Découvertes Gallimard

Image illustrative de l’article Découvertes Gallimard
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Date de création
Date clé (dépôt de la marque)
Fondateur Pierre Marchand
Personnes clés Élisabeth de Farcy
Carte d’identité
Format 125 x 178 mm
Distributeurs
Société mère Éditions Gallimard
Désert de Gizeh de David Roberts, présenté sur la couverture d’À la recherche de l’Égypte oubliée, le premier volume de la collection.

« Découvertes Gallimard » est une collection des éditions Gallimard. Une collection encyclopédique de livres illustrés au format poche, créée en 1986 par Pierre Marchand, s’adressant aux adultes et aux adolescents[1]. Le premier volume À la recherche de l’Égypte oubliée est paru en novembre 1986, écrit par l’égyptologue français Jean Vercoutter[2]. La collection contient actuellement plus de 700 livres, marque les esprits par le dynamisme de ses choix graphiques, la qualité de sa réalisation et la richesse de sa documentation.

Résumé

«Ramsès III devant la triade de Thèbes». La reproduction d’une image du papyrus Harris, extraite du premier volume À la recherche de l’Égypte oubliée.

« Découvertes Gallimard » est une collection de monographies historiques synthétiques, portant sur les sujets les plus variés : art, littérature, patrimoine, civilisation, religion, société, temps présent...[3]. D’abord destinée au jeune public puis réorientée vers un lectorat adulte. Il y a 502 auteurs experts qui ont écrit pour la collection, ils utilisent généralement la perspective historique pour décrire un sujet. Par exemple, dans À la recherche de l’Égypte oubliée, qui narré dans l’ordre chronologique pour raconter l’histoire de la redécouverte de la civilisation de l’Égypte antique, de l’antiquité tardive au XIXe siècle, une époque qui marque la naissance de l’égyptologie.

Le format A6 (125 × 178 mm) est utilisé pour ces mini-livres et imprimés sur papier couché, richement illustrés avec des images et des photographies qui sont extraites des ressources patrimoniales[1]. Dans un entretien accordé à La Croix, la directrice de la collection Élisabeth de Farcy a expliqué : « L’image devait y occuper une place centrale, comme dans un ouvrage d’art »[4].

Les dos
De gauche à droite : no 318, no 259, no 36, no 177, no 113, no 40, no 26, no 20, no 86 et no 1.
De gauche à droite : no 242, no 16, no 129, no 27, no 395, no 161, no 175, no 412 et no 392.
Les petites images sur les dos.

La couverture est l’une des spécificités de la collection : autrefois à fond noir illustré en couleur, aujourd’hui plus colorée, avec des codes couleurs différents selon les domaines. Elle se différencie des autres documentaires par la force de son visuel : une image plein format qui s’impose par son cadrage et la puissance des éléments figurés, une image aussi en parfaite avec la mise en page intérieure de l’ouvrage, ainsi qu’une petite image pour illustrer le dos. L’identité visuelle est forte, même de nombreuses éditions internationales de « Découvertes Gallimard » peuvent être facilement reconnues. Cependant, il y a quelques exceptions, par exemple, l’éditeur russe AST a adopté un design de couverture complètement différente pour sa collection « Открытие » (Découverte).

Les légendes pour les illustrations doivent être informatives, ne pas doublonner le texte, ni doivent pas interrompre le fil narratif. Chercheurs et universitaires doivent s’astreindre aux contraintes d’une collection grand public. Outre d’évidentes capacités d’analyse, on demande aux auteurs des qualités d’écriture et une sensibilité à l’illustration. Un « Découvertes » n’est pas un livre d’auteur, l’auteur n’est qu’un des multiples intervenants. Bruno Blasselle, directeur de la Bibliothèque de l’Arsenal, auteur des deux volumes d’Histoire du livre (no 321 et 363) et co-auteur de La Bibliothèque nationale de France : Mémoire de l’avenir (no 88), explique son expérience de travail pour la collection : « Ecrire un ‹ Découvertes › pour un auteur, c’est se piéger, se mettre en situation d’être obligé de se dépasser par rapport à sa propre formulation de son sujet. »[5]

Les «pré-génériques»
Le «pré-générique» (pp. 2–3) pour À la recherche de la Rome antique (no 56). Peinture de Louis Duc, 1830.
Le «pré-générique» (pp. 4–5) pour Les châteaux forts : De la guerre à la paix (no 256). Aquarelle d’Eugène Viollet-le-Duc, 1858.
Le «pré-générique» (pp. 4–5) pour Angkor : La forêt de pierre (no 64). Aquarelle de Lucien Fournereau, 1889.

Chaque volume contient environ 128–220 pages avec environ 120–200 illustrations imprimées en quatre, cinq, six ou sept couleurs, à la fois des mats et des brillants et parfois même des ors, comme pour Richard Wagner : L’opéra de la fin du monde (no 39) ; ainsi que des argents, comme pour Sang pour sang : Le réveil des vampires (no 161). Chaque livre débute par le «pré-générique» : une succession d’images ou de photographies, que Jamie Camplin, directeur de Thames & Hudson, appelle une « bande-annonce influencée par le cinéma »[6]. Pour Champollion : Un scribe pour l’Égypte (no 96), par exemple, c’est une reproduction du manuscrit de la Grammaire égyptienne ; le pré-générique de La Saga de l’espace (no 3) évoque lui le tragique lancement de la navette Challenger en 1986, et de La Tour de Monsieur Eiffel (no 62) présente la Tour à chaque étape de sa construction.

La nouveauté réside dans l’orchestration subtile du texte et de l’image documentaire, où se succèdent séquences, encarts, dépliants, chevauchements en double page[1]. Selon les sujets, le corpus est structuré en trois à sept chapitres, composé de soixante-quatre à cent vingt-huit pages. Chaque chapitre est construit selon les méthodes journalistiques, avec un chapeau et des intertitres. Le corpus est rythmé par des doubles pages d’images, appelées encarts, sorte d’arrêts sur images. Dans La magie blanche de Saint-Pétersbourg (no 205), par exemple, deux doubles reproduisent des aquarelles d’Eduard Hau pour illustrer l’intérieur de l’Ermitage. Les livres doivent beaucoup aux techniques cinématographiques, certains titres comportaient de dépliants panoramiques, sorte de projection sur grand écran. Ainsi dans À la conquête du Mont-Blanc (no 5), on voit tout à coup, au détour d’une page, se détacher la chaîne, avec tous ses détails[7]; dans Pompéi : La cité ensevelie (no 16), deux dépliants, l’une montrant la reconstitution du forum de Pompéi par Léon Jaussely, l’autre représentant l’état actuel du quartier des théâtres en 1859 en utilisant les dessins de Paul-Émile Bonnet, tous deux dans une vue panoramique. Dans Le papier : Une aventure au quotidien (no 369), grâce à un partenariat avec des groupes papetiers, il y a trois luxueux dépliants, tous réalisés sur des papiers différents de l’entreprise Arjowiggins, présentant l’un des aquarelles du XVIIe siècle, sur la fabrication traditionnelle du papier chinois, l’autre des gravures et dessins d’Albrecht Dürer et Léonard de Vinci, et le troisième la chaîne de fabrication du papier aujourd’hui, avec ses différentes machines[7].

La nouvelle édition, à fond plus coloré, avec des codes couleurs différents selon les domaines.

La section «Témoignages et documents», la deuxième partie du livre, à la différence du corpus en couleur, toujours en noir et blanc, fonctionne comme une anthologie, s’adressant au lecteur voulant se constituer une bibliothèque culturelle, une fois cette introduction digérée, de poursuivre l’exploration. La section comprend des dossiers réalisés conjointement par l’auteur et l’éditeur, avec pour chaque dossier, un chapeau, des textes de liaison et de courtes légendes. Les annexes clôturent les «témoignages et documents» avec, selon les sujets, une bibliographie, une chronologie, une discographie, une filmographie, une index, et aussi une table des illustrations. La collection se démarque également par son souci du détail, dans le choix de la typographie : Trump Mediaeval pour le texte courant, Barnattan pour les intertitres, Zapf Dingbats pour les guillemets, de l’italique fort pour les légendes avec une lettrine et la dernière ligne soulignée, et cetera. Les éditions françaises sont imprimées chez Kapp Lahure Jombart à Évreux, tandis que l’imprimeur italien Gianni Stavro, qui a largement contribué à l’élaboration des nouvelles techniques utilisées dans la collection, conserve les rééditions et les coéditions internationales[7]. Les reliures sont solides, cousues et non collées. Gallimard a promis aux lecteurs « la plus belle collection de poche du monde »[8].

La collection se composait autrefois de dix-huit séries[9] qui ont été abandonnées, il est désormais organisée autour de sept grands domaines, avec des codes couleurs différents selon les domaines : Arts (rouge), Archéologie (brun), Histoire (bleu), Littératures (blanc), Religions (bleu foncé), Culture et société (jaune), Sciences et techniques (vert).

Histoire

Images utilisées pour les couvertures des livres de « Découvertes Gallimard ».

La collection « Découvertes Gallimard », initialement baptisée « Les chemins de la connaissance », qui est basée sur une idée de Pierre Marchand après les publications de deux collections de poche : « Découvertes Cadet » en 1983 et « Découvertes Benjamin » en 1984[3]. Marchand et Jean-Olivier Héron l’avaient déjà en arrivant chez Gallimard en 1972, comme Marchand l’explique : « J’ai investi quatorze ans de ma vie professionnelle sur cette collection. C’est grâce au succès des ‹ livres dont vous êtes le héros › que nous avons pu nous lancer dans cette aventure ... pour la première fois, de véritables encyclopédies au format de poche entièrement illustrées en couleurs. Notre pari, c’est que une fois le livre ouvert, quel que soit le sujet ou la page, on ne puisse plus le refermer. »[10]

Françoise Balibar, Jean-Pierre Maury, Jean-Pierre Verdet, Marc Meunier-Thouret et d’autres essuyèrent les premiers plâtres de ce projet pharaonique qui attendra l’arrivée d’Élisabeth de Farcy et de Paule du Bouchet, en 1981, pour vraiment prendre forme[11]. Produire de encyclopédies au format de poche et entièrement illustrées en couleurs, en 1986, beaucoup jugeaient ce projet éditorial insensé. Les auteurs étaient sceptiques sur ce projet au départ, voire méprisants, mais ils sont finalement fascinés par la collection, certains ont même commis plusieurs ouvrages, comme Françoise Cachin, auteur de trois ouvrages : Gauguin : « Ce malgré moi de sauvage » (no 49), Seurat : Le rêve de l’art-science (no 108), Manet : « J’ai fait ce que j’ai vu » (no 203) ; Jean-Pierre Maury, qui signe quatre titres : Galilée : Le messager des étoiles (no 10), Comment la Terre devint ronde (no 52), Newton et la mécanique céleste (no 91), Le palais de la Découverte (no 195) ; ou Odon Vallet, qui a même écrit sept livres : Femmes et religions : Déesses ou servantes de Dieu ? (no 206), L’héritage des religions premières (no 373), Le Dieu du Croissant fertile (no 374), Les spiritualités indiennes (no 384), Les religions extrême-orientales (no 385), L’Esprit des savoirs (no 390) et Le sacre des pouvoirs (no 391).

Un «numéro zéro» a été envoyée à 500 libraires au cours de l’été 1986. Pas d’étude de marché au départ, Pierre Marchand, un homme autodidacte, explique dans un Ça se discute sur le thème «Autodidactes et diplômés» : « Ce projet était aussi vieux que ma soif de connaître. Sans doute faut-il être justement autodidacte pour sentir l’importance d’une encyclopédie. Il faut avoir été contraint à se bâtir soi-même sa culture, à chercher des références sûres, des exposés clairs. Pour imaginer ‹ Découvertes › je n’avais nul besoin d’études de marché, de sondages et de tests. Dès le départ, je voulais offrir au public les livres dont j’avais besoin. »[12]

Le lancement officiel était en novembre 1986, les douze premiers titres, vingt-cinq mille exemplaires de chaque volume ont été imprimés. « On n’a jamais vu autant de choses entre la première et la dernière page d’un livre », tel est le slogan proposé par l’agence de publicité de Pascal Manry pour le lancement de la collection[3]. Dirigée par Élisabeth de Farcy, elle a choisi les auteurs et a organisé des campagnes iconographiques. Plusieurs éditeurs et iconographes ont été rassemblés, des trésors d’illustration ont été extraits des ressources patrimoniales. En librairie, les « Découvertes » allaient bientôt passer au rayon adultes. La collection a pris un départ rapide, 105 titres ont été publiés en cinq ans, elle a passé les frontières en 1989, avec un premier coéditeur espagnol, et 27 pays seront associés finalement.

En 1992, après la parution de 151 titres, Gallimard a montré de l’intérêt pour De lokroep van de zeemeermin (édition française : Le chant de la sirène, no 152), l’ouvrage sur la sirène de Vic de Donder, un écrivain belge de langue néerlandaise. Néanmoins, l’éditeur parisien a hésité : « Sujet intéressant, mais comment pouvez-vous illustrer cela ? » Puis De Donder a atteint une liste impressionnante d’environ un millier d’images qu’il a recueillies pendant plusieurs années, Gallimard était convaincu et faisant De Donder le premier auteur non francophone de cette collection[13].

Les beaux jours de la collection étaient au tournant des années 1990, les auteurs sont majoritairement recrutés chez les universitaires et les conservateurs. De nombreuses monographies d’artistes, souvent publiées à l’occasion de grandes expositions : Matisse : « Une splendeur inouïe » (no 165), par exemple, sorti pour l’exposition au Centre Georges Pompidou en 1993. La réactivité par rapport à l’actualité : Mémoires du Louvre (no 60) pour l’inauguration de la Pyramide du Louvre en 1989 ; Sang pour sang : Le réveil des vampires (no 161) pour la sortie du film Dracula de Francis Coppola en 1992, une nouvelle édition revue et corrigée est sortie en 2010, tirée par le succès de la série Twilight[14] ; La mine dévoreuse d’hommes (no 184) pour la sortie du film Germinal en 1993. A côté des ouvrages dictés par l’actualité, il y a aussi un certain nombre de coups de cœur, parfois étranges, comme un ouvrage consacré aux cheveux roux, Roux et rousses : Un éclat très particulier (no 338), ce qui est particulièrement décalé dans ce type de collection. Certains sujets peuvent être plus difficiles à vendre mais considérés comme nécessaires, comme la perspective (La perspective en jeu : Les dessous de l’image, no 138), les images du corps humain (Les images du corps, no 185), ou le maniérisme (Le maniérisme : Une avant-garde au XVIᵉ siècle, no 457)[4].

Les « Découvertes » consacrés à des écrivains sont également plus nombreux, par exemple, Marcel Proust : La cathédrale du temps (no 381). Mais ces deux ensembles ont tendance à laisser place ces dernières années aux monographies sur la mémoire des lieux et des grandes institutions, ainsi qu’à divers aspects sociologiques et religieux : New York : Chronique d’une ville sauvage (no 204), une adaptation graphique de Metropolis: New York as Myth, Marketplace, and Magical Land de l’écrivain américain Jerome Charyn ; Un Conservatoire pour les Arts et Métiers (no 222) pour le bicentenaire de la fondation de l’institution CNAM ; titres sur l’homosexualité et la mode depuis les années 1950, La longue marche des gays (no 417) et La Mode : Un demi-siècle conquérant (no 511), ainsi que Les drogues : Une passion maudite (no 423) et Histoire de l’érotisme : De l’Olympe au cybersexe (no 521) ; volumes sur le culte et les apparitions mariales, La Vierge : Femme au visage divin (no 401) et Le monde de Lourdes (no 524). Les sujets difficiles sont souvent très demandés, peut-être parce que la concurrence est moindre, ainsi un livre sur les moines cisterciens, Le rêve cistercien (no 95), fut l’un des best-sellers en 1990. Tandis que d’autres, à priori plus grand public, furent de relatifs échecs, comme La fièvre de l’or (no 34) ou Sous le pavillon noir : Pirates et flibustiers (no 45)[7].

L’image sur la quatrième de couverture du no 1. Monuments de l’Égypte et de la Nubie de Jean-François Champollion.
L’image sur la quatrième de couverture du no 24. L’Imitation de Jésus-Christ de Thomas a Kempis.
no 1 et no 24, les best-sellers, tous les deux dans la série «Archéologie».

Les titres les plus populaires sont ceux des séries «Arts» et «Archéologie». À la recherche de l’Égypte oubliée (no 1) et L’écriture, mémoire des hommes (no 24) sont toujours les deux qui fonctionnent le mieux, un record pour le no 1 édité à deux cent trente mille exemplaires et qui se serait vendu à plus de cinq cent mille exemplaires dans le monde (2001)[7]. Des titres de la série «Sports et jeux», seuls quatre sont les plus favorisés : La saga du Tour de France (no 81), La balle au pied : Histoire du football (no 83), Jeux Olympiques : La flamme de l’exploit (no 133) et Voyous et gentlemen : Une histoire du rugby (no 164)[7]. Le 25 mars 1994, « Découvertes Gallimard » a célébré la publication de son no 200 Voyages en Utopie[15] au Musée des monuments français[8].

La concurrence émerge dès le milieu des années 1990, tirage et nouveautés diminueront. Aujourd’hui, c’est une quinzaine de titres anciens qui sont remis à jour chaque année, suivant l’actualité culturelle et de la recherche scientifique. La collection subit deux relookages successifs, l’un en septembre 1998 (depuis son no 359 Le Théâtre de Boulevard : « Ciel, mon mari ! »), pour la maquette extérieure ; l’autre en mars 2000 (L’Esprit des savoirs, no 390) pour la mise en pages intérieure. De la plupart des titres réédités, la pagination moyenne diminue, comme Vie et mort des baleines (no 2) de deux cent vingt quatre à cent vingt huit pages ou encore Les fossiles, empreinte des mondes disparus (no 19) de deux cent huit à cent quarante-quatre pages, et cetera. La collection, trop vite associée à une culture visuelle du zapping, réaffirme son premier dessein : l’image ne prime pas le texte, elle s’allie à lui pour animer et enrichir la lecture[1]. Ces livres bénéficient des dernières technologies, leurs maquettes sophistiquées sont aujourd’hui tous réalisés en PAO. Le logiciel XPress n’est sorti qu’en 1988, les trente premiers titres ont tous été réalisés de manière traditionnelle, en photocomposition. Un « Découvertes », selon sa catégorie et le nombre de pages, se vend entre 8,40 et 15,90 euros, ceci est considéré comme un prix extrêmement modique pour un ouvrage de cette qualité[7].

L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers est la première encyclopédie française, éditée sous la direction de Denis Diderot et Jean le Rond D’Alembert. Le 100e titre de « Découvertes », Le Roman vrai de l’Encyclopédie est consacré à ce ouvrage.

« Découvertes Gallimard » a été traduite en au moins 24 langues, « cette encyclopédie de poche à prix réduit incarne son grand rêve humaniste : rendre accessible à tous, dans tous les domaines, l’état le plus avancé des connaissances. Diderot et D’Alembert ne l’auraient pas renié », note Hedwige Pasquet, directrice générale de Gallimard Jeunesse[16]. Selon Livres-Hebdo, ces documentaires «à la française» se seraient vendus à plus de vingt millions d’exemplaires dans le monde (1999)[7],[17], avec de nouveaux marchés émergents à l’Est et en Asie depuis 2001 tels que Russie, Roumanie, Turquie et Liban. En 2002, l’ambassadeur de France Claude Blanchemaison faisait la présentation de « Découvertes Gallimard » à Moscou, déclarant qu’il venait de lire l’un des nouveaux titres de la collection, les découvertes de l’Asie centrale (De Kaboul à Samarcande : Les archéologues en Asie centrale, no 411) qui l’intéresse particulièrement[18].

Pour remédier aux problèmes de propriété internationale et de droits de reproduction des œuvres d’art, les coéditeurs définissent au préalable un certain nombre de titres, choisis en fonction de leur propre ligne éditoriale, et se partagent le coût élevé des droits mondiaux photographiques. Ainsi la maison d’édition américaine Abrams Books, préfère pour sa collection « Abrams Discoveries » les thèmes culturels traditionnels aux sujets plus pointus, comme À la recherche de la Rome antique (no 56) ou La Grèce antique : Archéologie d’une découverte (no 84) ; tandis que Sōgensha au Japon, choisissent des titres plus originaux, comme Les sorcières, fiancées de Satan (no 57) ou L’heure du grand passage : Chronique de la mort (no 171)[7].

En plus de ces coéditions étrangères, « Découvertes Gallimard » a également noué depuis plusieurs années des partenariats institutionnels, notamment celui mené depuis 1989 avec la Réunion des musées nationaux : trente-deux titres sont sortis jusqu’en 2001, plus un titre en anglais (Corot: Extraordinary landscapes, no 277) et le coffret impressionnisme, ainsi que quatre hors séries. Le principe de ces coéditions repose sur un partage des coûts et des recettes, la RMN apporte sa connaissance des musées, son réseau de diffusion, tandis que l’éditeur apporte sa compétence éditoriale. Lorsqu’un titre est lié à une exposition, cela génère beaucoup de ventes supplémentaires par le biais de la RMN. D’autres partenariats avec des entreprises publiques ou privées, comme le CEA (L’atome, de la recherche à l’industrie : Le Commissariat à l’Énergie Atomique, no 282), l’Arjowiggins (Le papier : Une aventure au quotidien, no 369), le Crédit mutuel (L’odyssée de l’euro, no 379), L’Oréal (Les vies du cheveu, no 405), et cetera. Le partenaire est parfois explicitement indiqué dans les «remerciements» (no 379), mais il est le plus souvent mentionné de manière équivoque (no 405), voire pudiquement gardé sous silence (Vive l’eau, no 389).

L’édition documentaire est en net recul en France depuis plusieurs années, la saturation du marché est une des causes, la concurrence des autres médias en est une autre. Malgré son excellente image auprès du public, « Découvertes Gallimard » est également concerné par cette désaffection. La collection reste une réussite incontestable à l’international, mais en France, les ventes s’érodent, le nombre de nouveautés diminue et les tirages également. Le 1er mars 1999, Pierre Marchand, le créateur de « Découvertes Gallimard », après vingt-sept ans chez Gallimard, est passé chez le concurrent Hachette où il a pris la direction de la création. La fin de l’année 2006 est marquée par la célébration du 20e anniversaire de la collection et par la parution de son 500e titre, Art brut : L’instinct créateur, un site web a été spécialement créé pour la collection, www.decouvertes-gallimard.fr. En 2011, à l’occasion du centenaire des Éditions Gallimard, « Découvertes Gallimard » a lancé son premier livre numérique pour iPad, le 569e titre Gallimard : Un éditeur à l’œuvre.

Image

Des images
L’image dans Les cités perdues des Mayas (no 20) : John Lloyd Stephens (gauche) et Frederick Catherwood (droite) calculent la superficie du temple des fresques, dessin de Catherwood, 1844.
L’image dans La magie blanche de Saint-Pétersbourg (no 205) : Salle des Antiquités, Ermitage.
Les images dans Gustave Moreau : Maître sorcier (no 312) : détails de Jupiter et Sémélé.
Les images dans Le Mont Athos : Merveille du christianisme byzantin (no 331) : l’icône de Saint Démeter, Crucifixion et Vierge de tendresse.

L’image est l’élément essentiel de « Découvertes Gallimard », la collection s’inspire beaucoup des modèles de mise en page de magazines. Les images en couleur, les illustrations documentaires, les photographies d’archives, les cartes historiques occupent une place centrale dans cet ouvrage, comme Pierre Marchand l’a dit lui-même : « le langage des images est un langage universel »[19]. Mais dans les années 1980, la PAO et la numérisation des photos n’existaient pas, les maquettes sophistiquées étaient entièrement montées à la main et les iconographes couraient les bibliothèques et les musées à la recherche de documents. Aujourd’hui, la technologie a simplifié toutes ces procédures mais les difficultés sont ailleurs, le statut de l’image est de plus en plus complexe[4].

Les sujets contemporains génèrent bien souvent des coûts beaucoup plus importants puisque l’éditeur est obligé de travailler avec des agences photographiques. Dans le choix des documents, priorité est donnée à l’originalité, l’inédit et, de plus, les iconographes de « Découvertes » ont des documents exceptionnels, comme les originaux polychromes de l’explorateur anglais Frederick Catherwood, sur la civilisation maya, retrouvés pour Les cités perdues des Mayas (no 20)[7].

Il n’est pas difficile d’illustrer des sujets comme les arts, les civilisations, l’archéologie... Mais quand il s’agit d’un thème comme la «douleur» : La douleur : Un mal à combattre (no 370), ou le «développement durable» : Le développement durable : Maintenant ou jamais (no 495), cela devient plus délicat. La question est de savoir comment éviter la répétitivité ou l’image platement illustrative. La solution réside dans un élargissement du champ, par le recours à des documents historiques, des œuvres d’art et d’images fixes de films[4].

« Découvertes » et le mouvement d’esthétisation

L’esthétisation de la vie quotidienne, et donc l’esthétisation de la consommation, sont peut-être les caractéristiques les plus fortes des sociétés européennes postmodernes. Selon les sociologues Michel Maffesoli et Mike Featherstone, l’esthétisation de la vie quotidienne postmoderne semble provenir de deux mouvements parallèles, tous deux enracinés dans la modernité, le soi-disant «mouvement d’esthétisation postmoderne dual» : d’abord l’hédonisme esthétique (Maffesoli) et ensuite la banalisation d’art (Featherstone). Le deuxième mouvement est le résultat de la désacadémisation et désinstitutionnalisation de l’art des artistes de l’avant-garde. Par conséquent, l’art est partout et est quelque chose de radiateurs à Rembrandt, «l’art fait partie de la vie quotidienne». « Découvertes Gallimard » est considéré comme un exemple pour représenter «l’art dans le cadre de la vie quotidienne» dans les études de cas du mouvement dual d’esthétisation[20].

Pierre Marchand, directeur de Gallimard Jeunesse qui a créé le nouveau type d’encyclopédie artistique à la mise en page dynamique, qui serait autant un magazine qu’une encyclopédie. Il a été décrit par un employé de Gallimard que « ‹ Découvertes › séduit comme un magazine mais a la durée d’un livre », une sorte de la objectivation d’un magazine de luxe spécialisé. Beaucoup de travail et de recherche est fait sur la reproduction des images et le choix des illustrations, souvent des documents inédits comme des gravures anciennes, des vieilles photos, sur tous les types de thèmes. Dans cette collection, tous les livres partagent le même concept de mise en page et d’apparence, chaque livre lui-même pourrait devenir une œuvre d’art plutôt que son seul substitut. Il est associé à un équipement d’édition à jour, à des innovations organisationnelles et à une recherche constante d’une qualité d’impression supérieure à moindre coût. Une collaboration étroite, plus une amitié qu’une relation d’affaires, entre Marchand et l’imprimeur italien Gianni Stavro, a fait progresser l’état de l’art dans l’imprimerie. Les fournisseurs de « Découvertes » sont censés coopérer entre eux, « par exemple, l’imprimeur français avait un problème concernant les pigments, donc l’imprimeur italien l’a invité à expliquer comment il pourrait résoudre le problème », explique un employé de Gallimard[20].

Pierre Marchand n’est peut-être pas un «maître artistique», mais il est presque considéré comme tel par ses employés. Le personnel de « Découvertes » travaille comme une équipe, ils partagent la même culture et les mêmes valeurs, leur bureau est intentionnellement construit comme un vaisseau, avec Marchand comme «capitaine» sur le pont, et n’importe qui, à tout moment, est libre de contribuer avec ses propres idées sur les auteurs, les images, les couvertures, ..., et devient chef d’un projet[20].

Séries dérivées

Logo de « Découvertes Gallimard Hors série ».

Les livres de « Hors série » sont souvent couplés à des expositions, qui fonctionnent bien. Alors que les autres tentatives de diversification de la collection se sont souvent soldées par des échecs commerciaux retentissants, tels que les « Albums » et le « Texto ». Malgré un concept intéressant : l’utilisation d’images fixes des archives de la Gaumont pour « Une autre histoire du XXᵉ siècle », cette série ont connu un succès mitigé[7].

Accueil critique

Télérama a fait l’éloge de la collection : « Les volumes de ‹ Découvertes Gallimard › empruntent au cinéma leur suspense, à la littérature son envoûtement, au livre d’art sa beauté, au journalisme son efficacité. »[1] Écrivain britannique Rick Poynor  a écrit dans Eye Magazine que la collection « est l’un des grands projets d’édition populaire contemporaine »[22]. Dans l’hebdomadaire allemand Die Zeit, savant littéraire Gerhard Prause  pense que la collection « est une aventure représente la surprise, l’excitation et l’amusement »[23]. Dans le quotidien The New York Times, le critique d’art John Russell  considère que ces livres contiennent des informations uniques, telles que l’autorité d’Élien sur la musicalité de l’éléphant ou le regard précis de la comète de Halley tel qu’il a été décrit en 1835[24]. Auteur britannique Raleigh Trevelyan  a mentionné D-Day: The Normandy Landings and the Liberation of Europe[25] (titre de la version américaine D-Day and the Invasion of Normandy), un volume de cette collection, et il a dit : « Tous les volumes de la collection ‹ Découvertes › sont ingénieusement conçus »[26].

D’autres critiques positives, selon le magazine L’Expansion, dont The Mail on Sunday : « Révolutionnaire… Littéralement spectaculaire… » ; The Times : « Une collection très neuve et pleine d’audace » ; Die Zeit : « Dès que l’on ouvre ces livres maniables, on ne peut plus s’en détacher » ; The New York Times Book Review : « Une collection qui rappelle les encyclopédies du XIXe siècle, où l’intelligence allait de pair avec la curiosité »[27]. Le magazine d’actualité L’Express : « De véritables monographies, éditées comme des livres d’art, proposées en format poche et vendues à un prix poche […] ‹ Découvertes › a changé la face de l’encyclopédisme et du livre d’art, adaptant le livre à l’ère du ‹ zapping ›. »[28] Le quotidien espagnol El País : « C’est un ouvrage de divulgation, évidemment, mais la divulgation de très bon niveau. »[29] Le quotidien argentin La Nación : « Les livres sont les excellents assistants d’intellectuels, d’écrivains, de journalistes et d’étudiants de différents aspects de la culture […] ils contiennent des informations précises et concises […] Ils obtiennent une ‹durée› cognitive difficile à atteindre dans la fugacité médiatique. En outre, ils sont très beaux. »[30] Le quotidien brésilien Folha de S. Paulo : « Ce qui frappe le plus dans la collection […] (est) le format et le contenu iconographique. »[31] Le journal brésilien Diário do Grande ABC  : « Des livres richement illustrés […] presque comme une bande dessinée luxueuse et de très bon goût. »[32]

Malgré toutes les faveurs à sa qualité et son design visuel attrayant, la collection souffre d’un problème d’identité et de visualisation dans les librairies : où mettre en place les « Découvertes » ? En jeunesse ou en adultes ? Avec les poches ou avec les ouvrages documentaires de sciences humaines ? Et optent pour un éparpillement thématique dans les rayons. Nombre de libraires renoncent aux présentoirs exclusivement réservés aux « Découvertes » en raison de la forte concurrence. D’autant que, en raison d’une gestion assez serrée des stocks chez Gallimard, les titres complets ne sont jamais disponibles en même temps, ce que n’apprécie guère la clientèle. Le problème d’identification est également latent dans la presse, les journalistes, par exemple, même s’ils sont personnellement ravis de recevoir les nouveaux titres en service de presse, ne sauraient bien souvent dans leurs articles être trop enthousiastes à propos d’un simple ouvrage de poche, même si c’est un tout nouveau titre et non une réédition[7].

Liste des volumes

Adaptations

Article connexe : Liste des documentaires.

Depuis 1997, en coproduction avec ARTE France, Trans Europe Film, en collaboration avec Gallimard, réalise l’adaptation de la collection « Découvertes ». Ces films documentaires de 52 minutes sont réalisés comme des épisodes pour la série documentaire L’Aventure Humaine[33], la plupart d’entre eux sont réalisés par Jean-Claude Lubtchansky[34].

Les 5 meilleures ventes

Les 5 meilleures ventes du fonds (au-delà de 80 000 ex.)[1] :

  • Jean Vercoutter. À la recherche de l’Égypte oubliée (no 1), série Archéologie, 1986
  • Marie-Laure Bernadac et Paule du Bouchet. Picasso : Le sage et le fou (no 4), série Arts, 1986
  • Pascal Bonafoux. Van Gogh : Le soleil en face (no 17), série Arts, 1987
  • Anne-Marie Delcambre. Mahomet, la parole d’Allah (no 22), série Religions, 1987
  • Georges Jean. L’écriture, mémoire des hommes (no 24), série Archéologie, 1987

Bagatelles

  • Jean Harambat, l’auteur de bande dessinée, qui possède trois titres : Shakespeare : Comme il vous plaira (no 126), Compostelle, le grand chemin (no 174) et Cinématographe, invention du siècle (no 35)[35].
  • Entre ciel et mer, le Mont-Saint-Michel (no 28), trouvé dans l’atelier-bibliothèque de la romancière Amélie Sarn[36].
  • Rimbaud : L’heure de la fuite (no 102) avec huit aquarelles inédites d’Hugo Pratt[37], sept d’entre eux sont les «pré-génériques» de ce ouvrage.

Appendice

Liste des différentes éditions linguistiques de « Découvertes Gallimard ».

Titre Signification littérale Langue Pays Éditeur Premier titre Année de première parution
Découvertes Gallimard Français de France France Éditions Gallimard À la recherche de l’Égypte oubliée 1986
Universale Electa/Gallimard « Universaux Electa/Gallimard » Italien Italie Electa/Gallimard L’antico Egitto: archeologia di una civiltà
(no 1 — À la recherche de l’Égypte oubliée)
1992
Aguilar Universal « Aguilar Universel » Espagnol d'Espagne  Espagne Aguilar, S. A. de Ediciones  Egipto, tras las huellas de los faraones
(no 1 — À la recherche de l’Égypte oubliée)
1989
Biblioteca Ilustrada « Bibliothèque Illustrée » Espagnol d'Espagne  Espagne Blume La invención de la fotografía: La imagen revelada
(no 414 — L’image révélée : L’invention de la photographie)
2011
Biblioteca de bolsillo CLAVES « Bibliothèque de poche CLÉS » Espagnol Espagne, Amérique hispanique Ediciones B Che Guevara, compañero en la revolución
(no 272 — Che Guevara, compagnon de la révolution)
1997
Civilização/Círculo de Leitores « Civilisation/Cercle de Lecteurs » Portugais européen  Portugal Civilização Editora, Círculo de Leitores  Mozart: amado dos deuses
(no 41 — Mozart : Aimé des dieux)
1991
Descobrir « Découvrir » Portugais européen  Portugal Quimera Editores A Bíblia: o Livro, os livros
(no 392 — La Bible : Le Livre, les livres)
2003
Descobertas « Découvertes » Portugais brésilien Brésil Editora Objetiva  O cinema, invenção do século
(no 35 — Cinématographe, invention du siècle)
2000
New Horizons « Nouveaux Horizons » Anglais britannique Royaume-Uni Thames & Hudson The Search for Ancient Egypt
(no 1 — À la recherche de l’Égypte oubliée)
1992
Abrams Discoveries « Découvertes Abrams » Anglais américain États-Unis Abrams Books The Search for Ancient Egypt
(no 1 — À la recherche de l’Égypte oubliée)
1992
En värld av vetande « Un monde de la connaissance » Suédois Suède Berghs förlag  På spaning efter det glömda Egypten
(no 1 — À la recherche de l’Égypte oubliée)
1991
Horisont-bøkene « Horizon livres » Norvégien Norvège Schibsted Indianernes land
(no 14 — La terre des Peaux-Rouges)
1990
Ny viden om nyt og gammelt « Des nouvelles connaissances sur les nouveaux et anciens » Danois Danemark Roth Vikingerne – havenes erobrere
(no 13 — Les Vikings, rois des mers)
1993
Abenteuer Geschichte « Histoire d’aventure » Allemand Allemagne Ravensburger Buchverlag Ägypten – Entdeckung einer alten Welt
(no 1 — À la recherche de l’Égypte oubliée)
1990
Fibula Pharos « Pharos de Fibula » Néerlandais Pays-Bas Fibula-Van Dishoek Op zoek naar het vergeten Egypte
(no 1 — À la recherche de l’Égypte oubliée)
1990
Standaard Ontdekkingen « Découvertes Standaard » Néerlandais Belgique, Pays-Bas Standaard Uitgeverij  Op zoek naar het vergeten Egypte
(no 1 — À la recherche de l’Égypte oubliée)
1990
Krajobrazy Cywilizacji « Paysages de la civilisation » Polonais Pologne Wydawnictwo Dolnośląskie  Pismo – pamięć ludzkości
(no 24 — L’écriture, mémoire des hommes)
1994
Poznać i Zrozumieć Świat – Focus « Connaître et comprendre le monde – Focus » Polonais Pologne Gruner+Jahr Polska  Leonardo da Vinci: Genialny wizjoner
(no 293 — Léonard de Vinci : Art et science de l’univers)
2002
Horizonty « Horizons » Tchèque République tchèque Nakladatelství Slovart  Písmo – paměť lidstva
(no 24 — L’écriture, mémoire des hommes)
1994
Horizonty « Horizons » Slovaque Slovaquie Vydavateľstvo Slovart Písmo, pamäť ľudstva
(no 24 — L’écriture, mémoire des hommes)
1994
Kréta könyvek « Crète livres » Hongrois Hongrie Park Kiadó Mozart, az Isten kegyeltje
(no 41 — Mozart : Aimé des dieux)
1991
Mejniki « Jalons » Slovène Slovénie DZS  Iskanje pozabljenega Egipta
(no 1 — À la recherche de l’Égypte oubliée)
1994
Atradimai Baltos lankos « Découvertes Baltos lankos » Lituanien Lituanie Baltos lankos  Picasso – Išminčius ir beprotis
(no 4 — Picasso : Le sage et le fou)
1997
Enciclopediile Découvertes « Encyclopédies Découvertes » Roumain Roumanie Editura Univers  Da Vinci: Arta și știința universului
(no 293 — Léonard de Vinci : Art et science de l’univers)
2007
Ανακαλύψεις Δεληθανάση « Découvertes Delithanási » Grec Grèce Αστέρης Δεληθανάσης ΕΠΕ (Astéris Delithanásis) Ο Μέγας Αλέξανδρος: Από την Ελλάδα στην Ανατολή
(no 27 — De la Grèce à l’Orient : Alexandre le Grand)
1990
Открытие « Découverte » Russe Russie Астрель, АСТ  Ренессанс, от Брунеллески до Палладио
(no 242 — La Renaissance de l’architecture, de Brunelleschi à Palladio)
2001
Genel Kültür Dizisi « Culture Générale série » Turc Turquie Yapı Kredi Yayınları İsa – Beklenmedik Tanrı
(no 170 — Jésus : Le dieu inattendu)
2001
اكتشافات غاليمار « Découvertes Gallimard » Arabe Liban دار المجاني (Dar Al Majani; litt. « Maison libre ») أسرار مصر المنسية
(no 1 — À la recherche de l’Égypte oubliée)
2011
知の再発見 « Redécouverte de la connaissance » Japonais Japon Sōgensha  文字の歴史
(no 24 — L’écriture, mémoire des hommes)
1990
發現之旅
(Voyage D’exploration)
« Voyage des découvertes » Chinois traditionnel Taïwan China Times Publishing  文字與書寫:思想的符號
(no 24 — L’écriture, mémoire des hommes)
1994
发现之旅
(Voyage D’exploration)
« Voyage des découvertes » Chinois simplifié Chine Publié par divers éditeurs 文字与书写:思想的符号
(no 24 — L’écriture, mémoire des hommes)
1998
시공 디스커버리 총서
(Sigong Discovery)
« Découverte Sigong » Coréen Corée du Sud Sigongsa  문자의 역사
(no 24 — L’écriture, mémoire des hommes)
1995

Plus :

  • Le destin de l’univers : Le big bang, et après (no 151) écrit par Trịnh Xuân Thuận, traduit en vietnamienSố phận của vũ trụ: Big Bang và sau đó.

Références

  1. a, b, c, d, e, f et g « Collection Découvertes Gallimard », Éditions Gallimard (consulté le 2 mai 2017)
  2. « À la recherche de l’Égypte oubliée, collection Découvertes Gallimard (n° 1) », Éditions Gallimard (consulté le 2 mai 2017)
  3. a, b et c « Collection Découvertes Gallimard », Éditions Gallimard (consulté le 2 mai 2017)
  4. a, b, c et d « Élisabeth de Farcy, directrice de la collection « Découvertes Gallimard » : « Une collection de poche à l’ambition encyclopédique » », La Croix, (consulté le 2 mai 2017)
  5. Épisode Dixième anniversaire de la collection Découvertes de la série Qu’est-ce qu’elle dit, Zazie ?. Diffusé pour la première fois le sur la chaîne France 3.
  6. (en-GB) Jim Davies, « In the beginning was the picture: NEW HORIZONS », sur eyemagazine.com, (consulté le 19 février 2018)
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Françoise Hache-Bissette, « Découvertes Gallimard ou la culture encyclopédique à la française », sur ricochet-jeunes.org (consulté le 21 septembre 2017)
  8. a et b [vidéo] Découvertes Gallimard fête son n° 200 (1994) sur YouTube
  9. Les dix-huit séries : Archéologie, Architecture, Art de vivre, Cinéma, Histoire, Histoires naturelles, Invention du monde, Littérature, Mémoire des lieux, Musique et danse, Peinture, Philosophie, Religions, Sciences, Sculpture, Sports et jeux, Techniques, Traditions.
  10. « Comme un film documentaire », Livres Hebdo, no 47,‎ .
  11. Marie Lallouet, « Une vieille histoire », sur Centre de Recherche et d’Information sur la Littérature pour la Jeunesse (CRILJ), (consulté le 21 février 2018).
  12. « Mon tout, c’est Découvertes Gallimard », Lire,‎ .
  13. (nl) M. Vlaminck, « Gallimard haalt De Donder binnen », Het Nieuwsblad,‎ , p. 15.
  14. Bruno Gerelli, « Histoires de vampires à Claix », sur brunogerelli.info, (consulté le 22 février 2018).
  15. « Voyages en Utopie, collection Découvertes Gallimard (n° 200) », Éditions Gallimard (consulté le 5 mai 2017)
  16. « Découverte », sur bibliomonde.com (consulté le 20 février 2018)
  17. Antoine de Gaudemar, « La «jeunesse» de Gallimard chez Hachette. Pierre Marchand, qui a créé «Découvertes» et tout le secteur jeunesse, passe à la concurrence. », sur Libération, (consulté le 20 février 2018)
  18. (ru) Lisa Novikova, « Французские энциклопедисты опять просвещают Россию » [« Les encyclopédistes français éclairent à nouveau la Russie »], sur Kommersant,‎ (consulté le 25 février 2018).
  19. « La première lecture est celle des images. Un entretien avec Pierre Marchand - Fondateur du département Jeunesse des éditions Gallimard », sur parutions.com, (consulté le 20 février 2018).
  20. a, b et c (en) Bernard Cova et Christian Svanfeldt, « Societal Innovations and the Postmodern Aestheticization of Everyday Life », International Journal of Research in Marketing, Amsterdam, Elsevier, vol. 10, no 3,‎ , p. 297–310 (lire en ligne)
  21. « HORS SÉRIE », Éditions Gallimard (consulté le 28 septembre 2017)
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  31. (pt) Luiz Caversan, « Coleção ilustra descobertas históricas », sur Folha de S. Paulo, (consulté le 22 février 2018).
  32. (pt) João Marcos Coelho, « Editoras brasileiras estão otimistas com estilo Gallimard », sur Diário do Grande ABC, 1ᵉʳ juin 2002 (consulté le 22 février 2018).
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  34. « Catalogue des films de Jean-Claude Lubtchansky », sur www.lussasdoc.org (consulté le 10 juin 2017)
  35. Romuald Giulivo, « Jean HARAMBAT : Voix d’auteurs », sur 1autremonde.eu (consulté le 17 mars 2018) : « Les livres trouvés sur les deuxième, onzième et treizième photos ».
  36. Lucie Braud, « Amélie SARN : Voix d’auteurs », sur 1autremonde.eu (consulté le 17 mars 2018) : « Le livre trouvé sur la troisième photo ».
  37. Nicolas Roberti, « HUGO PRATT ARTHUR RIMBAUD : LETTRES D’AFRIQUE VOYAGES ÉTHIOPIQUES AU TRIPODE », sur www.unidivers.fr, (consulté le 28 avril 2018).

Voir aussi

Articles

Liens externes