Dorothée de Wurtemberg

Portrait de l'archiduchesse Joseph d'Autriche.

Dorothée de Wurtemberg (en allemand : Marie Dorothee Louise Wilhelmine Caroline von Württemberg), née le à Carlsruhe de Silésie, décédée le à Buda[1], est une duchesse[2] de Wurtemberg, qui devint par son mariage archiduchesse d'Autriche et palatine de Hongrie.

Famille

balra

Fille du duc Louis Frédéric de Wurtemberg et d'Henriette de Nassau-Weilbourg (1780-1857), (fille du prince Charles-Christian de Nassau-Weilbourg (1735-1788) et de Caroline Wilhelmine de Nassau-Dietz (1743-1857)[1].

Mariage et descendance

Le 24 août 1819, la duchesse Dorothée de Wurtemberg épousa à Vienne le prince impérial et archiduc Joseph d'Autriche (1776-1847), palatin de Hongrie (fils de l'empereur Léopold II, roi de Hongrie et archiduc d'Autriche, et de Marie-Louise de Bourbon, infante d'Espagne).

De cette union naitront :

  • Élisabeth d'Autriche (1831-1903), en 1847 elle épousa Ferdinand de Modène (1821-1849) puis en 1854 Charles-Ferdinand de Habsbourg-Teschen (1818-1874)

Enfance

Dorothée de Wurtemberg reçut une solide éducation, et elle avait beaucoup de talent comme musicienne. Carl Maria von Weber, (1786-1826), le compositeur de la musique de Peter Schmoll et ses voisins, Silvana, Abbus Hassan, etc. fut engagé par le duc Louis de Wurtemberg comme intendant de musique au château de Carlsruhe et comme professeur particulier de la jeune duchesse en 1806 et 1807. Le compositeur de musique encouragea la duchesse et ses cours de musique marquèrent son esprit.

Après son mariage

Dorothée de Wurtemberg était de confession luthérienne. Après son union avec l'archiduc Joseph-Antoine d'Autriche, ils vécurent au château de Buda en Hongrie.

En 1847, après le décès de son époux, l'archiduchesse et ses enfants désiraient rester en Hongrie. Mais son neveu, l'empereur Ferdinand Ier d'Autriche refusa, contrairement au contrat de mariage, et elle fut pour ainsi dire bannie à Vienne, probablement à cause de sa foi protestante.

L'archiduchesse s'intéressait beaucoup à la langue hébraïque, et elle désirait le retour des Juifs en Terre sainte. Elle était aussi l'amie du rabbin de Vienne, Lazar Horowitz (1803-1868). En 1851, elle fit annuler l'expulsion d'une centaine de Juifs à Paris.

Notes et références

  1. a, b et c www.thepeerage.com
  2. Son Altesse la duchesse Marie Dorothee Louise Wilhelmine Caroline : Königlich Württembergisches Hof- und Staats-Handbuch, lire en ligne

Source

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