Dalida

Dalida
Description de cette image, également commentée ci-après
Dalida en 1967.
Informations générales
Surnom Dali
Nom de naissance Iolanda Cristina Gigliotti
Naissance
Le Caire (Égypte)
Décès (à 54 ans)
Paris (France)
Activité principale Chanteuse, actrice
Genre musical Chanson française, disco, twist, raï, musique folk, yéyé, reggae
Instruments Voix
Années actives 1954 - 1987
Labels Barclay, Orlando Productions, Universal Music
Site officiel dalida.com
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo de.

Iolanda Cristina Gigliotti, dite Dalida, née le au Caire (Égypte) et morte le à Paris, est une chanteuse et actrice française.

Issue d'une famille italienne installée en Égypte, elle est élue Miss Égypte 1954 et tourne plusieurs films au Caire.

Installée en France à partir de , elle connaît son premier succès de chanteuse avec le titre Bambino en . Se façonnant un répertoire regroupant plus de 1 000 chansons, interprétées en de nombreuses langues, elle devient une grande figure de la chanson française et une star à l'échelle internationale. Elle participe aussi à la popularisation de genres musicaux comme le twist, le disco, la pop ou encore le raï.

Parmi ses chansons les plus connues, figurent Come prima, Les Gitans, Gondolier, Les Enfants du Pirée, Itsi bitsi petit bikini, Le Temps des Fleurs, Darla dirladada, Paroles... Paroles..., Gigi l'amoroso, Il venait d'avoir 18 ans, Salma Ya Salama, Monday, Tuesday… Laissez-moi danser ou encore Mourir sur scène. Avec les titres J'attendrai et Bésame mucho, Dalida est une des premières artistes françaises à interpréter des chansons disco.

Souffrant d’une grave dépression, en raison notamment d'une succession de drames personnels, elle se suicide quelques mois après avoir été l'actrice principale du film dramatique égyptien Le Sixième Jour. Vingt ans auparavant, à la suite du suicide de son compagnon, Luigi Tenco, dont elle se sentait responsable, elle avait déjà essayé de se donner la mort. Sa disparition lui façonne une image d’icône au destin tragique.

D’après sa maison de disques, Universal Music, Dalida a vendu 120 millions de disques de son vivant et 20 millions depuis sa mort.

Jeunesse

Origines

Iolanda Gigliotti naît le à Choubra (faubourg aux portes du Caire) de parents italiens (originaires de Serrastretta, dans la Calabre). Son père, Pietro Gigliotti (-), est premier violon à l'Opéra du Caire ; elle le suit en coulisse lors de ses répétitions, entonnant des airs d'opéra[1]. Sa mère, Filomena d'Alba, est couturière[2].

Elle est la seule fille d'une famille de trois enfants : Orlando, né en , est l'aîné ; son frère cadet, Bruno, est né en (par la suite, il prendra pour nom de scène Orlando, le prénom de son frère aîné et deviendra l'agent artistique de Dalida)[3].

Enfance

À la fin de l'année alors qu'elle est âgée seulement de 10 mois, elle est plongée dans le noir (bandage porté 40 jours sur les yeux selon les recommandations du médecin[4]) à cause d'une infection des yeux. Cet accident de santé provoque chez elle de violents maux de tête et un strabisme divergent que plusieurs interventions chirurgicales (y compris à l'âge adulte) atténueront, mais qui l'oblige à porter des lunettes jusqu'à 16 ans, âge où elle les jette pour se prouver qu'elle est belle malgré ce strabisme[5].

Elle étudie dans une école religieuse de Choubra et fait ses premiers pas sur la scène du club de théâtre de l’école. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, son père, comme tous les immigrés italiens, est interné dans le camp de Fayed, près du Caire, l'Égypte étant devenue une alliée du Royaume-Uni avec le traité anglo-égyptien de 1936. Tous les deux mois, elle lui rend visite, mais le voit progressivement dépérir. Il revient du camp en avec des migraines et l'amertume de sa carrière gâchée. Toute la famille devra subir son instabilité psychologique[6]. Il meurt d'une congestion cérébrale un an plus tard[7]. Cette période traumatisante de son jeune âge se reflète plus tard lorsqu'elle cherchera un conjoint[8].

Adolescence

Fascinée par l'actrice américaine Rita Hayworth, Iolanda Gigliotti rêve d'exercer le métier d'actrice elle aussi. Elle prend alors des cours de théâtre à l'école. Plus tard, elle subit une opération visant à atténuer son strabisme divergeant[3]. Grâce à cette dernière qui se révèle être un succès, elle décide de se présenter à un concours de beauté. Le jury, alors séduit par la jeune femme, lui octroie le titre de Miss Ondine du Caire. En , elle réitère l’expérience avec le concours national et obtient le titre de Miss Égypte[3].

Débuts cinématographiques

Sa victoire au concours de lui ouvre les portes du cinéma égyptien. En effet, l'élection est suivie par Niazi Mostafa, un réalisateur égyptien, et par Marco de Gastyne, un réalisateur français. Le premier l'engage pour tourner dans son film Sigarah wa kas. Le deuxième, quant à lui, propose à la jeune femme de jouer le rôle d'une espionne dans le film Le Masque de Toutankhamon. Sur les conseils de Gastyne qui croit en son talent, elle décide de partir en France pour continuer sa carrière professionnelle[10].

Carrière professionnelle

Arrivée en France

Elle arrive à Paris le . Quelques mois après s'être installée dans un appartement proche des Champs Élysées, elle fait la rencontre d'Alain Delon, qui est son voisin de palier. Au fil des mois, le manque de ressources financières pèse sur elle mais elle continue d'écrire à sa famille en lui disant que tout va bien[11].

Lors de son arrivée en France, elle est dans l'espoir de faire carrière dans le cinéma mais prend rapidement conscience que son maigre bagage ne pèse rien aux yeux des producteurs français et s'oriente alors vers la chanson[3]. Après avoir chantée plusieurs soirées dans le cabaret Le Drap d'Or à Paris, elle est repérée par le directeur de la Villa d'Este où elle va chanter dans un répertoire à l'exotisme latin[12].

Au début de sa carrière, elle avait pour nom de scène « Dalila ». Seulement, sur les conseils de l'écrivain et scénariste Marcel Achard qui pense que ce pseudonyme fait trop penser aux mythiques Samson et Dalila, elle le change très vite en « Dalida »[13].

À la recherche de nouveaux talents pour son music-hall, Bruno Coquatrix lui suggère de participer à un concours pour amateurs, « Les Numéros 1 de demain », organisé à l'Olympia le . Sont présents Eddie Barclay, jeune producteur de disques (qui vient d'importer le disque microsillon des États-Unis en France) et Lucien Morisse, directeur des programmes d'Europe 1[14],[15]. Ce dernier, subjugué par le charme oriental de Dalida, la convoque dans ses bureaux de la rue François-Ier et prend sa carrière en main.

Elle obtient la nationalité française en [16],[17].

Années 1950 : premiers succès sur Europe 1

Dalida en .

Le , sort le premier 45-tours de Dalida, Madona, une adaptation française d'un titre portugais d'Amália Rodrigues, Barco Negro. Après le succès mitigé de ce disque et du deuxième, La Violeterra, sort en octobre, Lucien Morisse pense avoir déniché le titre phare de Dalida, Bambino, reprise d'une chanson de Marino Marini (Guaglione), initialement prévue pour la vedette en place, Gloria Lasso. Morisse bloque la chanson, la fait enregistrer en une nuit et la fait passer toutes les heures à l'antenne d'Europe 1. Bambino rencontre un grand succès en France et parvient à se classer en tête des ventes pendant plusieurs semaines'[19]. Sur cette lancée, Dalida partage quelques semaines plus tard la même scène de l'Olympia en première partie du spectacle de Charles Aznavour, puis en vedette américaine de Gilbert Bécaud.

La chanteuse fait éditer son premier album dans de nombreux pays, dont les États-Unis[20]. Le , Norman Granz, l'imprésario d'Ella Fitzgerald, profite de la venue de Dalida, aux États-Unis, pour lui proposer un contrat de 15 ans à Hollywood. Toutefois, la chanteuse décline la proposition. Un même contrat lui sera proposé, en , qu'elle refusera à nouveau[21].

Au cours des années 1958 et 1959, elle connaît plusieurs succès, comme Les Gitans, Gondolier, Le Jour où la pluie viendra, Come prima ou encore Ciao, ciao bambina.

Années 1960 : répertoire méditerranéen et twist

Dalida en au Festival de Sanremo.

Elle débute les années avec des succès tels que Les Enfants du Pirée, Itsi bitsi, petit bikini, Romantica ou encore T'aimer follement. Son répertoire, très méditerranéen, plait aux Français. La chanteuse, surnommée « mademoiselle Juke-Box », devient la première artiste féminine à ouvrir son fan-club[22].

Elle épouse Lucien Morisse le [14]. Avec celui-ci, il s'agit non pas d'un mariage d'amour, mais plutôt d'un acte de reconnaissance envers celui qui a fait d'elle une vedette. Aussi vit-elle, dès le début de son mariage, une liaison de à avec l'artiste-peintre Jean Sobieski[7]. Lucien Morisse tente de stopper la carrière de Dalida, qui fait alors l'objet de critiques et intimidations[7]. Elle persévère néanmoins et ce dernier reconnaît son triomphe personnel à l'Olympia en . Leur divorce est prononcé en [12].

Les années 1960 voient l'arrivée d'une vague de jeunes chanteurs, la génération yéyé. Bon nombre de vedettes des années tombent dans l'oubli, mais Dalida parvient à résister en se reconvertissant, à contre cœur[6] au twist et autres nouvelles modes qui, alors, séduisent le jeune public[23] avec des succès tels que T'aimer follement, Itsi bitsi petit bikini, Garde-moi la dernière danse, La leçon de twist, Le jour le plus long, Que sont devenues les fleurs, Le petit Gonzalès, Chaque instant de chaque jour, Amore scusami, La Danse de Zorba, ou encore Il Silenzio (Bonsoir mon amour). En , elle se teint les cheveux en blond vénitien[24]. Cette même année, elle parcourt la France avec succès, chantant notamment durant le Tour de France et à l'Olympia[25].

Après sa tentative de suicide en à Sanremo, en Italie[26], elle interprète un nouveau type de textes, plus graves, tels que Les Grilles de ma maison, Ciao amore, ciao, Mama, Le temps des fleurs ou encore Les Anges noirs. En , Dalida reçoit entre autres la médaille de la présidence de la République des mains de Charles de Gaulle et la Croix de Commandeur Arts-Sciences-Lettres des mains de Roger Pinoteau[27].

Années 1970 : périodes de doutes, puis disco, raï et pop

En , Arnaud Desjardins, avec qui elle vit une idylle, lui fait découvrir la philosophie orientale. Passant un mois par an dans un Âshram du Bengale[28], elle envisage d'arrêter sa carrière mais décide finalement de continuer à chanter[29].

Elle change de répertoire, interprétant des chansons plus dramatiques tels qu'Avec le temps de Léo Ferré, Mamina de Pascal Danel et Je suis malade de Serge Lama, ainsi que des titres originaux comme Il venait d'avoir 18 ans, Ta femme. Elle ne renonce pas pour autant aux grands succès populaires, avec notamment Darla dirladada, Parle plus bas, Paroles… Paroles… (en duo avec Alain Delon) ou encore Gigi l'amoroso qui deviendra la plus emblématique de son répertoire : no 1 dans douze pays, elle bat un record de vente au Benelux (détenu jusqu'alors par Frank Sinatra avec Strangers in the night)[30]. La décennie 1970 est également la décennie des Olympia à succès pour la chanteuse qui retrouve son public dans la salle mythique parisienne à trois reprises en 1971, 1974 et 1977[12],[11].

En 1975, Dalida est une des premières artistes françaises à s'initier au disco, avec son album Coup de chapeau au passé, regroupant des chansons telles que J'attendrai ou encore Bésame mucho. Elle enregistre ensuite Femme est la nuit, Génération 78, Ça me fait rêver, Le Lambeth Walk...C'était pas compliqué et Monday, Tuesday...Laissez-moi danser, un important tube disco, en 1979. Dalida crée un succès raï en . Inspiré par un folklore égyptien, Jeff Barnel réarrange ce qui deviendra un véritable hymne au Moyen-Orient : Salma Ya Salama. Elle enregistre la chanson en français, en arabe égyptien, en italien et en allemand. En , elle réitère l'expérience avec Helwa Ya Baladi, qui devient un autre classique dans les pays du Moyen-Orient[31].

Malgré son refus, à deux reprises, d'un contrat exclusif avec les États-Unis, elle obtient toutefois une ovation mémorable au Carnegie Hall de New York en et au Shrine Auditorium de Los Angeles en [21].

Années 1980 : retour à des chansons à texte et film Le Sixième Jour

Le soutien qu’elle apporte à François Mitterrand lors de l’élection présidentielle de 1981 lui attire l’animosité d’une partie de ses fans, qui soutiennent majoritairement le président sortant de centre-droit, Valéry Giscard d'Estaing, ce qui lui dessert professionnellement[32],[33],[34].

Elle débute les années avec un spectacle au Palais des sports de Paris et un passage à l'Olympia en 1981[35],[36]. Le soir de ce dernier passage dans cette salle de spectacle, Michel Drucker lui remet un disque de diamant (non reconnu par le SNEP) afin de souligner des ventes de disques annoncées à 65 millions d'exemplaires[37].

Dans son titre Il faut danser reggae, elle chante pour la première fois sur du reggae. Dans Rio do Brasil et Gigi in Paradisco, elle raconte la suite de l'histoire de Gigi, précédemment évoquée dans le titre Gigi l'amoroso, sorti en 1974. En 1982, elle sort d'autres titres, comme Confidences sur la fréquence et Les P'tits Mots, mais seule La Chanson du Mundial connaît le succès.

En , elle revient à des textes intimistes tels que Mourir sur scène, qui devient une chanson emblématique après sa mort[38], Bravo et Lucas, et continue de sortir des chansons plus dansantes, comme Soleil et Kalimba de Luna. En , elle enregistre le show « Dalida idéale », où elle reprend ses plus grands succès en changeant plus de quarante fois de tenues[39].

À partir de , Dalida est moins présente dans les radios et dans les programmes télévisés. En , elle participe au tournage du Sixième Jour, dans lequel elle interprète la vieille lavandière Saddika, à laquelle elle s'identifie et qui l’affaiblit moralement[40].

Elle est coupée de son public jusqu'à la rentrée pour cause de préparation d'une comédie musicale, dans laquelle elle devait jouer le rôle de Cléopâtre et d'une pièce de théâtre.

Mort et funérailles

Suicide

Maison de Dalida, située rue d'Orchampt (Montmartre, Paris), dans laquelle elle se suicide.

Dans les dernières années de sa vie, Dalida est atteinte d'une dépression chronique. Elle se produit pour la dernière fois en concert en Turquie du 26 au , à Antalya, au théâtre antique d'Aspendos. Il s’agit de sa dernière apparition publique[41]. De retour de ses concerts en Turquie, elle semble éteinte : elle ne sort plus, fume de façon compulsive et multiplie les insomnies[42].

Le , elle fait croire à son entourage qu'elle va voir dans la soirée la comédie Cabaret de Jérôme Savary, jouée au théâtre Mogador, et dîner en ville avec François Naudy. Mais, en réalité, François Naudy ne confirme pas le rendez-vous, ce qui la bouleverse[29],[43]. Dans la nuit du 2 au , restée seule dans sa maison du 11 bis rue d'Orchampt, se sentant vieillie et délaissée, elle se suicide par surdose de barbituriques, qu’elle avale avec un verre de whisky, alcool qui multiplie l’effet des médicaments[1],[3],[40].

Elle laisse deux lettres : une à Orlando (son frère) et une autre à son compagnon, François Naudy, ainsi qu'un mot, sans doute à l'attention de son public : « La vie m'est insupportable. Pardonnez-moi »[40].

Son habilleuse découvre son corps inerte le en fin d'après-midi[44].

Inhumation

Elle est inhumée le au cimetière de Montmartre (division 18), après une cérémonie en l'église de la Madeleine[45].

Vie privée et familiale

En dépit de sa réussite professionnelle, Dalida connaît une vie personnelle marquée par une série de drames et de déceptions sentimentales. Plusieurs de ses partenaires se sont notamment suicidés.

Tensions avec son père

À l'âge de 12 ans, elle est marquée par la mort de son père, peu après la Seconde Guerre mondiale. Pendant le conflit, celui-ci a été interné dans un camp de prisonniers, étant italien dans un pays sous domination britannique (l'Italie fasciste était alors ennemie du Royaume-Uni). Marqué par cet épisode, son père devient violent et ses relations avec Iolanda et le reste de sa famille deviennent difficiles. La biographe Catherine Rihoit explique les déboires sentimentaux de Dalida par le fait qu'elle a cherché son père dans les différents hommes de sa vie.

Mariage avec Lucien Morisse

Dalida et Lucien Morisse.

Le , Lucien Morisse, après avoir divorcé de sa première femme, épouse Dalida, avec qui il est en couple depuis cinq ans. Mais Dalida, qui l'a plus épousé par reconnaissance professionnelle que par amour, le quitte rapidement pour Jean Sobieski[46].

Le , Lucien Morisse, avec lequel elle a gardé de bons rapports, se suicide d'une balle dans la tempe dans leur ancien appartement du 7 rue d'Ankara, à Paris[47],[48].

Liaison passionnée avec Jean Sobieski

Dalida entretient une liaison avec l'acteur et peintre Jean Sobieski de 1961 à 1963. Il est un des rares hommes de sa vie à ne pas avoir trouvé la mort dans des circonstances tragiques. À la suite de leur séparation, Dalida connaît une histoire amoureuse avec le journaliste Christian de La Mazière, dont elle se sépare en [N 1]. À Rome, elle vit une courte idylle avec Alain Delon[49].

Mort de Luigi Tenco et tentative de suicide

Dalida avec Luigi Tenco à la veille du suicide de celui-ci.
Dalida quelques heures après le suicide de Luigi Tenco.

Le , Dalida participe au festival de Sanremo avec Luigi Tenco, le nouvel homme de sa vie qu’elle a convaincu de prendre part à la compétition. Ce soir-là, le couple a pour intention d'annoncer leur projet de mariage à leurs proches[14].

Angoissé par l'idée d'un échec au festival, Luigi Tenco consomme de l'alcool et prend des calmants. À la suite d'une prestation jugée médiocre et malgré la prestation de Dalida, le titre Ciao amore, ciao n'est pas retenu par le jury. Déçu, le chanteur regagne sa chambre d'hôtel, où il se suicide en se tirant une balle dans la tête[N 2].

Inquiète par la comportement de Tenco, Dalida quitte le festival pour se rendre à son hôtel, où elle le découvre sans vie[29]. Sous le choc, elle caresse le visage de Tenco et se couvre de son sang[29]. Dans les semaines qui suivent, elle enchaîne émissions de télévision et enregistrements[29]. Le , elle interprète Ciao amore ciao avec l'intention de chanter pour la dernière fois de sa vie.

Le , elle fait croire à son entourage qu’elle embarque à l’aéroport de Paris-Orly pour rejoindre la famille de Luigi[29]. Elle regagne ensuite l'hôtel Prince de Galles et tente de se suicider en absorbant une importante dose de barbituriques[29]. Elle déclarera par la suite : « On m’a dit plus tard que, quand on prend une dose exorbitante de cachets, ça ne marche pas »[29]. Trouvée inanimée, elle reste plusieurs jours dans le coma et en convalescence plusieurs mois[50]. Souffrant d'escarres, elle doit subir une greffe de peau à une cheville[51].

Elle remonte sur scène en octobre 1967 pour un concert à l'Olympia, mais reste marquée par le suicide de celui qu'elle considère comme l'amour de sa vie[46].

Thérapie et nouvelles déceptions

À partir de , Dalida entame une thérapie[52]. Elle lit Teilhard de Chardin et Freud et se lie, entre et , au philosophe et écrivain Arnaud Desjardins. Mais celui-ci étant marié, ils préfèrent mettre fin à cette liaison. Vers , elle a une courte relation avec le chanteur Richard Stivell, qui lui avoue être déjà marié[53].

Lucio, avortement et stérilité

Dalida chantant Dan dan dan, une chanson revenant sur la perte de son enfant[réf. souhaitée], en 1967.

Un autre drame marque la chanteuse. En , tout juste remise de sa tentative de suicide, elle rencontre un étudiant originaire de Rome, Lucio, âgé de 18 ans. Si leur histoire ne dure pas, Dalida se retrouve enceinte et Lucio lui demande d'avorter, ce qu'elle accepte de faire sans en parler à personne d'autre qu'à son frère et à sa cousine[54]. L'opération, réalisée en Italie (l'avortement n'est alors pas autorisé en France), la rend stérile[55]. Cette relation avec Lucio lui inspire la chanson Il venait d'avoir 18 ans[55].

Amitié avec Mike Brant et suicide de celui-ci

Un de ses meilleurs amis, le chanteur Mike Brant, se donne la mort le [56]. Dalida lui avait permis de chanter en première partie de son Olympia à l'automne , et avait contribué à son succès en France[57]. Elle avait été la première à se rendre au chevet du chanteur israélien lors de sa première tentative de suicide, le .

Relation tumultueuse avec Richard Chanfray

Dalida avec Richard Chanfray.

En , elle fait la connaissance, par l'entremise de Pascal Sevran, de Richard Chanfray[58]. Ce dernier se définit comme le « comte de Saint-Germain » et un alchimiste immortel. Dalida et lui vivent une idylle tumultueuse de neuf années. Deux ans après leur séparation, en , Richard Chanfray se suicide avec sa nouvelle compagne par inhalation de gaz d'échappement de sa voiture[59].

Dernières relations et aggravation de sa dépression

Après sa rupture avec Richard Chanfray, Dalida a encore quelques compagnons. À partir de 1985, elle est en couple avec le médecin François Naudy[41]. Encore une fois, elle subit une déception, ce dernier ne souhaitant pas quitter sa femme et se montrant de plus en plus fuyant au fil du temps[29].

Engagements

Défense des homosexuels

Alors que l'homosexualité est un sujet encore relativement tabou dans le monde artistique, elle se montre partisane de la cause LGBT[60]. Elle interprète notamment des chansons qui la rendent populaire auprès de la communauté gay, comme Pour ne pas vivre seule et Depuis qu'il vient chez nous[61]. Cette thématique est d'autant plus sensible pour la chanteuse que de nombreuses personnalités gay l'entourent, comme Pascal Sevran et Bertrand Delanoë. Au cours de sa carrière et après sa mort, Dalida compte dans son public de nombreux fans homosexuels[62],[63].

Lutte contre le sida

En , Line Renaud et Dalida organisent un gala en faveur de la recherche contre le sida, qui touche plusieurs personnes de leur entourage[64]. Plusieurs artistes populaires viennent s'ajouter aux deux femmes, comme Thierry Le Luron et Nana Mouskouri[65].

Opinions politiques

Le soutien de Dalida à François Mitterrand lors de l'élection présidentielle de 1981 a un impact négatif sur la carrière de la chanteuse.

Durant sa carrière, Dalida s'exprime peu sur son opinion politique. Dans sa jeunesse, elle indique soutenir l’action du général de Gaulle[7].

En vue de l'élection présidentielle de 1981, elle chante dans plusieurs meetings de son ami François Mitterrand, candidat du Parti socialiste (PS), à qui elle apporte son soutien[66]. Le 21 mai 1981, lors de l'investiture présidentielle de celui-ci, elle est en première ligne des personnalités remontant la rue Soufflot[67]. C'est lors d'un rassemblement socialiste organisé à Marseille au début des années que Dalida, invitée par Gaston Defferre, fait la connaissance de François Mitterrand[68]. Elle devient ensuite une proche amie du Premier secrétaire du PS, voire sa maîtresse selon plusieurs sources[69],[70],[71],[72].

Cette prise de position de Dalida – bien qu'elle précise avoir soutenu « un homme et non un parti » – la dessert professionnellement et provoque la division de ses fans[32],[73]. En effet, la majeure partie de son public comprend des sympathisants centristes et de droite, notamment des soutiens de Valéry Giscard d'Estaing, qui échoue à se faire réélire face à Mitterrand lors du scrutin de [33],[34]. Dans les mois qui suivent la victoire de Mitterrand, Dalida se met en retrait et se dit attristée par les critiques qu'une partie de la presse et de ses fans lui adressent. Elle décide alors de partir en tournée à l'étranger[74]. Son amitié avec le président Mitterrand, qui ne s'enquiert plus d'elle, s'estompe rapidement[34].

En , elle est remarquée pour avoir fait une bise chaleureuse au dirigeant de l'opposition gaulliste, Jacques Chirac, dans une soirée privée de Line Renaud[32]. Alors que Dalida affirme être apolitique et ne se consacrer qu'à son public, les médias s'interrogent sur la possible signification politique de ce geste et y voient a minima la fin de l'engagement de Dalida auprès de Mitterrand et de son entourage[34].

Soutien aux radios libres

En , les radios libres sont autorisées à émettre sur la bande FM, mais à certaines conditions (limitation de la puissance des émetteurs pour ne pas brouiller les ondes d'autres radios ; stations devant être de type associatif, c'est-à-dire non commerciales)[75].

En , la Haute Autorité de la communication audiovisuelle annonce la cessation provisoire d'émettre pour RFM, NRJ et d'autres radios libres. Ces dernières appellent alors à manifester et sont soutenues par des personnalités comme Dalida, Guy Lux, Jean-Luc Lahaye, Johnny Hallyday ou encore François Valéry[76]'[75],[77]. Sous la pression, l’Assemblée nationale vote une loi permettant aux radios qui le souhaitent de passer du statut associatif à celui de société commerciale[réf. nécessaire].

Après ces manifestations, Dalida apparaît comme une « sauveuse » de ces radios, en particulier pour NRJ, où elle a répondu à l'appel à l'aide de son ami Max Guazzini, directeur de la radio. NRJ l'élit marraine de la radio dès [78]'[79]'[80].

Influence et postérité

Apparence physique

Dalida en .

Tout au long de sa carrière, Dalida est reconnue pour son code vestimentaire, presque entièrement composé de robes.

Au début des années , elle adopte la ligne New Look de l’époque inspirée de Christian Dior : taille fine et jupe ample. Brune à cette époque, elle mise sur les corsages ajustés et les jupes corolles[81]. Entre et , elle adopte un style plus discret avec des robes longues et fines de couleur unie[81]. L'image la plus répandue de la chanteuse est très certainement celle de la période disco, entre et  : elle arbore alors des tenues pailletées ou brodées de perles et des couleurs vives ou des motifs floraux[82].

Dotée d'une longue chevelure ondulée, elle décide en de se teindre les cheveux en blond vénitien[83],[84]. Elle déclare à ce propos : « Je chante avec tout, même avec mes cheveux »[85].

Dalida se maquille de façon à avoir des yeux de biche et utilise régulièrement un rouge à lèvres[86]. En effet, à partir des années , elle se maquille en traçant au-dessus de ses yeux un trait noir d'eye-liner, en apposant du fard à paupière et en rendant ses sourcils plus foncés[87].

Popularité

Pancartes avec une photographie à l’effigie de la chanteuse qui vient chanter dans un gala en Italie en .

En France, selon un sondage réalisé par l’Ifop en , Dalida est, avec Édith Piaf, la chanteuse populaire qui a le plus marqué le XXe siècle[88].

Si elle dispose d’un important passé musical en France, elle laisse l'image d'une diva tragique de la chanson française à l'échelle internationale[11],[89]. En Europe, en créant plusieurs scènes sur le continent, elle classe près de 100 singles en Wallonie, 28 en Italie, 11 en Espagne, 10 en Flandre, 4 en Allemagne, aux Pays-Bas et en Autriche et un en Suisse romande ainsi qu'au Portugal.

Au Québec, Dalida bénéficie d'une importante popularité : elle est notamment la troisième artiste ayant vendu le plus de singles en français dans le hit-parade québécois (62 titres), derrière Ginette Reno et Gilbert Bécaud[90].

Elle a également su s'imposer sur le marché musical de plusieurs pays en Amérique latine. Ainsi, elle classe treize singles dans le hit-parade en Argentine, deux au Brésil et un au Mexique,[92].

En s'adaptant aux langues locales, Dalida réussit à classer deux singles dans le hit-parade japonais (en et en )[93]. Au Moyen-Orient, elle se positionne deux fois dans le hit-parade d'Israël, et 12 fois dans celui de la Turquie.

Héritage

Les milieux artistiques ont plusieurs fois rendu hommage à Dalida. Un téléfilm, intitulé Dalida et réalisé par Joyce Buñuel, a été diffusé en deux parties sur France 2 en . Au cinéma, est également sorti en le biopic Dalida, réalisé par Lisa Azuelos. Dans le domaine musical, Charles Aznavour lui a consacré De la scène à la Seine en . Au théâtre, la pièce Dalida, à quoi bon vivre au mois de mai ?, de Joseph Agostini et Caroline Sourrisseau, a été jouée aux ateliers théâtre de Montmartre en .

Plusieurs expositions lui sont consacrées à Paris : en , à l'occasion du 20e anniversaire de sa mort, l'hôtel de ville accueille une exposition présentant ses tenues et des photographies inédites[97] ; en , de ses robes et tenues sont présentées pendant quatre mois au palais Galliera[98].

En , pour les dix ans de sa mort, les disques de la chanteuse se vendent à 1,2 million d'exemplaires[99]. En , la mairie de Paris consacre dans ses murs une exposition d'images et de sons pour rappeler le souvenir de cette chanteuse, qui fut aussi une représentante de la capitale[100]. En , a lieu au palais des congrès la première de Hit Parade, comédie musicale rendant hommage aux titres de Dalida, Claude François, Mike Brant et Sacha Distel[101].

Une place porte son nom à Paris, à proximité de la rue d'Orchampt, où elle résidait[102],[103] :

Discographie

Article détaillé : Discographie de Dalida.

Au cours de sa carrière, elle interprète plus de 2 000 chansons, chantées en plusieurs langues (français, italien, arabe égyptien, hébreu, anglais, espagnol, allemand, néerlandais, arabe libanais, grec, japonais, turc)[104],[105],[106].

Principaux singles

Disque du single Les P'tits Mots (en face B) avec la chanson Mourir sur scène sorti en 1983.

Ces singles se sont classés dans le Top 10 du hit-parade en France à partir de :

Ventes de disques

Selon sa maison de disques Universal et son site officiel, Dalida a vendu 120 millions de disques de son vivant et 20 millions de plus depuis sa mort[107],[22]. D'autres chiffres apparaissent parfois dans les médias à ce sujet, allant de quelques dizaines de millions[108],[109] à 170 millions de disques vendus[110],[111] (chiffre repris par la biographie officielle signée Orlando et Catherine Rihoit).

En France, principal marché de la chanteuse, ses ventes sont estimées à 15 millions[112],[113]. Le SNEP a certifié 11 albums de Dalida à plus de 100 000 ventes[114], ainsi qu'un single, Salma ya salama[115]. Elle a également reçu trois disques d'or au Canada[116].

Autres apparitions

Spots publicitaires

Dalida apparaît dans plusieurs spots publicitaires dans sa carrière.

Publicité imprimée

En , elle apparaît dans une publicité pour les matelas Permaflex en Italie. Six ans après, elle pose pour les vins Margnat en France puis, en , pour les montres de poignet. En , elle accepte de faire la promotion des couturiers Armand Thiery et Sigrand et en pour les apéritifs Saint-Raphaël. Enfin, elle apparaît une dernière fois dans une publicité imprimée en lorsqu'elle fait l'éloge des désodorisants Wizard Sec[117].

Télévision

Dalida tourne deux spots publicitaires à la télévision au cour de la carrière. Le premier est celui pour les matelas Permaflex où elle est couchée sur un matelas en chantant la chanson Mes frères. Le deuxième est celui de Wizard sec. Dans ce dernier, elle danse dans plusieurs pièces d'une maison en pulvérisant autour d'elle du désodorisant Wizard Sec sur le rythme d'une reprise de Gigi l'amoroso[117].

Chansons dans des films

Les chansons de Dalida sont apparues dans 36 films, dont deux films biographiques, intitulés Dalida (un téléfilm de 2005 et un film de 2017). Parmi les apparitions les plus emblématiques, s'ajoutent celles du titre Bambino dans le film OSS 117 : Le Caire, nid d'espions, d'Itsi bitsi, petit bikini dans Les Femmes du 6e étage et d'Il venait d'avoir 18 ans dans le film Mina Tannenbaum.

Filmographie

Cinéma

Télévision

Notes et références

Notes

  1. Il restera un ami fidèle de la chanteuse. Cette information est cependant sujette à controverse. Elle est parue dans une biographie non officielle de la chanteuse, La Véritable Dalida d'Emmanuel Bonini (éditions Pygmalion, 2004, (ISBN 2-85704-902-1)), mais elle est démentie par Orlando.
  2. C'est la version retenue par l'enquête en 1967, et confirmée par une nouvelle autopsie en 2006. Cependant la théorie d'un assassinat est toujours soutenue par quelques-uns. Cf. http://www.corriere.it/Primo_Piano/Cronache/2006/02_Febbraio/15/tenco.shtml.

Références

  1. a et b New York Times, « Dalida selon le New York Tmes du 5-7-1987 » (consulté le 8 mai 2009).
  2. Louise WESSBECHER, « Dalida racontée par Orlando à travers des photos d’archives : "Mon dieu, c'est cette vie que ma sœur a vécue" », Mashable avec France 24,‎ (lire en ligne).
  3. a, b, c, d et e linternaute, « biographie Dalida » (consulté le 8 mai 2009).
  4. Thierry Ardisson, interview d'Orlando, émission Tout le monde en parle, 10 novembre 2001.
  5. Emmanuel Bonini, La Véritable Dalida, Pygmalion, 2004, pp. 22-23.
  6. a et b Isaline, Dalida : Entre violon et amour, Editions Publibook, , p. 24.
  7. a, b, c et d Laurent Delahousse, « Dalida, les secrets d'une femme », émission Un jour, un destin, 24 octobre 2012.
  8. « "Dalida a cherché l'amour toute sa vie", selon Orlando », France Soir.fr,‎ (lire en ligne).
  9. http://www.parismatch.com/People/Dalida-une-enfance-egyptienne-1138271.
  10. a, b et c « Biographie de Dalida - Universal Music France », sur Universal Music France (consulté le 18 avril 2018).
  11. a, b et c « Dalida site Officiel - Son histoire||du Caire à Paris », sur dalida.com (consulté le 18 avril 2018).
  12. Céline Fontana, La chanson française, Hachette pratique, , p. 86.
  13. a, b et c Quid, « biographie Dalida » (consulté le 8 mai 2009).
  14. Pour l'anecdote, ils ont joué au 421 pour savoir s'ils assisteraient ou non au concours diffusé sur Europe 1, Eddie Barclay désirant assister au concours et Lucien Morisse voulant aller au cinéma.
  15. Dalida Forever, « La carte d'identité de Dalida faite en 1961 (photo de l'expo) - Dalida, Eternelle... », Dalida, Eternelle...,‎ ().
  16. « Dalida | THEATREonline.com », sur www.theatreonline.com (consulté le 18 avril 2018).
  17. Bambino est no 1 durant 31 semaines.
  18. (en) Nielsen Business Media Inc, Billboard, Nielsen Business Media, Inc., (lire en ligne).
  19. a et b D. Lesueur, L'Argus Dalida, p. 35 ; A. Gallimard - Orlando, Dalida mon amour, p. 111 ; C. Daccache - I. Salmon, Dalida, p. 106-07 ; ainsi que la plupart des biographies concernant l'artiste franco-italo-égyptienne et mentionnées dans la Bibliographie de cet article.
  20. a et b « Les récompenses / Records / Disques d'Or... », sur le site officiel de Dalida (consulté le 5 juin 2017).
  21. « Dalida La diva venue d'Orient », sur le site linternaute.com (consulté le 5 juin 2017).
  22. « Le mythe Dalida », FIGARO,‎ (lire en ligne).
  23. Institut National de l’Audiovisuel – Ina.fr, « Dalida - Archives vidéo et radio Ina.fr », Ina.fr,‎ 1957-1997 (lire en ligne).
  24. « Dans les archives - Dalida, ses confidences après sa tentative de suicide », Parismatch,‎ 25 mars 1967. (lire en ligne).
  25. http://www.gettyimages.fr/detail/photo-d'actualit%C3%A9/dalida-re%C3%A7oit-la-croix-de-commandeur-des-arts-photo-dactualit%C3%A9/558668729#dalida-reoit-la-croix-de-commandeur-des-arts-sciences-et-lettres-des-picture-id558668729.
  26. David Lelait, Dalida : d'une rive à l'autre, Payot, , p. 157.
  27. a, b, c, d, e, f, g, h et i http://www.parismatch.com/People/Musique/Dalida-l-amour-a-mort-25-ans-apres-sa-mort-le-mythe-toujours-vivant-156780.
  28. « Dalida, une vie », sur le site Paris.fr (lien archivé) (consulté le 5 juin 2017).
  29. « Dalida site Officiel - Accueil », sur dalida.com (consulté le 21 décembre 2017).
  30. a, b et c http://lelab.europe1.fr/delanoe-raconte-la-dalida-politique-5395.
  31. a et b Secrets d'actualité : Dalida, secrets et tourments, M6, 29 avril 2007.
  32. a, b, c et d https://www.vanityfair.fr/culture/voir-lire/articles/dalida-le-crepuscule-dune-diva/31195.
  33. « PHOTOS - Archives - Dalida au Palais des Sports de Paris le 9 janvier 1980 », Non,‎ (lire en ligne).
  34. « 4 anecdotes que vous ignoriez (peut-être) sur la chanteuse Dalida », RTL.fr,‎ (lire en ligne).
  35. « 4 anecdotes que vous ignoriez (peut-être) sur la chanteuse Dalida », RTL.fr,‎ (lire en ligne).
  36. « VIDÉO - Les 8 titres forts de la carrière de Dalida », RTL.fr,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  37. Champs Elysees, Île-de-France, TF1, (lire en ligne).
  38. a, b et c INA - Télévision française - Antenne2, « le JT d'A2 à 20 heures du 4 mai 1987 lui est consacré. » (consulté le 8 mai 2009).
  39. a et b https://www.tdg.ch/culture/dalida-solitude-fatale-derriere-paillettes/story/12082188.
  40. http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/dalida_antoine_angelelli_son_assistant_revient_sur_son_suicide_383020.
  41. Jacques Pessis, Dalida : une vie, Chronique, , p. 198.
  42. http://www.dhnet.be/archive/le-dernier-a-l-avoir-vue-vivante-51b7f325e4b0de6db99b0d87.
  43. « Hommage à Johnny Hallyday : toutes les stars ou presque rassemblées à la Madeleine », FIGARO,‎ (lire en ligne).
  44. a et b https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/dalida_qui_est_luigi_tenco_l_homme_pour_lequel_elle_a_voulu_se_suicider_en_1967_383661.
  45. « Dalida : La fille de Lucien Morisse, l'ex-époux de la chanteuse, attaque le film », purepeople,‎ (lire en ligne).
  46. « 4 anecdotes que vous ignoriez (peut-être) sur la chanteuse Dalida », RTL.fr,‎ (lire en ligne).
  47. « Alain Delon met en lumière son histoire d'amour avec... Dalida ! », sur le site purepeople.com, (consulté le 5 juin 2017).
  48. http://www.parismatch.com/People/Dalida-ses-confidences-apres-sa-tentative-de-suicide-1160504.
  49. « DALIDA: Dali et Gigi », jukeboxmag,‎ , p. 268 (lire en ligne).
  50. Question spectateur, Le Jeu de la Vérité, 11/10/1985 : https://www.dailymotion.com/video/x607qw_dalida-parle-du-suicide-fin-1985_webcam.
  51. Emmanuel Bonini, La véritable Dalida, éditions Pygmalion (ISBN 2-85704-902-1), p. 189.
  52. « Orlando : « Voici la vérité sur l’avortement clandestin de Dalida ! » », sur http://www.francedimanche.fr/, (consulté le 2 décembre 2015).
  53. a et b http://www.parismatch.com/People/Musique/Le-terrible-secret-de-Dalida-avortement-sterile-873851.
  54. https://www.francedimanche.fr/actualites/mike-brant-ses-grandes-amours-connues-et-inconnues.
  55. https://www.telestar.fr/people/dalida-qui-furent-les-hommes-de-sa-vie-photos-190551.
  56. « Dalida : la douleur secrète », parismatch,‎ (lire en ligne).
  57. http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/ils-jouent-les-hommes-de-sa-vie-02-05-2005-2005913216.php.
  58. Louis-George Tin (dir.), Dictionnaire de l'homosexualité, article « Dalida », Larousse, Paris, 2003.
  59. « Dalida, icône gay - Radio », sur Play RTS (consulté le 19 février 2018).
  60. Dalida Une vie en 5 chansons sur tétu.com.
  61. « Ces chanteuses vénérées par les gays », sur Le Monde.fr (consulté le 19 février 2018).
  62. « "Le sida devient mon combat", par Line Renaud », parismatch,‎ (lire en ligne).
  63. Grazia.fr, « Line Renaud : "Ce combat contre le SIDA fait partie de moi" », Grazia.fr,‎ (lire en ligne).
  64. « Dalida et Miterrand 2 - Vidéo dailymotion », sur Dailymotion, (consulté le 5 juin 2018).
  65. https://books.google.fr/books?id=BVRCcNdK_UUC&pg=PT158&lpg=PT158&dq=rue+soufflot+dalida+mitterrand&source=bl&ots=VVtv9JfXxy&sig=vNfoK8Wywo02Zsdqpce9xU6q0k4&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi2nJbG073bAhUSGhQKHTy9CkYQ6AEIggEwDQ#v=onepage&q=rue%20soufflot%20dalida%20mitterrand&f=false.
  66. Marc Fourny, « Dalida et François Mitterrand : une passion secrète », Le Point,‎ (lire en ligne).
  67. « François Mitterrand, le chagrin secret de Dalida », parismatch,‎ (lire en ligne).
  68. J. Pitchal, Dalida, tu m'appelais petite sœur…, (ISBN 978-2-84167-504-3).
  69. http://www.lepoint.fr/people/dalida-et-francois-mitterrand-une-passion-secrete-11-01-2017-2096202_2116.php.
  70. http://www.parismatch.com/People/Francois-Mitterrand-le-chagrin-secret-de-Dalida-1158479.
  71. [vidéo] interview avec des fans, Le Jeu de la Vérité, 11/10/1985 sur YouTube.
  72. JP Rouvi, Secrets d'actualité - Dalida, secrets et tourments, France, ajoutée le 28 févr. 2015 (lire en ligne), p. 44:00.
  73. a et b « L'aventure de Radios Libres (Partie 1) : La libération des ondes ! - Eighties », Eighties,‎ (lire en ligne).
  74. Fabien Lecoeuvre et Philippe Lorin, Chez Dalida: Le temps d'aimer, Editions du Rocher, (ISBN 9782268091518, lire en ligne).
  75. « HR / NRJ », sur radios.peuleux.eu (consulté le 5 juin 2018).
  76. « SchooP | La mémoire de la FM > Histoire des radios > NRJ (75) - www.schoop.fr », sur www.schoop.fr (consulté le 5 juin 2018).
  77. RMC, « Les secrets d'alcôve sur Dalida », RMC,‎ (lire en ligne).
  78. Annick Cojean, FM - La folle histoire des radios libres, Grasset, (ISBN 9782246802525, lire en ligne).
  79. a et b Prisma Média, « SHOPPING – Dalida : une sélection inspirée des ses looks phares - Gala », Gala.fr,‎ (lire en ligne).
  80. Telestar.fr, « Dalida : les plus belles robes de la reine du disco », Telestar.fr,‎ (lire en ligne).
  81. « Le mythe Dalida », FIGARO,‎ (lire en ligne).
  82. Grazia.fr, « Dalida, c'est (aussi) une histoire capillaire », Grazia.fr,‎ (lire en ligne).
  83. Le jeu de la vérité, Paris, (lire en ligne), p. 34mn 35sec.
  84. « "Dalida": la ressemblance avec l'actrice Sveva Alviti qui trouble son frère Orlando et les fans », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne).
  85. « Encyclopédisque - Image : Bambino - N%B03%20-%20DALIDA », sur www.encyclopedisque.fr (consulté le 17 juin 2018).
  86. « Dalida, le retour d'une icône », 20minutes.fr,‎ (lire en ligne).
  87. Vanity Fair, « Dalida, le crépuscule d’une diva », Vanity Fair,‎ (lire en ligne).
  88. http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/palmares/2010-Franco/Franco-Compilation_succes_ordre_alpha_interpretes.pdf.
  89. (en) Nielsen Business Media Inc, Billboard, Nielsen Business Media, Inc., (lire en ligne).
  90. « FRENCH POP IN JAPAN, LA CHANSON FRANCAISE AU JAPON - Les ventes de disques », sur www.sylvissima.com (consulté le 6 juin 2018).
  91. https://www.lemonde.fr/culture/video/2007/05/11/une-exposition-dalida-a-l-hotel-de-ville-de-paris_908885_3246.html.
  92. http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/exposition-110-robes-de-dalida-au-palais-galliera-27-04-2017-6893751.php.
  93. « Orlando revient sur la mort de sa sœur et de sa volonté d'être maîtresse de son destin », (consulté le 27 juillet 2014).
  94. « Dalida joue les prolongations », leparisien.fr,‎ 2007-09-05cest00:00:00+02:00 (lire en ligne).
  95. Le JDD, « Hit Parade ressuscite Dalida et Claude François », lejdd.fr,‎ (lire en ligne).
  96. « Sur les pas de Dalida à Montmartre - Histoires de Montmartre Montmartre-Guide.com », Montmartre-Guide.com,‎ (lire en ligne).
  97. « Dalida site Officiel - Place Dalida », sur dalida.com (consulté le 11 juin 2018).
  98. « Vingt ans après, Dalida reste une légende », Le Nouvel Observateur, (consulté le 10 février 2010).
  99. « Dalida, à la vie, à la mort », L'Express, (consulté le 10 février 2010).
  100. dalidadem, « Dalida ve Ajda Pekkan Bir gece sahnede (Mourir sur scène) », (consulté le 11 décembre 2017).
  101. Biographie de Dalida, sur Universal Music.
  102. https://www.francebleu.fr/loisirs/evenements/dalida.
  103. Jacques Pessis, Chronique de la chanson française, (ISBN 2205055216).
  104. https://www.ladepeche.fr/article/2004/10/26/299405-dalida-une-vie-entre-strass-et-stress.html.
  105. http://www.parismatch.com/Culture/Musique/Dalida-la-resurrection-996413.
  106. http://www.sudouest.fr/2014/05/03/il-y-a-27-ans-dalida-mettait-fin-a-ses-jours-1542947-4691.php.
  107. http://infodisc.fr/Vente_Artiste.php.
  108. http://infodisc.fr/Album_Certifications.php.
  109. http://infodisc.fr/Chanson_Certifications.php.
  110. https://musiccanada.com/gold-platinum/?fwp_gp_search=Dalida.
  111. a et b Interact SA, « Stars de pub - DALIDA » (consulté le 6 juin 2018).
  112. a et b (en) « Dalida - Actor - Filmography، photos، Video », sur elCinema.com (consulté le 9 mai 2018).
  113. (en) « - Movie - 1955 - Cast، Video، Trailer، photos، Reviews، Showtimes » (consulté le 9 mai 2018).

Voir aussi

Bibliographie

  • Joseph Agostini, Dalida sur le divan, Envolume, 2017
  • Olivier Saillard, Dalida, une garde robe de la ville à la scène, Paris-Musées, 2017
  • Catherine Rihoit, Dalida, préface d'Orlando, Plon, 1998, 2005
  • Henry-Jean Servat, Dalida, Albin Michel, 2003, 2007
  • Daniel Lesueur, Hit-Parades, 1950-1998, Éditions Alternatives et Parallèles, 1999, et L'argus Dalida : Discographie mondiale et cotations, Éditions Alternatives, 2004
  • Jacques Brachet, Du Nil à la scène, édition la Nerthe, 2002
  • David Lelait, Dalida, d'une rive à l'autre, Payot, 2004
  • Bernard Pascuito, Dalida, une vie brûlée, L'Archipel, 2007
  • Jacques Pessis, Dalida : une vie…, Dargaud, 2007
  • Isaline, Dalida, entre violon et amour, Éditions Publibook, 2002
  • A. Gallimard - Orlando, Dalida, mon amour, Édition NRJ, 1989
  • M. Rheault, Dalida, une œuvre en soi, Éditions Va bene, 2002
  • C. Daccache - I. Salmon, Dalida, Éditions Vade Retro
  • E. Bonini, La véritable Dalida, Éditions Pygmalion, 2004
  • J. Barnel, Dalida, la femme de cœur, Éditions du Rocher, 2005
  • A. Ravier, Dalida passionnément, Éditions Favre, 2006
  • J. Pitchal, Dalida, tu m'appelais petite sœur…, Éditions Carpentier, 2007
  • L. Rioux, 50 ans de chanson française, de Trenet à Bruel, Éditions L'Archipel, 1992
  • p. Saka - Y. Plougastel, La Chanson française et francophone, Éditions Larousse, 1999
  • M. Gilbert Carpentier, Merci les artistes, Éditions Anne Carrère, 2001
  • J. Peigné, Salut les Sixties, Éditions de Fallois, 2003
  • J.-M. Boris - J.-F. Brieu - E. Didi, Olympia. Bruno Coquatrix, 50 ans de Music-Hall, Éditions Hors Collection, 2003
  • G. Verlant, L'odyssée de la chanson française, Éditions Hors Collection, 2006
  • M. Luzzato Fegiz, Morte di un cantautore. Biografia di Luigi Tenco, Gammalibri, 1977
  • G. Borgna, L'Italia di Sanremo, A. Mondadori, 1999
  • A. Fegatelli Colonna, Luigi Tenco. Vita breve e morte di un genio musicale, A. Mondadori, 2002
  • A. Montellanico, Quasi sera: una storia di Tenco, StampaAlternativa/NuoviEquilibri, 2005
  • R. Tortarolo - G. Carozzi, Luigi Tenco: ed ora avrei mille cose da fare, Arcana, 2007
  • Claire Séverac - Cédric Naïmi, Dalida. Ses fans, ses amis ont la parole, Éditions du Rocher, 2008
  • Stéphane Julienne - Luigi Gigliotti, Mia zia, ma tante Dalida, Éditions Ramsay, 2009
  • Frédéric Quinonero, Les années 60. Rêves et Révolutions, Éditions D. Carpentier, 2009

Article connexe

Liens externes

  • Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale d’Espagne • Bibliothèque royale des Pays-Bas • WorldCat
  • Site officiel