Dmitri Rybolovlev

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Dmitri Rybolovlev
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Président de l'AS Monaco depuis 2011
Naissance (50 ans)
Perm (Drapeau de l'URSS URSS)
Nationalité Drapeau de la Russie Russie
Pays de résidence Drapeau de Monaco Monaco
Diplôme
Institut Médical de Perm
Profession
Homme d'affaires russe
Ex-propriétaire et dirigeant d'Uralkali
Autres activités
Actionnaire majoritaire et président de l'AS Monaco
Famille
Divorcé, 2 filles

Dmitri Evguenievitch Rybolovlev (en russe : Дмитрий Евгеньевич Рыболовлев, transcription anglaise : Dmitry Yevgenyevich Rybolovlev), né le à Perm en Russie, est un homme d'affaires russe.

En 2016 il est classé 166e homme le plus riche du monde avec une fortune de 7,7 milliards de dollars[1]. Médecin de formation, Rybolovlev bâtit sa fortune au début des années 1990 en rachetant des parts d'entreprises étatiques, principalement dans la région de Perm, et en s'associant avec des figures locales de la politique et du crime organisé[2]. Il est arrêté en 1996 et inculpé du meurtre de l'un de ses directeurs d'usine, puis relâché après 11 mois de prison pour manque de preuves[3].

Il possédait jusqu'en 2010 65 % d'Uralkali, un des plus grands producteurs d'engrais potassique du monde. Sous sa gestion, Uralkali a été responsable de la plus grande catastrophe écologique de l'Ex-Union Soviétique depuis Tchernobyl[4].

Résident monégasque, Rybolovlev est l'actionnaire majoritaire et le président de l'AS Monaco dont il détient 66,67 % depuis décembre 2011[5].

En mai 2014, dans "le divorce du siècle", Dmitri Rybolovlev est condamné à verser plus de 4 milliards de francs suisses à Elena Rybolovleva[6] mais ce montant est réduit à 564 millions en seconde instance[7]; en octobre 2015, un accord amiable est trouvé sur un montant non dévoilé[8].

Biographie

Études

Fils de médecin[9], il est fasciné dès l'âge de 12 ans par Le Financier, une nouvelle de Theodore Dreiser qui décrit la vie d’un homme d’affaires ayant fait fortune à Philadelphie comme vendeur de savons bon marché, et qui utilise des fonds publics de la ville parfois illégalement[10],[11]. Il obtient son diplôme en cardiologie à l’Institut Médical de Perm en 1990 et fait ses débuts à l'hôpital comme urgentiste[12].

Débuts dans la médecine

De 1991 à 1993, Dmitri Rybolovlev est directeur de l'entreprise médicale « Magnetics », qu'il fonde avec son père et qui est spécialisée dans l'usage de la magnétothérapie selon la méthode développée par ce dernier, ce qui éveille en lui un intérêt pour les titres de marchés émergents[12]. Rybolovlev se rend à Moscou en 1992, où il suit une formation financière[13] et reçoit un certificat du ministère des Finances sur les transactions de valeurs mobilières. Puis il retourne à Perm pour organiser sa société d'investissements, montée avec un ancien militaire. Celle-ci rachète les coupons remis aux ouvriers dans le cadre de leur travail, et permet aux deux associés de créer une banque à laquelle adhèrent les principales entreprises de la région. Ils deviennent ainsi propriétaires de plusieurs mines et usines et montent au capital de sociétés diverses[12].

Entrepreneuriat

Uralkali, fleuron de la région, est l'une d'entre elles. À partir de 1992, Rybolovlev participe à tous les tours de privatisation de la société, qui est l'un des plus grands producteurs au monde d'engrais potassique. En outre, il achète des actions Uralkali sur le marché. Il essaie par la suite d'établir un contrôle sur l'autre producteur d'engrais de potasse en Russie, Silvinit, mais il n'arrive pas à acquérir plus de 20 % de la société. Uralkali, dont Rybolovlev possède 66 % en 1996 et dans laquelle il s'impose comme PDG[12], produit 10 % des engrais potassiques dans le monde : la majorité est exportée, principalement en Chine, en Inde et au Brésil[14]. La prise d'Uralkali est menée « en s’attirant les bonnes grâces de hauts fonctionnaires et des gouverneurs de la région et en louvoyant avec la mafia locale »[15].

À la fin de l'année 1996, Rybolovlev est arrêté dans le cadre de l’assassinat d’Eugenia Panteleimon, directeur général de l'AO Neftekhimik Perm (société dont Rybolovlev possédait 40 % des parts). Après onze mois de prison et une sortie en échange d'une caution de 150 000 euros[13], il est reconnu non coupable par le tribunal en 1998, le principal témoin s'étant retracté. Echaudé par cet épisode, Dmitri Rybolovlev décide de quitter son pays natal pour gérer ses affaires ailleurs : en Suisse, aux États-Unis et à Monaco[16]. Rybolovlev reproche par ailleurs au gouverneur régional de l’avoir trahi et finance la campagne de son adversaire, Igor Trutnev, qui remporte l'élection. Il devient son ministre des Ressources naturelles en 2004[12],[17].

Au début des années 2000, il exige du gouvernement chinois, un client important d'Uralkali, qu'il paie son potassium plus cher. Il parvient à ses fins après plusieurs mois de blocage et de pressions[9].

En 2006, l’effondrement d’une importante mine d’Uralkali à Berezniki freine la faste croissance de l’entreprise et engendre un véritable désastre écologique ainsi que des milliers de déplacés[18]. 50 millions de tonnes de potassium sont perdues, les centrales électriques annihilées. La catastrophe aurait été en grande partie causée par le fait qu'Uralkali n'avait pas pris toutes les mesures nécessaires pour combler les gouffres formés lors de l'extraction de potasse, ce qui aurait à terme entraîné l'effrondrement de la mine. Selon « Inaïa Gazeta », un journal local, Rybolovlev aurait ainsi pratiquement diminué de moitié le coefficient de remplissage des gouffres pour réaliser des économies[19].

Mais la commission d’enquête, supervisée par Yuri Trutnev, allié politique et partenaire de Rybolovlev[20], exonère Uralkali et conclut à une « catastrophe naturelle inévitable »[12]. Selon le journal russe d'opposition "Novaya Gazeta", le rapport de la commission d'enquête aurait été écrit en partie par OAO Galurgia, une structure affiliée à OAO Uralkali, et donc à Rybolovlev[21].

Après son entrée en bourse à Londres, l’action de la société prend 300 % en huit mois avec l’explosion du cours de la potasse. Rybolovlev fait son entrée dans les 100 plus grosses fortunes du monde en 2007[22].

Roman Poukalov, directeur de l'organisation écologique russe "la Patrouille verte", constatant au passage l'extrême pollution de la rivière Kama et des petites rivières dans la région de Berezniki, a déclaré lors d'une conférence de presse en avril 2010 qu'après avoir analysé les eaux de la Région de Perm, ses collaborateurs et lui-même étaient parvenus à la conclusion que les eaux usées d'Uralkali dépassaient de 1850 fois les concentrations maximales admises pour les substances organiques dans les réservoirs de pêche[23],[24],[25]. Les dépenses d'Uralkali pour la protection de l'environnement entre 2001 et 2009 auraient été particulièrement basses: en 2001, l'entreprsie a versé à cet effet seulement 700 000 dollars, contre près de 40 millions en 2011, après le départ de Rybolovlev[26].

Perte d'Uralkali et citoyenneté européenne

En 2008, le Kremlin, par la voix de Igor Setchine et sous la houlette de son chef Vladimir Poutine[27], rouvre le dossier de la catastrophe liée à Uralkali. Il réclame une amende colossale à Rybolovlev, à tel point qu’elle pourrait mettre en péril son entreprise. Signe de la colère du pouvoir, lors d'une conférence journalistique à Moscou, Igor Setchine déclare notamment qu'il "conseillerai[t] aux journalistes de regarder les résultats financiers de l’activité de cette entreprise durant ces dernières années et de découvrir qui est le numéro un des contribuables en Suisse" et que "l’État fait tout pour régler la situation actuelle, mais il serait bien de demander également au propriétaire de l’entreprise de participer"[28]. Conséquence : l’action s’effondre à la Bourse de Londres. Selon le journal suisse "Le Temps", Igor Setchine aurait demandé à Dmitri Rybolovlev de payer pour réparer les dégâts, mais "celui-ci aurait refusé[29]. En 2010, au milieu d'un divorce coûteux et médiatisé, il vend 53 % du capital de la société à l’oligarque russe Suleyman Kerimov, un proche du Kremlin dont l’objectif est de récupérer toutes les entreprises productrices de potassium pour former un géant industriel capable de rivaliser avec les États-Unis. Kerimov est alors épaulé par le roi du ciment Filaret Gatchev et Alexandre Nesis, copropriétaire du groupe aurifère Polymetal. Les trois partenaires se sont vu prêter 3 milliards de dollars par la banque étatique VTB[27]. L'opération rapporte 5,3 milliards de dollars à Rybolovlev, sans compter la vente de 10 % des actions du groupe aurifère Polyus Gold et de 20 % de Silvinit[16],[27].

Dans le même temps, l'essentiel des avoirs de Rybolovlev est placé dans des paradis fiscaux, dont au moins deux trusts chypriotes répondant aux noms de Aries et Virgo[13]. D'après L'Express, « le premier contrôle Odella Resources, une société enregistrée aux Îles Vierges britanniques. Par son intermédiaire, le patron de l'ASM [acquiert] en septembre 2010 9,7% du capital de Bank of Cyprus [la plus grande banque chypriote], pour un montant de 223 millions d'euros »[13]. Cet investissement fait de lui l'investisseur russe le plus important dans le secteur bancaire chypriote[18]. Par ailleurs, il fait rénover la cathédrale orthodoxe de Limassol (pour 17,5 millions d’euros) ainsi que d’autres édifices religieux de l’île. L’année de la réouverture de la cathédrale, il obtient le passeport chypriote, faisant de lui un citoyen de l’Union européenne[30].

En septembre 2016, la presse russe a relaté que Rybolovlev avait obtenu la libération à Monaco de George Bedjamov, un ressortissant russe détenu depuis mars 2016 dans la Principauté du Rocher[31],[32]. Georgi Bedjamov, président du conseil d'administration de la banque Vneshprombank et de la Fédération de bobsleigh et de skeleton de Russie, avait été arrêté par la police monégasque sur la base d'un mandat d'arrêt international émis par la Russie, qui l'accuse d'être lié au scandale de la faillite de la banque Vneshprombank qui a laissé un trou de 210 milliards de roubles. En juillet 2016, le Prince Albert II a refusé l'extradition de Bedjamov en Russie et ordonné sa libération, une décision confirmée par la Cour d'appel de Monaco[33]. En échange de son intervention pour la libération de Bedjamov, Rybolovlev aurait reçu de la part de ce dernier des informations compromettantes sur des fonds détenus par des membres de l'élite politique et économique russe[34]. Interrogé à ce sujet par la presse française, Rybolovlev a nié tout lien avec cette affaire[35],[36].

Vie privée : famille et divorce

Il a été marié avec Elena Rybolovleva, épousée en troisième année d'études de médecine[13] et avec qui il a eu deux filles, Ekaterina née en 1989 et Anna née en 2001. Son divorce en 2010 fut médiatisé en raison des exigences de son ex-femme : exaspérée par ses supposées infidélités répétées avec des jeunes mannequins sur son yacht, elle a réclamé pas moins de 7 milliards d’euros, soit le divorce le plus cher de l’Histoire[16],[37].

Dès décembre 2008, Elena Rybolovlev écrit au Procureur général de Genève faisant état de ses craintes et des pressions dont elle fait l’objet[38]

D'après L'Express, « Rybolovlev avait demandé à son épouse de signer [en 2005] un document la privant d'une partie de ses droits. Au même moment, Dmitry Rybolovlev avait constitué les deux trusts chypriotes [Aries et Virgo] sans l'en informer »[13], ce dont il se défend[11] (cf. supra). Rybolovlev déclare dans le journal L'Équipe, le  : « J’ai tout fait pour assurer le futur de nos deux filles et je ne fais que défendre leurs intérêts. J’ai toute confiance en la justice. Mais je ne serais pas surpris si quelques fausses informations apparaissaient dans la presse. Aucun chantage n’est acceptable pour moi »[39]. Dmitri Rybolovlev est cependant soupçonné d'utiliser la fille aînée du couple, Ekaterina, pour mettre des biens matrimoniaux hors de portée de sa femme dans le cadre du divorce[40].

D'après Ouest-France, il s'agit alors pour Rybolovlev de protéger sa fortune à cause de la loi helvétique qui, dans le cadre de l'instance de divorce, en accorde la moitié à sa femme : elle est désormais hors de portée de celle-ci et du Kremlin[16]. Selon Rybolovlev, ces trusts sont « des structures financières qui ont été créées bien avant le divorce pour assurer l’avenir de nos enfants. Il s’agit d’une planification successorale »[11]. Les tribunaux suisses ont toutefois retenu que la fille aînée du couple, Ekaterina Rybolovleva, a prêté sa signature pour certains des achats  immobiliers de son père dans le but de sortir ces biens de la procédure de divorce[41]. Toutefois, ce jugement a confirmé la validité des fiducies créées par M. Rybolovlev et la validité de la cession d'actifs à eux qui s'est produite bien avant que son épouse n'engage une procédure de divorce. En conséquence, la décision suggère que le transfert de la propriété aux héritiers à travers les structures de fiducie, notamment pour les enfants du couple, est donc à l'abri de contestation judiciaire et est assurée[42].

En 2011, sa fille Ekaterina Rybolovleva achète un appartement de luxe new-yorkais d'une valeur de 88 millions de dollars, soit l'appartement le plus cher jamais vendu à Manhattan (NY)[43]. L'appartement était jusqu'alors la propriété de Sandy Weill, l'ancien président de Citigroup. Il semble toutefois qu'Ekaterina ait servi de prête-nom à son père dans cette opération, ce qui a conduit un tribunal new yorkais à ordonner l'audition de Dmitri Rybolovlev[44].

En 2012, Ekaterina a racheté une hypothèque de 56 millions d’euros sur un complexe hôtelier à Gstaad dont ses parents se disputent le contrôle. Les tribunaux suisses ont retenu que Dmitri Rybolovlev avait créé une situation de dettes, avec l’aide de sa fille, pour pouvoir lui transférer l’immeuble dans le cadre d’une procédure d’exécution forcée[45].

En 2013, Dimitri Rybolovlev, a admis, dans le cadre d'une audition ordonnée par un tribunal de Floride, avoir apporté les fonds pour l'acquisition de La Maison de l'Amitié" à Palm Beach et avoir payé les frais d'entretien et les impôts, alors que cette propriété est supposée appartenir à un trust en faveur de ses filles[46]

En , le trust Aries permet à Ekaterina Rybolovleva de racheter certaines sociétés appartenant à Athina Onassis[13]. Parmi les propriétés incluses dans la transaction se trouvent les îles de Skorpios et Sparti, pour un coût de 117 millions d'euros[13]. Ekaterina Ryboblovleva a déclaré que ces îles ont à la fois un intérêt personnel et un potentiel financier. Elle espère en améliorer l'attrait à long terme en utilisant, entre autres, des technologies respectueuses de l'environnement[47].

Il s'installe par ailleurs à Monaco, où résident ses parents[9] et dont il intègre le milieu grâce à Willy De Bruyn, homme d’affaire belge et administrateur de la Société des bains de mer[12],[16]. Il indique au sujet de ce déménagement : « J’ai toujours voulu m’y installer, mais ma femme n’était pas d’accord. Quand elle a demandé le divorce, j’ai enfin pu réaliser ce rêve. J’aime le climat, la qualité de vie, mais aussi les infrastructures et la position géographique, pratique pour moi qui voyage beaucoup »[11]. L'autre explication retenue pour l'installation à Monaco est l'absence complète d'intégration de Dmitri Rybolovlev en Suisse et une décision stratégique dans le cadre du divorce qui l'oppose à sa femme Elena Rybolovleva[48].

En mai 2014, le tribunal chargé de la gestion de son divorce statue en faveur de son ancienne femme qui obtient 3,295 milliards d'euros, ce qui en fait l'un des divorces les plus coûteux du monde. Le tribunal a jugé que les actifs que Dmitri Rybolovlev avait placé dans des trusts chypriotes faisaient partie des biens du couple à partager pour moitié, en conformité avec la loi suisse[49]. Dmitri Rybolovlev avait refusé, une année avant ce jugement, de faire un accord pour quelques centaines de millions d'euros[50]. Dmitri Rybolovlev a fait appel de ce jugement[51],[52].

Toutefois, les deux parties dans l'affaire ont reconnu que la décision suisse est loin d'une décision définitive et que l'affaire devrait se poursuivre pendant une période prolongée, dans plusieurs juridictions[53].

En , Dmitri Rybolovlev est opéré d’une tumeur à Saint-Domingue[30].

Selon un jugement de divorce en appel rendu par la Cour de justice de Genève en juin 2015, Rybolovlev devra verser beaucoup moins que prévu à son ex-épouse Elena. Au lieu des 4 milliards de francs suisses initialement réclamés, soit la moitié de sa fortune, l'oligarque russe lui donnera maintenant seulement 564 millions[7].

L'avocate de Rybolovlev, Tetiana Bersheda, s'est déclarée très satisfaite du jugement. Le principal point d'achoppement de ce divorce est un problème de date pour chiffrer la valeur d'une partie du patrimoine. Des titres ont été transférés dans un trust en 2005, et ont été vendus en 2008 avec une énorme plus-value. La valeur du trust a été calculée en 2005 pour le partage, et non pas en 2008, comme le réclamait Rybolovleva[8].

Acquisition de l’AS Monaco

Après avoir tenté sa chance avec le Dynamo Minsk[54] et Manchester United[55], Rybolovlev, après une première approche infructueuse en avril 2011[13], devient actionnaire majoritaire de l'AS Monaco le 23 décembre 2011 avec 66 % du club (laissant les autres parts au Prince Albert II de Monaco[16]), président du conseil d'administration et président du club[56],[5]. L'opération est réalisée par le biais de la société Monaco Sport Investment (MSI), qui appartient à un trust établi à Chypre et est domicilié au siège de Rigmora holdings Ltd, le family office du propriétaire de l'ASM[13]. Elle lui coûte un euro symbolique et se trouve facilitée par Willy de Bruyn, qui intègre également le conseil d’administration du club[12], ainsi que Jean-Marc Goiran, agent sportif et ami du prince[13]. D'après Willy De Bruyn, « la Principauté ne souhaitait plus financer totalement le club »[13]. L'Équipe magazine et le Journal du dimanche ont suggéré que Rybolovlev cherchait, en échange de son investissement, à obtenir un passeport monégasque pour se prémunir juridiquement, et ce par l'entremise du Prince Albert II. Cette interprétation est corroborée par le journaliste John Elmer[12]. Clément Guillou, journaliste pour Rue89, émet l'hypothèse que Dmitri Rybolovlev cherche ainsi à « mieux protéger ses actifs dans l’éventualité où les verrous chypriotes ne résistaient pas à l’armée d’avocats de son ex-femme »[30]. Pour Pierre Demoux, journaliste aux Échos, davantage qu'une protection, ce passeport « revêtirait un caractère de prestige, une entrée dans un club fermé »[17]. Néanmoins, le prince Albert II refuserait de lui accorder le passeport monégasque afin de réhabiliter l'image de la principauté, accusée d'être un paradis fiscal[30] ; la réticence de « certains clans influents sur le Rocher » est également évoquée[17].

Monaco est alors au bord de la relégation en National ; sauvé dans un premier temps par des investissements effectués à l'inter-saison 2011-2012, le club devient champion de Ligue 2 en 2012-2013. Le nouveau propriétaire russe décide de réorganiser en intégralité l’équipe de Monaco autant sur le terrain que dans l’administration avec, notamment, l’arrivée de Tor-Kristian Karlsen au poste de Directeur Général du club[57] et le retour de Jean-Louis Campora pour le conseiller. Il investit dans le club plusieurs dizaines de millions d’euros et fait signer, entre autres, Claudio Ranieri au poste d’entraîneur et divers joueurs internationaux comme Carl Medjani, Lucas Ocampos pour environ 11 millions d’euros[58], ou encore Andrea Raggi[59].

Dmitri Rybolovlev

Durant le mercato estival 2013, Monaco fait l'acquisition de deux nouveaux joueurs en provenance du FC Porto (James Rodríguez et João Moutinho) contre 70 millions d'euros (primes comprises). Peu de temps après, les signatures de Ricardo Carvalho en provenance du Real Madrid et Radamel Falcao, le joueur de l’Atletico Madrid, sont officialisées par le club de la principauté. Ce dernier devient le joueur le plus cher de l'histoire du championnat de France, avant d'être détrôné par Edinson Cavani, transféré au Paris Saint-Germain. L'ASM fait également revenir en Ligue 1 les deux internationaux français Éric Abidal et Jérémy Toulalan. Du côté de l'encadrement, Rybolovlev mène peu à peu une « campagne de russification » : au début de la saison 2013-2014, les directeurs exécutif, administratif et sportif sont désormais des compatriotes du président ; issus du monde des affaires, ils découvrent l'univers du football. Vadim Vasilyev est notamment promu vice-président du club, en remplacement de Jean-Louis Campora[13]. Le club termine finalement à la deuxième place du classement, se qualifiant ainsi pour la Ligue des champions. Dmitri Rybolovlev décide cependant de limiter ses investissements pour des raisons personnelles[60]. Selon la presse spécialisée "ce qui l’aurait décidé à arrêter les frais, c’est cette demande de passeport monégasque toujours pas satisfaite. Afin de se protéger d’éventuelles nouvelles poursuites judiciaires en Russie et d’une possible extradition que son passeport chypriote n’éviterait pas, Rybolovlev courait après ce sésame depuis trop longtemps à son goût pour continuer à jouer le jeu de la principauté »[61]. Les milieux professionnels considèrent que Dmitri Rybolovlev a désormais abandonné le projet monégasque[62]. Par ailleurs, l'AS Monaco est sous enquête de l'UEFA dans la cadre du fair-play financier[63]. Après avoir dépensé 230 millions d'euros sur le marché des transferts depuis l'arrivée de Dmitri Rybolovlev, l'AS Monaco se sépare de cinq titulaires, dont Radamel Falcao et James Rodríguez, pour plus de 110 millions, et Claudio Ranieri est remplacé au poste d'entraîneur par Leonardo Jardim[17]. Depuis l'arrivée de Dmitri Rybolovlev, l'agent de joueurs portugais Jorge Mendes joue un rôle important dans les transferts du club, notamment du fait de sa proximité avec Luis Campos, conseiller à la vice-présidence puis directeur technique du club. Pour Libération, « Rybolovlev a obtenu grâce [à Jorge Mendes] ce qu’il voulait : une place à la table des puissants »[64].

Palmarès

Drapeau : France AS Monaco

Panama Papers

En avril 2016, le nom de Dmitri Rybolovlev est cité dans le cadre du scandale provoqué par les révélations issues des Panama Papers. Selon la presse française, Dmitri Rybolovlev aurait « utilisé une société écran établie aux îles Vierges Britannique pour dissimuler, notamment, des œuvres d’arts afin de les mettre hors de portée de son ex-épouse au moment de leur divorce »[65]. Après avoir transféré la propriété des œuvres d'art à la société Xitrans Finance Ltd[66]. enregistrée aux Îles Vierges Britanniques, Dmitri Rybolovlev aurait ensuite acheminé les toiles à Londres ou Singapour pour les faire sortir de Suisse[67],[68]. Outre Xitrans Finance Ltd., les documents issus du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca ont révélé l'existence d'une autre société domiciliée aux Îles Vierges britanniques, Talasea Limited, créée en août 2006 et dont Dmitri Rybolovlev est le codirecteur avec Mikhail Sazonov, son conseiller financier réputé très proche du club de l'AS Monaco[69].

Football Leaks

Le 21 décembre 2016, dans le cadre de l'enquête des Football leaks, Mediapart révèle que Dmitry Rybolovlev, président de l'AS Monaco, disposait d'un fonds d'investissement qui achetait en secret des parts de joueurs, le tout avec l'agent portugais Jorge Mendes[70]. Ce fonds d'investissement (Browsefish Limited) immatriculé à Chypre mais dont l'adresse mène à Rybolovlev à Monaco « aurait acheté en juin 2014 des parts des droits économiques de six joueurs à Braga, à l'époque où l'achat de parts de joueurs par un tiers (TPO) était autorisé sauf dans certains pays comme la France et le Royaume-Uni »[71]. Ainsi, lorsque le joueur brésilien Fabinho est prêté à l'AS Monaco par Rio Ave, il était déjà détenu à 48,5% par Browsefish Limited, l'offshore de Rybolovlev, ce qui signifie que ce dernier était déjà à moitié propriétaire d’un footballeur qui évoluait dans son club[72]. Pour contourner ce problème, Gestifute, la société de Jorge Mendes, a racheté les parts de Rybolovlev dans Fabinho pour les lui revendre ensuite pour une somme comprise entre 5 et 6 millions d’euro, mais officiellement pour 10 centimes d'euros seulement, selon le document enregistré par Monaco dans le Système de régulation des transferts de la FIFA. D'autre part, la société Gestifute, qui possédait 97% de Fabinho au moment de l'achat, ne figure pas dans le document transmis à la FIFA. Une situation qui « ressemble fort à une opération de TPO déguisée au profit de Jorge Mendes, quinze jours après l'interdiction de cette pratique »[71]. Ce montage aurait ainsi permis à l'AS Monaco de verser des commissions déguisées à Jorge Mendes.

L'enquête des Football Leaks a également révélé que le club de l’AS Monaco a été contraint de verser une somme « d’environ 11,7 millions d’euros » au fisc espagnol pour la vente de trois joueurs en Espagne, Carrasco, Abdennour et James Rodriguez[73].

Affaire des tableaux

Le 26 février 2015, à la suite d'une plainte déposée par Rybolovlev, Yves Bouvier est mis en examen à Monaco pour suspicion d'escroquerie dans le cadre de la vente de différents tableaux de maître[74].Mis en prévention à Monaco et placé sous contrôle judiciaire, il est soupçonné d’avoir surfacturé des toiles de maîtres pour un préjudice chiffré en dizaines de millions de dollars. En mars 2015, la Haute Cour de Singapour a dans un premier temps, à la suite de la requête de Rybolovlev, ordonné le gel mondial des avoirs d'Yves Bouvier, avant d’alléger ces mesures pour demander au contraire des garanties bancaires au milliardaire russe[75],[76].

Rybolovlev a essayé d’obtenir la nationalité monégasque qui lui a été refusée par le Prince Albert[77]. Il se tourne vers Yves Bouvier, marchand d’art et administrateur de la compagnie Natural Le Coultre. Pendant près de dix ans, ce dernier achète pour Rybolovlev une collection de tableaux valorisée à deux milliards de dollars. « À l’origine de cette exceptionnelle collection de tableaux, il y a d’abord sa volonté de se cacher, aussi bien des autorités russes que de son ex-femme Elena », explique désormais l’ancien ami de Rybolovlev,[79]. Une explication de cet engouement soudain pour l’Art confirmée par une autre source citée dans Mediapart.

Le 25 février 2015, l’oligarque russe fait arrêter à Monaco « un ami de dix ans »[80], qu’il accuse d’avoir tenté de l’escroquer avec la vente de toiles de maître. Caroline Schumacher, l’avocate d’Elena Rybolovleva, a rappelé que cette étrange arrestation ressemble à celle subie par sa cliente à Chypre, en sous-entendant qu’il s’agissait dans les deux cas de pressions exercées par son ex-mari sur les autorités locales[81].

De nombreuses irrégularités ont été relevées dans l'instruction de la plainte de Dmitry Rybolovlev par les autorités monégasques. Un document produit par la banque HSBC, crucial pour justifier l'inculpation d'Yves Bouvier car établissant sa présence comme mandataire ou bénéficiaire de quatre sociétés civiles immobilières (SCI) à Monaco, s'est ainsi révélé être complètement faux. La banque a par la suite reconnu une erreur de "copier-coller"[82]. Quelque temps auparavant, Philippe Narmino, directeur des services judiciaires monégasques et Gerard Cohen, administrateur délégué de la banque HSBC à Monaco ont été vus en présence de Dmitry Rybolovlev à une soirée mondaine organisée à Gstaad par un joaillier suisse[83],[84].

Suite à la révélation de cette réunion préparatoire, le juge monégasque Pierre Kuentz a été saisi d'une plainte visant « à éclaircir les soupçons de collusion judiciaire au bénéfice de Dmitri Rybolovlev dans le cadre de la procédure initiale » et a ouvert une enquête[85]. De plus, le 2 juin 2016, la Chambre du conseil de la Cour d'appel de Monaco ordonnait l'audition de sept employés de la filiale locale de la banque HSBC, et s'interrogeait sur l'ancien CEO de la banque (Gérard Cohen) et "ses fonctions et la nature des relations qu'il entretient avec la banque HSBC et Monsieur Rybolovlev"[86].

Dans cette affaire, Rybolovlev n'intervient officiellement pas en tant que plaignant, mais comme simple témoin, en sa qualité de consultant d'art d'Accent, une société offshore détenue par Domus Trust dont sa fille est la bénéficiaire[87] Cette situation peu commune est qualifiée de « grave irrégularité procédurale » par l'un des avocats d'Yves Bouvier, qui constate qu'étant donné que Dmitri Rybolovlev s'est lui-même qualifié de victime lors de son audition, il ne peut être entendu comme témoin, mais devrait l'être en tant que plaignant[87].

Un autre fait intriguant relevé par de nombreux observateurs est le rôle trouble joué par Tetiana Bersheda, avocate d'origine ukrainienne de Dmitri Rybolovlev[88]. C'est elle qui a fait venir Yves Bouvier à Monaco pour rencontrer Dmitri Rybolovlev, alors qu'en réalité il était attendu par huit policiers[89],[90]. Lors du dépôt de plainte de Rybolovlev à Monaco, au mépris des règles de procédure et d'impartialité, elle intervient à la fois comme avocate et interprète de ce dernier et des autres témoins et sociétés plaignantes, sans que la justice monégasque ne s'en émeuve[87]. De plus, selon Vanity Fair, « comble de la confusion, elle est elle-même interrogée en tant que témoin alors qu'elle représente le plaignant[91] ».

Tetiana Bersheda a depuis le déclenchement de l'affaire fait elle-même l'objet de deux inculpations à Monaco et d'une mise en examen à Nice. En février 2016, l'avocate est inculpée une première fois à Monaco par le juge d’instruction monégasque Pierre Kuentz pour violation de vie privée pour avoir enregistré à son insu lors d'un dîner Tania Rappo, une amie commune d'Yves Bouvier et de Dmitri Rybolovlev[92],[93]. Suite à la plainte déposée par Tania Rappo, Rybolovlev et Bersheda avait été placés en garde à vue à Monaco en novembre 2015[94]. Au cours de cette garde à vue, Rybolovlev a déclaré ne pas avoir été mis au courant de cette écoute illicite, dont Bersheda reconnait par ailleurs l'illégalité. Cette affirmation est contredite par les propres déclarations de Rybolovlev lors de son dépôt de plainte, dans laquelle il avait reconnu avoir envisagé la possibilité d’enregistrer en secret une conversation avec Yves Bouvier[95]. Le 14 juillet 2016, Tetiana Bersheda est inculpée une seconde fois à Monaco d’injures et de diffamation publiques par le juge d’instruction monégasque Morgan Reymond suite à des déclarations de l'avocate au Financial Times[96]. Tetiana Bersheda est également mise en examen le 21 septembre 2016 par le Tribunal de grande instance de Nice pour diffamation, après avoir comparé Yves Bouvier à Madoff dans un article publié par Nice Matin[97].

Quelques achats

  • Il possède deux avions : un jet Dassault Falcon 7X (30 millions d'euros) et un Airbus A319 (55 millions d'euros)[54].
  • En 2008, il a racheté la villa "La Maison de l'Amitié" appartenant au célèbre milliardaire et actuel président américain : Donald Trump pour 95 millions de $. Elle est située à Palm Beach, en Floride[98].
  • Il s'est offert le penthouse monégasque de 2 000 m2 "La Belle Époque" en versant la somme de 235 millions d'euros, via le trust chypriote Domus[13]. C'est sa résidence principale actuelle, il y vit avec ses parents retraités et sa fille Ekaterina. Anciennement, elle appartenait au banquier Edmond Safra.
  • Il possède deux chalets de grand luxe en Suisse, à Gstaad[13], une villa à Hawaï, un appartement situé dans l'Hôtel Moscou et un hôtel particulier rue de l'Élysée, avec vue sur le palais présidentiel, sous couvert de la SCI Ankatel[13]. Dmitri Rybolovlev est poursuivi à hauteur de 12 millions de francs suisses par la société américaine à laquelle il a commandé un hammam à 31 millions pour son chalet de Gstaad[99].
  • Le centre commercial Voentorg à Moscou
  • Achat du yacht "My Anna" (du nom de sa fille cadette) pour 85 millions d'euros via le trust Virgo[13].
  • Il collectionne des œuvres de grands maîtres (Picasso, Van Gogh, Gauguin, Monet, Degas, Chagall, etc.) et des meubles d'époque. Ce patrimoine artistique, abrité par le trust Virgo via une société immatriculée aux Îles Vierges britanniques, est estimé au total à 500 millions d'euros[13].

Prix et distinctions

En 2010, le patriarche Cyrille de Moscou accorde à Rybolovlev le premier degré de l'ordre de de Saint Séraphin de Sarov pour avoir financé la restauration de la cathédrale de la Nativité de la très sainte mère de Dieu au monastère de la Conception  de Moscou[100]

Actions d'intérêt public

Rybolovlev a affecté une partie de sa fortune à des projets publics importants pour l’État russe[réf. nécessaire]:

En 2008 il est le cofondateur de la Fondation pour les Athlètes Olympiques russes [101].

Notes et références

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  2. « Rybolovlev et l'argent gris du foot à Monaco », Mediapart,‎ (lire en ligne)
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  9. a, b et c AS Monaco : Rybolovlev n’a peur de rien, Le Journal du Dimanche, 16 juin 2013
  10. Quand l'argent fait le président (5) - Dmitry Rybolovlev, les six vies de l'autre prince de Monaco, Le Point, 31 décembre 2013
  11. a, b, c et d Dmitry Rybolovlev, sa vie est un roman, Paris Match, 13 novembre 2013
  12. a, b, c, d, e, f, g, h et i Comment le divorce de Rybolovlev a fait le bonheur de l’AS Monaco, Rue89, 31 mai 2013
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  100. (en)Communiqué de presse d’Uralkali : Dmitry Rybolovlev becomes co-founder of Russian Olympians Foundation sur le site d’Uralkali le 17 octobre 2008.
  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Dmitry Rybolovlev » (voir la liste des auteurs).

Voir aussi

Articles connexes