Daniel (prénom)

Daniel est un nom d'origine hébraïque qui signifie « Jugement de Dieu » ou « Dieu est mon juge » (Dan : « Juge » et El : « Dieu »). En France, il est fêté le 11 décembre[1].

Variantes linguistiques

  • Diminutifs masculins français les plus fréquents : Dani, Danny, Dany[2].
  • Formes féminines françaises les plus fréquentes : Danièle ou Danielle, Daniela[2].

La présence du prénom en Asie centrale vient possiblement de Tamerlan, qui fit transporter vers 1400 de Perse à Samarcande les reliques supposées du prophète Daniel, également reconnu comme prophète en islam. Un des fils de l'empereur moghol Akbar, lui-même descendant de Tamerlan, s'appelait Daniyal. Le prénom est également usité au Pakistan.

Notoriété du nom en Occident

Le plus ancien porteur connu du nom en Occident est Daniel de Padoue (-168) en Vénétie, au Nord-Est de l’Italie, où les formes « Daniel » et « Danieli » sont encore concentrées de nos jours. La proximité de ce foyer avec le Piémont, au Nord-Ouest, et les actuelles Alpes-Maritimes, où on trouve les variantes « Danielli » et « Daniele », a conduit à une première introduction en France.

Le nom Daniel a ensuite connu un accès de popularité vers 490, au moment du décès du moine Daniel le Stylite à Constantinople. Les pèlerins bretons présents à cette époque en Asie Mineure l'ont introduit par voie maritime dans l'île de Bretagne, où ils l'ont rendu également populaire, de même que d’autres noms bibliques. Le pays de Galles (principalement le Carmarthenshire) est ainsi aujourd’hui encore la région d’Europe où ce nom est, de loin, le plus répandu.

C’est surtout à l’occasion de l’émigration massive des Bretons vers l’Armorique dans le courant du VIe siècle qu'il a été largement introduit en France, où on le rencontre presque uniquement en Bretagne. Surtout présent dans les actuelles Côtes-d'Armor jusqu’aux années 1930, il est, depuis, majoritaire dans le Morbihan[3].

Popularité du nom

Ce prénom est très répandu dès les premiers siècles de notre ère, puis décline du XVe au XVIIIe siècle. À partir de 1950 et jusqu'en 1980 il est très populaire aux États-Unis puis en Angleterre, où il a été au troisième rang des prénoms masculins. Avec plus de 350 000 occurrences entre 1940 et 2002, c'est, selon l'Insee, le dixième au palmarès des prénoms masculins en France pendant cette période (troisième rang au palmarès des prénoms en 1944). C'est en 1947 qu'il culmine et arrive en quatrième position avec plus de 21 000 attributions. Tombé en désuétude, il n'est plus utilisé qu'environ 200 fois par an dans les années 2000[1].

Notes et références

  1. a et b Daniel sur tous-les-prenoms.com
  2. a et b Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des prénoms, Paris, Larousse, , 675 p. (ISBN 978-2-03-583728-8), p. 154.
  3. Philippe Daniel, « Histoire du nom Daniel, de l’Orient à la Bretagne, Ve-VIe siècles - L’introduction du nom Daniel et des noms bibliques dans l’île de Bretagne, en Armorique et dans le pays de Redon »