Diane Marie Rodríguez Zambrano

Diane Marie Rodríguez Zambrano
Diane Rodríguez en juillet 2015.
Diane Rodríguez en juillet 2015.

Naissance
Guayaquil (Équateur)
Origine Équatorienne
Cause défendue Droits des personnes trans

Diane Marie Rodríguez Zambrano (née à Guayaquil le ) est une militante équatorienne pour les droits des transgenres.

Biographie

Travaillant comme réceptionniste dans un hôtel, Diane Rodríguez perd son emploi en 2008 après avoir participé à une table-ronde sur la prévention du sida chez les personnes trans[1].

En , elle se présente aux primaires comme candidate de Ruptura 25 pour la province du Guayas[2]. Elle devient de fait la première candidate transgenre de l'histoire du pays[3]. Les résultats de l'élection n'annoncent aucun vainqueur parmi Ruptura 25[3].

Après que le président équatorien Rafael Correa est annoncé en 2014 l'enregistrement des unions de fait à l'état civil[4] — qui reconnaît pour la première fois les couples homosexuels ou composés de personnes trans —, Diane Rodríguez et son compagnon Nicolás Guamanquispe furent parmi les premiers à enregistrer leur union[5]. À la fin de l'année, elle révèle avoir reçu des menaces de mort[6].

En 2015, elle annonce que son nouveau compagnon Fernando Machado, lui aussi trans, est enceint de leur enfant[7]. La presse internationale diffuse la nouvelle à la naissance de l'enfant en septembre 2016, les présentant comme le premier couple de personnes trans médiatisé à avoir un enfant[8],[9].

Actions pour les droits LGBT+

Diane Rodríguez crée en 2008 l'association Silueta X pour les droits des transgenres. En 2009, elle exige que le registre civil modifie ses prénoms masculins en prénoms féminins (Diane Marie)[10],[11]. Elle obtient gain de cause, cependant, seuls les prénoms sont changés, et non le sexe. Elle se déclare en « désobéissance civile » lorsque le Conseil national électoral la place parmi les hommes en 2011[12].

En 2014, elle dénonce les discrimination envers les transgenres dans une entreprise de restauration[13]. Elle dénonce par la suite la transphobie dans les programmes télévisés de la chaîne Teleamazonas[14].

Notes et références

  1. (en) « Ecuador: Action Alert - Transgender Activists Dismissed from their Jobs ».
  2. (es) « Diane quiere ser la primera transexual en llegar al Congreso de Ecuador », sur Perú 21, .
  3. a et b (es) « La candidata que quiso romper las estructuras », sur El Telégrafo, .
  4. (es) « Rafael Correa: “Los colectivos GLBTI tienen todo el derecho constitucional de registrar su unión de hecho” », sur Ecuavisa, .
  5. (es) « Parejas transexuales y gays logran por primera vez inscribir y registrar sus uniones de hecho en las cédulas », sur Expreso, .
  6. (es) « Defensora GLBTI denuncia amenazas de muerte », sur El Universo, .
  7. (es) Andrés López, « “Voy a ser mamá, mi novio está embarazado”: historia de una pareja transgénero que espera un bebé », sur CNN español, .
  8. « Une femme devenue homme a porté l’enfant d’un homme devenu femme », sur TVA Nouvelles, .
  9. « Équateur : un homme devenu femme porte l'enfant d'une femme devenue homme », sur Tunisie Focus, .
  10. (es) « Transgéneros, con nueva identidad », sur El Universo, .
  11. (en) Graeme Green, « Transphobia: The battle for change », sur Metro, .
  12. (es) Alessia Valenza, « Ecuador: Diane Rodríguez se Declara en “Desobediencia Civil” ante invisibilidad legal de las trans », sur International Lesbian and Gay Association, .
  13. (es) « Grupo trans denuncia a una cafetería », sur El Universo, .
  14. (es) « Se suman demandas contra programas de televisión », sur El Telégrafo, .

Liens externes

  • Site officiel