Dopage en Russie

Le dopage dans le sport en Russie fait principalement référence au système institutionnel mis en place entre 2011 et 2015 pour doper et couvrir de nombreux athlètes russes dans plusieurs grands évènements internationaux (Championnats du monde, Jeux olympiques) et progressivement mis à jour après les Jeux d'hiver à Sotchi en 2014 . La Russie est le pays ayant le plus (37) de médaillés olympiques disqualifiés pour dopage, soit quatre fois le total du deuxième pays. Sur la période concernée, plus d'un millier d'athlètes russes dans divers sports (été, hiver et sports paralympiques), ont bénéficié de dissimulation de cas positifs[1],[2][3][4][5].

L'attention des médias commence à grandir en décembre 2014 lorsque la chaîne allemande ARD rapporte des faits qualifiés de « système de dopage d'État » en Russie, se rapprochant de celui de l'Allemagne de l'Est. L'Agence Mondiale Antidopage (AMA) publie un rapport en novembre 2015 très critique à l'égard de la Russian Anti-Doping Agency  (RUSADA) et de la Fédération russe d'athlétisme (ARAF)[6],[7]. En novembre 2015, l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) suspend la Russie indéfiniment de toutes manifestations sportives internationales en raison de la généralisation du dopage. L'agence antidopage du Royaume-Uni aide ensuite l'AMA en effectuant des tests en Russie. En juin 2016, ils signalent qu'ils ne sont pas en mesure de mener à bien leur travail, déplorant des intimidations par des agents armés du Service fédéral de sécurité (FSB)[8]. Après que l'ancien directeur des laboratoires antidopage de Moscou et de Sotchi Grigory Rodchenkov, réfugié aux États-Unis, a fait des révélations détaillées concernant le programme de dopage des athlètes russes aux Jeux olympiques d'hiver de 2014 à Sotchi, l'AMA commande une enquête indépendante menée par le Professeur Richard McLaren. L'enquête de McLaren révèle des éléments de preuve corroborants, concluant dans un rapport publié en juillet 2016 que le Ministère des Sports  et le FSB ont mis en place un « système de sécurité sécurisé dirigé par l'État » en utilisant une « méthode de disparition des contrôles positifs » de « au moins fin 2011 à août 2015 »[9].

En réponse à ces constatations, l'AMA annonce que la RUSADA doit être considérée comme non conforme à l'égard du Code mondial antidopage et recommande que la Russie soit interdite de participer aux Jeux olympiques d'été de 2016 à Rio de Janeiro[10]. Le Comité international olympique (CIO) rejète la recommandation de l'AMA et annonce qu'une décision sera prise individuellement par chaque fédération sportive[11],[12]. Le 4 août 2016, un jour avant la cérémonie d'ouverture, 270 athlètes sont admis à la compétition, tandis que 167 autres sont retirés à cause des allégations de dopage[13]. Trois jours plus tard, le Comité international paralympique vote à l'unanimité l'interdiction pour toute l'équipe russe de participer aux Jeux paralympiques d'été de 2016, après avoir trouvé la preuve que la méthode pour faire disparaître les contrôles positifs était utilisée aux Jeux paralympiques d'hiver de 2014[14].

En février 2017, l'AMA déclare que les preuves contre de nombreuses personnes nommées dans le rapport McLaren pourraient être insuffisantes, parce que le laboratoire de Moscou a fait disparaître des échantillons de dopage et que les autorités russes ne répondent pas aux demandes de preuves additionnelles[15]. Le CIO met de son côté en place une commission d'enquête qui parvient à apporter les preuves scientifiques de cette entreprise de dopage. A partir de novembre 2017, les sanctions de disqualification pour dopage et participation "au schéma systémique" mis en place institutionnellement durant les Jeux d'hiver 2014 sont prononcée par le CIO envers 43 athlètes russes (au 21 décembre 2017), annulant treize médailles dont quatre en or. Par ailleurs, le Comité Olympique Russe, et donc la Russie en tant que nation participante, sont suspendus des Jeux olympiques de Pyeongchang 2018

Antécédent : l'ère Soviétique

Article connexe : Dopage aux Jeux olympiques#JO de 1980 à Moscou.

Selon le journaliste britannique Andrew Jennings , un colonel du KGB a déclaré que les policiers avaient trompé les autorités antidopage du Comité international olympique et contourner les contrôles de dopage, ce qui a permis aux athlètes Soviétiques d'être « sauvés avec [ces] d'énormes efforts »[16]. Aucun athlète n'a été contrôlé positif à l'occasion des Jeux olympiques de 1980 à Moscou[17], mais il a été affirmé que des athlètes ont commencé à utiliser de la testostérone et d'autres médicaments pour lesquels des tests n'avaient pas été encore développés. Ces Jeux de 1980 ont été qualifiés de Jeux olympiques de toxicos par un rapport de 1989 du comité du sénat australien qui a affirmé : « Il n'y a guère de médaillés d'argents aux Jeux de Moscou et certainement pas un médaillé d'or, qui ne soient pas sous une sorte de substance ou une autre: généralement plusieurs. Les JO de Moscou auraient pu être appelés les Jeux des pharmaciens »[16].

Des documents obtenus en 2016 ont révélé les plans de l'Union soviétique pour un système de dopage à l'échelle de l'État dans le domaine de la préparation des Jeux olympiques d'été de 1984 à Los Angeles. Daté avant la décision du pays de boycotter les Jeux, le document détaille les opérations existantes sur des programmes centrés sur les stéroïdes, ainsi que des suggestions pour d'autres améliorations[18]. La communication, adressée au chef de l'athlétisme de l'Union soviétique, a été préparée par le Dr Sergei Portugalov de l'Institut pour la culture physique. Portugalov a également été l'un des principaux acteurs de la mise en œuvre du programme de dopage russe avant les Jeux olympiques d'été de 2016[18].

Les questions du dopage, de 2001 à 2009

En 2008, sept athlètes russes sont suspendus avant les Jeux olympiques d'été de 2008 de Pékin pour avoir manipulé des échantillons d'urine. Le président de l'Union internationale de biathlon, Anders Besseberg, a déclaré : « Nous sommes confrontés à un dopage systématique à grande échelle dans l'une des équipes les plus fortes du monde. »[19].

Après le réexamen de 7 289 échantillons de sang prélevés entre 2001 et 2009 auprès de 2 737 athlètes, un rapport a révélé que le nombre d'échantillons suspects provenant du « Pays A » a dépassé les autres pays[20]. L'un des auteurs a déclaré que le Pays A était la Russie[19].

En octobre 2009, le secrétaire général de l'IAAF Pierre Weiss a écrit à Valentin Balakhnichev  que des échantillons de sang provenant d'athlètes russes « atteignent certaines des valeurs les plus élevées jamais vues depuis que l'IAAF a commencé les contrôles » et que les tests réalisés lors des championnats du monde de 2009 « suggèrent fortement un abus systématique de dopage sanguin ou des variantes de l'EPO. »[21].

Allégations de dopage d'État et documentaire de l'ARD diffusé en 2014

La lanceuse d'alerte Yuliya Stepanova a informé l'AMA sur le système de dopage russe.

En 2010, un employé de l'agence russe anti-dopage, la RUSADA, Vitali Stepanov, a commencé à envoyer des informations à l'Agence mondiale antidopage (AMA) en alléguant que la RUSADA avait mis en place un dopage systémique dans l'athlétisme[22]. Il déclare avoir envoyé 200 e-mails, 50 lettres, échelonnés sur trois ans[23]. En décembre 2012, Darya Pishchalnikova envoie un e-mail à l'AMA, contenant des détails sur un prétendu programme de dopage en Russie. Selon Le New York Times, l'e-mail a atteint trois représentants de l'AMA, mais l'agence a décidé de ne pas ouvrir une enquête et a plutôt renvoyé le courriel à un officiel des sports en Russie[19]. Le journaliste britannique Nick Harris raconte qu'il a contacté le Comité international olympique avec des allégations au sujet du laboratoire de Grigory Rodchenkov de Moscou au début du mois de juillet 2013[24].

Selon Stepanov, « Même à l'AMA, il y avait des gens qui ne voulaient pas que cette histoire sorte », mais il raconte ensuite qu'une personne de l'organisation l'a mis en contact avec la chaîne allemande ARD[22]. L'enquêteur en chef de l'AMA Jack Robertson estime que l'organisation est réticente à prendre des mesures et que l'attention des médias est nécessaire. Il obtient alors la permission de David Howman de contacter un journaliste[25]. Le journaliste, Hajo Seppelt, avait déjà réalisé un reportage sur le dopage en Allemagne de l'Est et d'autres pays. En décembre 2014, l'ARD diffuse un documentaire de Hajo Seppelt – Geheimsache Dopage: Wie Russland seine Sieger macht (Le dopage secret : comment la Russie fabrique ses champions). Le documentaire émet des doutes sur l'État russe et sa participation systématique au dopage, qu'il décrit dans le « style Est-allemand »[26]. Il comprend des témoignages de Stepanov et de sa femme, Yuliya Stepanova (née Rusanova), alléguant que les officiels russes en athlétisme fournissent des substances interdites en échange de 5 % des revenus d'un athlète et manipulent les tests avec l'aide des contrôleurs[27],[28]. Le documentaire comprend des conversations enregistrées secrètement par Stepanova, par ex. Mariya Savinova racontant que ses contacts dans un laboratoire de Moscou avaient couvert son dopage[29]. La coureuse russe de longue distance Liliya Shobukhova aurait payé 450 000 euros au président de la Fédération russe Valentin Balakhnichev pour couvrir un contrôle de dopage positif[27]. Elle se plaint dans le reportage de ne pas avoir été remboursée de la totalité de la somme lorsqu'elle a été finalement suspendue. Selon les allégations, le Dr Sergei Portugalov, qui est également accusé d'avoir organisé le dopage parrainé par l'État au début des années 1980 en Union soviétique, était impliqué dans le système russe[18].

Répercussions

Valentin Balachnitjev (au centre), ancien président de la Fédération russe d'athlétisme.

2015

En janvier 2015, le président de la Fédération russe d'athlétisme (ARAF) Valentin Balakhnichev  démissionne de son poste de trésorier de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF)[30].

En réponse au documentaire de l'ARD, l'AMA commande une enquête, dont le rapport est publié le 9 novembre 2015[6][31]. Le document de 323 pages, décrit comme « accablant » par The Guardian[7], rapporte un dopage généralisé et à grande échelle couvert par les autorités russes. Il fait état que le Service Fédéral de Sécurité (FSB) a régulièrement visité et interrogé le personnel de laboratoire et chargé certains d'entre eux de ne pas collaborer avec l'enquête de l'AMA[31]:196–197. Deux membres du personnel racontent qu'ils suspectent que les bureaux et les téléphones soient sur écoute[31]:196–197. Le rapport recommande que l'ARAF soit déclarée non-conforme par l'Agence mondiale antidopage et que le Comité international olympique ne doit pas autoriser la présence des athlètes russes lors des Jeux olympiques d'été de 2016 jusqu'à sa mise en conformité[31],[32].

Un jour plus tard, l'AMA suspend la Centre antidopage de Moscou, interdisant le laboratoire « de la réalisation de toutes activités liées à la lutte contre le dopage, y compris les analyses d'urine et d'échantillons de sang »[33]. Le 13 novembre, le conseil de l'IAAF vote 22 voix contre 1 en faveur de l'interdiction de la Russie de participer à des événements sportifs, avec effet immédiat[34]. En vertu d'autres sanctions à l'encontre de l'ARAF, la Russie est également interdite d'organiser la Coupe du monde de marche 2016 (Tcheboksary) et les Championnats du monde juniors d'athlétisme 2016 (Kazan). L'ARAF doit également confier les affaires de dopage à la Cour d'Arbitrage du sport[34]. L'ARAF accepte la suspension pour durée indéterminée de l'IAAF et ne demande pas d'audience[35]. Les efforts déployés par l'ARAF pour être réintégrée par l'IAAF seront supervisés par une équipe de cinq personnes de l'IAAF[36]. Le 18 novembre 2015, l'AMA suspend la RUSADA , ce qui signifie que la Russie ne possède plus d'organisation anti-dopage fonctionnelle, et ceci pour aucun sport[37].

En novembre 2015, la France initie une enquête criminelle sur l'ancien président de l'IAAF Lamine Diack, alléguant qu'en 2011, il a accepté 1 million d'euros de pot-de-vin de la Fédération russe d'athlétisme pour couvrir des cas de dopage positif d'au moins six athlètes russes[38].

De janvier à mai 2016

Lamine Diack est soupçonné d'avoir touché des pots-de-vin pour couvrir les cas de dopage russes.

En janvier 2016, l'IAAF prononce une interdiction à vie envers l'ancien chef de la fédération russe d'athlétisme, Valentin Balakhnichev, et un entraîneur en chef russe, Aleksey Melnikov[39].

À la mi-janvier, elle publie le deuxième rapport de sa commission indépendante[40]. Le mois suivant, l'agence britannique Antidopage (UKAD) a été chargée de surveiller les tests en Russie[41].

Deux anciens directeurs de la RUSADA , Vyacheslav Sinyev et Nikita Kamaev, décédent en février 2016[42]. Le Sunday Times rapporte que Kamaev avait approché le journal peu de temps avant sa mort, et qu'il prévoyait de publier un livre sur « la véritable histoire du sport, de la pharmacologie et du dopage en Russie depuis 1987 »[43]. Grigori Rodchenkov, un directeur de laboratoire décris par l'AMA comme « le cœur du dopage en Russie », est congédié par les autorités russes. Craignant pour sa sécurité, il fuit aux États-Unis, où il partage des informations[44], avec l'aide du cinéaste Bryan Fogel, ce qui a été documenté dans le film Icarus.

En mars 2016, l'ARD diffuse le documentaire Russia's Red Herrings (les Harengs Rouges Russes), alléguant que les athlètes sont alertés avant d'être contrôlés et qu'ils bénéficient de substances interdites offertes par des personnes de la RUSADA et de l'ARAF[45]. Selon un rapport paru en mai 2016 dans le New York Times, le directeur d'un important laboratoire, Grigori Rodchenkov, déclare que des experts du dopage ont collaboré avec les services secrets russes pour mettre en place un programme de dopage dans lequel des échantillons d'urine ont été remplacés par d'autres par le biais d'un trou dans un mur du laboratoire[46]. Il raconte qu'au moins quinze médaillés des Jeux olympiques d'hiver de 2014 sont concernés[46]. Le 19 mai, l'AMA nomme Richard McLaren pour mener une enquête sur les Jeux olympiques d'hiver de 2014 à Sotchi[47].

Juin 2016

Vitaly Mutko, ministre des sports russes.

Un documentaire de l'ARD diffusé en juin 2016 implique le ministre des sports russes Vitaly Mutko, dans la couverture en matière de dopage d'un joueur de football du FK Krasnodar[48]. Dans le même mois, le secrétaire général adjoint de l'IAAF Nick Davies est provisoirement suspendu, car il lui est reproché d'avoir couvert des athlètes russes[49],[50]. Selon la BBC, des e-mails envoyés à partir de juillet 2013 montrent que Davies avait discuté de la manière pour retarder ou minimiser l'annonce sur des athlètes russes contrôlés positifs[51].

En juin 2016, l'AMA publie un rapport indiquant que le travail de ses Agents de contrôle du dopage (ACD) a été limitée par une « quantité importante d'indisponibilité des athlètes et de contrôles manqués », l'insuffisance ou inexactitude des informations de localisation des athlètes et le peu d'information au sujet de l'emplacement ou de la date des compétitions. Certains athlètes vivent au sein de villes militaires nécessitant une autorisation spéciale pour entrer à leur domicile ou sur certains championnats nationaux, y compris les qualifications olympiques qui ont eu lieu dans des villes disposant d'un accès restreint en raison de conflits civils, empêchant les tests sur les compétiteurs[8]. L'AMA a également signalé l'intimidation des agents armés du FSB et des « retards importants » avant d'être autorisés à entrer dans les lieux, ainsi qu'une surveillance constante par du personnel de sécurité. De plus, elle note des retards dans la réception des listes d'athlète et l'ouverture des colis avec les échantillons par la douane russe[8]. 90 % des athlètes russes n'ont pas répondu ou ont refusé « avec insistance » lorsque l'AMA a demandé à les interviewer dans le cadre de son enquête[52]. Le Directeur général, David Howman, déclare, « C'était le bon moment pour ceux qui se considéraient comme propre [d'approcher l'AMA]. Ils ont eu neuf mois, beaucoup de temps, et personne n'est venu de l'avant. »[52].

Le 17 juin, le Conseil de l'IAAF tient une réunion extraordinaire « principalement pour donner une occasion de plus à la Fédération russe d'athlétisme (RusAF) de satisfaire au rétablissement des conditions pour réintégrer l'IAAF »[53]. Un groupe de travail présidé par Rune Andersen recommande de voter contre le rétablissement de la Russie, après avoir déclaré que les critères n'avaient pas été respectées et qu'il y avait « des allégations détaillées, qui sont déjà en partie justifiée, que les autorités russes, loin de soutenir l'effort de la lutte contre le dopage, ont en fait orchestré un dopage systématique et couvert les résultats d'analyse anormaux »[53]. L'IAAF a voté à l'unanimité de maintenir son interdiction[54].

Une semaine plus tard, la Fédération internationale d'haltérophilie (IWF), décide de suspendre la Russie ainsi que deux autres pays durant un an. Le 3 août 2016, le CIO ratifie la décision de Fédération et l'équipe d'haltérophilie est exclue des Jeux olympiques d'été de 2016[55],[56].

Juillet 2016

Article connexe : Rapport McLaren.

Le 18 juillet 2016, Richard McLaren , un avocat canadien retenu par l'AMA pour enquêter sur les allégations de Rodchenkov, publie un rapport de 97 pages sur un important système de dopage mis en place par l'État russe[9],[57]. Bien que limitée par un laps de temps de 57 jours, l'enquête révèle des preuves corroborantes après avoir mené des entretiens avec des témoins, l'examen de milliers de documents, l'analyse de plusieurs disques durs, l'analyse médico-légale des prélèvements d'échantillons d'urine et l'analyse individuelle en laboratoire d'échantillons d'athlètes[9]:5. Le rapport conclut qu'il est montré « hors de tout doute raisonnable » que le ministère russe du Sport, le Centre of Sports Preparation of the National Teams of Russia, le Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie (FSB), et le laboratoire accrédité par l'AMA à Moscou ont opéré pour la protection des athlètes russes dopés, selon un système « à sécurité intégrée » régi par l’État, qualifié dans le Rapport de « méthode de dissimulation des résultats positifs »[58],[9],[57],[59],[60]. McLaren a déclaré que les échantillons d'urine étaient ouverts à Sotchi afin de les échanger « sans laisser d'indice pour un œil non averti »[9]. Berlinger Group, le producteur officiel des bouteilles de sécurité BEREG-KIT[61], utilisées pour les tests anti-dopage, a déclaré: « Nous ne connaissons pas les spécifications, les méthodes ou les procédures impliquées dans les essais et les expériences menées par la Commission McLaren »[62].

Selon le rapport McLaren, la méthode utilisée - surnommée Disappearing Positive Methodology - est active à partir de « au moins la fin de 2011 jusqu'à août 2015 »[9]:35. Elle est utilisée sur 643 échantillons positifs, un nombre que les auteurs considèrent être « un minimum » en raison de l'accès limité aux dossiers russes[9]:39. Le système a couvert des résultats positifs dans un large éventail de sports[9]:41 :

  • Athlétisme (139)
  • Haltérophilie (117)
  • Sports non-olympiques (37)
  • Sports paralympiques (35)
  • Lutte (28)
  • Canoë (27)
  • Cyclisme (26)
  • Skating (24)
  • Natation (18)
  • Hockey sur glace (14)
  • Ski (13)
  • Football (11)
  • Aviron (11)
  • Biathlon (10)
  • Bobsleigh (8)
  • Judo (8)
  • Volley-ball (8)
  • Boxe (7)
  • Handball (7)
  • Taekwondo (6)
  • Escrime (4)
  • Triathlon (4)
  • Pentathlon moderne (3)
  • Tir (3)
  • Beach-volley (2)
  • Curling (2)
  • Basketball (1)
  • Voile (1)
  • Snowboard (1)
  • Tennis de table (1)
  • Water polo (1)

En réponse à ces conclusions, l'AMA annonce que RUSADA doit être considérée comme non conforme par rapport au Code mondial antidopage et recommande que la Russie soit interdite de participer aux Jeux olympiques d'été de 2016[10]. Le Comité international olympique (CIO) décide de décliner les accréditations pour les Jeux 2016 demandées par les fonctionnaires du ministère des sports russes et des personnes impliquées dans le rapport, pour commencer une nouvelle analyse et une enquête complète sur les concurrents russes aux Jeux olympiques de Sotchi. Il demande à chaque fédération sportive de rechercher un nouvel organisateur pour les événements sportifs attribués à la Russie[63],[64].

Le 21 juillet 2016, le Tribunal arbitral du sport (TAS) rejette l'appel du Comité olympique russe et des 68 athlètes russes[65]. Le lendemain, le Comité international paralympique entame une procédure de suspension à l'encontre du Comité national paralympique russe[66]. Le 24 juillet, le CIO rejette la recommandation de l'AMA d'interdire la Russie aux Jeux olympiques d'été et annonce qu'une décision sera prise par chaque fédération sportive, chaque décision positive avoir devant être approuvée par un arbitre du TAS[67]. Le président de l'AMA Craig Reedie déclare : « L'AMA est déçue que le CIO n'ait pas pris en compte la recommandation de son comité exécutif qui était basée sur les résultats de l'enquête McLaren et aurait assuré une approche claire, forte et harmonisée. »[68]. Sur la décision du CIO d'exclure Stepanova, le directeur général de l'AMA Olivier Niggli signale que son agence est « très inquiète du message que cela envoie aux lanceurs d’alerte à l’avenir. »[69],[68].

Le 30 juillet 2016, le CIO annonce que la décision finale sur la présence de chaque athlète russe sera faite par un jury du CIO nouvellement créé et composé de Uğur Erdener, Claudia Bokel et Juan Antonio Samaranch Jr[70],[71].

Août à septembre 2016

À l'origine la Russie a présenté une liste de 389 athlètes pour la compétition des Jeux olympiques de Rio. Le 7 août 2016, le CIO valide la présence de 278 athlètes, tandis que 111 sont privés de compétition à cause du scandale (dont 67 athlètes suspendus par l'IAAF avant la décision du CIO)[72],[73].

Les échantillons de 27 athlètes paralympiques russes des Jeux de Sotchi ont été réanalysés et le Comité international paralympique (CIP) a constaté que des tests négatifs à l'origine étaient en fait positifs[74]. Devant ces preuves évidentes d'utilisation de la Disappearing Positive Methodology lors des Jeux paralympiques d'hiver de 2014 à Sotchi[14]. le Conseil d'administration du CIP vote à l'unanimité le 7 août 2016, l'interdiction de l'ensemble de l'équipe russe aux Jeux paralympiques d'été de 2016. Le CIP cite l'incapacité du Comité paralympique russe (CPR) à faire respecter le code mondial antidopage, qui est « une exigence constitutionnelle fondamentale »[14]. Le président du CIP, Sir Philip Craven décrit le système anti-dopage russe comme « entièrement compromis » et le 18 juillet 2016, comme « l'un des jours les plus sombres de l'histoire de tous les sports ». Il rajoute que le gouvernement russe a « catastrophiquement laissé tomber ses sportifs paralympiques »[75],[76]. Todd Nicholson, le président du Conseil des athlètes du CIP, déclare que la Russie a utilisé ses athlètes comme des « pions [...] pour réaliser des prouesses mondiales »[77]. Le 23 août 2016, le Tribunal arbitral du sport rejette l'appel de la Russie, en déclarant que la décision du CIP a été « effectuée conformément aux règles du CIP et est proportionnée aux circonstances » et que la Russie « n'a pas déposé de preuve contredisant les faits sur lesquels la décision du CIP s'est basée »[78],[79]. Fin juillet 2016, le Tribunal fédéral suisse rejette un autre appel de la Russie, en rappelant que le CPR « devait démontrer qu'il avait rempli et est à même de continuer à remplir ses devoirs concernant le respect des règles antidopage ; il devait aussi établir qu'il a un intérêt à la levée immédiate de sa suspension et que cet intérêt l'emporte sur celui du CIP à lutter contre le dopage et à assurer l'intégrité du sport. Il ne l'a fait d'aucune façon »[80]. Rejetant un appel de dix athlètes, un tribunal allemand a déclaré que la CIP ne devait pas être en mesure de leur permettre de participer et que le comité avait « justifié de manière compréhensible » sa décision[81].

Dans une interview accordée à NRK, le directeur général de l'AMA, Olivier Niggli, déclare que « la Russie nous menace, nous et nos informateurs », en mentionnant des tentatives quotidiennes de piratage et les maisons sous écoute. Il raconte que l'agence a « une très bonne suspicion » sur le fait que les pirates informatiques soient russes et que les gouvernements occidentaux les connaissent déjà[82]. Il rajoute : « Je pense que cela cessera s'il cessent de nous regarder comme un ennemi, et acceptent plutôt qu'il y a un problème et que nous devons travailler ensemble pour résoudre. Mais pour le moment, ils envoient complètement des mauvais signaux »[82].

Octobre à décembre 2016

En octobre 2016, le ministre russe des Sports, Vitaly Mutko, est promu au vice-premier ministre, alors qu'il est dans le même au temps confronté à des allégations comme quoi il a couvert des contrôles positifs[83].

Le 3 novembre 2016, la Russie approuve la loi antidopage visant les entraîneurs[84].

Le 15 novembre 2016, Berlinger introduit un nouveau design pour ces bouteilles collectant les échantillons lors d'un contrôle anti-dopage. Un porte-parole déclare plus tard: « Nous travaillons avec des spécialistes en médecine légale de différentes nations. Nous voulons toujours rester un peu en avance sur ces tricheurs, mais vous ne pouvez pas éviter un système tel que les Russes ont construit »[85].

Le 7 décembre 2016, Yelena Isinbayeva devient la présidente du conseil de surveillance de l'Agence antidopage russe[86].

Le 9 décembre 2016, McLaren publie la deuxième partie de son rapport. De 2011 à 2015, plus de 1000 concurrents russes dans divers sports (y compris été, hiver et sports paralympiques) ont bénéficié des méthodes de dissimulation de contrôles positifs[2][3][4][5]. Des courriels indiquent que figurent dans cette liste des athlètes aveugles, qui ont peut-être reçu des médicaments sans leur connaissance, et un garçon de quinze ans[87]. Un groupe de travail de l'IAAF a annoncé que la Russie ne pouvait pas être réintégrée parce que le pays n'avait toujours pas d'agence fonctionnelle de dépistage des drogues et n'avait pas accepté les résultats des enquêtes[41].

2017

En février 2017, le vice-président de la Fédération russe d'athlétisme, Andrey Silnov, tient une conférence de presse à Moscou à côté d'un ancien athlète soviétique, le sauteur en longueur Igor Ter-Ovanessian qui estime que « les succès obtenus par l'Allemagne de l'Est par le biais du dopage d'État sont des résultats légitimes de « bonne pharmacologie » et ne doivent pas être condamnés »[88]. Plus tard ce mois-là, l'AMA déclare que les preuves contre de nombreuses personnes nommées dans le rapport McLaren pourraient être insuffisantes parce que le laboratoire de Moscou avait détruit des échantillons de dopage et que les autorités russes ne répondaient pas aux demandes de preuves additionnelles[15][89].

Un groupe de travail de l'IAAF présidé par Rune Andersen publie un rapport intermédiaire en avril 2017[90]. Le président Sebastian Coe réagit : « Il y a des tests, mais c'est encore trop limité. Le comité d'enquête russe refuse toujours de remettre des échantillons de passeports biologiques d'athlètes pour des tests indépendants de laboratoires, nous avons encore des athlètes dans des villes fermées où l'accès est difficile ou impossible, le fait que des entraîneurs d'un système opaque continuent d'exercer et nous avons l'entraîneur-chef de RUSAF refusant de signer son propre engagement de nettoyer l'athlétisme. »[91]. Le rapport a également noté le cas du dénonciateur Andrei Dmitriev, qui avait fui la Russie après avoir été menacé d'emprisonnement[90]. Coe déclare : «Toute personne ayant des informations sur un système qui n'a pas réussi à protéger les buts et les aspirations des athlètes propres doit se sentir en sécurité.»[92]. Andersen remet en question le choix de Yelena Isinbayeva, qui avait demandé que la lanceuse d'alerte Yuliya Stepanova soit "bannie à vie", en tant que présidente du conseil de surveillance de RUSADA. Andersen explique qu'« il est difficile de voir comment cela contribue à la réalisation des changements souhaités dans la culture de l'athlétisme ou à la manière dont il aide à promouvoir un environnement ouvert pour les dénonciateurs russes », notant qu'Isinbayeva avait décrit un rapport de l'AMA sans fondement, sans même l'avoir lu et avait critiqué publiquement les dénonciateurs (Dmitriev et les Stepanovs)[90].

Il est dévoilé en août que la Russie envisageait un plan de dopage pour le Mondial de football 2018, dont elle était le pays organisateur[93].

L'Union Internationale de Biathlon a suspendu deux biathlètes qui étaient dans les Jeux de Sotchi : Olga Vilukhina et Yana Romanova, selon La Gazzetta dello Sport. Vilukhina a remporté l'argent au sprint, et les deux femmes faisaient partie de l'équipe de relais qui a remporté la médaille d'argent.

La Fédération Internationale de Bobsleigh et Skeleton a suspendu quatre athlètes. Ils sont parmi les six athlètes de l'équipe du skeleton : Nikita Tregubov, Alexandre Tretyakov, Sergey Chudinov, Elena Nikitina, Maria Orlova et Olga Potylitsina. Tretyakov a remporté une médaille d'or, et Nikitina a remporté une médaille de bronze. Le 22 novembre 2017, le CIO retire ces médailles et banni à vie ces quatre athlètes de toutes compétitions olympiques[94].

En novembre 2017, les premières disqualifications tombent. Alexander Legkov est privé de son titre et interdit de participation aux prochains JO d'hiver. La médaille d'argent obtenue sur le relais 4x10 km est également retirée à l'équipe russe, en raison de la présence de Legkov[95]. Le 9 novembre 2017, Maksim Vylegzhanin est disqualifié pour dopage par le CIO et perd les trois médailles d'argent gagnées aux Jeux de Sotchi 2014[96]. Il est banni à vie, tout comme ses compatriotes Alexey Petukhov, Julia Ivanova et Evgenia Shapovalova[97].

Sept joueuses de hockey sur glace russes devaient avoir des auditions devant la Commission Oswald le 22 novembre 2017. Les identités des sept joueusess n'ont pas été révélées. Deux des sept sont accusées d'avoir soumis des échantillons montrant des résultats qui étaient physiquement impossibles pour une femme. L'équipe féminine russe de hockey sur glace a terminé sixième à Sotchi 2014[98].

Le 24 novembre 2017, le CIO disqualifie et banni à vie des épreuves olympiques le bobeur Aleksandr Zubkov, qui a remporté deux médailles d'or et la patineuse de vitesse Olga Fatkulina, qui a remporté la médaille d'argent[99]. Tous leurs résultats sont annulés, ce qui signifie que la Russie perd sa première place au classement des médailles. En date du 1er décembre 2017, le CIO a sanctionné 22 sportifs russes après la révélation d'un dopage d'État[100]. Le 2 décembre 2017, c'est au tour de Yulia Tchekaleva, Anastasia Dotsenko et Olga Zaïtseva, d'être disqualifiées et bannies des prochains Jeux.

Le 5 décembre 2017, la commission exécutive du CIO suspend le comité olympique russe, et donc la Russie en tant que nation des Jeux olympiques de Pyeongchang 2018, mais décide toutefois d'autoriser certains de ses athlètes qui pourront concourir sous le drapeau olympique après avoir rempli les critères exigés par le CIO. « Ces athlètes invités participeront aux Jeux, que ce soit dans des compétitions individuelles ou par équipes, sous l'appellation “Athlètes olympiques de Russie (OAR)”. Ils concourront dans une tenue portant cette appellation et sous le drapeau olympique. L'hymne olympique sera interprété lors de toute cérémonie les concernant. »[101].

Le 12 décembre 2017, le CIO annonce avoir disqualifié et banni à vie des Jeux six hockeyeuses russes. L'équipe perd également sa sixième place obtenue aux Jeux de 2014 lors du tournoi de hockey féminin[102]. Six jours plus tard, c'est au tour du bobeur Alekseï Voïevoda d'être disqualifié. Il avait déjà perdu ses deux titres en raison de la disqualification de ses partenaires[103].

2018

Le 1er février 2018, le TAS décide de lever les sanctions de 28 des 43 athlètes russes suspendus par le CIO en raison de preuves insuffisantes pour établir une violation des règles antidopage lors des JO 2014. Ces sportifs récupèrent leurs médailles gagnées en 2014 (9 au total) et la Russie revient en tête du tableau des médailles. Pour onze autres sportifs, la sanction est confirmée, mais ils ne sont plus suspendus à vie des JO, sans toutefois pouvoir participer aux JO de 2018[104].

Le Comité paralympique russe demeure suspendu du mouvement paralympique, mais le Comité international paralympique autorise certains athlètes russes à prendre part aux Jeux d'hiver à Pyeongchang, en qualité d'« Athlètes paralympiques neutres »[105].

Compétitions internationales

Organisées en Russie

Bien que le CIO ait déclaré en juillet 2016 qu'il demanderait aux fédérations sportives de chercher des hôtes alternatifs, la Russie a conservé son rôle d'organisateur pour certains grands événements sportifs internationaux, y compris la Coupe des Confédérations de la FIFA 2017, la Coupe du monde de football de 2018 et l'Universiade d'hiver de 2019. En septembre 2016, la Russie obtient l'organisation des Championnats du monde de biathlon 2021, car la recommandation du CIO ne s'applique pas aux événements qui ont déjà été attribués ou prévus dans le pays[106][107].

Les médaillés olympiques Steven Holcomb, Matt Antoine, Martins Dukurs et Lizzy Yarnold ont remis en question la décision d'organiser les Championnats du monde FIBT 2017 à Sotchi, avec des boycotts annoncés par l'Autriche, la Lettonie et la Corée du Sud[108]. L'équipe lettone de skeleton confirme qu'elle boycotterait si Sochi restait l'hôte en estimant que « l'esprit olympique a été volé en 2014.»[109]. Certains athlètes sont préoccupés par le fait qu'ils pourraient involontairement ingérer une substance interdite si l'hôte décidant de toucher à la nourriture ou aux boissons[108] alors que d'autres s’inquiètent de la preuve que les laboratoires russes avaient ouvert des flacons anti-effraction. « S'ils ont ouvert ces bouteilles à Aider leurs athlètes, qu'est-ce qui les empêche de les ouvrir pour manipuler des échantillons de n'importe quel athlète de la compétition ? »[110]. Le 13 décembre 2016, la Fédération internationale de bobsleigh et de tobogganing annonce qu'il vont modifier le lieu de l'événement.

Les équipes de biathlon de République tchèque et de Grande-Bretagne ont décidé de boycotter une étape de la Coupe du monde de biathlon 2016-2017 à Tyumen. Le 22 décembre 2016, la Russie annonce qu'elle n'organiserait pas l'épreuve de Coupe du monde, ni les Championnats du monde juniors de biathlon 2017 à Ostrov[111].Le même jour, l'Union internationale de patinage décide de déplacer la manche de de patinage de vitesse de la Coupe du monde 2016-2017 à Chelyabinsk, en raison de « suffisamment de preuves critiques et de l'incertitude relative à la fréquentation des athlètes »[112]. La Russie est ensuite retirée en tant qu'hôte de la phase finale de la Coupe du monde de ski de fond 2016-2017 à Tyumen[113],[114],[115] et des Championnats du monde de biathlon 2021[116].

Participation russe

19 organisations nationales antidopage ont recommandé de suspendre la Russie de participer à tous les sports. La Russie est suspendue de l'athlétisme, de l'haltérophilie, des compétitions sportives paralympiques, mais continue à participer normalement à d'autres sports.

En athlétisme, l'IAAF permet aux athlètes russes qui ont subi des tests par des agences non russes de participer sous bannière neutre[117].

Le 5 décembre 2017, à la suite de la révélation du système de dopage d'État lors des Jeux olympiques de Sotchi 2014, le Comité international olympique suspend la Russie de ces Jeux. Ses athlètes sont toutefois autorisés à y participer sous drapeau olympique, sur invitation, et en portant la mention « Athlètes olympiques de Russie » (OAR). Leur participation se fera sous réserves qu'il n'aient jamais été suspendus pour dopage et qu'ils se soumettent à des tests indépendants[118].

Réactions

Internationales

Certains athlètes d'autres pays critiquent vivement l'AMA, reprochant à l'agence sa réticence à enquêter sur la Russie en dépit des multiples remontées d'informations sur plusieurs années[19]. Les responsables de l'AMA déclarent que l'agence n'avait pas l'autorité pour mener à bien ses propres enquêtes jusqu'en 2015[23],[119]. Arne Ljungqvist, ancien vice-président de l'AMA, estime que « l'AMA a toujours eu une excuse pour expliquer pourquoi ils ne sont pas allés de l'avant. Ils attendaient que la Russie se nettoie elle-même. »[19]. En juin 2016, The Guardian signale qu'un lettre approuvée par plus de vingt groupes de plusieurs sports et pays, ainsi que des membres du CIO et des athlètes des comités de l'AMA, Claudia Bokel et Beckie Scott, est envoyée au président du CIO Thomas Bach et au chef de l'AMA Craig Reedie. La lettre critique les deux organisations pour leur inaction et leur silence jusqu'à ce que les médias s'impliquent et explique que la confiance des athlètes dans le système anti-dopage a été « brisée »[120].

Le 18 juillet 2016, le Comité des athlètes de l'AMA déclare : « Bien que nous ayons été au courant des allégations, il est stupéfiant de lire le rapport aujourd'hui, de prendre connaissance des preuves et de constater le niveau de dopage et de fraude. »[121]. Le comité d'athlète[121] , l'Institut des organisations antidopage nationales[122], et les dirigeants des agences anti-dopage en Autriche, Canada, Danemark, Égypte, Finlande, Allemagne, Japon, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Norvège, Espagne, Suède, Suisse et États-Unis appellent au bannissement de la Russie des Jeux olympiques de 2016 à Rio[123]. Après que Bach ait retardé une décision sur l'opportunité d'interdire toute l'équipe de Russie, le membre du CIO Dick Pound confie que « le CIO est, pour une raison que j'ignore, très réticent à envisager une exclusion totale des Russes. Il faut que la Russie paie pour ses actes. Ça devrait être tolérance zéro pour le dopage. Mais ça a l'air différent pour la Russie... »[124]. Bruce Arthur, du Toronto Star ajoute : « Si le seuil établi par la Russie n'est pas assez élevé pour mériter une interdiction totale de Jeux olympiques, c'est un précédent remarquable à marquer. »[125]. L'ancien vice-président du CIO, Kevan Gosper de l'Australie, déclare « nous devons être très prudents [avant de faire] un faux mouvement avec un pays important comme la Russie », ce à quoi Richard Hind du Daily Telegraph (Australie) répond : « Et il y a le CIO dans une coquille de noix. Il y a des nations, et il y a des 'nations importantes'. Tout le monde ne fait pas pipi dans le même bocal. »[126].

La décision du CIO du 24 juillet 2016 est critiquée par certains athlètes[127],[128],[129],[130],[131] et écrivains[132],[133],[134],[135],[136],[137]. Par contre, elle reçoit le soutien des Comités Olympiques européens, qui rappellent que la Russie est "un membre précieux"[127]. Cam Cole du National Post au Canada déclare que le CIO a « cédé, comme il le fait toujours, manquant à ses engagements à n'importe quel compromis qu'il pourrait sans risque adopter sans offenser une superpuissance. »[136]. En exprimant sa déception, la membre de la Commission des athlètes du CIO, Hayley Wickenheiser écrit : « Si nous n'avions pas fait face à la Russie, je me demande si la décision [de bannir un pays] aurait été plus facile. Je crois que la réponse est oui. »[138],[129]. Écrivant pour la Deutsche Welle en Allemagne, Olivia Gerstenberger estime que Bach a « recalé » son premier test sérieux et ajoute : « Avec cette décision, la crédibilité de l'organisation est brisée une fois de plus, alors que celle du dopage parrainé par l'état reçoit effectivement un coup de pouce mineur. »[139]. Le journal Bild (Allemagne) décrit Bach comme le « caniche de Poutine »[134]. Paul Hayward, rédacteur en chef du sport du Daily Telegraph (Royaume-Uni) émet la remarque suivante : « Le drapeau blanc de la capitulation survole le Comité international olympique. La portée politique profonde de la Russie aurait dû nous dire que cela arriverait. »[132].

Les dirigeants de treize organisations nationales antidopage écrivent que le CIO a « violé les droits fondamentaux des athlètes à participer aux Jeux qui répondent aux exigences strictes du Code mondial antidopage » et « [a démontré qu']il n'a pas l'indépendance nécessaire pour empêcher les intérêts commerciaux et politiques de peser sur les décisions difficiles nécessaires pour protéger le sport propre »[140]. Jack Robertson, l'ex-enquêteur en chef de l'AMA déclare que le « code anti-dopage n'est maintenant composé que de suggestions à suivre ou non »[25]. McLaren est mécontent du traitement par le CIO de son rapport en disant : « Les gens, en particulier le CIO et les fédérations internationales, ont mal interprété le contenu de mon rapport. Je n'ai pas fait ce travail pour creuser précisément et trouver quels athlètes ont pu se doper et ce qu'ils ont pu prendre. Ce n'est pas quelque chose que j'ai eu le temps de faire et c'était très clair dans le rapport. Ce rapport parle d'un dopage d'Etat, de manipulation des résultats, de permutations d'échantillons avant Londres 2012. C'est ça le rapport et les gens semblent avoir complètement raté ça »[141],[142].

En Russie

Vladimir Poutine, le président russe, prétend que l'État russe n'a jamais violé les règles antidopage dans le sport.

Certains Russes considèrent les allégations comme un complot anti-russe tandis que d'autres estiment que la Russie a « juste fait ce que le reste du monde fait »[143],[144],[145]. Le président russe Vladimir Poutine déclare qu'en Russie « il n'y a pas et il ne peut y avoir aucun soutien de l'Etat, spécialement en ce qui concerne le dopage »[146] et que les allégations font partie d'une « politique anti-russe » de l'Occident[147]. Aleksei Pushkov, président des affaires étrangères russes au parlement, estime que la décision de l'IAAF de bannir les athlètes russes est « un acte de vengeance politique contre la Russie pour sa politique étrangère indépendante. »[147]. Un membre du parlement russe, Vadim Dengin, déclare que « l'ensemble du scandale de dopage est une falsification pure, inventée pour discréditer et humilier la Russie. »[148]. Après le rejet au Tribunal arbitral du sport de l'appel interjeté par les athlètes russes, la sauteuse à la perche Yelena Isinbayeva réagit : « Que tous ces sportifs étrangers 'propres' poussent un soupir de soulagement et gagnent en notre absence leurs pseudo-médailles d'or .»[149]. Le ministère des Affaires étrangères a qualifié la décision de « crime contre le sport »[149]. Un sondage réalisé par le Centre Levada constate que 14 % des Russes croient que les athlètes du pays étaient dopés à Sotchi, 71 % ne croyaient pas les rapports de l'AMA, et 15 % ont décidé de ne pas répondre[150].

Un porte-parole de Poutine compare Stepanova à « Judas »[151]. Les médias russes ont également critiqué les Stepanovs. Yuliya Stepanova s'exprime : « Toutes les informations me considèrent comme une traîtresse et pas seulement une traîtresse, mais une traîtresse de la mère patrie. »[22]. Vitaly Stepanov ajoute : « Je ne cherche pas à exposer la Russie, je voulais exposer les responsables sportifs corrompus qui ont complètement gâché les compétitions non seulement à l'intérieur du pays, mais à l'échelle mondiale. »[152]. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung rapporte que les médias russes ont dépeints les documentaires allemands comme une « partie d'une conspiration occidentale dans le but d'affaiblir la grande nation que Vladimir Poutine a levé de ses genoux[153]. Hajo Seppelt a « l'impression que lui et les Stepanovs sont considérés comme des ennemis d'État »[153].

Dick Pound compare la réponse de la Russie « un peu comme lorsque vous êtes arrêté pour excès de vitesse sur l'autoroute par la police et vous dites 'pourquoi moi ? Tout le monde le fait'. »[154]. Il ajoute que si les autorités russes avaient « répondu à leurs problèmes, ils pourraient facilement avoir assez de temps pour tout régler à temps pour Rio. Mais ils ont plutôt joué le rôle des victimes, affirmant qu'il y avait un complot contre eux depuis trop longtemps. »[154]. Leonid Bershidsky, un écrivain russe pour Bloomberg View, écrit que « les officiels russes doivent comprendre que le whataboutisme n'évite pas les enquêtes »[144]. Le correspondant à Moscou de la Deutsche Welle, Juri Rescheto, rapporte que la réponse donné par la Russie « montre que le pays vit dans une univers parallèle » et cherche à blâmer les autres[155]. Le comité de rédaction du New York Times constate un « récit de victimisation » en Russie, qui ressemble à la façon dont l'Union soviétique réagirait à une peine - en disant qu'il était politiquement motivé, provoquant, jamais justifiée. [Même] si la guerre froide est terminée depuis longtemps, le président Vladimir Poutine reste coincé dans la même défense. »[156]. Andrew Osborn de Reuters écrit que le gouvernement russe a « adroitement dévié le blâme en le faisant passer comme un complot occidental dans le style guerre froide pour saboter le retour international de la Russie. »[157]. En réponse à l'avis de la Russie que les allégations sont « politiquement motivées », l'ancien enquêteur en chef de l'AMA, Jack Robertson, a déclaré qu'il vu la politique s'immiscer quand « Craig Reedie a essayé d'intervenir en écrivant des courriels au ministère russe pour les consoler »[25].

Match TV  estime que les Américains ont orchestré le scandale de dopage et le champion du pentathlon moderne Aleksander Lesun déplore une « attaque » injuste parce que le « dopage est dans tous les pays et qu'il y a des contrevenants partout. »[158]. À la suite à l'annonce du CIO du 24 juillet 2016 (de ne pas bannir toute la délégation russe des Jeux olympiques de 2016), la ministre des sports russes Vitaly Mutko estime qu'il s'agit d'« une décision juste et équitable et nous espérons que chaque fédération aura le même genre de décision. Le dopage est un mal dans le monde entier, non seulement en Russie. »[159]. La réaction de la presse russe est quant à elle « presque euphorique »[160].

En août 2016, une journaliste de la télévision publique russe a demandé au président du CIO, Thomas Bach, si l'enquête sur le dopage était une "attaque politique" contre les athlètes russes[160]. Après que des athlètes russes aient déclaré que le rapport McLaren était une question de « politique » plutôt que de sport, la Fédération britannique de biathlon décide de boycotter un événement en Russie considérant que ces commentaires sont « trompeurs et malhonnêtes »[161]. Le vice-premier ministre de la Russie, Vitaly Mutko, considère que les athlètes - Martin Fourcade et d'autres - devraient être « punis » pour leurs appels à boycotter[111].

Statistiques

L'AMA publie des résumés annuels des violations des règles antidopage (ADRV). La Russie s'est classée au premier rang dans le monde pour les ADRV en 2013, 2014 et 2015[162]. Le rapport 2016 de l'AMA n'a pas encore été publié.

Violations des règles antidopage[162]
Année ADRV en Russie ADRV total  % russe Rang russe Date de publication
2013 225 1,953 11,5% 1 15 mai 2015
2014 148 1,647 9% 1 21 février 2016
2015 176 1,901 9,3% 1 31 janvier 2017

Médailles olympiques retirées

En raison des violations de dopage, la Russie s'est vue retirées 41 médailles olympiques, soit le total le plus haut tous pays confondus et quatre fois le nombre de la deuxième nation. C'est le premier pays en ce qui concerne le nombre de médailles retirées en raison de cas dopage aux Jeux olympiques d'hiver de 2002 (5 médailles), aux Jeux olympiques d'été de 2008 (14 médailles) et aux Jeux olympiques d'été de 2012 (13 médailles).

Grigori Rodchenkov, qui était chargé d'organiser le dopage des athlètes russes pour les Jeux de Sotchi 2014, estime que 30 des 73 médailles russes aux Jeux de Pékin en 2008 ont été obtenues grâce au dopage, et au moins la moitié des 81 médailles remportées à Londres en 2012[163].

Jeux Athlètes Médailles Épreuves Ref
Jeux olympiques d'hiver de 2002 Olga Danilova Or Ski de fond, 10 km poursuite femmes [164]
Argent Ski de fond, 10 km classique femmes [164]
Larisa Lazutina Or Ski de fond, 30 km classique femmes [164][165]
Argent Ski de fond, 15 km libre femmes [166]
Argent Ski de fond, 10 km poursuite femmes [166]
Jeux olympiques d'été de 2004 Irina Korzhanenko Or Athlétisme, lancer du poids femmes [167]
Svetlana Krivelyova Bronze Athlétisme, lancer du poids femmes [168]
Oleg Perepetchenov Bronze Haltérophilie, moins de 77 kg hommes [169]
Jeux olympiques d'hiver de 2006 Olga Medvedtseva Argent Biathlon, individuel femmes [170]
Jeux olympiques d'été de 2008 Relais par équipes (Yuliya Chermoshanskaya) Or Athlétisme, 4 × 100 mètres femmes [171]
Relais par équipes
(Anastasiya Kapachinskaya, Tatyana Firova)
Argent Athlétisme, 4 × 400 mètres femmes [173]
Maria Abakumova Argent Athlétisme, lancer du javelot femmes [174]
Relais par équipes (Denis Alexeev) Bronze Athlétisme, 4 × 400 mètres hommes [174]
Yekaterina Volkova Bronze Athlétisme, 3 000 mètres steeple femmes [176]
Anna Chicherova Bronze Athlétisme, saut en hauteur femmes [178]
Khadjimourat Akkaïev Bronze Haltérophilie, moins de 94 kg hommes [179]
Dmitry Lapikov Bronze Haltérophilie, moins de 105 kg hommes [179]
Marina Shainova Argent Haltérophilie, moins de 58 kg femmes [173]
Nadezhda Evstyukhina Bronze Haltérophilie, moins de 75 kg femmes [173]
Khasan Baroyev Argent Lutte gréco-romaine, moins de 120 kg hommes [179]
Tatyana Lebedeva Argent Athlétisme, triple saut femmes [180]
Tatyana Lebedeva Argent Athlétisme, saut en longueur femmes [180]
Tatyana Chernova Bronze Athlétisme, heptathlon femmes [181]
Jeux olympiques d'été de 2012 Tatyana Lysenko Or Athlétisme, lancer du marteau femmes [182]
Yuliya Zaripova Or Athlétisme, 3 000 mètres steeple femmes [183],[184]
Sergey Kirdyapkin Or Athlétisme, 50 kilomètres marche hommes [185]
Tatyana Chernova Bronze Athlétisme, heptathlon femmes [186]
Darya Pishchalnikova Argent Athlétisme, lancer du disque femmes [187]
Yevgeniya Kolodko Argent Athlétisme, lancer du poids femmes [188]
Olga Kaniskina Argent Athlétisme, 20 kilomètres marche femmes [189]
Apti Aukhadov Argent Haltérophilie, moins de 85 kg hommes [190]
Aleksandr Ivanov Argent Haltérophilie, moins de 94 kg hommes [184]
Natalia Zabolotnaya Argent Haltérophilie, moins de 75 kg femmes [184]
Svetlana Tsarukayeva Argent Haltérophilie, moins de 63 kg femmes
Antonina Krivoshapka Argent Athlétisme, 4 × 400 mètres femmes [191]
Jeux olympiques d'hiver de 2014 Alexander Legkov Or Ski de fond, 50 km [192]
Équipe de relais (Alexander Legkov, Maxim Vylegzhanin) Argent Ski de fond, relais 4x10 km [192]
Maksim Vylegzhanin Argent Ski de fond, 50 km [193]
Équipe de relais (Maxim Vylegzhanin) Argent Sprint par équipes [193]
Jeux olympiques d'été de 2016 Misha Aloyan Argent Boxe, poids mouches hommes [194]

Autres controverses

Meldonium

Article détaillé : Meldonium.

La joueuse de tennis Maria Sharapova est suspendue le 8 juin 2016 pour deux ans par la Fédération internationale de tennis après avoir été contrôlée positive au meldonium en janvier de la même année lors de l'Open d'Australie 2016. Suspension finalement ramenée à quinze mois. Elle fait son retour en avril 2017.

La couverture médiatique

Le dopage russe a été présenté dans plusieurs documentaires diffusés en Allemagne, en France et aux États-Unis :

  • Geheimsache Dopage: Wie Russland seine Sieger macht (Le Dopage Secret: Comment la Russie Crée des Champions), ARD / Das Erste, diffusé le 3 décembre 2014[27]
  • Geheimsache Dopage. Im Schattenreich der Leichtathletik (Le Dopage Secret: Le Monde Mystérieux de l'Athlétisme), ARD / Das Erste, diffusé le [195]
  • Geheimsache Dopage: Russlands Täuschungsmanöver (Le Dopage Secret: la Russie Harengs Rouges), ARD / Westdeutscher Rundfunk, diffusé le 6 mars 2016[45],[196]
  • La Russie Dark Secret, 60 Minutes / CBS News, diffusé le 8 mai 2016[197]
  • Plus vite, plus haut, plus dopés, Arte, en partenariat avec Le Monde, diffusé le 7 juin 2016[198]
  • Icarus, Netflix, dirigé par Bryan Fogel, 2017[199].

Références

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