Direction générale des Télécommunications

Direction générale des Télécommunications

La direction générale des Télécommunications (DGT) était une direction du ministère français chargé des Télécommunications. Créée en 1941 par le régime de Vichy sous la dénomination initiale direction des Télécommunications (DT)[JO 1] avant d'être renommée par en 1946 par le Gouvernement provisoire de la République française[JO 2], elle avait pour but de permettre à la France d'avoir une plus grande indépendance dans les télécommunications, ainsi que de réglementer le secteur.

La DGT a pris le nom commercial de France Télécom le 1er janvier 1988, puis la loi du 2 juillet 1990 l'a définitivement remplacée à partir du 1er janvier 1991 par France Télécom, une personne morale de droit public au statut proche de l'EPIC.

Une direction générale des Postes et Télécommunications (DGPT) a néanmoins existé en tant que service du ministère des Télécommunications, de l'Industrie et des Postes (TIP), dirigé en 1993 par Gérard Longuet, sous le gouvernement Balladur[1]. Elle était ainsi dirigée à cette époque par Bruno Lasserre. Elle était alors chargée de la réglementation des postes et des télécommunications, jusqu'à la création de l'Autorité de régulation des télécommunications (ART) en 1997, devenue Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) en 2005.

Liste des directeurs généraux des Télécommunications

Les directeurs généraux des Télécommunications ont été successivement[2] :

Directeur Décret de nomination
Charles Lange 9 février 1941
confirmé 23 mai 1946
[JO 3]
[JO 4]
Jean Rouvière 27 avril 1951 [JO 5]
Raymond Croze 5 février 1957 [JO 6]
Pierre Marzin 21 décembre 1967 [JO 7]
Louis-Joseph Libois 11 octobre 1971 [JO 8]
Gérard Théry 16 octobre 1974 [JO 9]
Jacques Dondoux 7 août 1981 [JO 10]
Marcel Roulet 15 décembre 1986 [JO 11]

Après 1991, voir Orange (entreprise)#Direction générale du groupe.

Références

Dans le Journal officiel (JO), sur Légifrance ou Gallica :

  1. Loi du 9 février 1941 relative à l'organisation du secrétariat d'État aux communications (secrétariat général des postes, télégraphes et téléphones), JO no 48 du 17 février 1941, p. 774.
  2. Décret no 46-1016 du 10 mai 1946 relatif à l'organisation centrale du ministère des postes, télégraphes et téléphones, JO no 112 du 14 mai 1946, p. 4135–4136.
  3. Décret du 9 février 1941, JO no 48 du 17 février 1941, p. 791.
  4. Décret du 23 mai 1946, JO no 121 du 24 mai 1946, p. 4548.
  5. Décret du 27 avril 1951, JO no 108 du 8 mai 1951, p. 4808.
  6. Décret du 5 février 1957, JO no 32 du 7 février 1957, p. 1531.
  7. Décret du 21 décembre 1967, JO no 298 du 23 décembre 1967, p. 12563.
  8. Décret du 11 octobre 1971, JO no 242 du 16 octobre 1971, p. 10200.
  9. Décret du 16 octobre 1974, JO no 252 du 26 octobre 1974, p. 10934.
  10. Décret du 7 août 1981, JO no 186 du 9 août 1981, p. 2196.
  11. Décret du 15 décembre 1986, JO no 291 du 16 décembre 1986, p. 15051.

Autres références :

  1. Pierre Musso, « Une nouvelle législation pour les télécommunications françaises », Quaderni, no 28 « Utopie et imaginaire de la communication »,‎ , p. 29-36 (DOI 10.3406/quad.1996.1136).
  2. Laurence Morgana, L'invention du contrôle de gestion à La Poste, 1923-2003 : ou la spirale du diable ? (texte remanié d'une thèse de doctorat en sciences de gestion à l'université de Poitiers en 2005), Paris, Comité pour l'histoire de La Poste et L'Harmattan, coll. « Histoire de l'innovation et entreprise », , 340 p. (ISBN 978-2-296-06117-0), p. 327.