Compagnies républicaines de sécurité (France)

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Compagnies républicaines de sécurité
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Devise : « Servir »

Création 1944
Type Maintien et rétablissement de l'ordre
sécurité routière
Secours en montagne
Sécurité des plages
Siège 84 rue de Villiers, Levallois-Perret
Coordonnées 48° 53′ 33″ N, 2° 16′ 39″ E
Effectifs environ 14 000 (2016)
Directeur central Philippe Klayman
Organisations affiliées Direction générale de la Police nationale
CRS lors d'une manifestation - 2016

Les Compagnies républicaines de sécurité, également connues sous le sigle CRS, forment un corps spécialisé de la police nationale en France. Leur domaine d'intervention est le maintien ou le rétablissement de l'ordre public et la sécurité générale mais elles participent également à la sécurité routière, au secours en montagne ou sur les plages ainsi qu'à la plupart des missions de la Police nationale. Elles ont été créées en décembre 1944.

Le sigle « CRS » désigne d'abord une compagnie, mais dans la langue courante, par métonymie, « un CRS » est un policier de la Police nationale qui est affecté dans une compagnie républicaine de sécurité après avoir choisi cette spécialité[1]. Il (ou elle car les femmes sont admises dans les CRS) doit suivre une formation spéciale afin de remplir les missions spécifiques à ce corps.

Forces civiles, contrairement aux gendarmes mobiles avec qui ils sont souvent confondus[1], les CRS constituent la réserve générale de la police nationale et répondent à un double impératif de disponibilité et de mobilité[2].

Il existe - en sus des soixante compagnies dites de service général - une compagnie spécialisée dans la protection des personnalités - et notamment celle du Président de la République lors de ses déplacements (CRS no 1), neuf compagnies spécialisées dans la sécurité autoroutière (CRS Autoroutières) et deux dans le secours en montagne (CRS Alpes et Pyrénées). Six unités motocyclistes zonales sont également implantées hors Île-de-France.

La devise des compagnies républicaines de sécurité est « Servir »[3].

Historique

Article détaillé : Histoire des CRS.
Fourgon CRS - années 1950 - musée des CRS
Véhicule CRS - années 1960 - musée des CRS

Les CRS ont été créées par un décret du 8 décembre 1944 à la suite de la dissolution des Groupes mobiles de réserve (GMR) mis en place par le régime de Vichy - décret confirmé par une ordonnance du 7 mars 1945 signée par le général de Gaulle[2].

Initialement destinées à un emploi régional, et même menacées de disparition dans les années de l'immédiat après-guerre[4], les CRS ont acquis une nouvelle raison d'être comme forces de réserve générale à vocation nationale la suite des grèves et émeutes de 1947 (décret du 26 mars 1948 pris en application de la loi du 27 décembre 1947)[2]. Simultanément, onze compagnies comprenant des éléments « douteux » (sympathisants communistes - voir Histoire des CRS) sont dissoutes, principalement dans le sud-est de la France. Cinq unités nouvelles sont re-créées en 1951. Trois détachements sont également créés en Guadeloupe en Martinique et la Réunion. Le détachement de Martinique sera dissout en 1960 mais ceux de Guadeloupe et de la Réunion deviendront des compagnies qui seront dissoutes dans les années 1990[4].

Leurs missions se sont diversifiées et des unités spécialisées ont été créées en fonction de nouveaux besoins apparus au cours des années 1950[5]:

  • interventions en montagne dès 1947 (mais la création officielle des premières sections de montagne date de 1957)
  • unités motocyclistes à partir de 1950
  • surveillance des plages à partir de 1958

Les compagnies métropolitaines sont engagées dans le conflit d'Algérie. En fonction des événements, jusqu'à 20 compagnies - soit environ un tiers du corps - sont déployées simultanément. Pour répondre aux besoins, 19 compagnies supplémentaires sont créées localement puis dissoutes lors de l'indépendance[4].

Les CRS sont également engagés dans les conflits sociaux et sociétaux de la fin du XXe siècle (Mai 68, LIP, centrales nucléaires, marins-pêcheurs, viticulteurs etc.). Les matériels sont améliorés (protection) et personnalisés (apparition des bandes jaunes sur le casque et de l'écusson sur les uniformes à la suite des événements de 1968 dans le but de différencier les CRS des autres forces de l'ordre).

La loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (LOPSI) du 29 août 2002 sur l'emploi des forces mobiles a fait évoluer la doctrine d'emploi vers une réelle déconcentration en conciliant les exigences de sécurité générale avec celles du maintien de l'ordre. Désormais, le préfet de zone de défense devient l'autorité d'emploi des unités disponibles implantées dans son ressort[2].

La tactique d'emploi des unités est également revue afin de faciliter le passage sans rupture des missions de sécurisation et de luttes contre les violences urbaines à celles de maintien de l'ordre[2].

Des réductions d’effectif affectent les CRS au début des années 2010 dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP). Toutefois, les projets de dissolution de deux compagnies sont annulés à la suite d'une forte réaction syndicale [6] et l'application de la RGPP se traduit par des diminutions d'effectifs au sein des compagnies.

Il existe un musée des CRS, situé sur le site des CRS no 1 et no 61 à Vélizy-Villacoublay (78).

Missions

Les membres des CRS se reconnaissent à leur écusson rouge.
CRS en tenue de maintien de l'ordre (2007)

Missions principales

  • Assurer le maintien de l’ordre public et son rétablissement si nécessaire ;
  • assurer les missions propres de surveillance et de protection des personnes et des biens ;
  • concourir, avec les effectifs de la direction centrale de sécurité publique (DCSP), à la lutte contre les violences urbaines ;
  • participer à la lutte contre le terrorisme et intervenir sur des actions de tuerie de masse et actes terroristes ;
  • porter aide et assistance aux populations en cas de sinistres graves.
  • sécurité routière et surveillance des autoroutes (autoroutes de contournement des grandes agglomérations (gratuites),
  • sauvetage en haute montagne en alternance avec la Gendarmerie nationale (une semaine sur deux) toute l'année

Autres missions et activités

  • surveillance des plages en période estivale par les maîtres nageurs sauveteurs (MNS) issus des unités de service général
  • organisation d'actions à destination de la jeunesse (pistes d'éducation routière, rochers d'escalade) et de prévention de la délinquance (centres de loisirs jeunes en période estivale)
  • musique de la Police nationale.
  • musée des CRS

Emblèmes

Insigne : le flambeau des CRS

L'emblème du flambeau est réalisé en 1947 par le peintre versaillais et catholique François d'Albignac. Couramment appelée la « flamme CRS », il constitue jusqu'à aujourd'hui le symbole du corps des CRS au sein de la Police nationale. Dans la symbolique chrétienne, le flambeau droit avec une flamme jaillissante est symbole de la lumière de Dieu et de la promesse de vie éternelle. Enfin, la flamme, c’est aussi le symbole sacré et ardent du souvenir.

L'insigne des CRS est généralement entouré de feuilles de chêne, symbole de la force, et de laurier, symbole du commandement, reliées par un nœud. L'ensemble forme ainsi l'allégorie de cette alliance éclairée par la Foi et illustre la locution traditionnelle de la police : « force doit rester à la Loi ».

Devise

"Servir"

Organisation

L'organisation des compagnies républicaines de sécurité est précisée par le décret no 2003-952 du 3 octobre 2003[7]

La Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité est dirigée par un directeur central assisté d'un directeur central adjoint et comprend trois structures différentes :

  • un échelon central, composé d’un bureau de la coordination et des services, d'une inspection technique et de trois sous-directions,
  • un échelon zonal composé des directions zonales,
  • un échelon territorial, composé des compagnies (CRS)[8].
    • 60 compagnies de service général
    • 1 compagnie dédiée aux voyages officiels
    • 9 compagnies autoroutières et 6 unités motocyclistes zonales
    • 2 compagnies « montagne »
    • la musique de la Police nationale

Échelon central

L’échelon central de la DCCRS est composé :

  • d'un bureau de la coordination et des services (état major),
  • d’une inspection technique,
  • d’une sous-direction des opérations,
  • d’une sous-direction des personnels et de la formation,
  • d’une sous-direction de la logistique.

Le directeur central est un directeur des services actifs. L’actuel directeur central des CRS est le préfet Philippe Klayman. Le directeur central adjoint est Patrick Dargirolle[9].

Liste des directeurs centraux depuis 2003 :

  • Jacques Lamotte (2003-2005)
  • Christian Lambert (2005-2007)
  • Philippe Laureau (2007-2009)
  • Hubert Weigel (2009-2011)
  • Luc Presson (2011-2012)
  • Philippe Klayman (2012- )

Échelon national

La DCCRS dispose de ses propres moyens de formation pour former les fonctionnaires aux techniques de maintien de l'ordre ou les spécialiser dans les domaines spécifiques du sauvetage en montagne ou en mer :

  • quatre centres de formation des CRS, situés à Dijon, Rennes, Sainte-Foy-lès-Lyon, Toulouse.
  • le centre national d’entraînement à l’alpinisme et au ski ou CNEAS, situé à Chamonix ;
  • le pôle d'excellence maritime (PEM), centre de formation des nageurs sauveteurs, situé à Cenon.

Échelon territorial

La DCCRS exerce ses missions sur tout le territoire français à travers 7 directions zonales correspondant aux zones de défense et de sécurité.

Article détaillé : Directions zonales des CRS.

Organisation d'une compagnie de service général

CRS lors d'une manifestation - 2016
Ford Transit de CRS à Strasbourg

Une CRS comprend[10] :

  • une section de commandement et des services, chargée des tâches administratives et logistiques.
  • 4 sections de service général, destinées aux missions opérationnelles : deux sections d’appui et de manœuvre (SAM) et deux sections de protection et d’intervention (SPI). L'une des deux SPI, appelée SPI 4G (pour 4e génération) est équipée d'armements et de matériels de protection plus sophistiqués lui permettant d'intervenir en priorité en cas d'événements exceptionnels, notamment dans le cadre de la lutte antiterrorisme (fusillades, tueries de masse etc.)[11].

Chaque compagnie est sécable et peut former deux demi-unités comprenant chacune un échelon de commandement et de soutien, une SAM et une SPI[10].

L’effectif de chaque section est de 15 agents, la section de commandement et de soutien comprenant entre 15 et 20 agents[10].

Les sections (SAM et SPI) sont composées de trois groupes tactiques A, B et C, ce dernier constituant le groupe de commandement de la section[10]. Ces lettres et chiffres apparaissent sur les uniformes des gardiens (par exemple : 1C pour groupe de commandement de la 1e section).

Les sections de protection et d'intervention de 4e génération (SPI4G)

Les sections de protection et d'intervention de 4e génération (SPI 4G) sont des équipes d'intervention, présentes dans chaque compagnie de CRS, spécialisées dans l'anti-terrorisme[12].

La SPI4G de chaque compagnie, composée de 25 gardiens de la paix et gradés, est placée sous le commandement d’un officier ou d’un major. Elles peut être déployée dès lors que les forces de l’ordre font face à une situation de crise avec un risque terroriste prégnant, tel que les tueries de masse. Elle a pour mission, avec l’appui des autres sections de CRS, d’aller au contact du terroriste, de le fixer, de l’interpeller, voire de le neutraliser. Ces procédures sont complémentaires des dispositifs mis en place par les groupes d’intervention spécialisés, au travers, notamment, de la bulle tactique (coordination CRS-BRI-RAID). Enfin, cette section SPI4G comprend l'infirmier de compagnie (qualification SOC2) pour le secourisme de l’avant. L’objectif est de pouvoir prendre en charge les urgences vitales (blessés par balles, civils ou policiers) dans un contexte opérationnel dégradé, et éventuellement de procéder à une extraction, dans l'attente des services médicaux spécialisés.

Lors d'événements ou de manifestations nécessitant la mobilisation d'effectifs importants, les CRS constituent des « groupes de compagnies » (2 compagnies ou d'avantage) ainsi que des « groupements opérationnels » (plusieurs groupes).

Certaines unités (1 par Direction zonale) possèdent également une SMS ou section des moyens spécialisés mettant en œuvre des équipements spécialisés (voir ci-dessous Équipements et armements).

Une CRS, sans SMS, comprend en moyenne 130 policiers actifs (hors officiers)[10].

Composition d’une CRS à 4 sections :

  • 1 commandant de police, commandant de la CRS,
  • 1 capitaine de police,
  • 2 lieutenants de police,
  • 1 à 4 majors de police,
  • 10 à 20 brigadiers-chef de police,
  • 5 à 10 brigadiers de police,
  • 100 à 150 gardiens de la paix,

Les policiers des CRS sont basés dans des casernements (où ils ne sont pas logés contrairement aux gendarmes mobiles) et vivent en cantonnement lors de leurs déplacements. À ces occasions, tous les services opérationnels, logistiques et administratifs de la compagnie sont déplacés, lui assurant une autonomie complète et une grande réactivité en toutes circonstances.

Lors des déplacements, les CRS (comme les gendarmes mobiles) perçoivent une indemnité quotidienne : l'IJAT (indemnité journalière d'absence temporaire).

Équipement et armement

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Canon à eau des CRS
  • équipements de protection individuelles : casques, gilets pare-balles, protection des bras et des jambes, gants, bouclier anti-émeute et bâtons de défense.
  • armement individuel ou collectif : pistolet Sig-Sauer SP 2022, fusils d'assaut Ruger AC-556 (AMD) et HK G36 KP2, fusil de précision Tikka T3.
  • armement et équipement spécialisés pour le maintien de l'ordre : grenades lacrymogènes, grenades à main de désencerclement, grenades à effet de souffle et effet lacrymogène (appelées grenades lacrymogènes instantanées ou GLI), lancées à la main ou à l'aide de lanceurs spécialisés (lanceur de grenades 56 mm Lacroix-Alsetex de type Cougar), lanceurs de balle de défense ou LBD.
  • équipements et véhicules mis en œuvre par les sections des moyens spécialisés (SMS) : engins lanceurs d'eau (Camiva ou CCF 4000 ou CCF 6000 ou Mercedes), camions 4X4 (type TRM 2000), bateaux à coque souple ou rigide, motopompes, obstacles de rue (barre pont) et camions cuisine.
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Les CRS Autoroutières

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Liste des CRS Autoroutières[8]:

Fourgon de la CRS autoroutière de Strasbourg
  • Compagnie Autoroutière Ouest Ile-de-France à Vaucresson (92)
  • Compagnie Autoroutière Sud Ile-de-France à Massy (91)
  • Compagnie Autoroutière Est Ile-de-France à Lagny-sur-Marne (77)
  • Compagnie Autoroutière Nord Ile-de-France à Deuil-la-Barre (95)
  • Compagnie Autoroutière Nord Pas-de-Calais à Lambersart (59)
  • Compagnie Autoroutière Aquitaine à Cenon (33)
  • Compagnie Autoroutière Provence à Marseille (13)
  • Compagnie Autoroutière Rhône-Alpes-Auvergne à Chassieu (69)
  • Compagnie Autoroutière Lorraine-Alsace à Châtel-Saint-Germain (57)

Unités motocyclistes zonales

Motocyclistes CRS à Strasbourg

Ces unités motocyclistes zonales (UMZ) sont rattachées au 6 régions zonales couvrant la province. Des détachements de ces UMZ sont implantés dans les casernements de certaines compagnies[8].

  • Unité motocycliste zonale des CRS Nord (Lambersart)
  • Unité motocycliste zonale des CRS Ouest (Rennes)
  • Unité motocycliste zonale des CRS Sud-Ouest (Cenon) Bordeaux
  • Unité motocycliste zonale des CRS Sud (Marseille)
  • Unité motocycliste zonale des CRS Sud-Est (Lyon)
  • Unité motocycliste zonale des CRS Est (Châtel-Saint Germain)

Les unités de montagne

Deux unités sont spécialisée dans le secours en montagne, couvrant les deux grands massifs métropolitains : la « CRS Alpes » située à Grenoble et disposant d'une section à Grenoble et de détachements à Albertville, Briançon et Nice et la « CRS Pyrénées » située à Lannemezan et disposant d'une section à Lannemezan et d'un détachement à Perpignan. Ces unités de police, dont certains des fonctionnaires ont la qualité d'officier de police judiciaire afin de mener les enquêtes relatives aux accidents en montagne, interviennent en alternance hebdomadaire avec les pelotons de gendarmerie de haute montagne dans la plupart des départements des massifs alpins et pyrénéens.

Effectifs

La DCCRS emploie environ 14 000 fonctionnaires. Parmi ces 14 000 fonctionnaires, 20 à 40 % sont affectés au soutien logistique, ce qui porte à moins de 10 000 le nombre de fonctionnaires affectés sur la voie publique[13].

Les effectifs cumulés des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) et des Gendarmes Mobiles (GM) représentent en 2015, 25 786 fonctionnaires soit environ 11 % des effectifs globaux de la police nationale et de la gendarmerie. Entre 2010 et 2015 ces effectifs ont diminué de 7,5 % soit près de 2000 fonctionnaires.[14]

Notes et références

  1. a et b En pratique, le grand public - mais parfois également la presse- utilise fréquemment à tort le sigle CRS pour désigner tout policier ou gendarme casqué intervenant dans une opération de maintien de l'ordre.
  2. a, b, c, d et e Gérard Montigny in Michel Aubouin, Arnaud Teyssier, Jean Tulard, Marc Olivier Baruch et al., Histoire et dictionnaire de la police du Moyen Âge à nos jours, Paris, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », (ISBN 978-2-221-08573-8 et 2-221-08573-6, OCLC 300351200, notice BnF no FRBNF40037509)
  3. « Translation du drapeau des CRS, Intervention de M. Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?)
  4. a, b et c Robert Le Texier Les Compagnies Républicaines de Sécurité Éditions Lavauzelle, Paris-Limoges - 1981
  5. CRS - Au service de la Nation. Jean-Louis Courtois. Éditions Crépin-Leblond, Chaumont - 2004
  6. Voir par exemple : http://www.lepoint.fr/societe/mouvement-des-crs-en-colere-entament-une-greve-de-la-faim-30-01-2011-133518_23.php.
  7. Décret n°2003-952 du 3 octobre 2003 relatif à l'organisation des compagnies républicaines de sécurité., (lire en ligne)
  8. a, b et c « Arrêté du 1er septembre 2016 modifiant l'arrêté du 29 mai 2009 relatif à l'implantation et à la composition des directions zonales, des délégations, des unités motocyclistes zonales et des compagnies républicaines de sécurité. », sur Légifrance (consulté le 7 janvier 2017)
  9. « Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité - Annuaire », sur lannuaire.service-public.fr (consulté le 7 janvier 2017)
  10. a, b, c, d et e « N° 2794 - Rapport d'enquête de M. Pascal Popelin chargée d'établir un état des lieux et de faire des propositions en matière de missions et de modalités du maintien de l'ordre républicain, dans un contexte de respect des libertés publiques et du droit de manifestation, ainsi que de protection des personnes et des biens », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 7 janvier 2017)
  11. « Manifestations, émeutes et attentats : les CRS formés à ouvrir le feu en cas de force majeure », LCI,‎ (lire en ligne)
  12. Le Point, magazine, « Les CRS se préparent au pire, aux tueries de masse », Le Point,‎ (lire en ligne)
  13. « Exclusif : pas assez de policiers et gendarmes en mai pour faire face aux manifestations politiques et sportives - EconomieMatin », sur www.economiematin.fr (consulté le 7 janvier 2017)
  14. Journal Le Monde du 8/02 /2017 http://abonnes.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/02/08/ecotaxe-hopitaux-corses-crs-les-cartons-rouges-de-la-cour-des-comptes_5076269_4355770.html

Annexes

Textes législatifs

Décret du portant création des Compagnies républicaines de sécurité.

  • Article 1er : Il est créé dans l'ensemble du territoire des forces mobiles de police appelées Compagnies républicaines de sécurité. Ces forces sont groupées dans chaque région sous l'autorité d'un commandant régional placé sous les ordres du secrétaire général pour la police de la région.
  • Article 2 : Il est créé vingt commandements régionaux répartis comme suit : un pour l'ensemble des départements de Seine-et-Oise et de Seine-et-Marne, un pour la Moselle, un pour chacun des dix huit commissariats régionaux. Le ministre de l'Intérieur fixera par arrêté l'effectif des commandements régionaux.
  • Article 4 : Les conditions de stationnement et d'emploi des Compagnies républicaines de sécurité feront l'objet d'un arrêté du ministre de l'Intérieur.
  • Article 5 : Le ministre de l'Intérieur est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Bibliographie

  • Alain Pinel, Une police de Vichy : les groupes mobiles de réserve (1941-1944), L'Harmattan, coll. « Sécurité et Société », , 400 p. (ISBN 2-7475-6670-6)
    Traite des Groupes mobiles de réserve et de la création des CRS.
  • Robert Le Texier, Les Compagnies Républicaines de Sécurité, éditions Lavauzelle, Paris-Limoges, 1981.
  • Jean-Louis Courtois, CRS au service de la nation, C/O Crepin-Leblond, novembre 2004.
  • Jean -Louis Courtois, les CRS en Algérie : 1952-1962 Mariens éditions, 2010.
  • Christophe Dubois, Au cœur de l'action, Police Nationale, éditions ETAI.
  • Yves Mathieu, Policiers perdus : Les GMR dans la seconde Guerre mondiale, Toulouse, Messages SAS, 2009.
  • Roderic Martin, Sylvain Bongoat, Patrick Castaing: Les CRS en Algérie-1955-1962- Dépôt Légal nr. 20.01-1999-02598.
  • Roderic Martin, le Colonel Pierre Gentien- Premier Chef des CRS- 1944- 02.1947- BNF-D.L. nr. 100000001800186.
  • Roderic Martin, Fabian Gutierrez- MNS des CRS- Un destin-1916-1962- La Tragédie du Grand-Crohot (33) Quintuple noyade le s.21 juillet 1961. (ISBN 9782952207744) BNF- DL décembre 2014.

Articles connexes

Liens externes