De Brie

De Brie
De Brie
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Edme Villequin

Biographie
Naissance
Décès
(à 68 ans)
Paris
Nom de naissance
Edme Villequin
Pseudonyme
De Brie
Activité
Conjoint
Autres informations
Membre de

De Brie, de son vrai nom Edme Villequin, était un comédien français, né à Ferrières-en-Brie le , et décédé le à Paris, dans sa maison de la rue Guénégaud. Il fit partie de la Troupe de Molière depuis au moins 1650, et il y resta jusqu'à sa mort.

Biographie

Edme Villequin est le fils de Jean Villequin, peintre du roi, et de Philiberte Vernet. Son lieu de naissance, Ferrières-en-Brie, explique le choix de son nom de théâtre. Il était, par ailleurs, le frère d’Étienne Villequin, peintre qui fut reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture le 7 avril 1663.

On ignore la date exacte de son arrivée dans la troupe de Molière, mais on peut l’estimer aux environs de 1650 pour deux raisons :

  • il s’est marié vers cette date-là avec Catherine Leclerc du Rosé, qui appartenait déjà à la troupe en janvier 1650
  • il a participé à la création de la farce La Jalousie du barbouillé, datée de 1650, car le personnage de Villebrequin a été créé par plaisanterie par Molière à partir de son nom de famille Villequin. On retrouve ce Villebrequin dans Sganarelle, rôle tenu encore par de Brie.

Comme il a été dit plus haut, il se maria avec Catherine Leclerc du Rosé, qui prit alors comme nom de théâtre celui de son mari, précédé de Mlle, usage très courant à cette époque, comme le firent Mademoiselle Molière, Mademoiselle La Grange, Mademoiselle Du Parc, etc. Au moment du mariage, elle était une jeune et ravissante comédienne de 20 ans, talentueuse de surcroît, tandis que lui avait alors 43 ans et se révéla par la suite être un comédien très médiocre.

On ignore quel était son métier précédent, on sait juste qu’il était grand, puisque Nicole dans Le Bourgeois gentilhomme le traite de « grand escogriffe de maître d’armes ». Molière lui confia souvent des rôles de bretteur, de spadassin, de maître d’armes, de sergent, peut-être parce qu’il était précédemment familier avec ces choses, comme ancien soldat par exemple. Le portrait qu’en fit Hillemacher nous montre un mâle profil portant fièrement le bicorne et la moustache.

En tant que comédien il resta confiné dans des rôles accessoires. On peut remarquer, par exemple, que Villebrequin dans La Jalousie du barbouillé est un personnage surnuméraire : on pourrait attribuer les quelques rares répliques qu’il dit à Gorgibus, et même à en supprimer quelques-unes sans que l’intrigue en souffre le moins du monde. Dans Les Précieuses ridicules, il ne prononce que quelques mots et apporte des chaises. Dans Sganarelle, il n’apparaît que dans la toute dernière scène pour préparer le dénouement.

À côté de sa brillante comédienne de femme, il fut « le mari de la reine », comme le décrit Henry Lyonnet. Mais il suivit la troupe sans faillir. Après la mort de Molière, il resta parmi les fidèles qui continuèrent à jouer à l’Hôtel Guénégaud.

Il mourut le 9 mars 1676, à l’âge de 69 ans, et fut inhumé le lendemain.

Quelques-uns de ses rôles

Sources

  • Henry Lyonnet, Dictionnaire des comédiens français, Bibliothèque de la revue Universelle Internationale Illustrée, Paris et Genève, 1902-1908.
  • Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle.
  • Théâtre complet de Molière, Le Livre de poche.