Diversité spécifique

La diversité spécifique est l'une des composantes de la biodiversité, quand il s'agit bien d'espèces autochtones et naturellement présentes dans leur aire naturelle de répartition (comme l'est aussi la diversité génétique)

Importance en Écologie

C'est l'un des paramètres les plus importants de l'évaluation environnementale, notamment utilisé pour dresser un état des lieux, ou mesurer des tendances sur le court, moyen ou long terme.

Elle tend à augmenter en zone tropicale (forêts tropicales humides, récifs coralliens, etc) et à diminuer dans les milieux extrêmes (zones polaires, désertiques, haute montagne, zones salinisées, etc.).

De nombreux écotones ont une diversité spécifique importante, car associant les espèces des milieux riverains, et celles qui sont éventuellement propres à l'écotone.

Elle joue (en lien avec des paramètres tels que la production/productivité biologique et le régime de perturbation) un rôle essentiel dans l'exploitation des ressources naturelles par les espèces d'une communauté (espèces qui peuvent développer des synergies, symbioses ou associations interspécifiques) et donc dans le fonctionnement et la résilience des écosystèmes ; sur les terres émergée, comme en mer[1].

Échantillonnage

Il se pratique selon des protocoles scientifiques adaptés aux types de milieux prospectés et aux échelles territoriales de l'étude[2].

État pression réponse

Comme la diversité génétique, elle est en forte régression dans les environnement anthropisés. Par exemple[3] la déforestation des régions tropicales et équatoriales humides est source de pertes graves et irréversibles d'espèces et de diversité spécifique, notamment quand elle est suivie de cultures ou de plantations monospécifiques et clonales (ex : palmier à huile pour la production d'huile de palme ou d'eucalyptus pour la production de cellulose).

Article détaillé : Biodiversité.

Références

  1. BOUCHER, G. (1997). Diversité spécifique et fonctionnement des écosystèmes: revue des hypothèses et perspectives de recherche en écologie marine. Vie et milieu, 47(4), 307-316. (résumé avec Cat. Inist/CNRS)
  2. Frontier, S. (1983). L’échantillonnage de la diversité spécifique. Stratégie d’échantillonnage en écologie.
  3. Puig, H. (2001). Diversité spécifique et déforestation: l’exemple des forêts tropicales humides du Mexique. Bois et Forêts des tropiques, 268(2), 41-55.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Dubois P.J. (2004) Vers l'ultime extinction? La biodiversité en danger. Éditions La Martinière, Paris, 191 p.
  • Simon A. Levin (coord.), Encyclopedia of Biodiversity, éd. Elsevier, 2007, (ISBN 978-0-12-226865-6).
  • PNUE, WCMC, World Atlas of Biodiversity, 2002 (ISBN 0-520-23668-8) [lire en ligne].
  • Cancela da Fonseca, J. P. (1969). L’outil statistique en biologie du sol. VI.–Théorie de l’information et diversité spécifique. Rev. Ecol. Biol. Sol, 6, 533-555.
  • Dajoz, R. (1998). Les insectes et la forêt: rôle et diversité des insectes dans le milieu forestier (voir p. 267–279). Paris (France): Technique & Documentation.