Culture en Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie a développé, au travers des nombreuses communautés qui composent sa population, une grande mixité et diversité culturelles.

Culture ou cultures de Nouvelle-Calédonie ?

L'existence d'une éventuelle culture spécifiquement néo-calédonienne, rassemblant l'ensemble des communautés qui disposent chacune de leurs propres pratiques culturelles, fait l'objet de débat.

Selon Albert Lindt-Swanson, pseudonyme utilisé par l'initiateur d'un « mouvement numérique » dit du « club des cinq » (comprenant également l'homme politique non-indépendantiste, ancien président de l'Avenir ensemble et responsable local du MoDem Didier Leroux, le président de la Fondation des pionniers Jean-Louis Veyret, Carole Boyer et le blogueur de Calédosphère Franck Theriaux), cité sur Calédosphère : « Il existe une coutume et une médecine kanak, des danses et des chants wallisiens, des parures et des contes tahitiens, une cuisine et un art vietnamiens, une religion et des rites javanais, des rythmes et une langue créoles, une littérature et une architecture franco-européennes et, au sein de toutes ces communautés, pour chacune, autour de ces quelques exemples, il existe de réelles et complètes cultures particulières ainsi que des empathies incontournables et des solidarités irremplaçables. Il existerait donc aussi une culture particulière calédonienne ? Ou même une culture générale calédonienne ? Une chasse calédonienne ? Une pêche coloniale ? Un barbecue pionnier ? Et puis ?… What else ? Le rodéo et la country sont-ils si calédoniens ? La salade "tahitienne" et les nems sont-ils si calédoniens ? Le reste n’est, force est de le constater, même si de sentencieux essais sur cette culture aussi irréelle que l’évêché de Parténia tentent de démontrer le contraire, qu’emprunts et pâles imitations ou frénétiques gesticulations pour "tenter d’être", d’être "autre", d’être à part, d’être "quand même", d’être "plus", scientifiquement, artistiquement, universitairement, culturellement, historiquement, socialement, capitalistiquement, patrimonialement… alors, que dans les faits et dans les intentions, cette peur de ne pas être ou d’être "moins" ne repose sur aucun fondement objectif, puisque ces gens inquiets ne sont objectivement ni "moins", ni "autres", bien au contraire. Tout se passe dans la tête, dans le regard sur soi et sur l’autre, par sous-estimation réflexive ou auto-dévalorisation, totalement injustifiées et pourtant auto-prescrites »[1].

En revanche, Alain Martin, doctorant à l'université Paris-VIII et professeur au lycée Anova de Païta, envisage dans l'œuvre des écrivains Georges Baudoux et Jean Mariotti la recherche et la définition d'une culture calédonienne, estimant que, en parlant du premier : « Beaucoup voient en lui (avec Mariotti) le créateur de la littérature calédonienne, le créateur d'une nouvelle culture qui n'est ni une culture canaque (sic), ni une culture européenne, mais une culture calédonienne avec ses mythes et ses "détails" spécifiques : l'île, le lagon, sa faune et sa flore, son passé avec les Canaques (sic), les bagnards, les broussards, les colons ... l'Histoire et les histoires. Son œuvre écrit cette diversité ethnique et culturelle, en prenant "différents chemins d'écriture" : légendes, histoires, mythes, nouvelles, chansons, poèmes, et en nous faisant "entendre" la richesse des "parlers", qui sillonnent à son époque la Nouvelle-Calédonie : "le" français, le bichelamar, l'anglais, l'argot des bagnards et des colons. La mise en scène des "parlers" calédoniens est une des clefs de la compréhension de l'homme Baudoux et de son style »[2]. L'historien de la colonisation pénale Louis-José Barbançon[3] ou le militant « accordiste » Jean-Raymond Postic se sont faits les défenseurs d'une « calédonité », d'une identité commune pluriethnique en Nouvelle-Calédonie.

En 2008, le livre Identités culturelles et sentiment d'appartenance en Nouvelle-Calédonie : Sur le seuil de la maison commune de l'ethnologue Benoît Carteron, édité par L'Harmattan, reconnaît dans son introduction que : « L'existence et la force des groupes "ethniques" ne peuvent pas être minimisées en Nouvelle-Calédonie. En dépit des mélanges qui se sont produits dès l'arrivée des Européens et l'unification imposée par la colonisation, la plupart des habitants se rattachent à une communauté culturelle distincte et plus ou moins dans l'ensemble calédonien. En cherchant à être reconnues et prises en compte dans leurs spécificités, les communautés en présence renouvellent et légitiment les lignes de séparation déjà existantes : occupation de l'espace, langues, ressources économiques, disparités sociales, autorités reconnues, façons de penser et de se comporter au quotidien ... ». De là, il entend répondre à la problématique suivante : « Dans la cohabitation et le regard que les groupes culturels portent sur eux-mêmes et sur les autres, quels sont les signes qui manifestent, ou au contraire contredisent, l'émergence d'une identité culturelle commune ? »[4].

Pratiques culturelles

Plusieurs pratiques ou champs culturels communs ont émergé par acculturations, inculturations et syncrétismes entre les différentes communautés de Nouvelle-Calédonie.

Langues

Parler calédonien

Article détaillé : Français de Nouvelle-Calédonie.

L'emploi du français en Nouvelle-Calédonie, langue maternelle pour les Métropolitains d'origine et leurs descendants et langue véhiculaire pour les autres groupes, a vu se développer un accent particulier plus ou moins prononcé et des emprunts à la mosaïque ethnique composant la société néo-calédonienne. Les colons, les fonctionnaires civils et militaires, les bagnards ou forçats, les déportés politiques, de droit commun et de la Commune, populations souvent rudes, ont entretenu des expressions imagées et parfois grossières (comme en témoigne l'emploi fréquent de l'interjection « L'enculé », prononcé « L'Ônculé »), considérées aujourd'hui comme vulgaire, mais qui fait la base du parler néo-calédonien. La comparaison peut être faite avec l'anglais d'Australie, qui a également connu un peuplement de bagnards, de déportés et de fonctionnaires civils et militaires au XIXe siècle : l'influence de ce peuplement se retrouve dans la langue d'aujourd'hui, dans plusieurs mots et expressions, et autres emprunts. S'y ajoute les apports des 28 langues vernaculaires kanaks (sensible dans la prononciation et l'accent, avec l'inversion phonique des sons "on" et "an", ou encore dans la tonalité qui subit un allongement phonétique, les a, les o, les an ayant une tonalité basse et allongée, à quoi s'ajoute l'emploi de mots ou expressions comme les exclamations ou interjections awa, ahou, yossi, tcha, ou les noms communs bagayou, kayafou, pilou, bougna, cagou, la plupart des toponymes qui ont été francisés), le tahitien (aita, nana, tabou, rae rae, manou ou pareo, fare), le wallisien (ayaoué, pia), le javanais (kakane, bami), le vietnamien (Chân đăng), le japonais (soyo), le bichelamar du Vanuatu (nakamal, tangyu tumas) et l'influence anglo-saxonne (tata, tinkyoubien, prononciation de certains mots comme « bus »).

Diffusion et protection des langues kanak

Article détaillé : Langues kanak.

Maurice Leenhardt a mis en place à partir de 1944 des enseignements en langues Océaniennes à l'École des langues orientales. Après sa retraite en 1953, son poste est repris tout d'abord par son fils Raymond (de 1947 à 1948 puis de 1953 à 1972) puis par Jacqueline de La Fontinelle, titulaire de la chaire de Houaïlou puis de celle des Langues Océaniennes à partir de 1972 et jusqu'à sa retraite en 1999.

Le drehu est enseigné à l'INALCO depuis 1973 par Wamo Haocas (à l'origine engagé comme répétiteur en langue ajië, alors que sa langue maternelle est bien le drehu), au sein de la chaire de « Houaïlou » transformée en 1977 en chaire de « Langues océaniennes ». Depuis la retraite de Jacqueline de La Fontinelle en 1999, le drehu reste la seule langue enseignée au sein de la section Langues Océaniennes de l'Institut, avec le tahitien et le bichelamar[5].

Localement, si l'enseignement des langues kanakes a été rejeté, autant dans le public que dans le privé, au profit du français à l'époque coloniale, les choses ont commencé à évoluer à la fin des années 1970 avec la mise en place de réflexions à ce sujet : on peut citer en 1979 un ouvrage collectif dirigé par l'ethnologue et phonologue André-Georges Haudricourt, intitulé Les langues mélanésiennes de Nouvelle-Calédonie et publié à l'initiative du bureau psychopédagogique de la direction diocésaine de l'enseignement catholique (DDEC), pour voir poser les bases du système d'écriture plus ou moins unanimement utilisé aujourd'hui, ainsi que dans le public la création en 1978 d'un Centre territorial de recherche et de documentation (CTRDP) chargé d'envisager l'enseignement de langues vernaculaires et de produire la documentation adéquate, et d'une mission aux langues et cultures régionales auprès du Vice-rectorat. Cette première expérience est un échec, du fait du manque de motivation des hommes politiques (et même des dirigeants kanaks qui ne sont pas encore convaincus de l'importance d'un enseignement en langue mélanésienne) et des parents ainsi que de la faible formation des enseignants, qui plus est souvent nommés dans d'autres zones linguistiques que celle de leur langue maternelle.

Le tournant réel intervient durant les événements des années 1980 (nom donné à la période d'affrontements entre indépendantistes et loyalistes, de 1984 à 1988), le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) et le « gouvernement provisoire de la Kanaky » (GPK) qui lui est associé (comme prélude à la création d'un État kanak indépendant) créent dans chacune des zones qu'ils contrôlent des « Écoles populaires kanak » (EPK) afin de développer le sentiment d'« identité kanak » chez les jeunes et lutter contre « l'acculturation » française par le biais des langues kanakes. Avec l'instauration du statut Fabius-Pisani en 1985 et la création de quatre régions, celles contrôlées majoritairement par les indépendantistes (le Centre, le Nord et les îles Loyauté) vont alors largement subventionner les EPK qui acquièrent donc un statut officiel et organiser des stages destinés à sensibiliser et à former des locuteurs pour en faire des intervenants dans les écoles (stages confiés notamment aux linguistes, chercheurs au CNRS, Jean-Claude et Françoise Rivierre en 1986). Cependant, le bilan des EPK est mitigé et a différé selon les régions : si certaines ont pu se maintenir à certains endroits plus longtemps que d'autres, et même après la signature des accords de Matignon en 1988 et l'établissement d'un « statu quo » entre partisans et opposants de l'indépendance, il n'en subsiste aujourd'hui plus qu'une, celle de Canala qui maintient une scolarisation dans les tribus pour les enfants de 2 à 9 ans tout en établissant des passerelles avec l'enseignement public à partir du cours moyen. En fait, la réussite des EPK a dépendu de la motivation des acteurs de la communauté locale, de la qualité de la formation des enseignants, du soutien financier des institutions et du maintien de relations avec l'enseignement public.

Après les Événements, les provinces Nord et Îles Loyauté ont continué autant que possible à financer les EPK subsistantes et ont développé de nouveaux programmes linguistiques et éducatifs, grâce à leur nouvelle compétence offerte par les accords de pouvoir modifier en partie les programmes du primaire pour que ceux-ci respectent mieux les réalités historiques et culturelles locales. Aux Îles, le plan « Enseignement intégré des langues maternelles » (EILM), élaboré en 1991 et entré en vigueur en 1994, semble avoir été plus ou moins couronné de succès. Dans le Nord, le plan « Paicî - Hoot ma Waap - Ajië - Xârâcùù » (PHAX) prévoit quant-à-lui d'instaurer cinq heures hebdomadaires en langues dans les écoles élémentaires (dont deux heures consacrées à l'éducation physique, deux autres à l'éducation artistique et la dernière à la géographie, à l'histoire et aux sciences), mais ce projet n'est pas suivi d'effets[6].

En 1992, le drehu de Lifou, le nengone de Maré, ainsi le paicî et l'ajië en Province Nord accèdent au statut d'épreuves optionnelles pour le baccalauréat.

La défense et l'enseignement des langues kanakes sont parmi les principaux enjeux définis par l'accord de Nouméa en 1998 :

« Les langues kanakes sont, avec le français, des langues d'enseignement et de culture en Nouvelle-Calédonie. Leur place dans l'enseignement et les médias doit donc être accrue et faire l'objet d'une réflexion approfondie.

Une recherche scientifique et un enseignement universitaire sur les langues kanakes doivent être organisés en Nouvelle-Calédonie. L'institut national de langues et civilisations orientales y jouera un rôle essentiel. Pour que ces langues trouvent la place qui doit leur revenir dans l'enseignement primaire et secondaire, un effort important sera fait sur la formation des formateurs.

Une Académie des langues kanak, établissement local dont le conseil d'administration sera composé de locuteurs désignés en accord avec les autorités coutumières, sera mise en place. Elle fixera leurs règles d'usage et leur évolution. »

— Article 1.3.3[7]

Cette importance est confirmée dans la loi organique du fixant le fonctionnement des institutions néo-calédoniennes, aux articles 140 et 215[8].

L'Académie des langues kanak (ALK) est officiellement créée par la délibération du Congrès no 265 du . Elle siège au centre-ville de Nouméa, au 32, rue du Général Gallieni, et dispose de 8 sections régionales qui travaillent avec les conseils d'aires coutumières. Chaque section a à sa tête un académicien, désigné par le Sénat coutumier sur proposition du conseil coutumier concerné. Elle est dirigée, depuis le , par Weniko Ihage, professeur certifié en drehu[9].

Les enfants kanaks suivent, dès la petite section de maternelle, des enseignements dans leur langue, à raison de 7 heures hebdomadaires en maternelle et de cinq heures à l'école élémentaire à la fois pour apprendre à la maîtriser et se familiariser avec leur culture d'origine, à l'écrire et à la lire mais aussi pour suivre tous les autres champs disciplinaires dans cette langue[10].

L'université de la Nouvelle-Calédonie a ouvert en 1999, au sein du département lettres, langues et sciences humaines, une licence mention langues et cultures régionales spécialité langues océaniennes, chargé essentiellement de former des enseignants dans l'une des quatre langues présentes au baccalauréat (drehu, paicî, nengone et ajië), ainsi que des ethnologues, avec une possibilité de choisir en troisième année entre deux parcours : un « enseignement » et un autre « sciences du langage »[11].

Les professeurs en langues kanak sont ensuite formés, aussi bien pour le primaire que pour les cours optionnels du secondaire, à l'Institution de formation des maîtres de Nouvelle-Calédonie[12].

Langues maternelles minoritaires

Les autres langues parlées par les communautés vivant dans l'archipel sont le wallisien, le futunien, le tahitien, le vietnamien, le javanais et le bichelamar (Ni-Vanuatu), et dans une moindre mesure le mandarin, le cantonais, le japonais ou l'anglais.

Prénoms calédoniens

Cuisine calédonienne

Une femme kanak présente un bougna traditionnel
Un plat de bami, plat traditionnel indonésien très répandu en Nouvelle-Calédonie

Comme le parler calédonien, la cuisine de Nouvelle-Calédonie est surtout le fait de mélanges, adaptant les différentes spécificités culinaires (cuisines mélanésiennes fondée sur la cuisson à l'étouffée dans le four kanak et symbolisée par le bougna, plus généralement océaniennes qui ont en commun l'usage du lait de coco comme liant, françaises avec la succession de plusieurs plats, l'importance des sauces, des herbes aromatiques et du pain ou plus globalement des viennoiseries, est-asiatiques marquées par l'utilisation d'épices variées, la recherche des saveurs aigres-douces, le mode de cuisson et la présence du riz comme aliment de base) aux productions locales. Celles-ci sont issues de l'agriculture ou horticulture (tubercules comme l'igname, le manioc ou le taro, légumes tels la chayote dite « chouchoute », le pe-tsaï appelé « chou de Chine », mais aussi des tomates, par exemple, des fruits tropicaux comme la banane, la noix de coco, la papaye, la mangue, la grenadille dite « pomme liane », le pamplemousse ou le corossol, ainsi que des agrumes et certains fruits tempérés produits par les Fraisiers de Païta ou à La Foa, notamment des fraises, pêches et framboises, une culture du café ancienne et toujours bien présente même si elle a perdu la réputation et la valeur à l'exportation dont elle disposait dans la première moitié du XXe siècle avec le café Leroy, une petite production de maïs tandis que la plupart des jardins des personnes d'origine européenne comportent certaines herbes de Provence), de l'élevage (presque exclusivement pour la viande, bovine, de cerf, ovine, caprine, porcine ou de volaille, ainsi que des œufs et du miel, la production laitière étant très faible et avant tout concentrée à Bourail, nécessitant une forte importation d'Australie, de Nouvelle-Zélande voire de Métropole pour les fromages), de la chasse (cerf, roussette, cochons sauvages ou notou), de la pêche (qu'elle soit commerciale ou individuelle, avec un lagon vaste et riche en ressource halieutique qui offre une grande diversité de poissons, fruits de mer et coquillages consommables, comme le thon jaune, le saumon des dieux, le vivaneau, le mahi-mahi, le bec-de-canne, le poisson perroquet et perroquet banane, la langouste, le crabe de cocotier ou de palétuvier, les trocas, pétoncles ou sauteurs), de l'aquaculture (surtout des crevettes, avec une valeur ajoutée fortement croissante à l'exportation) et de l'agroalimentaire (avec surtout une importante production de bière, dont la plus connue et la plus consommée localement reste la Number One, ainsi que les marques locales des sodas et sirops tulem, les jus de fruits Oro ou les chocolats Biscochoc). L'influence culinaire anglo-saxonne ne se retrouve avant tout qu'à travers certains aliments importés depuis l'Australie ou la Nouvelle-Zélande, surtout dans les produits laitiers (lait qu'il soit en poudre ou liquide, beurre, mayonnaise, cheddar, philadelphia), les condiments et sauces (moutarde forte anglaise, vegemite, sauce Worcestershire), certains fruits (et jus) ou produits animaliers (surtout l'agneau et les huîtres de Nouvelle-Zélande) et les biscuits, chips, desserts ou friandises.

Cela aboutit à des pratiques culinaires relativement communes, certains plats traditionnels de chaque communauté (bougna kanak, salade tahitienne, bami indonésien, nems et porc au sucre vietnamiens, civets, filets ou saucissons de cerfs inspirés de recettes régionales françaises, carry et achards réunionnais ou boudins antillais) étant repris, préparés et consommés indifféremment par l'ensemble de la population. Certains produits en particulier deviennent des incontournables du repas typique néo-calédonien : le riz comme accompagnateur de presque tous les plats (souvent en remplacement des pommes de terre dans des recettes traditionnelles métropolitaines), la forte consommation du pain (en baguette ou « pain marmite ») et viennoiseries, la présence sur la table d'une bouteille de soyo (la marque la plus répandue restant Kikkoman), de la mayonnaise Kraft et de pots d'achards (surtout pour accompagner la viande froide) aux côtés du sel et du poivre (à quoi s'ajoute de manière plus récente la sauce arôme de la marque Maggi), l'importance du café, du chocolat Milo, du miel, des confitures, du pain et du lait en poudre de la marque australienne Sunshine (surtout en Brousse et en tribu pour ce dernier élément) pour les petits-déjeuners et du chocolat (local ou importé), des biscuits australiens Arnott's (SAO, Scotch fingers, Arrowroot, Tim Tam, Monte Carlo, les biscuits à apéritifs Shapes) ou Twisties ou de la pâte de fromage à tartiner Kraft pour les goûters.

Littérature orale

  • Aire coutumière Paici-Camuki (Alban Bensa) ː
    • ténô, poésie-récit,
    • jèmââ, récits foncdateurs historico-mythiques,
    • jékutä, histoires,
    • tägädé, contes et légendes,
    • mäpéa, anecdotes développées,
    • ololo, berceuses,
    • popai, discours,

Rap

    • Kydam, Ybal Khan, DJSE,...

Slam

    • Paul Wamo, Laurent Ottogalli, Erwan Botrel, Lyncey Sioremu, Mickaël Prechale Sanchez, Boukman Thonon,
    • Anthony Mira, Ludovic Simane Wenethem, Thierry InT.rimes Hoang, Fanny Battaglino, Israëla Sanchez,

Humour

    • Francky Lewis, Dany Banreu, Kingtaz, Armagz - Esteban, Loms,

Littérature écrite

Avant 1945

La Nouvelle-Calédonie a produit plusieurs écrivains[13] qui, quels que soient leur communauté d'appartenance et leurs styles particuliers, se sont attachés à puiser dans des références culturelles diverses (européennes, tradition orale mélanésienne, parler calédonien). Les plus célèbres historiquement restent Jean Mariotti[14] et Georges Baudoux[15].

Georges Baudoux (1870-1940)[15], le premier écrivain calédonien, a écrit plusieurs nouvelles (sous le pseudonyme de Thiosse) entre les années 1910 et 1940, dont certaines sont publiées par des revues locales (Kaavo en 1919) sous le pseudonyme de Thiosse. Elles sont pourtant compilées dans des recueils et pleinement éditées, seulement après sa mort, notamment à travers les deux tomes de Les Blancs sont venus édités par la Société d'études historiques de la Nouvelle-Calédonie en 1972 et 1979. L'essentiel de ses œuvres décrit et met en avant le cloisonnement de la société coloniale[16]. Il a entretenu des relations de respect avec Maurice Leenhardt et Lucien Lévy-Bruhl.

Jean Mariotti (1901-1975)[17] a écrit principalement :

  • Les Contes de Poindi, recueil de contes inspirés de légendes kanaks, publié en 1939 puis revu et corrigé en 1941 et traduit en anglais, en allemand et en slovaque notamment.
  • Takata d'Aïmos[18], roman fantastique lui aussi inspiré d'une légende traditionnelle kanake[19].
  • Remords[20], roman psychologique sur les bagnards[21].
  • À bord de l'incertaine, éd. Stock, Delamain et Boutelleau, Paris, 283 p. (réédité à Papeete en 1981 puis à Nouméa en 1996 et en 2000), récit de fiction se situant dans un pays imaginaire mais inspiré de son enfance dans le petit village calédonien de Farino[22].
  • Le Dernier voyage du Thétis, éd. Stock, Paris, 1947, 251 p., recueil comprenant 7 nouvelles : « Le Dernier Voyage du Thétis », « Paysage », « Le Porto du Drafn », « Toi y'en a monnaie ? », « Simple histoire », « L'épopée accidentelle », « Nuit calédonienne »[23].
  • Également plusieurs ouvrages sur l'histoire, la géographie ou l'économie de la Nouvelle-Calédonie.

Alain Laubreaux (1899̠-1968), qui a fait publier Georges Baudoux, et trois romans, Yan̠-le-Métis (1928), Le Rocher à la voile (1930) et Wara (1932).

Parmi les écrivains-poètes ː Eugène Bertin, Jacques Nervat (et Marie Nervat), Frédéric Ohlen (1959) [24]Emmanuel Istivie[25], Antoine Soury-Lavergne (1879-1970)[26].

La Nouvelle-Calédonie a également vu naître ou a accueilli plusieurs auteurs renommés, en inspirant fortement tout ou partie de leur œuvre.

  • Francis Carco (1886-1958), qui a passé ses dix premières années dans la colonie.

Après 1945

Quelques écrivains métropolitains s'intéressent à la Nouvelle-Calédonie, dont

Beaucoup des écrivains sont des Calédoniens d'origine européenne.

À partir de la moitié du XXe siècle, des auteurs kanak apparaissent souvent avec un ton engagé en faveur de la revendication identitaire mélanésienne. Les plus représentatifs restent

  • Apollinaire Anova (1929-1966), prêtre, premier écrivain kanak francophone,
  • Jean-Marie Tjibaou (1936-1989), le principal dirigeant indépendantiste des années 1970 et 1980,
  • Déwé Gorodey (1949-)[27], actuellement membre du Gouvernement local chargé de la Culture,
  • Wanir Wélépane, pasteur, poète, auteur de Aux vents des îles (1993),
  • Pierre Gope (1966-)[28],[29], poète et dramaturge, kanak de Maré. Une de ses pièces, Les Champs de la Terre, fable poétique inspiré du folklore calédonien et surtout kanak, a ainsi été représentée au Festival d'Avignon en 2006 et a fait ensuite l'objet d'une tournée en Europe. Autres œuvres : Où est le droit ? Okorentit ? (1997), Les dieux sont borgnes (2002, avec Nicolas Kurtovitch, Wamirat, le fils du chef de Pénélo (1992), Les Murs de l'oubli (2003)...
  • Nicolas Kurtovitch (1955-)[30], lui-même issu d'une famille implantée dans l'archipel depuis le XIXe siècle, et auteur contemporain néo-calédonien le plus productif et peut-être le plus connu. Son style est décrit par Jean-Claude Bourdais comme « une écriture en marche qui permet toujours une ascension », un itinéraire initiatique « toujours ancré dans l’espace ou le lieu dont il parle » qui débouche et se poursuit « par la défense et le combat permanent pour ce que le rêve a laissé entrevoir et permis d’atteindre. Seule la vigilance permet d’éviter que le rêve ne soit qu’un mirage »[31]. Son œuvre, mêlant culture occidentale et influences océaniennes ou orientales, cherche à « réconcilier deux mondes et rêve d'une fraternité universelle qui ne contredirait pas le lien au sol natal »[32]. Elle comprend[33] :
    • essentiellement des recueils de poésie (Sloboda en 1973, Vision d'Insulaire en 1983, Souffle de la nuit en 1985, L'Arme qui me fera vaincre en 1988, Homme montagne en 1993, Assis dans la barque en 1994, Avec le masque en 1997, Dire le vrai / To Tell the Truth qui est une édition bilingue de 18 poèmes avec l'auteur kanak Déwé Gorodey en 1999, On marchera le long du mur en 2000, Poème de la solitude et de l'exil en 2001, Autour Uluru et Ode aux pauvres en 2002, Le Piéton du Dharma qui a reçu le prix 2003 du Salon du Livre Insulaire d'Ouessant[34] et Le dit du cafard taoïste, 2005),
    • des recueils de nouvelles (Forêt, Terre et Tabac en 1993 qui défend l'idée d'une « relation symbiotique avec l'univers naturel et spirituel »[35], Lieux en 1994 puis réédité en 2006 avec d'autres nouvelles et Totem en 1997),
    • des pièces de théâtre (Le Sentier Kaawenya en 1998 mis en scène pour l'inauguration du Centre culturel Tjibaou, Les dieux sont borgnes avec le dramaturge et metteur en scène kanak Pierre Gope en 2002 et La Commande en 2004),
    • un recueil de Récits (Seulement des mots en 1977),
    • un roman, Good night friends, paru aux éditions « Au Vent des Îles » à Papeete en 2006, sur le thème d'un kanak qui a quitté sa terre pour aller à la ville et tombe dans une histoire d'envoûtement avec un meurtre, avec en toile de fonds les questions du nom et de la terre dans la société kanak, du mélange des cultures (des mélanésiens qui aiment l'opéra), entre autres[36].
    • il a enfin participé à plusieurs anthologies, ouvrages collectifs et revues, en Nouvelle-Calédonie et en France (notamment la revue Autrement et Passerelles).
  • Paul Wamo (1981)[37], poète...

La Brousse en folie de Bernard Berger[38] permet de découvrir les singularités de la société néo-calédonienne à travers une expression humoristique accessible à tous. Cette série de bande dessinée, née en 1984, est chaque année parmi les plus gros succès d'édition de l'île. Elle a ouvert la voie à toute une bande dessinée calédonienne également incarnée aujourd'hui par Gielbé (frère de Bernard Berger, auteur de La Tribu Mathurin en 1998 et du duo Aglaé & Sidonie qui apparait sous la forme d'un comic strip quotidien dans Les Nouvelles calédoniennes pour commenter de manière humoristique l'actualité depuis 1995) ou Niko et Solo (respectivement dessinateur et scénariste de la série Frimeurs des Îles depuis 2002) ou Jar (dessinateur depuis 1997 de la série Le Sentier des Hommes, scénarisée par Bernard Berger). Un festival biennal de la bande dessinée et de l'image est organisé depuis 2003 à Boulouparis[39].

L'Association des écrivains de Nouvelle-Calédonie[40] a été fondée en 1996 par un collectif autour de Nicolas Kurtovitch[41].

En 1996 a été créé le prix Livre Mon Ami décerné par des enfants âgés de 9 à 13 ans vivant en Nouvelle-Calédonie à un ouvrage de littérature d'enfance et de jeunesse de parution récente et de langue française. L'auteur qui remporte le prix est ensuite invité à se rendre en Nouvelle-Calédonie pour rencontrer ses jeunes lecteurs.

Parmi les autres écrivains, Gonzague Phélip, Enguerrand Guépy (1974), Anne Bihan(1955) [42] etc.

Architecture

S'il n'existe pas d'architecture néo-calédonienne à proprement parler, les constructions et les tendances contemporaines, dont le magazine Varangue rend témoignage, témoignent de références à deux traditions : celle des cases traditionnelles kanak, et celle des maisons coloniales.

Case kanak

Case traditionnelle kanak située au centre culturel Tjibaou à Nouméa
Les cases stylisées du Centre culturel Tjibaou dessinées par Renzo Piano à Nouméa

L'architecture traditionnelle kanake comprend uniquement la case, véritable symbole de l'organisation de la société. Il en existe de plusieurs types : à la fois lieux des cérémonies ou palabres (grande case du clan ou des districts des Îles Loyauté, les plus représentatives et les plus chargées de symbolisme), d'habitat (avec des cases ordinaires pour les femmes) ou de stockage (greniers à igname). Ronde (forme qui représente un espace collectif de vie, propice aux palabres, aux échanges et au maintien d’un esprit communautaire) avec un toit conique offrant souvent une forte pente (pour permettre l'écoulement des eaux de pluie, tandis que la forme aérodynamique générale de l'édifice permet une forte résistance aux vents violents quelle que soit leur direction), elle est souvent construite, notamment sur la Grande Terre où les inondations sont courantes, sur un tertre surélevé par rapport au terrain naturel pour échapper aux dégâts des eaux. Sa construction n'utilise que des matériaux végétaux : murs et « pré-couverture » du toit (kötu en Xârâcùù)[43] en peau de niaouli (élément particulièrement étanche) généralement (et dans certaines régions avec du pandanus ou du cocotier), couverture du toit en paille (bon isolant qui permet de maintenir une température ambiante constante et douce tout au long de l'année, même en période de fortes chaleurs), attaches de la structure avec des lianes (rendent l'édifice flexible et donc résistants encore une fois aux intempéries) et éléments importants (flèche faîtière, poteau central, poteaux de tour de case, chambranle, linteau de la porte) en bois de houp (arbre endémique à la Nouvelle-Calédonie, séculaire, représentant l'origine des clans et dont le bois est sacré). Chacune des pièces sculptées a une symbolique particulière[44],[45], :

  • la flèche faîtière, qui domine la case, représente le « frère aîné », à savoir le chef de clan, ou, aux Îles Loyauté, le grand chef du district, et se compose d'un visage central, d'un tronc pied qui la rattache au sommet de la case et d'une partie supérieure qui représente la spécificité du clan (percée d'une toutoute souvent pour les clans dits « de la mer », surmontée sinon d'un animal totémique ou d'une coiffe particulière). Elle est enlevée lorsque le « frère aîné »/grand-chef meurt et remplacée par celle de son successeur. Elle est devenue aujourd'hui l'un des principaux emblèmes de l'identité kanake (surtout sous sa forme percée d'une toutoute) et est présente aussi bien sur le drapeau indépendantiste kanak, les pavillons des Provinces des Îles Loyauté et Nord, le logo du gouvernement local et, plus largement, le blason de la Nouvelle-Calédonie.
  • le poteau central, qui supporte la structure, c'est contre lui que s'adosse le « frère aîné »/grand-chef et autour s'assoient ses « cadets » (chefs des clans qui composent le district aux Îles Loyauté ou des lignées mineures d'un clan). Il est souvent sculpté, avec des images retraçant l'histoire orale du clan ou le symbolisant. Selon les endroits, il représente le « frère aîné » ou bien le sorcier - ministre chargé du maintien des rites qui assurent le pérennité du clan. Entre lui et l'entrée est aménagé, à même le sol, un foyer qui a une double fonction : réchauffer l'intérieur durant les moments les plus frais de l'année, et préserver l'ossature et le bois contre le pourrissement et les termites par la fumée.
  • les poteaux de tour de case représentent les clans/lignées « cadettes » dépendant de celui du grand-chef/« frère aîné » : ils rappellent ainsi qu'ils sont le support de l'unité du district/clan, et que sans eux celui-ci s'effondre. Ils comprennent généralement un visage central.
  • les chambranles qui entourent la porte, ils symbolisent les esprits protecteurs du district/clan dont le visage est représenté.
  • le linteau de la porte est placé bas, à environ 1,50 m du sol, obligeant les visiteurs à s'incliner en signe de respect lorsqu'ils pénètrent dans la case.

Les dix haut bâtiments du centre culturel Tjibaou de Renzo Piano reprennent d'une matière stylisée la forme des cases traditionnelles kanak.

Maisons coloniales

Un exemple de maison coloniale : le Château Hagen dans le quartier de la Vallée des Colons à Nouméa

La colonisation de peuplement à partir du milieu du XIXe siècle a permis le développement d'un style architectural résidentiel particulier dit des « maisons coloniales » qui se retrouve, avec certaines variantes, dans d'autres anciennes colonies françaises (Réunion, Antilles, Polynésie française, Indochine) ou anglo-saxonnes (dans les États du Sud des États-Unis ou l'Inde). Bien que de factures variables, elles offrent généralement un certain charme et un élément identitaire important pour les populations locales, notamment d'origine européenne ou Caldoches, qui poussent pour leur préservation. Toutefois, les intempéries (notamment les cyclones), l'usure (rouille des toits, pourrissement et attaque de termites sur les éléments en bois) ou divers projets immobiliers ont entraîné la disparition de la plupart de ces maisons. Présentes dans la plupart des communes ayant connu une certaine implantation européenne, surtout sur la côte Ouest, les plus célèbres et représentatives restent l'ancienne Banque Marchand ou Ancienne Mairie (première banque locale de 1874 à sa faillite retentissante pour la colonie en 1880, avant de servir d'hôtel de ville de 1880 à 1975 et reconverti en 1996 en musée de la ville[47]), la Maison Cellières du Faubourg Blanchot (délabrée depuis le décès de sa dernière propriétaire en 1995 et « squattée » par plusieurs familles pendant des années, elle a été rachetée par un promoteur qui a eu la charge, en échange de la construction d'un immeuble sur une partie du terrain, de la reconstruire à l'identique de l'originale)[48],[49], le « château Hagen » ou encore le bâtiment historique de la clinique Magnin à la Vallée des Colons pour Nouméa, le « Château Grimigni » à Pouembout. Elles comprennent généralement[51] :

  • une assise et ossature centrale (murs, fondations) en dur (pierres, chaux, voire béton cyclopéen), mais quelquefois en bois, et une toiture en tôle. Les murs sont particulièrement épais (60 à 100 cm), donnant aux édifices un aspect massif et permettant de réguler la température intérieure. La forme générale est rectangulaire. Le tout est souvent surélevé, pour éviter les inondations, profiter d'un vide sanitaire pour lutter contre la chaleur ou tout simplement, pour celles de Nouméa, parce qu'elles sont souvent construites, sur des zones marécageuses.
  • un corps principal, salles de détente, salon d’été, salle à manger, chambres, et agrémentée sur l'avant, ou tout autour de la bâtisse, d'une véranda protégée d'une contre-pente avec frise de tôle découpée en pointe. Les murs sont percés d'assez larges fenêtres ou baies, avec croisillons, persiennes ou verrières multicolores. Il y a souvent un étage avec des chambres ou plus généralement un grenier (remise à meuble ou, en milieu rural, entrepôt de produits de la ferme), parfois lui aussi doté d'une véranda ornée de garde-corps de paliers ouvragés. Le toit en tôle à quatre pans en pignon (quelquefois avec un faux-pigeonnier) et surmonté de faux-pinacles ou faux-paratonnerres. Les maisons les plus travaillées disposent de marquises au-dessus des portes ou des fenêtres. Le sol est en plancher.
  • une ou plusieurs annexes servant de caves (cellier, réserve à denrées, mûrisserie), d'ateliers, d'ateliers ou d'abris pour les outils ou les matériaux, de cuisine qui sont ainsi généralement séparées du bâtiment principal, de sanitaires, de logements pour les employés de maison ou ouvriers agricoles.

Musique

Article détaillé : Musique calédonienne.
Un pilou, danse traditionnelle kanak, à Lifou en 1957

Sur le plan musical, la diversité culturelle de la Nouvelle-Calédonie a donné naissance à des genres musicaux issus de mélange avec les grands courants internationaux et qui restent distincts les uns des autres.

Le Kaneka est une forme musicale née au milieu des années 1980, lors des événements politiques qui ont secoué l'île. Il trouve son origine dans le battement binaire produit sur un tronc d'arbre central lors du "Pilou", rythme traditionnellement utilisé lors des cérémonies tribales kanakes. Le meilleur représentant de ce style est la troupe de danseurs We Ce Ca, mené par le chanteur Tim Sameke, qui mêle chorégraphies traditionnelles et musiques adaptant le Kaneka à un style plus moderne, avec notamment l'introduction de sons et de rythmiques électroniques, qui ont rendu ce groupe particulièrement populaire. Le Kaneka se mêle parfois, et de plus en plus, à des rythmiques et des mélodies proches du reggae, qui est également un style musical très populaire en Nouvelle-Calédonie et notamment auprès des Kanak. De nombreuses figures internationales du reggae ont fait des concerts en Nouvelle-Calédonie : Jimmy Cliff, Israël Vibration ou encore The Wailers.

La population européenne, et surtout les Caldoches de Brousse, ou Broussards, ont développé aussi un style musical assez typique mêlant des expressions caldoches et une musicalité essentiellement empruntée à la musique country.

À cela s'ajoutent les musiques traditionnelles des autres communautés, et surtout l'ensemble des styles musicaux importés de Tahiti : tamure mais aussi la valse tahitienne (valse à deux temps), entre autres. Les rythmes antillais (zouk, méringue, bachata), et plus généralement d'Amérique latine (essentiellement la salsa).

À côté de cela se développe de plus en plus des groupes de jazz, musique soul ou rock. Des festivals musicaux se sont multipliés depuis les années 1990 : le festival Live en août qui a existé de 1991 à 2008 initialement pour mieux faire connaître les musiciens de jazz du territoire sous le nom de Jazz en août avant de prendre sa dénomination définitive en 1998 ; le festival Femmes funk créé en 1997 essentiellement pour promouvoir les artistes féminines de la zone Pacifique (mais pas seulement). L'association AMJ-BECA organise des concerts de blue et de jazz de très bonne qualité.

Si la Nouvelle-Calédonie a su se doter de nombreuses salles de spectacles ou de concert, dont celles du Conservatoire, du café-musique Le Mouv' de Rivière-Salée et celles plus importantes de la salle Sissia du Centre culturel Tjibaou ou de la Fédération des Œuvres laïques (F.O.L), auxquelles s'ajoutent des salles en brousse (le centre culturel du Mont-Dore, le Colisée de Bourail...). Mais elles restent de capacité réduite, et aucun espace adéquat pour accueillir des concerts plus importants n'a été jusqu'ici clairement délimité (ces dernières années, la plupart d'entre eux s'organisaient sur la presqu'île de Nouville à Nouméa, sur la plaine du Kuendu Beach). La construction d'une grande salle de concert est néanmoins en projet, tandis que la nouvelle grande salle polyvalente sportive de l'« Arène du Sud », inaugurée en 2011 en vue des Jeux du Pacifique organisés par la Nouvelle-Calédonie cette année-là, est également prévue pour accueillir des spectacles et événements couverts.

Danse

Article détaillé : Danse calédonienne.

Arts visuels

Les artistes visuels néo-calédoniens représentés à la Biennale d'art contemporain (du Pacifique) de Nouméa en 2000 sont, d'après le catalogue (édition ADCK), Ariella Blancher, Teddy Diaike, Lydie Gardet, Florence Giuliani, Félix Waïbo Homou, Hélène Janet, Jean-Michel Kate, Laurence Lagabrielle, Christine Launay, Gaël Lecren, AlineMori, Valérie Morignat, Denis Tsuitsui, Ito Waia.

De nombreux artistes kanak continuent à produire des œuvres s'inspirant des traditions, valeurs, techniques kanak.

Cinéma et production audiovisuelle

Article détaillé : Cinéma calédonien.

Le cinéma spécifique néo-calédonien s'est développé de manière récente, essentiellement par le biais de courts-métrages et de films amateurs, par le biais surtout du festival annuel organisé à La Foa depuis 1999, ou du festival international du cinéma des peuples, baptisé Anûû-rû âboro (signifiant « L'Homme de l'ombre » en paicî), également organisé chaque année en octobre-novembre depuis 2007 à Poindimié[52].

Longtemps choisie comme décor de documentaires (notamment par Jacques-Yves Cousteau, ou par Luc Besson pour Atlantis en 1991) ou d'émissions de télévisions (Koh-Lanta pour sa cinquième saison à l'Île des Pins en 2005 et pour son édition spéciale Le Choc des héros à Poum en 2010, La Carte au trésor avec deux émissions en 2005, C'est pas sorcier avec là aussi deux émissions en 2005, des éditions de Thalassa, Vu du ciel, Capital, Strip-Tease, Infrarouge), la Nouvelle-Calédonie a fait l'objet de relativement peu d'œuvres cinématographiques. Parmi les longs métrages filmés dans l'archipel ou portant principalement sur celui-ci peuvent être cités essentiellement Le Bal du gouverneur de Marie-France Pisier en 1984 ou L'Ordre et la Morale de Mathieu Kassovitz, dont la sortie est prévue pour le . S'y ajoutent, par exemple, le téléfilm Louise Michel de Sólveig Anspach, et avec Sylvie Testud dans le rôle-titre, diffusé en 2010 sur France 3, ou la série télévisée Foudre diffusée depuis 2007 sur France 2 et certaines chaînes étrangères.

La production spécifiquement locale est restée limitée. La mini-série Chez Nadette, produite par la société nouméenne Imag'in Productions, a été diffusée sur Télé Nouvelle-Calédonie en deux saisons de 2008 à 2010. Le Banana Studio, également basé à Nouméa, est à l'origine du personnage de « Wouk le cagou » qui, à travers de courts sketchs animés, illustre une émission ludique d'information sur la culture, la géographique ou la biodiversité de Nouvelle-Calédonie : D'après vous, diffusée depuis 2008 sur la même chaîne.

Arts du cirque

L'école de cirque de Nouvelle-Calédonie, anciennement L'école de cirque de Nouméa a été fondée par Isabelle Giang et Nadia Rames. Cette ancienne artiste internationale du cirque de Hanoï a décidé de développer en 1991 des atelier de cirque avec la complicité de son père. L'école est située dans le quartier de Rivière Salée, salle Ernest-Veyret.

Divertissement, humour et production audiovisuelle sur Internet

Le divertissement sur Internet a beaucoup évoluée en Nouvelle-Calédonie durant ces dernières années. Les premiers collectifs web calédoniens comme la Web-Zone Studio, Blague de Merde, Cal3dovrac ou encore Crazy Voizin ont été le point de départ de cette "génération d'humoriste 2.0".

Première Génération (2012 - 2015)

Humoristes

  • Dany Banreu, Armagz - Esteban, Thomas Kuanéné, Jonathan Redon, Alvyn Dalijo, Rodrigue Guyon,

Collectifs

  • Web Zone Studio, Cal3dovrac, Crazy Voizin (CVUP!), Blagues de Merde

Seconde Génération (2016 - 2018)

  • Eliott Salinas (French Walker), Louis en Vlog, Henix, Jade Thillier, Jacko Dihacé,

Réalisateurs sur Internet

  • Maxime Buffeteau

Infrastructures culturelles

La population de la Nouvelle-Calédonie est inégalement répartie, avec une très forte macrocéphalie de Nouméa et de son agglomération (qui avec plus de 150 000 habitants regroupe plus des deux-tiers des Néo-calédoniens). Il existe donc d'importantes disparités dans l'équipement culturel des communes.

À Nouméa

La plupart des infrastructures culturelles sont concentrées sur le chef-lieu de la Nouvelle-Calédonie, Nouméa. S'y trouvent notamment :

  • les Archives territoriales dans la presqu'île de Nouville, à côté du campus[53],
  • Deux bibliothèques :
    • la bibliothèque Bernheim, installée dans un bâtiment de style colonial ayant servi de pavillon de la Nouvelle-Calédonie lors de l'Exposition universelle de 1900 à Paris, démonté et reconstruit à Nouméa, en bordure du centre-ville, par l'homme d'affaires philanthrope Lucien Bernheim pour servir de bibliothèque-musée à la colonie (à partir d'une collection de livres réunies entre 1871 et 1874 par le gouverneur de La Richerie). En 1971, le musée est déplacé sur un site qui lui est propre, au Quartier latin, et la bibliothèque est agrandie d'un deuxième bâtiment en 1981[47],
    • la médiathèque municipale de Rivière-Salée a été ouverte en octobre 2000 dans le quartier populaire dont elle tire son nom, au nord de Nouméa[54],
  • Quatre musées :
    • le musée de Nouvelle-Calédonie, créé en 1971 à partir des collections jusqu'alors exposées à la bibliothèque Bernheim et de divers apports, il est consacré à l'archéologie et à l'ethnologie des populations océaniennes, essentiellement de la population kanake (sculptures anciennes, totems, masques funéraires, poteries, parures, bijoux, monnaies kanaks, sagaies, flèches faitières, reproduction de pirogues et d'une grande case installée dans sa cour intérieure) mais aussi avec des œuvres provenant d'autres sociétés insulaires du Pacifique, notamment de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Wallis-et-Futuna, Vanuatu ou des Fidji[55].
Le musée de la ville de Nouméa, installé dans l'ancienne mairie du chef-lieu
    • le musée de la ville de Nouméa, fondé en 1996 et installé dans un bâtiment de style colonial récemment rénové, en bordure de la place des Cocotiers. Celui-ci avait, par le passé, servi tout d'abord de local à la Banque Marchand, première banque locale, de 1874 à 1880, puis, après la faillite retentissante de cet établissement financier, d'hôtel de ville de 1880 à 1975[47]. Il accueille plusieurs objets retraçant l'histoire du chef-lieu de la Nouvelle-Calédonie de sa création en 1854 à nos jours, issus de plusieurs collections privées (dont celle de la Société Le Nickel), mais aussi deux expositions permanentes : une au sous-sol sur la Nouvelle-Calédonie dans la Grande Guerre et la seconde à l'étage sur la Seconde Guerre mondiale.
    • le musée de l'histoire maritime, inauguré le dans les locaux de l'ancienne gare maritime sur les quais du port, à l'entrée de Nouville, et créé à l'initiative de deux associations de passionnés d'archéologie sous-marine : « Fortune de mer » (au champ d'action limité aux eaux territoriales néo-calédoniennes) et « Salomon » (qui s'intéresse au mystère de la disparition du navigateur Jean-François de La Pérouse près de l'île de Vanikoro aux îles Salomon en 1788). Le musée expose ainsi de manière permanente, sur 600 m2, les découvertes des différentes campagnes de fouilles réalisées par ces deux associations, selon 6 thèmes : les premiers navigateurs (sur les techniques de navigation des premiers peuples océaniens), l'ère des grands découvreurs, les aventuriers et commerçants (sur les santaliers et baleiniers du début du XIXe siècle), de Port-de-France à Nouméa, sur la route du nickel et au temps des Américains. À cela s'ajoutent des expositions temporaires, installées à l'étage du bâtiment[56],
    • le musée du Bagne, installé dans l'ancienne boulangerie en pierre du bagne sur la presqu'île de Nouville, qui passe pour être le plus ancien bâtiment construit par l'administration pénitentiaire sur ce site, a été créé par l'association « Témoignages d'un passé ». Il n'est pas ouvert en permanence, mais se visite à la demande et est le point de départ d'un tour guidé des différentes infrastructures du bagne de Nouville : la chapelle, les anciens ateliers qui abritent aujourd'hui le département de droit, économie et gestion de l'université de la Nouvelle-Calédonie, l'ancien magasin aux vivres devenu le Théâtre de l'île, l'ancien hôpital du marais et actuel CHS Albert-Bousquet, la ferme Nord et la laiterie[57],
  • Deux théâtres, gérés par le Centre d'Art de la Ville de Nouméa :
    • le Théâtre de l'île, ouvert en 2000 dans un édifice massif en pierre taillée du bagne de Nouville construit en 1875 pour servir de cathédrale (fonction qu'il n'a jamais remplie) et qui a été successivement un magasin aux vivres de la pénitentiaire, lieu d'élevage de vers à soie à partir de 1930, salle de bal, centre de regroupement des prisonniers à partir de 1940 et salle de cinéma et de spectacle à partir de 1970. Entièrement réaménagé par la ville de Nouméa à partir de 1994 pour le faire répondre aux normes acoustiques et d'organisation de l'espace (avec une salle de 354 places et l'aménagement de coulisses) d'un théâtre moderne. Dominant la mer, il est voisin du campus et des archives territoriales[58],
    • le Théâtre de poche est une salle de spectacle de petite taille et au caractère intimiste, et fait partie des locaux du Centre d'Art installés en 1996 dans les bâtiments de l'ancienne prison civile, à côté du palais de Justice. Le Centre d'Art, outre des locaux administratifs, accueille également des salles d'expositions et de répétitions mises à disposition des troupes de théâtre, chorales ou autre associations artistiques affiliées à cette institution[59],
Deux des cases stylisées du Centre culturel Tjibaou de Nouméa, par Renzo Piano.
  • le Centre culturel Tjibaou, véritable vitrine tant au plan local, régional qu'international de la culture kanak, installé dans un complexe monumental réalisé entre 1995 et 1998 près du site qui avait accueilli en 1975 le festival Mélanésia 2000 organisé par Jean-Marie Tjibaou, en bord de mer à l'est de Nouméa, à côté du quartier résidentiel et du golf de Tina. Il est l'œuvre de l'architecte italien Renzo Piano qui a pris le parti d'allier modernité et architecture vernaculaire dans un style devenu mondialement célèbre, notamment pour ses dix hauts bâtiments nervurés et effilés en bois et acier, figurant des cases traditionnelles stylisées. Géré par l'Agence de développement de la culture kanak (ADCK), fondé par les Accords de Matignon, et inauguré dans le cadre de la signature de l'Accord de Nouméa les 4 et , il comprend une salle de spectacle couverte de 400 places en bois (salle Sissia), une scène en plein air, un sentier kanak qui fait l'office d'une visite commentée, des salles d'expositions, de cours d'initiation aux arts et techniques de fabrication d'ouvrages traditionnels, de récit de contes et légendes kanaks et une médiathèque.
  • l'Académie des langues kanak, prévue par l'Accord de Nouméa et créée officiellement le , est chargée de la promotion des langues kanakes et de leur enseignement. Elle est installée dans un immeuble entre le port et le centre-ville de Nouméa,
  • Trois foyers socio-culturels communautaires, proches les unes des autres à l'entrée du quartier de Tina Golf et près de l'Aéroport de Magenta :
    • le Foyer wallisien et futunien, créé en 1972 et géré par l'association éponyme qui défend les intérêts des Néo-calédoniens originaires de Wallis-et-Futuna (troisième plus importante communauté de Nouvelle-Calédonie), le foyer est le lieu des manifestations culturelles (tout particulièrement la fête de saint Pierre Chanel chaque 28 avril) et coutumières propres à cette population, ainsi que des conférences et des spectacles en rapport avec la culture wallisienne et futunienne,
    • le Foyer vietnamien, créé en 1974 et géré par l'Amicale vietnamienne, il offre plusieurs cours d'initiation à la culture vietnamienne ou plus généralement asiatique : de langue, de danse à deux, de taekwondo, de tai-chi-chuan, vo duong sinh ou tai-chi vietnamien ou de viet vo dao, ainsi que des manifestations ou spectacles propre à la communauté (notamment pour la fête du Têt, ou Nouvel An), tandis que le foyer abrite également la pagode Nam Hai Pho Da, lieu de méditation pour la pratique du bouddhisme mahāyāna de tradition vietnamienne.
    • le Foyer tahitien, créé en 1978 et géré par l'association Tahiti Nui, y sont organisés des cours de danse tahitienne, des activités artisanales, tandis que le foyer est loué pour des manifestations culturelles, festives ou associatives.
  • le Conservatoire de musique de Nouvelle-Calédonie, ancienne École territoriale de musique (ETM), elle est installée dans l'ancien consulat britannique, grand bâtiment de style colonial datant du XIXe siècle situé dans le quartier de l'Artillerie Nord. L'École de musique de Nouméa, créée en 1974, s'y installe avant de se transformer en l'ETM puis en Conservatoire. Outre des leçons instrumentales et de solfèges, le Conservatoire abrite également un auditorium servant à accueillir des concerts et récitals de musique orchestrale, classique ou non (notamment de jazz), ou de chants (choral, lyrique ...), réalisés par des artistes locaux ou internationaux[60]. Le conservatoire organise également des cours en dehors du chef-lieu du territoire, au Mont-Dore, à Dumbéa, Païta, Boulouparis, La Foa, Bourail, Koné, Koumac et à Lifou[61],
  • la Fédération des Œuvres Laïques (FOL) qui dispose, au sommet de la colline dite du Sémaphore qui domine le centre-ville et la Vallée du Génie, d'un bâtiment accueillant une salle de spectacle (où ont lieu essentiellement des représentations théâtrales, des manifestations comme l'élection de Miss Nouvelle-Calédonie, la plupart des spectacles de fin d'année des écoles nouméennes et des spectacles d'artistes ou d'humoristes locaux, métropolitains ou internationaux) de 550 places, et une salle d'exposition[62].
  • le Café musiques municipal « Le Mouv' », « monolithe habillé d'une résille en bois et en métal, comme une double peau » installé dans le parc municipal de Rivière-Salée au nord de la ville et inauguré en août 2001. Il consiste en une salle de concert de 200 m² et de 400 places et en une scène de 100 m²[63],
  • 12 salles de cinéma au sein du multiplexe CinéCity, en bordure du port et du centre-ville, soit un bâtiment de 5 niveaux comprenant un espace de jeux d'arcade, de restauration et la billetterie au rez-de-chaussée, les salles dans les trois premiers étages et enfin les bureaux de la société Hickson qui gère ce cinéma au dernier étage. Toutes les autres salles (celles du Rex, du City, l'autre cinéma Hickson à Nouméa, du Plaza et du Liberty) ont toutes été démolies ou reconverties. Le choix des films reste généralement limité et retardé vis-à-vis des sorties internationales et françaises[64],[65].

Dans le Grand Nouméa

Le centre culturel municipal du Mont-Dore

Dans les trois autres communes du Grand Nouméa (Mont-Dore, Dumbéa et Païta), apparaissent :

  • trois bibliothèques :
    • les bibliothèques municipales du Mont-Dore (bibliothèque Denise-Frey au Pont-des-Français et celle annexe de Plum) et de Dumbéa,
    • la médiathèque de Païta,
  • un musée : la Villa-Musée (reconstitution d'une maison traditionnelle de colon-éleveur) de Païta,
  • trois centres culturels :
    • le centre culturel municipal de Dumbéa (servant surtout de salle de spectacle et des fêtes),
    • le centre culturel municipal du Mont-Dore (essentiellement salle de spectacle, pour des représentations théâtrales ou des concerts, lieu principal du festival Femmes Funk depuis 2009),
    • le dock socio-culturel de Païta,
  • la salle polyvalente de l'Arène du Sud à l'entrée du village historique de Païta, essentiellement parc omnisports de grande capacité inauguré en 2011 et pouvant accueillir des spectacles et événements d'importances internationales,
  • le Foyer indonésien de Robinson, inauguré en 1975 et géré par l'Association indonésienne de Nouvelle-Calédonie (AINC),
  • le Fale Fono de Païta, inauguré en 1999, qui est donc le lieu des principales réunions et assemblées tenues par les autorités coutumières de la communauté wallisienne et futunienne.

Dans le Sud rural

Le musée de Bourail, à l'entrée sud du village

Dans le Sud rural, l'équipement culturel est également assez développé, avec :

En Province Nord

Cases du centre culturel provincial du Nord à Koné.

En Province Nord, le nombre d'infrastructures culturelles est plus réduite, quoiqu'en développement notamment dans la conurbation Voh-Koné-Pouembout (VKP) et du Grand H (VKP à quoi sont ajoutées des communes de la côte Est Hienghène, Touho, Poindimié, Ponérihouen et Houaïlou) :

  • les huit bibliothèques municipales de Hienghène, Houaïlou, Kaala-Gomen, Koné, Koumac, Pouébo, Pouembout et Voh, et deux médiathèques, celle provinciale de Poindimié et municipale de Canala,
  • deux centres culturels : celui municipal Goa Ma Bouarate de Hienghène (avec expositions, salles de spectacle et un musée sur les arts et traditions kanak) et celui provincial de Koné,
  • la salle polyvalente (de conférences, de soirées et seule salle de cinéma du Nord) Au Pitiri de Koné (ancien cinéma « CinéKoné » fermé en 2002 pour connaître une longue période de réhabilitation, elle est ouverte en et officiellement inaugurée en )[66].
  • l'école du multimédia et de l'image (EMIA, emia.nc), depuis 2008, à Koné,

Aux Îles Loyauté

Si les trois communes insulaires des Îles Loyauté disposent chacune d'au moins une infrastructure culturelle, il s'agit de la province la moins équipée sur ce plan, avec :

  • trois bibliothèques : celles municipales d'Ouvéa et de Maré et celle provinciale Lôhna de à Lifou,
  • le centre culturel provincial Yeiwéné Yeiwéné situé dans la tribu de Hnainèdre à Maré.

Structures itinérantes

Le Chapitô de Nouvelle-Calédonie en tournée (Île des Pins, )

À ceci s'ajoutent des structures itinérantes :

  • Un projectionniste itinérant parcourt également les différentes tribus et villages de la « Brousse »[64].
  • Enfin, le Chapitô[67] de Nouvelle-Calédonie est une structure itinérante de diffusion, de création et d’éducation des arts vivants, au sein d'un grand chapiteau.

Manifestations culturelles

Foires et fêtes rurales

Chaque année, plusieurs communes de la Nouvelle-Calédonie organisent des foires ou fêtes municipales chargées de mettre en valeur les productions typiques de la région. Elles sont aussi, pour certaines d'entre elles (surtout celles de Bourail, Koumac, Farino ou Boulouparis), l'occasion de mettre en avant une « culture broussarde » (rodéos, musique country, danses, défilés de majorettes, courses de stock-car, courses ou concours hippiques, démonstrations bovines ou équines, préparations et dégustations de plats particuliers).

Parmi les principales figurent :

  • la Fête de l'igname de Touaourou, à Yaté, au début du mois de février, est généralement la première de toutes les fêtes qui ont lieu ensuite dans chaque clan ou tribu tout au long du mois de mars pour marquer la récolte de l'« igname nouvelle », et est ainsi la plus suivie et revêt une forte importance auprès des Kanak. Les ignames récoltés sont entassées en tas au centre de la tribu, sont bénies par les autorités religieuses (depuis l'implantation des missions), puis a lieu un échange coutumier avec les autres clans voisins à qui l'on offre une partie de la récolte, ainsi qu'à toutes les personnalités venues assister à la fête. Mais personne ne doit consommer un igname avant les chefs de clan et les anciens, pour lesquels les jeunes du clan préparent ces primeurs en de nombreux bougnas consommés lors d'une fête[68].
  • la Fête de la Ville de Dumbéa ou Grande fête de l'Omelette géante qui se tient chaque année depuis 1984 au parc Fayard, sur les rives du fleuve Dumbéa, lors du premier week-end après Pâques, donc potentiellement entre la fin du mois de mars et le tout début du mois de mai[69].
  • la Fête de l'avocat se tient chaque année à la tribu de Nece à Maré les 1er mai et le week-end le plus proche de cette date. Elle marque l'arrivée des primeurs d'avocats et sert de foire agricole et culturelle pour l'île, tout en étant la plus importante manifestation des Îles Loyauté.
Rodéo à la foire de Bourail
  • la Fête du cerf et de la crevette de Boulouparis qui se tient lors du deuxième week-end de mai[70], chaque année depuis 1997[71].
  • la Fête de la génisse à la broche de Koumac organisée en mai-juin[72].
  • la Foire-exposition agricole et artisanale de Bourail (FEEAB), plus généralement appelée « foire de Bourail », organisée chaque année depuis 1977 sur le site de l'hippodrome de Téné les week-ends de la semaine du 15 août. Elle est marquée par sa fantasia, son rodéo, sa course de stock-car, sa démonstration de trial, ou des démonstrations d'éleveurs (concours d'animaux, de dressage des chevaux, de menée du bétail, de tonte des moutons, de lancer de lasso, de chiens de troupeau). Elle accueille environ 25 000 visiteurs chaque année, ce qui en fait la plus importante manifestation de Nouvelle-Calédonie[73],[74].
  • la Foire de Koumac et du Nord a lieu annuellement à la fin du mois de septembre depuis 1991 (avec une seule année sans édition, en 2006, tandis qu'il ne s'agissait que d'une « mini foire » entre 1987 et 1991). Il s'agit de la plus grande manifestation agricole et artisanale pour les professionnels du secteur primaire de Nouvelle-Calédonie[76], marquée par l'un des deux rodéos les plus réputés de l'archipel (avec celui de la foire de Bourail) et d'autres activités essentiellement équines (horse-ball, courses en terrain libre)[77].
Un ver de bancoule lors de la Foire du même nom de Farino

Manifestations musicales

Plusieurs événements musicaux fixes sont organisés chaque année :

Salons et festivals littéraires

Quelques manifestations dédiées aux livres, aux bandes dessinées et à la production littéraire locale sont organisées en Nouvelle-Calédonie :

  • le Festival biennal de la bande dessinée et de l'image organisé au mois d'août chaque année impaire depuis 2003 à la bibliothèque de Boulouparis, avec les dessinateurs et scénaristes locaux venus présentés leurs derniers albums et pour des séances de dédicaces, un stand de la librairie nouméenne « Montaigne » et un concours de BD[39].
  • le Salon international du livre océanien (SILO) se tient chaque année depuis 2006 à Poindimié (normalement à l'hôtel Tiéti Tera et à la salle omnisports), sur cinq jours en septembre, octobre ou novembre. Il comprend des conférences, des débats, des présentations et lectures d'œuvres, des spectacles et jeux pour enfants autour de la lecture, un café littéraire, des soirées « contes », « théâtre », « slam - lectures » et « musique », le tout autour de l'actualité de la production et de la recherche littéraire en Océanie[85].
  • le Festival biennal du Livre organisé à la fin du mois d'octobre chaque année impaire à la médiathèque de La Foa depuis 2001.

Festivals d'audiovisuel

Trois principaux festivals touchant au cinéma sont organisés en Nouvelle-Calédonie :

  • le Festival de l'image sous-marine est organisé sur six jours à la fin du mois de mars, en avril ou en juin, depuis 2010 dans la salle du Rex à Nouméa. Il organise des conférences sur le monde sous-marin et sa biodiversité, des expositions de photographies et des projections de diaporamas ou de courts-métrages, avec des œuvres locales (ouvertes à trois concours : de photographies sous-marines sur un support physique de dimensions imposées, de diaporamas sonorisés et de courts-métrages) ou issues du Festival mondial de l'image sous-marine de Marseille[86].
  • le Festival du Cinéma de La Foa est organisé chaque année depuis 1999 dans la salle Jean-Pierre Jeunet (mais aussi avec des événements secondaires dans d'autres cinémas, salles de spectacle ou théâtres de Nouvelle-Calédonie), sur huit jours entre le dernier vendredi de juin et le premier vendredi de juillet, avec à chaque fois une personnalité du milieu cinématographique national ou international comme président du jury (les réalisateurs Jean-Pierre Jeunet, qui fut le premier président et qui a donné son nom à la salle de cinéma où se tient le festival, Claude Pinoteau, Jane Campion ou Patrice Leconte, les acteurs Catherine Jacob, Gérard Jugnot, Charles Berling, Marie-Christine Barrault, Philippe Torreton, Claude Brasseur, Gérard Darmon, Cécile de France ou Zabou Breitman). Il donne lieu à des projections d'une vingtaine de longs-métrages (généralement issus des grands festivals de l'année passée, notamment ceux de Cannes, Berlin, de Venis ou de Sundance, ou nommés ou récompensés par les académies nationales du cinéma comme les Oscars ou les Césars, mais aussi au moins une production de la zone Asie-Pacifique ainsi qu'un film du ou avec le président du jury), à des débats et trois concours locaux de courts-métrages dont surtout celui Groupama avec quatre prix (le prix Groupama du meilleur court-métrage, soutenu par la Fondation Groupama-Gan pour le cinéma, le prix spécial du jury Province Sud, le prix d’interprétation des Nouvelles calédoniennes et le prix Montaigne du meilleur scénario) mais aussi ceux « RFO en courts » et « BCI Jeunes talents » (pour les scolaires), ainsi qu'un concours de clips[87].
  • le Festival Anûû-rû âboro (signifiant « L'Homme de l'ombre » en paicî), « festival international du cinéma des peuples », est organisé chaque année sur neuf jours à partir du troisième, quatrième ou cinquième vendredi d'octobre depuis 2007 à la médiathèque du Nord de Poindimié (avec quelques projections à l'hôtel Tiéti Tera ou en tribus). Il décerne six prix (Grand Prix du Festival Anûû-rû âboro, prix spécial du Jury, prix RFO de la meilleure réalisation technique, prix « cèikî » décerné par la société Koniambo Nickel à un jeune talent néo-calédonien, prix du jury jeunesse décerné par les lycéens de la Province Nord et Prix du film court). Sont projetés une quinzaine ou vingtaine de films en compétition internationale, cinq documentaires d'un pays donné chaque année, une vingtaine de films de Nouvelle-Calédonie ou du Pacifique, une dizaine de courts-métrages et trois films hors compétition, parfois suivis par une discussion en présence du réalisateur[52].

Festival de spectacle vivant

Depuis 1995, une biennale consacrée aux spectacles vivants (arts de rue, théâtre, danse, musique, cirque, arts plastiques) est organisée sur six jours en octobre chaque année impaire, à Nouméa. Y participent des artistes et troupes locaux mais aussi internationaux, venant du Pacifique ou d'Europe. À chaque édition un thème différent est défini, par exemple l'aérien et le feu en 2007. Il n'a toutefois pas eu lieu en 2009.

Fêtes civiles ou religieuses

Fêtes et jours fériés

Fêtes et jours fériés
Date Nom Remarques Historique
1er janvier Jour de l’an Premier jour de l’année ; Pour les catholiques, fête de Sainte Marie (avant le concile Vatican II, Circoncision de Jésus-Christ.)
Lendemain du dimanche de Pâques (lundi 2 avril en 2018, lundi 22 avril en 2019) Lundi de Pâques Pâques (fête chrétienne commune aux catholiques, aux orthodoxes et aux protestants) est le premier dimanche qui suit la première pleine lune fictive de printemps.
1er mai Fête du Travail Commémore la ratification de la journée de travail de 8 heures ; traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France, tant en Nouvelle-Calédonie qu'en Métropole. (La dénomination « fête du Travail » est officialisée le ). Il s'agit également de la fête catholique de Saint Joseph artisan. 1941 -
8 mai Fête de la Victoire 1945 Commémoration de la capitulation allemande et de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe (1945), souvent l'occasion en Nouvelle-Calédonie d'entretenir la mémoire de la présence militaire américaine dans l'archipel entre 1942 et 1945. 1953 - 1959 puis 1982 -
39 jours après Pâques (jeudi 10 mai en 2018, jeudi 30 mai en 2019) Jeudi de l'Ascension Fête chrétienne célébrant la montée de Jésus aux cieux
lendemain du septième dimanche après Pâques (lundi 21 mai en 2018, lundi 10 juin en 2019) Lundi de Pentecôte Lundi férié suivant la fête chrétienne de la Pentecôte célébrant la descente du Saint-Esprit sur les apôtres de Jésus de Nazareth
14 juillet Fête nationale Commémoration de la Fête de la Fédération du (elle-même anniversaire de la prise de la Bastille en 1789).
15 août Assomption Fête catholique célébrant la montée de la Vierge Marie aux cieux. En Nouvelle-Calédonie, ce jour, anniversaire de la capitulation japonaise, est également l'occasion de manifestations de commémorations de la Seconde Guerre mondiale et de la présence américaine (notamment au Mémorial américain de Nouméa).
24 septembre Fête de la citoyenneté/Prise de possession Seule fête civile spécifique à la Nouvelle-Calédonie commémorant la prise de possession par la France de ce territoire en 1853, et qui a évolué depuis 2004 (surtout auprès des indépendantistes ou des « accordistes ») en manifestation mettant en valeur la citoyenneté néo-calédonienne.
1er novembre Toussaint Fête de tous les saints de l’Église catholique
11 novembre Armistice de 1918 Commémoration de l’armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale
25 décembre Noël Naissance de Jésus-Christ, et marque l'anniversaire pour les catholiques néo-calédoniens de la première messe célébrée dans l'archipel, en 1843 à Balade.

Les fêtes non fériées

Les fêtes civiles
Les fêtes catholiques

N.B. certaines fêtes sont indiquées ici comme non fériées du fait qu'elles tombent toujours un dimanche, et sont donc en pratique comme fériées.

Les fêtes protestantes
Les fêtes musulmanes

Les musulmans néo-calédoniens sont surtout présents au sein de la communauté javanaise et parmi les descendants des Algériens du Pacifique, notamment à Bourail.

Références

  1. F. THERIAUX, « CULTURE CALÉDONIENNE OU CULTURES DE CALÉDONIE ? À quoi bon un drapeau commun si cette communauté n’est qu’un bluff ? », Calédosphère, 16/04/2011
  2. A. MARTIN, « La "mise en scène" de la parole canaque dans les Légendes canaques de Georges Baudoux (1870-1949) », in F. ANGLEVIEL (dir.), Parole, communication et symbole en Océanie, Actes du Colloque CORAIL, Vol. 7, éd. L'Harmattan, 1995, p. 72
  3. T. CRETEUX, « Louis-José Barbançon (ou la pensée historique positive) », Le Cri du cagou, 24/10/2008
  4. B. CARTERON, Identités culturelles et sentiment d'appartenance en Nouvelle-Calédonie : Sur le seuil de la maison commune, éd. L'Harmattan, 2008, p. 7-9
  5. Présentation des langues des Archipels d'Asie et du Pacifique, département Asie du Sud-Est, Haute-Asie, Pacifique de l'INALCO
  6. F. Petit, Les Langues En Danger, Mémoires de la Societe de Linguistique de Paris, éd. Peeters Publishers, 2000, p. 87
  7. Accord de Nouméa, LEGIFRANCE
  8. Loi organique n°99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie, LEGIFRANCE
  9. [PDF] Arrêté n° 2007-4409/GNC du 26 septembre 2007 portant nomination du directeur de l'académie des langues kanak, JONC, 23/10/2007
  10. [PDF] Programme pour l'école primaire, Cycle 1, sur le site de la DENC
  11. [PDF] Présentation des enseignements de la licence Langues océaniennes de l'UNC
  12. Présentation des formations de l'IFM-NC
  13. http://ile-en-ile.org/litterature-kanaky/
  14. Association pour l'édition des œuvres de Jean Mariotti
  15. a et b http://ile-en-ile.org/baudoux/
  16. Présentation de Les Blancs sont venus par le site jacbayle.club.fr
  17. http://ile-en-ile.org/mariotti/
  18. Takata d'Aïmos, éd. Flammarion, Paris, 1930, 249 p. (réédité à Nouméa en 1995 puis de nouveau en 1999)
  19. Takata d'Aïmos
  20. Remords, éd. Flammarion, Paris, 1931, 283 p. (réédité à Nouméa en 1997)
  21. Remords
  22. A bord de l'incertaine
  23. Le Dernier voyage du Thétis
  24. http://ile-en-ile.org/ohlen/
  25. http://eforge.eu/emmanuel-istivie/
  26. http://www.persee.fr/doc/jso_0300-953x_1953_num_9_9_1801_t1_0405_0000_2
  27. http://ile-en-ile.org/dewe-gorode-5-questions-pour-ile-en-ile/
  28. CARAKTERES n°33
  29. http://ile-en-ile.org/gope/
  30. http://ile-en-ile.org/kurtovitch/
  31. J.C. BOURDAIS, « Nicolas Kurtovitch, un homme en marche », Écrits...vains ?, 17/01/2001
  32. Présentation du recueil Dire le vrai / To Tell the Truth par le site jacbayle.club.fr
  33. Bibliographie de Nicolas Kurtovitch sur son site officiel
  34. Présentation du Piéton du Dharma par le site jacbayle.club.fr
  35. Présentation de Forêt, Terre et Tabac par le site jacbayle.club.fr
  36. Présentation de Good night friends par le site jacbayle.club.fr
  37. http://ile-en-ile.org/wamo/
  38. http://ile-en-ile.org/berger/
  39. a et b « Sacrée joyeuse bande à Boulouparis », Les Nouvelles calédoniennes, 04/08/2003
  40. http://www.ecrivains-nc.net/
  41. http://ile-en-ile.org/lit-caledonienne/
  42. http://ile-en-ile.org/bihan/
  43. M. PREVOSTO, « "Cö rè nôô mwâ" : « Enlever la toiture de la maison » », Art Nature Project XXI
  44. « LA SOCIETE ET LA CULTURE KANAKE ANCIENNES », site du Vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie
  45. a, b et c « Le circuit historique. Une promenade dans Nouméa » sur le site officiel de la ville.
  46. « Les maisons coloniales », Aster du Caillou
  47. a et b Site officiel du festival Anûû-rû âboro
  48. Site officiel des Archives de Nouvelle-Calédonie
  49. Présentation de la médiathèque de Rivière Salée sur le site officiel de la ville de Nouméa.
  50. Présentation du musée de la Nouvelle-Calédonie sur le site du GIE Nouvelle-Calédonie Tourisme Point Sud
  51. Présentation du Musée de l'histoire maritime de Nouméa sur le site officiel de la mairie d'Albi, villes d'origine de La Pérouse.
  52. Présentation du musée du Bagne sur le site officiel de l'association « Témoignages d'un passé »
  53. Présentation du Théâtre de l'Île sur le site officiel de la ville de Nouméa.
  54. Présentation du théâtre de Poche et du Centre d'Art sur le site officiel de la ville de Nouméa.
  55. Historique du Conservatoire de musique de Nouvelle-Calédonie sur le site officiel de la ville de Nouméa.
  56. Présentation des enseignements sur le site officiel du Conservatoire de musique de Nouvelle-Calédonie.
  57. Page de présentation des Loisirs et cultures du territoire sur le site officiel du Vice-Rectorat
  58. Présentation du Café musiques Le Mouv' sur le site officiel de la ville de Nouméa.
  59. a et b Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Le Petit Futé, p.83
  60. Site officiel du CinéCity
  61. M. BERNARD, « Au Pitiri, enfin sous les projecteurs », Les Nouvelles calédoniennes, 03/07/2010
  62. Le Chapito de Nouvelle-Calédonie
  63. « La fête des ignames à Touaourou », Les Nouvelles calédoniennes, 25/02/2008
  64. Présentation de la Grande fête de l'Omelette Géante, ancien site de Dumbéa
  65. Présentation de la fête du cerf et de la crevette de Boulouparis sur le site des Gîtes de la Nouvelle-Calédonie
  66. « Les crevettes en font des tonnes », Les Nouvelles calédoniennes, 10/05/2010
  67. Présentation de la fête de la génisse sur le site de la mairie de Koumac
  68. « La Brousse se prépare pour la foire de Bourail », Les Nouvelles calédoniennes, 08/08/2002
  69. « 29e foire agricole de Bourail : La Calédonie a rendez-vous avec la terre », Les Nouvelles calédoniennes, 11/08/2006
  70. « Koumac : la foire du Nord gagne ses galons », Les Nouvelles calédoniennes, 19/09/2003
  71. Présentation de la foire de Koumac sur le site officiel de la commune
  72. Site de la Mairie de Farino
  73. F. TROMEUR, « Païta mijote son bœuf », Les Nouvelles calédoniennes, 25/10/2008
  74. [PDF] Calendrier des événements en Nouvelle-Calédonie en 2011, www.tour-du-monde.nc
  75. Site du festival Live en août
  76. Site du festival Femmes Funk
  77. Site du Kané'Kawipa Festival
  78. « Caboko fait un carton », Les Nouvelles calédoniennes, 05/11/2009
  79. Site du SILO 2009
  80. Site du festival de l'image sous-marine de Nouméa
  81. Site officiel du festival du cinéma de La Foa

Voir aussi

Bibliographie

  • Littérature romanesque
    • Avant 1914
      • J. Morlent Les Robinsons français ou la Nouvelle-Calédonie, Paris, Mame et Fils édit., 1856
      • Henri Thiercelin, Chez les anthropophages ː Aventures d'une parisienne à la Nouvelle-Calédonie, Paris, Lachaud édit., 1872
      • Elie Berthet, Les Parisiennes à Nouméa, Paris, Sartorius, 1873
      • J. Dargène, Sous la croix du sud ː roman de la Nouvelle-Calédonie, Paris, Havard, 1886
      • Marie et Jacques Nervat, Célina Landrot, roman calédonien, Paris, Mercure de France, 1904
      • Marc Le Goupils, Les filles du pionnier, Paris, Hachette, 1910,
    • Depuis 2002, José Lopez-Aguilera publie plusieurs livres biographiques sur la Nouvelle-Calédonie, les Îles Cook ainsi que sur le Vanuatu où il raconte toutes les historiques sur ces trois îles sur différents thèmes géographiques,
    • Collectif (dir. Orso Filippi), Chroniques du pays kanak, 4 tomes, dont le N°3 sur Arts et Lettres, Nouméa, 1999, Planète Mémo éd,
  • Claude PAQUIN et Geneviève GOUTOULY-PAQUIN, Étude de la filière livre en Nouvelle-Calédonie, Gouvernement de Nouvelle-Calédonie, Rapport 2008-2009,
  • Pascale Bernut-Deplanque, L'identité culturelle calédonienne, 2002, Île de Lumière, (ISBN 9782912429162)
  • Jean Guiart, Découverte de l’Océanie.I.Connaissance des îles, Le Rocher -à-la-Voile, Nouméa 2000, en coédition avec les éditions Haere Po, dont une bonne synthèse sur L'intervention des missionnaires (en Océanie), 161-206,

Articles connexes

Liens externes