Danone

Danone
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Logo de Danone

Création 1925
Dates clés 1966 : création de Boussois-Souchon-Neuvesel ;
1969 : OPA hostile sur Saint-Gobain, le groupe se recentre sur l'agroalimentaire[1] ; 
1973 : BSN fusionne avec Gervais Danone ;
1994 : l'entreprise devient Groupe Danone, raccourci par la suite en Danone ;
2007 : recentrage autour de la valeur santé
Fondateurs Isaac Carasso
Personnages clés Daniel Carasso
Antoine Riboud
Franck Riboud
Emmanuel Faber
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : BN
Slogan Danone. One planet. One health.
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Franck Riboud, Président d'Honneur de Danone
Emmanuel Faber, PDG du conseil d'administration de Danone depuis 2017
Actionnaires Investisseurs institutionnels : 77 %
Actionnaires individuels et FCPE « Fonds Danone » : 10%
Actions propres et auto-contrôle : 7%
Autres : 6 %[2]
Activité Agroalimentaire
Produits Nutrition infantile, café, produits laitiers et non-laitiers, produits à base de plantes, cereales du petit-déjeuner, confiserie, eaux en bouteille, crèmes glacées, aliments pour animaux de compagnie, compléments alimentaires, fruits et légumes surgelés, légumes frais, salade, fruits secs
Filiales The Dannon Company (US)
Evian
Danone North America (anciennement WhiteWave)
Effectif 104.843 (2017)[3]
SIREN 552 032 534[4]
Site web www.danone.com

Capitalisation 46,9 milliards € (2017)[3]
Chiffre d’affaires 24,68 milliards d'euros (2017)[3]
Résultat net (part du groupe) 2,453 milliards d’euros en 2017[3]

Danone est une multinationale alimentaire française qui a été fondée à Barcelone, en Espagne[5] et dont le siège social est à Paris. L’entreprise est cotée au Euronext à la Bourse de Paris, où elle est incluse dans l’indice boursier CAC 40[6].

Elle est issue de la fusion, en 1973, entre Danone et Gervais (fusion qui date de 1967) et le groupe français Boussois-Souchon-Neuvesel (connu sous le sigle BSN et issu, à son tour, en 1966, de la fusion de l'entreprise de glaces Boussois et de la verrerie Souchon-Neuvesel). En 1994, il a été décidé de donner au groupe ainsi formé en 1973 le nom de sa marque de produits frais : Danone[5].

Au fil des années, l'entreprise se décline autour de quatre pôles : produits laitiers frais, eaux en bouteille, nutrition médicale et nutrition infantile. Présente sur plus de 120 marchés, en 2017 ses ventes se sont élevées à €24,68 milliards ($30,80 milliards), avec plus de la moitié dans des pays émergents[3], faisant d'elle la 5e entreprise agroalimentaire du monde. Le groupe emploie 100 000 collaborateurs à travers le monde, et compte plus de 180 sites de production[3]. En 2017, les produits laitiers frais essentiels et le produits à base de plantes représentaient 52% des ventes totales du groupe ; la nutrition spécialisée, 29% ; les eaux,19% et la nutrition médicale, 7%[3]. Danone devient alors la 2e plus grande entreprise de transformation de produits laitiers au niveau mondial, et la première française, en chiffre d'affaires, derrière Nestlé[7].

En 2001, l'entreprise est marquée par l'affaire LU : la fermeture d'usines et un plan de licenciements ont pour conséquences protestations et boycott. Dans les années 2010, Danone fait l'objet de plusieurs controverses relatives à la publicité de certains de ses produits, jugée mensongère ; elle est également dénoncée pour sa promotion du lait en poudre pour les nourrissons, en Indonésie.

Chronologie

Historique

Naissance de Danone et création de Gervais-Danone (1919-1969)

À la fin de la Première Guerre mondiale en Espagne, de nombreux enfants souffrent de troubles intestinaux, liés à de mauvaises conditions d'hygiène et à la chaleur. Devant ce constat, Isaac Carasso, négociant, s'intéresse aux recherches d'Elie Metchnikoff, chercheur à l'Institut Pasteur et prix Nobel en 1908. Celles-ci portent sur les bienfaits des yaourts et des ferments lactiques sur la santé. Le scientifique met notamment en évidence leur utilisation dans le traitement des désordres intestinaux[8]. Isaac Carasso connaît déjà les vertus du yaourt. À Salonique, d'où il est originaire, ce produit est largement démocratisé. Il se vend d'ailleurs dans les rues, au kilogramme[9]. Il décide alors de l'introduire en Espagne en y incorporant des ferments lactiques, sur les conseils de médecins. C'est l'Institut Pasteur qui lui fournit les souches[10].

En 1919, dans un petit atelier à Barcelone, Isaac Carasso lance la production de yaourts. Ils sont fabriqués avec du lait frais et sont distribués le lendemain. La marque s'appelle alors « Danon », en référence au surnom catalan de son fils « petit Daniel ». Cependant, un nom propre ne peut être un nom commercial. Le fondateur rajoute alors un « e » pour enregistrer la marque, qui devient « Danone ». En 1923, le Collège des médecins de Barcelone reconnaît officiellement les propriétés du yaourt[8]. Les pots sont vendus en pharmacie sur recommandation des médecins, puis en crémerie[11]. Après des études de commerce à Marseille et un stage en bactériologie à l'Institut Pasteur, Daniel Carasso, alors âgé de 20 ans, lance la marque en France en 1929 en créant la Société parisienne du yoghourt Danone. La première usine ouvre ses portes en 1932 à Levallois-Perret.

Très vite, d'autres produits sont déclinés. En 1937, Dany, le premier yaourt aux fruits est lancé[9]. Les yaourts aromatisés aux fruits sont commercialisés en 1953, les veloutés sont lancés en 1963 et les gélifiés en 1966[12]. En 1942, l'occupation de la France contraint Daniel Carasso à se réfugier aux États-Unis. Il poursuit le développement de la marque, rachète un fabricant de yaourts[13] et lance Dannon Milk Products. Sur les conseils du publicitaire français Raymond Loewy, l'orthographe de la marque s'américanise afin d'éviter une mauvaise prononciation[14]. Dannon Inc. est créé aux États-Unis. De retour en France, Daniel Carasso revend sa société américaine à Beatrice Foods (elle sera rachetée par Danone France en 1981) et cherche à renforcer Danone. L'entreprise fusionne en 1967 avec les Fromageries Gervais. Le groupe Gervais-Danone est né[15].

Du yaourt vers son pot : BSN (1970-1977)

Usine Danone à Bieruń, en Pologne.
Siège de la société Danone, dans l'ancien siège de la Banque Transatlantique (17 boulevard Haussmann, Paris)
Article détaillé : Boussois-Souchon-Neuvesel.

Au début des années 1970, Gervais-Danone rachète de nombreuses marques de pâtes et de conserves alimentaires : Milliat Frères, Panzani, Garbit, Petitjean et Lhuissier[9], et devient ainsi le premier producteur de pâtes en France[16].

Dans le même temps, l'entreprise Boussois-Souchon-Neuvesel (BSN), présente sur le marché de l'emballage[17], se diversifie dans l'agroalimentaire en rachetant Évian, Blédina, Kanterbraü, Kronenbourg[14], et devient numéro un de la bière, des eaux minérales et de la nutrition infantile.

En 1974, BSN fusionne avec Gervais Danone[18]. La nouvelle entité est baptisée BSN-Gervais-Danone. Les activités principales du groupe sont alors les produits frais, les boissons, les pâtes et les plats cuisinés[réf. nécessaire].

Recentrage sur l'alimentaire, diversification et essor du groupe (1978-1995)

Paquet de Petit Beurre de la marque LU lorsqu'elle était détenue par la marque Danone.

En 1978, BSN-Gervais Danone acquiert la brasserie belge Alken. En 1979, à la suite du choc pétrolier, l'entreprise cède ses activités de verre plat. Le groupe se recentre alors sur l'alimentation, s'agrandit et étend ses activités en Europe[18]. En 1980, il acquiert la branche alimentaire de la Générale Occidentale[19], spécialisée dans l'épicerie et la confiserie et propriétaire de nombreuses marques comme Carambar, Liebig, Vandamme, la Pie qui Chante, Maille... BSN-Gervais Danone devient la première entreprise agroalimentaire de France[20]. Son chiffre d'affaires atteint 16,5 milliards de francs[réf. nécessaire].

En 1983, le nom BSN-Gervais Danone est raccourci [réf. souhaitée]. L'entreprise s'appelle alors BSN. Malgré ce changement de dénomination, l'activité des produits frais de Gervais Danone reste très importante[14].

En 1987, BSN fait son entrée sur le marché du biscuit en rachetant Général Biscuit, qui possède la marque LU et est présent dans plusieurs pays : Allemagne, Italie, Pays-Bas, Belgique. Deux ans plus tard, le groupe fait l'acquisition de plusieurs filiales européennes de l'Américain Nabisco, parmi lesquelles les biscuits Belin[18]. La marque devient numéro un du biscuit européen et numéro deux mondial[22]. Le chiffre d’affaires du groupe s’élève alors à 48,7 milliards de francs.

En 1993, BSN rachète Vivagel [réf. souhaitée] et rapproche son activité alimentaire avec celle du groupe Saint-Louis (marques Marie, William Saurin, la Belle Chaurienne) au sein d'une filiale commune, nommée Panzalim. À la suite du désengagement de Saint-Louis en 1996, BSN récupère tout le portefeuille de marques[23].

Alors que sa présence se développe à l'international, BSN peine pourtant à se faire connaître. Son nom est déjà utilisé par une banque en Espagne, une entreprise de textiles aux États-Unis et une chaîne de télévision au Japon[16]. À l'heure de la mondialisation, le groupe a besoin d'une marque forte. Sa filiale Danone est connue partout dans le monde et assure à elle seule un quart du chiffre d'affaires[18]. En 1994, BSN change alors de nom pour devenir « Groupe Danone », représenté par « l'enfant à l'étoile ». Le groupe Danone possède alors 300 marques[22].

Recentrage sur trois domaines et début de l'internationalisation (1996-2006)

Franck Riboud, PDG de Danone de 1996 à 2014 et président du conseil d'administration de 2014 à 2017, puis Président d'Honneur depuis 2017.

En 1996, Antoine Riboud, président du groupe Danone, prend sa retraite à 77 ans et quitte ses fonctions[24]. Son fils Franck est nommé par le conseil d'administration pour lui succéder. 1996 marque aussi le début d'une période de recentrage pour l'entreprise.

En 1996, après plusieurs acquisitions dans les pays émergents, le groupe Danone acquiert 51 % des parts de Hangzhou Wahaha, numéro un des boissons non alcoolisées[25]. Zong Qinghou, fondateur de la société, devient alors le PDG de Danone-Wahaha, qui détient près de 39 coentreprises[26]. Les produits sont tous commercialisés sous la marque Wahaha. Grâce à ce partenariat, le groupe Danone réalise les trois quarts de son activité en Chine et 10 % de ses ventes mondiales[27].

L'entreprise cède les années suivantes plus de la moitié de ses activités épicerie et l'ensemble de la confiserie : Panzani, Amora Maille et William Saurin sont vendues à Paribas Affaires Industrielles[28], Marie à Uniq, Liebig à Campbell[29], et enfin La Pie qui Chante, Carambar et Vandamme à Cadbury[30].

Ce recentrage confirme la volonté du groupe de s'orienter vers la santé et l'alimentation saine[31]. Parallèlement, l'entreprise accélère sa stratégie d'internationalisation dans les pays émergents et fait son entrée à la Bourse de New York en 1998. La même année, le groupe est fournisseur officiel de la Coupe du monde de football pour les produits laitiers[33]. Trois marques sont alors mises en avant, correspondant aux trois nouveaux secteurs clés du groupe : Danone, Évian, LU[18]. En 1999, le groupe se sépare de sa filière emballage et se désengage du créneau de la bière, notamment avec la vente des Brasseries Kronenbourg et de Alken-Maes au groupe Scottish & Newcastle en 2000[34].

Dans les années 2000, Danone se tourne vers les pays émergents. L'entreprise se développe en Amérique latine (Uruguay, Chili), Asie (Chine, Malaisie, Singapour, Corée du Sud et Vietnam), Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Egypte) et au Moyen-Orient (Israël, Arabie saoudite).

En 2000, Danone choisit d’implanter un centre de recherche et développement à Palaiseau, dans le pôle scientifique et technologique de Paris-Saclay[35].

Le 5 mai 2002, Antoine Riboud décède à l'âge de 83 ans[36],[37].

Le centre de R&D de Danone à Saclay (Paris-Saclay).

En janvier 2004, Danone se renforce également en en Amérique du Nord avec l'acquisition de Stonyfield Farm, leader mondial du yaourt biologique[38]. En août 2004, une OPA est lancée sur la société serbe Knjaz Miloš Aranđelovac, qui enregistre 70 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2003. Knjaz Miloš Aranđelovac est numéro un en Serbie des eaux en bouteille avec les marques Knjaz Milos et Aqua Viva.

Mais en 2005, Danone constate que parallèlement aux 39 structures de la coentreprise, une soixantaine d'usines et de sociétés de distribution produisent et vendent des boissons illégalement sous la marque Wahaha. Le groupe français accuse son partenaire chinois de n'avoir pas respecté les clauses de non-concurrence. Il tente alors de prendre le contrôle de ces filiales, mais se heurte à Zong Qinghou qui dénonce l'intrusion des sociétés étrangères en Chine[39]. Wahaha affirme que le Français était au courant et lui reproche de prendre une part trop importante dans les coentreprises[40]. Danone entame alors des négociations, puis porte l'affaire devant les tribunaux en 2007. Nicolas Sarkozy évoque même ce dossier auprès du président chinois Hu Jintao lors d’une visite officielle[41]. En 2009, un accord amiable est trouvé entre les deux parties. Le groupe Danone quitte la coentreprise Danone-Wahaha et cède ses parts (51 %) à son ex-partenaire chinois[42]. À la suite de cette séparation, Danone quitte le marché des boissons non alcoolisées en Chine.

En 2006, Franck Riboud regroupe les activités de Danone sur les trois métiers les plus porteurs :

Ces trois secteurs représentent à eux seuls 85 % des ventes[18].

En 2006, Danone rachète l'eau embouteillée algérienne Tessala[43].

Poursuite de l'internationalisation autour des produits laitiers, de l'eau et de la nutrition infantile (depuis 2007)

En 2007, Danone se recentre à nouveau et se sépare de son activité biscuits[44], qui comprenait notamment les Tuc, Belin et LU, et la vend à Kraft (devenu Mondelēz International). Le 7 juillet marque la fin de la coopération entre Eden et Danone autour de l'entreprise Château d'eau[Note 1].

Après avoir cédé l'ensemble des actifs de LU, le groupe lance une OPA sur le Néerlandais Numico le 8 juillet. Danone acquiert ainsi l'un des leaders mondiaux de l'alimentation infantile et de la nutrition médicale. L'opération se boucle pour 12,3 milliards d'euros. Le 29 octobre, le conseil d'administration de Danone approuve la vente de sa branche Biscuits et produits céréaliers à Kraft Foods pour 6,3 milliards d'euros. Depuis, l'entreprise s'organise autour de quatre activités : les produits laitiers frais, les eaux, la nutrition infantile et la nutrition médicale.

Le 17 mai 2009, Daniel Carasso, alors président d'honneur de la société, décède[14].

Le 18 juin 2010, Danone s'associe avec Unimilk , l'un des principaux producteurs de lait en Russie. Ensemble, ils fusionnent leurs activités de produits laitiers frais en Russie, en Ukraine, au Kazakhstan et au Bélarus[45]. Cette joint-venture donne alors naissance au numéro un des produits laitiers dans cette zone[46]. La Russie devient le cinquième marché le plus important pour l'entreprise française[47].

En 2010, le groupe rachète Immédia, numéro trois des smoothies en France, ainsi que l'Américain Medical Nutrition[46]. Avec ses 16 millions de dollars de chiffre d'affaires, Medical Nutrition intègre le pôle nutrition de Danone qui réalise la même année 70 millions de dollars en Amérique du Nord[48]. L'objectif est d'accroître le positionnement de Danone sur les produits santé et en particulier sur la nutrition médicale, marché en pleine croissance[49]. En avril 2012, Danone est candidat pour racheter l’activité Alimentation infantile de Pfizer, mais cette activité sera finalement vendue à Nestlé [50]. Tout comme la nutritrion médicale, l'activité de nutrition infantile est en forte augmentation dans les pays émergents[51].

En 2011, la part des ventes réalisées dans les pays émergents franchit un cap, à 51 %[52].

En juin 2012, le groupe annonce sa montée au capital à hauteur de 67 % de Centrale Laitière, le leader marocain des produits laitiers, avec qui Danone travaille depuis 1953. En 2012, les quatre axes du groupe sont les produits laitiers frais (numéro 1 mondial), les eaux minérales (numéro 2 mondial), l'alimentation infantile (numéro 2 mondial) et la nutrition médicale (numéro 1 mondial)[53].

En , Danone s'associe au fonds d'investissement Abraaj pour s'emparer de 49 % de la société Fan Milk, une société qui fabrique et distribue des produits laitiers glacés et des jus au Ghana, au Nigeria, au Togo, au Burkina Faso, au Bénin et en Côte d'Ivoire[54]. Le , Danone annonce l'acquisition de 40 % du capital du groupe kényan Brookside (leader des produits laitiers en Afrique de l'Est)[55].

Le 20 mai 2013, Danone a annoncé une prise de participation de 4,0 % dans la société Mengniu, no 1 des produits laitiers en Chine, au travers d'un accord avec COFCO (leader public de l'agroalimentaire chinois et principal actionnaire de Mengniu). En février 2014, Danone a annoncé avoir porté sa participation de 4,0 % à 9,9 % dans Mengniu, pour 486 millions d'euros[56]. Danone devient le deuxième actionnaire de cette société. En parallèle en mai 2013, une joint-venture a été créée entre Danone et Mengniu pour développer la catégorie produits laitiers frais.

En août 2013, une fausse alerte à la toxicité d'ingrédients présents dans les laits infantiles vendus en Asie crée un climat de panique. En février 2014, Danone mandate la banque d'affaire JP Morgan en vue de céder son pôle nutrition médicale d'une valeur approximative de 3 milliards d'euros[57],[58], avant de réaffirmer ses quatre métiers (Produits Laitiers Frais, Eaux, Nutrition Infantile et Nutrition Médicale) en décembre 2014[59].

Le 1er octobre 2014, Franck Riboud laisse la direction générale de l'entreprise à Emmanuel Faber[60].

Le 31 octobre 2014, Danone, Mengniu et Yashili ont annoncé avoir signé un accord aux termes duquel Danone participait à une augmentation de capital réservée de l'entreprise chinoise Yashili pour un montant de 437 millions d'euros. Danone détient alors 25,0 % du capital de Yashvili[61].

En novembre 2015, Danone annonce avoir conclu un accord définitif avec le groupe chinois Yashili et sa maison mère Mengniu pour la vente de la marque de nutrition infantile Dumex, pour le prix de 150 millions d'euros. Les ventes de Dumex en Chine étaient très inférieures à ses niveaux de début 2013, et avait inscrit dans ses comptes une dépréciation de la valeur de la marque de 398 millions d'euros.

En juin 2016, Danone annonce l'acquisition d'une participation de 40 % dans Michel et Augustin[62]. En juillet 2016, Danone annonce l'acquisition pour 12,5 milliards de dollars, reprise de dettes comprise, de WhiteWave Foods, entreprise américaine spécialisée dans les produits laitiers biologiques qui possède les marques Horizon Organic, Silk et Earthbound Farm[63],[64]. En avril 2017, Danone pour obtenir l'accord des autorités de la concurrence dans le cadre de l'acquisition de WhiteWave, annonce la vente de Stonyfield[65]. En juillet 2017, Danone vend Stonyfield à Lactalis, pour 875 millions de dollars (soit 768 millions d'euros), pour se conformer aux demandes des autorités américaines de la concurrence[66],[67]. En février 2018, Danone vend une participation de 14 % pour 1,5 milliard d'euros, ne gardant plus qu'une participation de 7%[68].

Activité

En bleu : pays dans lesquels Danone possède des sites de production.

Secteurs

Danone répartit ses activités en 4 pôles et emploie 99 781 collaborateurs dans le monde au 31 décembre 2015[réf. souhaitée].

Évolution du chiffre d'affaires

En 2016, le groupe Danone a indiqué une légère baisse de son chiffre d'affaires, par rapport à l'objectif prévu[69].

En 2015, le groupe Danone enregistre 22,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires[70]. Plus de 50 % du chiffre d'affaires est réalisé dans les pays émergents, contre 16 % en 1997[52]. En 2015, l'entreprise a accru son chiffre d'affaires de 4,4 %.

De 1996 à 2015, les ventes sont passées de 13 à 22 milliards d'euros.

Chiffres clefs (milliards €)
Années 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
CA 13,70 13,02 12,06 12,78 15,22 14,98 17,01[71] 19,32 20,87[72] 21,298[73] 21,14[74] 22,41
Résultat net part du groupe 0,32 1,46 1,35 4,18 1,31 1,36 1,66 1,75 1,82 1,64 1,56 1,40

Marques

Références en 2015

En 2015, les principales marques du groupe sont :

  • Produits laitiers : Danone, Activia, Actimel, Danette, Taillefine, Danonino, Gervais, Danacol, Densia, Danio, Prostokvashino [réf. souhaitée], Oikos, Les 2 Vaches, Dan Active [réf. souhaitée], Danino
  • Eaux en bouteilles : Évian, Volvic, Badoit, La Salvetat, Aqua, Mizone en Chine, Font Vella  en Espagne, Villa del Sur en Argentine, Bonafont au Mexique, Zywiec Zdrój [réf. souhaitée] en Pologne
  • Nutrition infantile : Blédina, Laboratoire Gallia [réf. souhaitée], Milupa, Malyutka, Cow&Gate, Bebelac, Karicare, Nutrilon - Aptamil [réf. souhaitée], SGM [réf. souhaitée]
  • Nutrition médicale : Nutricia

Références passées

Au cours de la vie de l'entreprise, plusieurs marques ont été lancées puis retirées de la vente.

Danao

Lancé en 1998, Danao est un jus de fruit mélangé avec 20 % de lait. [réf. souhaitée] Après un pic des ventes en 2003 et une dizaine de références, le produit finit par s'essouffler. Danao ne représente plus que 1,4 % du chiffre d'affaires de Danone en France[75]. En 2007, Danone revend Danao au groupe CCLF, qui commercialise déjà des jus de fruits et de légumes frais sous la marque Florette.

Essensis

Commercialisé en janvier 2007, le produit laitier Essensis met en avant des vertus cosmétiques et veut devenir le « geste beauté du matin » à l'instar d'Actimel, le « geste santé du matin »[77]. Le yaourt, avec son packaging rose et argenté (une première dans le rayon des produits laitiers), est censé « nourrir la peau de l’intérieur ». Il se place alors sur le segment de la cosmétofood, tendance venue d'Asie. Il contient notamment de l'huile de bourrache, du thé vert et de la vitamine E. Selon le groupe, une étude clinique montre que les nutriments contenus dans le yaourt permettent de limiter la perte d'eau dans les cellules[78]. Mais l'association UFC/Que choisir réfute les arguments de l'entreprise et évoque un coup marketing. Elle mène une enquête auprès de consommatrices. Le résultat « ne montre pas de supériorité statistiquement significative de la consommation d’Essensis par rapport à celle de Velouté »[79]. L'efficacité du produit est donc remise en cause. Deux ans après son lancement, Essensis est retiré des linéaires.

Densia

En 2009, Danone projette de commercialiser Densia. Riche en calcium et en vitamine D, il est destiné aux femmes de plus de 45 ans, sujettes à l'ostéoporose. Mais un an plus tard, après des tests peu concluants effectués dans les supermarchés de Brive-la-Gaillarde en Corrèze, le groupe renonce à lancer le produit en France. Le yaourt est cependant déjà commercialisé en Espagne et en Italie. Il est même décliné en quatre références[80]. Finalement, le produit est lancé dans le reste de l'Europe. L'entreprise, encore marquée par l'échec d'Essensis, préfère renoncer au marché français[81].

Gouvernance d'entreprise

Direction de l'entreprise

De 1966 à 2014, Danone a été dirigé par un Président-Directeur général :

Au 1er septembre 2014, la gouvernance de Danone a évolué, avec la dissociation des fonctions de Président et de Directeur Général et mise en place d'une présidence renforcée [82]:

Conseil d'administration

Au 28 avril 2016, les 15 membres du Conseil d’Administration et le secrétaire du Conseil d'Administration sont les suivants[84] :

  • Franck Riboud - Président du CA
  • Emmanuel Faber - Vice-Président du CA et directeur général de Danone
  • Bruno Bonnell - Président d'I-VOLUTION
  • Clara Gaymard - Confondatrice de Raise
  • Jacques-Antoine Granjon - Président-Directeur Général de Vente-privee.com
  • Jean Laurent[85] - Administrateur référent de Danone et Président du Conseil d'Administration de la Foncière des Régions
  • Gaëlle Olivier - Directeur Général des activités d'assurances dommages AXA Asie
  • Benoît Potier - Président-Directeur Général d'Air Liquide SA
  • Isabelle Seillier - Directeur Général Europe, Moyen-Orient, Afrique pour les institutions Financières de JP Morgan
  • Mouna Sepehri - Directeur Délégué à la présidence du groupe Renault SA
  • Jean-Michel Severino - Gérant de I&P SARL (Investisseurs et Partenaires)
  • Virginia A. Stallings - Professeur de Pédiatrie à l’hôpital pour enfants de Philadelphie
  • Bettina Theissig - Administrateur représentant les salariés de Danone
  • Serpil Timuray - Directeur Général Afrique, Moyen-Orient, Asie-Pacifique du groupe Vodafone
  • Lionel Zinsou-Derlin - Président de PAI Partners SAS
  • Laurent Sacchi - Secrétaire Général du CA et Directeur Délégué à la Présidence

Structure de l'actionnariat

Au 31 décembre 2015[86] :

Marketing

Marque préférée des Français

En 1999, selon l'institut de sondage TMO, l'entreprise est la marque « préférée des Français »[89]. Et c'est la valeur santé qui est alors plébiscitée. Deux ans plus tard, Danone arrive encore en tête des résultats[90]. En 2011, Danone figure dans le top 3 des marques préférées des Français pour l'alimentation. Le numéro un étant Évian, une des filiales du groupe[91].

Communication

Pour nouer des liens étroits avec les consommateurs tout en affirmant son positionnement, l'entreprise lance Danoé en 1995, un magazine envoyé à 4 millions de foyers, qui propose des bons de réduction sur ses produits mais aborde aussi des sujets sur la forme et la santé[92].

En 2006, et 6 ans après le lancement de son premier site Internet, le groupe ouvre un nouveau site web : Danone et Vous. L'alimentation saine et la relation avec le consommateur sont au cœur de cette plateforme[93].

En 2011, le groupe Danone adopte une stratégie de communication sur l'alimentation saine en mettant en scène des producteurs de lait. Sur l'emballage des yaourts, un encart indique la ferme mais aussi l'usine où est fabriqué le produit[94].

En 2016, pour la cérémonie de remise des diplômes de l'école HEC, le directeur général Emmanuel Faber déclare aux étudiants et le public : « l'enjeu de la globalisation, c'est la justice sociale. Sans justice sociale, il n'y aura plus d'économie »[95],[96].

Packaging

En 2012, le groupe Danone change le packaging de ses pots de yaourt, à l'exception de Danette, Gervita, Fjord et Jockey[97]. La forme du pot devient plus élancée et stylisée. L'inscription Danone rappelle celle créée par Daniel Carasso. La base est également plus ronde afin de mieux s'adapter à la petite cuillère[98],[99].

L'Espagne est le premier pays à avoir vu ces nouveaux pots sur le marché. Les ventes ont ainsi augmenté de 3 à 4 %. En France, le Velouté sera le premier à être commercialisé avec ce nouveau packaging[97]. 65 % des produits ultra frais de Danone vont subir cette modernisation. Au total, 5 milliards de pots de yaourt commercialisés par an sont concernés par ce changement[100].

Sport

En 1994, Antoine Riboud crée l'Evian Masters, un tournoi de golf féminin. En 2013, l'événement sportif deviendra le premier tournoi majeur organisé en dehors des pays anglo-saxons. À cette occasion, la compétition changera de nom pour s'appeler « The Evian Championship »[101].

Depuis 2000, l'entreprise organise la Danone Nations Cup, une compétition internationale de football pour les enfants de 10 à 12 ans, parrainée par Zinédine Zidane.

Relations sociales

En 2010, le programme Dan'Cares est lancé. Il a pour but d'apporter la même couverture santé (chirurgie, hospitalisation, maternité, consultation médicale, pharmacie) à ses 100 000 salariés à travers le monde[102].

Danone figure à la troisième place dans le classement fait par l'Observatoire des multinationales de Human Rights Watch sur les entreprises françaises les plus inégalitaires (rapport entre le salaire du dirigeant et le salaire des salariés), sur la base des chiffres de 2012, la rémunération de son PDG représentant 195 fois la dépense moyenne par salarié[103].

Activité de lobbying

En France

Danone déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de lobbying en France pour un montant qui n'excède pas 300 000 euros sur le second semestre 2017[104]

Auprès des institutions de l'Union européenne

Danone est inscrit depuis 2011 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Le groupe déclare pour l'année 2016 pour cette activité des dépenses d'un montant compris entre 400 000 et 500 000 euros[105].

Aux États-Unis

Selon le Center for Responsive Politics, les dépenses de lobbying de Danone aux États-Unis s'élèvent en 2015 à 690 000 dollars[106].

Controverses

L'affaire Lu

Le 10 janvier 2001, le journal Le Monde révèle la fermeture prochaine de deux usines Lu. Le 29 mars, Danone annonce la réorganisation de son pôle Biscuits en Europe. Il comprend la fermeture de deux usines Lu sur sept, à Calais et à Évry sur la commune de Ris-Orangis, ainsi qu'un plan de licenciement dans sa filière biscuits pourtant bénéficiaire[107]. Le plan de restructuration prévoit la suppression de 1780 emplois, dont 570 en France[108]. L'objectif est de faire face à sa surcapacité industrielle à l'échelle européenne, en rationalisant les gammes et les lignes de production. Le taux d'utilisation des usines du groupe sont de 43 % contre 70 % chez ses concurrents. Danone s'engage alors sur des mesures d'accompagnement applicables à l'ensemble des sites concernés et sur des actions de réindustrialisation des territoires touchés jusqu'en 2004.

En France, l'annonce de ce plan déclenche une vague de protestation auprès des salariés, des syndicats, de l'opinion publique mais aussi de la classe politique[109].

Début avril, des employés de l'usine Lu de Calais lancent un appel au boycott. Petit à petit, le mouvement s'amplifie. Plusieurs mairies décident de suspendre l'achat des produits Danone dans les cantines scolaires, les crèches, les restaurants administratifs, les villages-vacances[110]... Des comités d'entreprise emboîtent le pas. À l'Assemblée nationale, Attac obtient une centaine de signatures de députés. Des usines sont également occupées et des tracts distribués par les salariés[111].

Cependant, même si les Français approuvent le boycott, celui-ci divise[112]. Les politiques et l'opinion publique soutiennent le mouvement, alors que des syndicats y sont opposés[113].

Ce plan entraîne aussi la mise en ligne d'un site Internet intitulé « jeboycottedanone » détournant le logo[114]. Danone poursuit en justice Olivier Malnuit, rédacteur en chef adjoint de Technikart, auteur du logo détourné, et le Réseau Voltaire qui seront chacun condamnés en première instance à payer 100 000 francs (15 000 euros) d'amende, 60 000 francs (9 000 euros) de dommages et intérêts, 30 000 francs (4 500 euros) de frais de publication judiciaire et 10 000 francs (1 500 euros) de frais d'avocats pour contrefaçon. Toutes ces condamnations seront annulées en appel, la Cour confirmant la supériorité de la liberté d'expression sur le droit des marques[Note 2]. Ce plan social intervient aussi à un moment de crispation de la cohabitation, à un an de l'élection présidentielle, entre Jacques Chirac et Lionel Jospin, les deux s'exprimant sur le sujet.

29 août 2004, le contrat des salariés de l'usine de Calais et d'Évry-Ris-Orangis, prend fin et les usines ferment leurs portes définitivement. L'infirmière d'une de ces usines raconte les trois ans de bataille entre la direction et les employés dans un livre paru chez Flammarion : Dehors les p'tits lus (ISBN 2-08-068816-2).

Rumeur de rachat par PepsiCo

En juillet 2005, une rumeur court sur un éventuel rachat par OPA hostile du groupe Danone par PepsiCo. L'information, révélée par le magazine Challenges, affirme que Pepsico a pris 3 % du capital de Danone[115]. Très vite, la classe politique se dit « préoccupée » et la rumeur enfle. Hommes politiques de droite et de gauche, syndicats s'élèvent pour défendre le groupe Danone, évoquant « un fleuron industriel »[117].

Pepsi nie avoir une telle intention, mais l'affaire fait grand bruit et le gouvernement français annonce qu'il fera son possible pour protéger Danone[118]. PepsiCo aurait indiqué à l'Autorité des marchés financiers (AMF) qu'il ne préparait pas d'offre sur le groupe alors que pendant des années, les investisseurs ont estimé crédible un rachat de Danone. De leur côté, les actionnaires déplorent un emballement autour de cette affaire.

Cependant, une voix discordante se fait entendre, celle de Gérard Augustin-Normand, président de Richelieu Finance. Selon lui, il s'agit d'une manœuvre « organisée par Danone et les pouvoirs publics français afin de rendre une OPA plus difficile et de constituer un socle d'actionnaires institutionnels français solide autour de Danone »[120].

À la suite de la rumeur d'OPA, l'action de Danone bondit de 10 % à la bourse de Paris[121] le mardi 19 juillet 2005[122].

Actimel et Activia : publicité mensongère

La publicité autour des supposées vertus des produits Actimel et Activia a été critiquées à plusieurs reprises. Au terme d'une action initiée en 2008 aux États-Unis, le groupe s'est engagé à verser 35 millions de dollars pour mettre fin aux poursuites[123]. En 2010, Danone a été contraint de retirer ses allégations concernant ses produits phares, Activia et Actimel, présentés de façon abusives comme favorables à la santé[124].

Publicité mensongère sur le produit Danonino

Le marketing destiné aux enfants sur le produit Danonino commercialisé par l'entreprise a été vivement critiqué par l'ONG de consommateurs foodwatch. Selon l'ONG, ce produit est présenté comme contenant du fruit alors qu'il n'en présente aucune trace[125]. Elle a lancé une pétition en mars 2017 qui a réuni plusieurs milliers de signatures. Depuis, la marque a modifié l'emballage de son produit ainsi que sa recette, y ajoutant 6% de fruit[126].

Promotion du lait en poudre et mise en danger de nourrissons en Indonésie

En 2010, un rapport de l’IBFAN[127], un collectif de 273 organismes à travers le monde dénonce les méthodes utilisées en Indonésie par les multinationales Danone à travers ses filiales Sari Husada[128] et Nutricia, Nestlé, et Friesland, pour promouvoir le lait en poudre auprès du personnel hospitalier aux dépens de la santé des femmes et des nouveau-nés[Note 3]. La situation est également dénoncée par l'association Save the Children[129].

En 2015, une enquête du magazine Cash investigation de France 2[130] illustre comment Danone met en place des contrats de formation avec le personnel soignant de certaines cliniques, dont les clauses indiquent qu’en échange de séances de formation de sages-femmes ou de matériel professionnel, ce personnel doit promouvoir auprès des familles, dès la naissance d’un nouveau-né, le lait en poudre SGM[131],[132].

L’emploi de lait en poudre pour les nourrissons dans les pays en développement est contraire aux recommandations de l’OMS[Note 4], et contraire également à la loi indonésienne depuis 2005[133]. Celui-ci pouvant conduire, d’une part, à des maladies graves chez le nourrisson dans des régions où les conditions sanitaires ne sont pas réunies[Note 5], d’autre part, conduire à l’arrêt de la production de lait chez la mère ne trouvant d’autre issue que de prolonger l’utilisation de lait en poudre[132],[Note 6]. Il est estimé que l’allaitement pourrait réduire de 13 à 22 % la mortalité infantile dans ce pays à forte natalité[133]. L’utilisation du lait en poudre pour les nourrissons y est un enjeu de santé publique dénoncé notamment par l’Association des femmes indonésiennes qui allaitent (Aimi) depuis 2007[133].

Interrogé sur cette situation, la direction du groupe Danone a refusé les demandes d’interviews des journalistes et son directeur général Emmanuel Faber, abordé par la journaliste Élise Lucet à la sortie d'un colloque n'a voulu faire aucun commentaire[132]. Danone s’est déclaré « choqué par le reportage » au lendemain de sa diffusion[134] et a affirmé respecter le code international de commercialisation des substituts de lait maternel de l'OMS et faire respecter par ses filiales « un code de conduite des affaires rigoureux »[135].

L’Indonésie est présentée comme le 5e contributeur en termes de ventes mondiales du groupe Danone en 2014[128] et son lait SGM comme le plus distribué dans ce pays[131].

Notes et références

Notes

  1. Le closing [Quoi ?] a eu lieu le 7 juillet 2007 au lieu de janvier 2008. [réf. nécessaire] Eden récupère 52 % des parts de Danone qui se désengage totalement de l'entreprise Château d'eau alors qu'il devait reprendre par accord de principe les 48 % des parts d'Eden en janvier 2008. Château d'eau leader de l'eau en bombonnes de 18,6 litres pour les fontaines réfrigérées devient à 100 % Eden groupe dont le siège est à Lausanne en Suisse.
  2. Je boycotte Danone (site d'archive). L'entête du site archivé proclame « Initialement publié en avril 2001, jeboycottedanone.com relayait l'appel au boycott des produits Danone lancé par l'intersyndicale » (Affaire Danone contre Réseau Voltaire) pour s'opposer à ce qu'ils considèrent être des « licenciements spéculatifs de la multinationale ». En retour, Danone attaqua le Réseau Voltaire, éditeur du site, pour infraction au droit des marques. À l'issue de deux ans de procédure, par un arrêt de la Cour d'appel de Paris du 30 avril 2003 celle-ci déboute finalement le groupe Danone.
  3. « Companies are also aggressively seducing health workers because they know that doctors and nurses influence mothers’ choices. Presents such as ice boxes, televisions and emergency lights have been donated to healthcare facilities while companies are also reported to give cash or ‘cheap’ and low-cost supplies of breastmilk substitutes to hospitals. (…) Products such as SGM 1 and Vitalac 1 (Sari Husada), Lactogen 1 (Nestlé), Bebelac 1 (Nutricia) and Frisian Flag 1 (Friesland) are regularly distributed, in violation of the Code and to the detriment of mother and infant health. » - « A survey of the state of the International Code of Marketing of Breastmilk Substitutes and subsequent WHA Resolutions »[lire en ligne]. Voir également BFAN-ICDC report on baby food marketing practices : Danone/Sari Husada[lire en ligne]
  4. « Préférez l’allaitement : “L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande de nourrir les enfants exclusivement au sein pendant les six premiers mois de leur vie afin de leur donner les meilleures chances en matière de croissance, de développement et de santé » - Brochure de l’OMS : « Préparation de poudre pour nourrissons dans les établissements de soins » [lire en ligne].
  5. « Lorsque des nourrissons ne sont pas nourris au sein, il faut régulièrement alerter les personnes qui s’en occupent, notamment dans le cas des nourrissons à haut risque, du caractère non stérile des PPN et du risque qu’elles soient contaminées par des agents pathogènes susceptibles de causer des maladies graves. Ces personnes doivent recevoir des informations leur permettant de limiter les risques d’infection » - Directives de l’OMS, brochure : « Préparation, conservation et manipulation dans de bonnes conditions des préparations en poudre pour nourrissons » [lire en ligne].
  6. Voir également : Archives de la FAO « L'allaitement maternel » [lire en ligne]

Références

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Annexes

Bibliographie

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  • Félix Torres et Pierre Labasse, Mémoire de Danone : Barcelone, Paris, New York, Paris, le Cherche Midi, coll. « Documents et Guides », (ISBN 978-2-749-10047-0)
  • Serge Saint-Michel, Roland Garel et Nadine Voillat, Le Groupe Danone : la femme au tulle vert, Strasbourg, Éd. du Signe, (ISBN 978-2-746-81243-7)
  • Dominique Centlivre-Petit, Pour une ingénierie de l'apprentissage local : le cas du groupe Danone, Paris, S. Arslan, (ISBN 978-2-842-76033-5)

Liens externes

  • Site officiel
  • Danone sur OpenFoodFacts.