Drug Enforcement Administration

Drug Enforcement
Administration
Logo de la DEA
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Badge de la DEA
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Création
Affiliation Département de la Justice des États-Unis
Juridiction Gouvernement fédéral des États-Unis
Siège Drapeau : États-Unis 600-700 Army-Navy Drive
Arlington, Virginie (États-Unis)
Coordonnées 38° 50′ 32″ N, 77° 03′ 06″ O
Employés 10 784 employés dont 5 235 agents spéciaux (2008)
Budget annuel 3 milliards de dollars US[1] (2012)
Activité(s) Police fédérale
Direction Chuck Rosenberg (Administrateur)
Thomas M. Harrigan (Chef des opérations)
Site web http://www.dea.gov/
Géolocalisation du siège

Géolocalisation sur la carte : Virginie

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Drug Enforcement Administration

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(Voir situation sur carte : États-Unis)
Drug Enforcement Administration

La Drug Enforcement Administration (DEA) (Administration pour le contrôle des drogues), est le service de police fédéral américain dépendant du Département de la Justice des États-Unis chargé de la mise en application de la loi sur les stupéfiants et de la lutte contre leur trafic dans le cadre de la campagne des États-Unis contre la toxicomanie[N 1].

Historique

Depuis sa fondation en juillet 1973, la DEA est présente sur presque tout l’ensemble du continent américain, et plus particulièrement en Colombie, en Bolivie, au Pérou, au Panama et au Mexique.

Cette administration a été fondée à la suite de la fusion de trois services qui s'occupaient de la lutte antidrogue, le Bureau des narcotiques et des drogues dangereuses (BNDD), l'Office of National Narcotics Intelligence (ONNI) et l'Office of Drug Abuse Law Enforcement (ODALE)[2].

Activités

Le travail de la DEA a des implications politiques dans la politique internationale bien que nationale. La DEA soutient au moins 80 bureaux, dans 58 pays[3]

Activités internationales

Provenance et routes du transport des drogues

La DEA s'engage au monde entier dans :

Implications nationales

Aux États-Unis, le problème de la drogue (cocaïne [15], héroïne et autres opioïdes[16], et crack [17] et d'amphétamines) grandit[18],[19]. L'usage des drogues se déroulait par vagues dès le fin du XIXe siècle (Cocaïne) [15] jusqu'à celle de crystal Meth, une amphétamine (parmi d'autres), en 2014 [20] et dès des médicaments sur ordonnance[21].

Le travail de la DEA a aussi des implications sur les carrières politiques. Le républicain Trey Radel démissionne de son poste de représentant après avoir été condamné pour achat de cocaïne.

Résultats

En 2005, la DEA a saisi 1,4 milliard de dollars de capitaux liés au trafic de stupéfiants et 477 millions de dollars, en valeur marchande, de drogues[22], mais la Maison-Blanche estime que l'ensemble du trafic de drogue aux États-Unis se chiffre à 64 milliards de dollars par an[23].

Organisation

205 millions de dollars et plusieurs armes saisis à Mexico en 2007 par la police mexicaine et la DEA américaine dans le cadre de la lutte contre les narcotrafiquants au Mexique.
Foreign-Deployed Advisory and Support Team (FAST) de la DEA détruisant 262 tonnes de haschisch le 9 juin 2008 lors de l'operation Albatross en Afghanistan.
Agents de la DEA

La DEA est dirigée par un administrateur désigné par le président des États-Unis et approuvé par le Sénat des États-Unis.

Le siège est situé à Arlington (Virginie). Elle entretient sa propre académie hébergée dans une base du corps des marines à Quantico (Virginie) avec celle du FBI.

La DEA possède 237 bureaux d'investigation et 80 agences étrangères réparties dans 58 pays.

Son budget et ses effectifs croissent chaque année, ainsi lors de sa création son budget était 60 millions de dollars en 1973 contre de plus de 2,4 milliards en 2006. Elle emploie à cette dernière date plus de 18 800 personnes, dont plus de 5 300 agents spéciaux contre 2 775 personnes, dont 1 470 agents spéciaux en 1973 ; plusieurs de ceux-ci devant infiltrer clandestinement les réseaux criminels à l'étranger et sur le sol américain. Ses agents sur le terrain sont armés dans les années 2000 de Glock G22 ou G23 mais ils peuvent porter des Glock 27, S&W M&P40 ou SIG-Sauer SP2340, s'ils sont qualifiés ainsi que des fusils de police (Remington 870/Benelli M3) ou une carabine de police (Rock River Arms LAR-15 DEA et LWRC M6) voire un pistolet-mitrailleur (les H&K UMP40 et Colt 633 SMG) mais plusieurs groupes d'intervention opérant à l'étranger - notamment contre la narco-économie en Afghanistan - ont un équipement militaire dont la carabine militaire M16A2 Carbine. Sa flotte aérienne à l'origine se composait de 24 avions et de 41 pilotes ; en 2008, elle est de 104 avions et 124 pilotes.

Elle possède un système d'enregistrement qui permet aux personnels médicaux, chercheurs et industriels d'avoir accès à des produits contrôlés. Ce système attribue une sorte de « numéro de code DEA » aux personnes autorisées qui permet un suivi de ces substances contrôlées.

Elle disposait en 2001 de trois grandes banques de données[24] :

  1. NADDIS (Narcotic and Dangerous Drugs Information System)[25] ;
  2. DAWN (Drug Abuse Warning Network) ;
  3. ARCOS (Automated Reports and Consumed Order Systems).

Controverses

En septembre 1986, les assassinats par des trafiquants boliviens du naturaliste Noel Kempff Mercado et de deux autres scientifiques dans les monts Caparuch entrainent une controverse en Bolivie sur l'hypothèse d'une collaboration entre les trafiquants et la DEA. Cette dernière, alertée depuis des années sur la présence d'un camp dans cette zone, puis de l’enlèvement des scientifiques, s'était toujours refusée à intervenir. Mis en cause, le directeur de la DEA pour l’Amérique du Sud, Frank Macolini, reconnait au sein de l’ambassade américaine de La Paz (sans que rien ne filtre à l’extérieur dans un premier temps) avoir reçu pour instructions de la CIA de ne pas perturber le trafic de cocaïne entre la Bolivie et l'Amérique centrale, qui contribue au financement des Contras (paramilitaires anticommunistes du Nicaragua)[26].

Le député Edmundo Salazar, qui après avoir enquêté sur l'affaire s’apprêtait à demander au Congrès bolivien l'expulsion de la DEA, est assassiné en octobre 1986. Son épouse, Elena Oroza, est assassinée en octobre 1994 après avoir annoncé qu'elle allait dévoiler le dossier de son époux à la presse[26].

Le 11 mai 2012, quatre indigènes sont abattus par la DEA au Honduras, dans la région de Mosquitia[27].

Organigramme

  • Chuck Rosenberg (administrateur)
  • Michael L. A. Braun (assistant administrateur et chef des opérations)

Dans la culture populaire

  • Le lieutenant Martin Castillo, commandant de l'OCB dans la série Deux flics à Miami est un ancien agent de la Drug Enforcement Administration. De même, l'agent de la DEA Carina Miller apparait dans la série télévisée Chuck de même que Hank Schrader, dans Breaking Bad.
  • Dans Léon (1994), le principal antagoniste est agent de la DEA.
  • Au cinéma, l'agence anti-drogue prend le visage de Don Fitzgerald dans le film Les Millers, de Ray Castro et Montel Gordon dans le Traffic, de Sean Vetter ou de Demetrius Hicks dans Un homme à part. Enfin, le thriller et film noir Sabotage est centré autour de l'agent John « Breacher » Wharton et des opérateurs de la Special Operations Team du bureau d'Atlanta de la DEA soupçonnés d'avoir volé 10 millions de dollars US à un cartel mexicain de Ciudad Juárez.
  • La DEA apparait aussi dans le jeu vidéo Total Overdose, sorti en 2005 où travaillait Ernesto Cruz comme agent avant de mourir en mission, puis par le fils de ce dernier, Tomy Cruz, qui a été gravement blessé de manière complètement stupide pareillement en mission. Le frère jumeau de ce dernier, Ramiro, reprend alors la mission, la dérivant ainsi en un véritable carnage.
  • La DEA est également représentée dans la série télévisée Narcos, série retraçant la lutte menée par les États-Unis et la Colombie contre le Narco-terrorisme et les Narcos-trafiquants, plus précisément contre le Cartel de Medellin et son chef Pablo Escobar, le « papa » colombien de la drogue.

Notes et références

Notes

  1. L'alcoolisme non inclus

Références

  1. Site internet de la DEA
  2. Nicolas Millet, Petite encyclopédie du cannabis, Le castor astral, (ISBN 978-2-85920-816-5)
  3. a b et c (en) Alisa Smith, « Why Are U.S. Drug Cops in Vancouver? », TheTyee,  : « Despite slams from a Supreme Court judge and civil liberties advocates, America’s DEA calls B.C. home. »
  4. (de) Hans-Georg Behr, Weltmacht Droge. Das Geschäft mit der Sucht, Rastatt, Pabel-Moewig, (ISBN 978-3-8118-3185-8)
  5. (en) « Drug Agency Selling Seized Drugs »
  6. (en) « Bolivia's Morales Accuses US Drug Enforcement Agency of Selling Seized Drugs »
  7. (en) Simeon Tegel, « The DEA Is Reportedly Investigating an Aide to Peru's Keiko Fujimori Over Dirty Money », , 2016-05-17
  8. (en) Erika Kinetz, « DEA opens shop in China to help fight synthetic drug trade », jan. 06, 2017-01-06
  9. (en) John Shiffman, « The DEA Just Ended A Secret 15-Year Phone Call Spying Program », Reuters, 2015-01-16]
  10. (en) Lorenzo Bagnoli, Lorenzo Bodrero, « Kenya's Drug Barons »,
  11. (en) Alisa Smith, « Why Are U.S. Drug Cops in Vancouver? », TheTyee,  : « asked Canada to change our laws »
  12. (de) Christian Dewitz, « Heuerte Ex-Bundeswehrsoldat als Auftragskiller an? », 01octobre 2013
  13. (en) Vedran Pavlic, « US Drug Enforcement Administration Opens Office in Zagreb »,
  14. (en) Justus Uitermark, Peter Cohen, « The Netherlands as a branch of American law enforcement? »
  15. a et b  (en) « History of Cocaine Use in the United States »
  16. (en) « Drug Deaths in America Are »
  17. (en) « Crack epidemic »
  18. (en) « DEA chief discusses Maryland heroin problem at Senate hearing Alison Knezevich The Baltimore Sun »
  19. (en) « Drug War Facts »
  20. (en) « Results from the 2012 National Survey on Drug Use and Health: Summary of National Findings », US Department of Health & Human Services, Substance Abuse and Mental Health Services Administration
  21. (en) « The Drug industry's triumph over the death »
  22. (en) Drug Enforcement Administration Highlights Year’s Accomplishments - Communiqué de presse de la DEA, 28 décembre 2005
  23. (en) What America's Users Spend on Illegal Drugs 1988 - 1998 - Rapport pour l'Office of National Drug Control Policy (ONDCP), 2 juin 2000 [PDF]
  24. Étienne Genovefa et Claude Moniquet, Histoire de l'espionnage mondial, tome 2 : De la guerre froide à la guerre antiterroriste, Éditions du Félin, Paris, 2002 (ISBN 2-8664-5394-8) p. 386-387
  25. (en) Narcotics and Dangerous Drugs Information System - DEA Major Information Systems
  26. a et b Maurice Lemoine, Les enfants cachés du général Pinochet. Précis de coups d’Etat modernes et autres tentatives de déstabilisation, Don Quichotte, , p. 129-131
  27. « Honduras: ¿Hay avances en el caso de la masacre de Mosquitia? », TeleSUR,‎ (lire en ligne)

Annexes

Articles connexes

Lien externe