • Pierre Bauduin, La Première Normandie (Xe-XIe siècles), Caen, Presses Universitaires de Caen, , 474 p. [détail des éditions] (ISBN 2-84133-145-8), (ISBN 2841331458).
  • Michel de Boüard, « l'État normand : croissance et apogée » et « la Normandie ducale : économies et civilisations », in Michel de Bouärd (dir.), Histoire de la Normandie, Privat, Toulouse, 1970, p. 131-193, (ISBN 2-7089-1707-2).
  • Pierre Bouet (dir.) et Véronique Gazeau (dir.) (préf. David Bates), La Normandie et l'Angleterre au Moyen Âge : colloque de Cerisy-la-Salle, 4-7 octobre 2001, Caen, Publications du CRAHM, , 363 p. (ISBN 2-902685-14-9, présentation en ligne).
  • Gilduin Davy, Le duc et la loi. Héritages, images et expressions du pouvoir normatif dans le duché de Normandie, des origines à la mort du Conquérant (fin du IXe siècle - 1087), Paris, De Boccard, coll. « Romanité et modernité du droit », 2004, VI-669 p., [compte rendu en ligne].
  • Anne-Marie Flambard Héricher et Véronique Gazeau, 1204, La Normandie entre Plantagenêts et Capétiens, Caen, CRAHM, 2007, 442 p., (ISBN 9782902685356), [compte rendu en ligne], présentation en ligne.
  • Véronique Gazeau (préf. David Bates et Michel Parisse), Normannia monastica (Xe-XIIe siècle) : II-Prosopographie des abbés bénédictins, Caen, Publications du CRAHM, , 403 p. (ISBN 978-2-902685-44-8).
  • Lucien Musset, « Naissance de la Normandie », in Michel de Bouärd (dir.), Histoire de la Normandie, Privat, Toulouse, 1970, p. 75-129, (ISBN 2-7089-1707-2).
  • François Neveux, La Normandie des ducs aux rois : Xe - XIIe siècle, Rennes, Éd. Ouest-France, (ISBN 2737309859, OCLC 246132875).

Articles connexes

Liens externes