Dominique Honoré Antoine Vedel

Dominique Honoré Antoine Marie
comte de Vedel
Dominique Honoré Antoine Vedel
Portrait rehaussé de gouache du général comte de Vedel.

Naissance
Monaco
Décès (à 76 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1784-1825
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Comte de l’Empire
Commandeur de la Légion d’honneur
Chevalier de Saint-Louis

Dominique Honoré Antoine Marie, comte de Vedel, né le à Monaco et mort le à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie

Carrière sous l'Ancien Régime

Dominique de Vedel est issu d'une vieille famille noble du Sud de la France qui, du XIIIe siècle à la fin du XIVe siècle, a rempli des fonctions consulaires dans la ville de Nîmes. Il entre au service le dans le régiment de Maine (dans lequel son père est capitaine-commandant du 28e régiment d’infanterie en 1791), où il devient caporal le , sergent le , sous-lieutenant le 1er juin suivant et lieutenant le .

Sous la Révolution française

Réformé à l’organisation de 1791, il passe le , avec son grade dans le 83e régiment d'infanterie où il est promu capitaine le . Revenu avec ce nouveau grade dans le 28e régiment d'infanterie le 28 du même mois, il fait les campagnes de 1792 aux armées du Centre et du Nord. Envoyé en 1793 à l’armée d’Italie où il sert jusqu’en l’an VII, il est nommé capitaine de la 1re compagnie franche des Alpes-Maritimes le et sert en l’an II en Corse où il se distingue devant Calvi le 21 pluviôse an II () et reçoit une blessure en juillet suivant pendant la défense du fort de Mozzello. Nommé adjoint à l’état-major général de l’armée d’Italie le 1er pluviôse an III (), il est promu chef-de-bataillon le 1er vendémiaire an IV () et se distingue aux passages du Pô et de l’Adige, à Lonato le 16 thermidor an IV () et à Cerea le 25 fructidor () suivant.

Passé avec son grade dans 17e demi-brigade légère de deuxième formation le 1er nivôse an V (), il se distingue le 25 du même mois () à Rivoli où il est blessé. Le 6 germinal de l’an VII () il se distingue à Bussolengo où il est aussi blessé, ce qui lui vaut d’être nommé chef de brigade de la 17e demi-brigade légère sur le champ de bataille, nomination confirmé le 4 nivôse an VIII (). Passé en l’an VIII dans l’armée des Grisons, il se distingue le 10 nivôse an IX () au Mont-Thonal. Affecté à la garnison de Blois pendant les ans X et XI et employé au camp de Saint-Omer pendant les ans XII et XIII, il devient membre de la Légion d’honneur le 19 frimaire an XII () et officier de l'Ordre le 25 prairial suivant ().

Général d'Empire

Le général Vedel est fait prisonnier lors de la capitulation de Bailén (La Reddition de Bailén, 1864, José Casado de Alisal, musée du Prado).

Il fait, avec la 3e division d'infanterie du 5e corps de la Grande Armée, la campagne de l’an XIV où il est fait prisonnier à Ulm et libéré lors de la prise de la ville, avant de se distinguer à Austerlitz. Promu général de brigade le 3 nivôse an XIV (), il fait ensuite à la tête de la 3e brigade de la 1re division d’infanterie du 5e corps, la campagne de 1806 où il se distingue à Iéna le et reçoit une blessure à Pultusk le . Nommé gouverneur de la place de Marienbourg le , il prend le la tête de la 1re brigade de la 2e division d’infanterie du corps de réserve et fait la campagne de 1807 où il se distingue le à Heilsberg, où il est blessé, et le 14 à Friedland, où il est encore blessé. Promu général de division le , il prend le commandement de la 2e division d’infanterie du 2e corps d’observation de la Gironde. Il reçoit de l’Empereur un majorat en Westphalie, le comté de Lichtenberg, que le traité de 1814 rend au duc de Brunswick.

Entré en Espagne en décembre, il est élevé au rang de comte de l’Empire le . Fait prisonnier lors de la capitulation de Baylen et libéré en , il est arrêté et emprisonné à son retour en France. Jugé par la Haute Cour impériale, il est destitué de son grade, rayé du catalogue de la Légion d'honneur et assigné à résidence le . Réhabilité par l’Empereur le , il est rétabli dans son grade et nommé le , commandant de la 2e division d’infanterie de l’armée de réserve d’Italie avec laquelle il fait la campagne de cette année à l’armée de Lyon.

Au service du roi

Après l’abdication, il est employé comme inspecteur-général d’infanterie dans la 5e division militaire le , devient chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis le suivant et il est nommé commandant de la 2e subdivision de la 14e division militaire (Cherbourg) le . Pendant les Cent-Jours, il commande la 14e division militaire et il est mis en non-activité à la seconde Restauration.

Réintégré dans la Légion d'honneur le , il est admis à la retraite le . Rappelé après la Révolution de Juillet, il est placé dans le cadre de réserve des officiers-généraux le .

Il meurt le à Paris, et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (39e division).

État de service

Décorations, titres et honneurs

Armes de la famille Vedel.

Armoiries

Ecartelé au premier d’azur à l’épée d’argent, la pointe en haut ; au deuxième et troisième d'argent, au lion rampant, lampassé et armé d'un sabre, le tout de gueules; au quatrième de pourpre chargé en chef de trois étoiles d'argent posées une et deux, en face de deux serpents contrepassant d'or; en pointe d'un serpent de même se mordant la queue ; sur le tout, en cœur, un écusson de sable, au buste sans tête ni bras d’idole saxonne, d’argent, à trois seins, surmonté d’un soleil d’or.

Voir aussi

Bibliographie

  • Georges Six, Dictionnaire biographique des Généraux et Amiraux de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), Librairie Historique et Nobiliaire, Paris, 1934
  • Domenico Gabrielli, Dictionnaire historique du cimetière du Père-Lachaise XVIIIe et XIXe siècles, Paris, éd. de l'Amateur, , 334 p. (ISBN 978-2-85917-346-3, OCLC 49647223, notice BnF no FRBNF38808177)

Liens externes