Crimes nazis contre les prisonniers de guerre soviétiques

Prisonniers de guerre soviétiques à Vitebsk, Biélorussie en août 1941

Environ 5 400 000 de prisonniers de guerre soviétiques furent capturés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, la plupart d'entre eux lors de l'opération Barbarossa sur le front de l'Est. Une véritable politique d'extermination fut mise en place par l'Allemagne nazie à leur égard.

En décembre 1941, plus de 2 400 000 millions de soldats de l’Armée rouge furent faits prisonniers. La plupart d'entre eux furent victimes d'exécutions sommaires ou de conditions inhumaines dans les camps de prisonniers de guerre allemands, ou encore expédiés dans les camps de concentration et d'extermination. Enfermés, délibérément affamés et laissés sans soins médicaux contre les maladies ou le froid, plus de 2 millions d'entre eux moururent la première année de la guerre contre l'Allemagne.

Sur un total de 5,4 millions de soldats de l'Armée rouge capturés sur le front de l’Est, 3,6 millions moururent en captivité, soit environ 60 % d'entre eux[1].

Statistiques et bilan

Avis concernant l'attitude à adopter par la population civile à l'égard des prisonniers de guerre russes (5 août 1943)

Au total, sur les 5,4 millions de soldats et officiers soviétiques capturés par la Wehrmacht, au moins 3,6 millions périrent (environ 60 %)[2],[3]. Environ 5 % de ces morts étaient juifs.

À titre de comparaison, environ 3,5 % des prisonniers de guerre anglais et américains et moins de 2 % des prisonniers de guerre français moururent en captivité.

Durant les six premiers mois de la campagne, environ 2 millions de prisonniers de guerre soviétiques sur 3,3 millions moururent victimes d'exécutions sommaires sur une vaste échelle, de faim et de marches à pied épuisantes[4]. En septembre 1941, leur taux de mortalité était de l'ordre de 1 % par jour[5].

Selon une estimation du United States Holocaust Memorial Museum, entre 3,3 millions et 3,5 millions[6] de Soviétiques sont morts sur les 5,7 millions faits prisonniers par l'Allemagne, ce qui donne un taux de mortalité de 57 %[7].

L'ordre des commissaires

Article détaillé : Kommissarbefehl.

Le Kommissarbefehl (« ordre des commissaires ») est un ordre signé par le général Alfred Jodl dans le cadre de la préparation de l'opération Barbarossa, l'invasion allemande de l'Union soviétique. Il est élaboré entre le 6 mai 1941 et le 6 juin 1941[8]. Il prévoit l'exécution systématique par l'armée nazie des commissaires politiques de l'Armée rouge et des cadres du Parti communiste soviétique, au fur et à mesure de l'avancée allemande en URSS. Les prisonniers identifiés comme « complètement bolchéviques ou actifs dans l'idéologie bolchevique » ont été également exécutés.

Camps de prisonniers de guerre

Un camp improvisé pour les prisonniers de guerre soviétiques en août 1942
Distribution de nourriture dans un camp de prisonniers près de Vinnitsa, Ukraine, en juillet 1941
Camp de transit surpeuplé près de Smolensk, Russie, en août 1941

L'Allemagne avait ratifié en 1929 la troisième Convention de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre. Alors même que l’URSS et le Japon impérial ne la signèrent pas, l’Allemagne s’obligeait à traiter tous les prisonniers de guerre conformément aux dispositions de la convention, y compris en l'absence de réciprocité.

Alors que les camps de prisonniers créés par la Wehrmacht pour les hommes capturés sur le front de l'Ouest satisfaisaient généralement aux conditions humanitaires prescrites par les accords internationaux, les soldats originaires de Pologne et d’URSS étaient emprisonnés dans des conditions significativement plus sévères. La Wehrmacht était seule responsable de leur transport, de leur approvisionnement et de leur hébergement.

Les prisonniers ont été dépouillés de leurs vêtements et de leurs fournitures par les troupes allemandes. Le froid, très présent, avait des conséquences fatales pour les prisonniers. Beaucoup de prisonniers sont acheminés entassés dans des wagons, dans de terribles conditions ou doivent effectuer de longues marches vers les camps sur de longues distances et sous stricte surveillance, dans des conditions hivernales extrêmement dures. Pendant ces marches de la mort, les gardes SS maltraitèrent brutalement les prisonniers. Obéissant aux ordres explicites qui étaient d'abattre les prisonniers qui ne pouvaient plus marcher, les gardes SS abattirent en route des centaines de prisonniers[9]. Dans les camps, ces prisonniers sont sous-alimentés et rapidement victimes d'épidémies. Leur situation se dégrade encore à partir d'octobre 1941 avec l'arrivée du froid et la réduction délibérée des rations alimentaires, en particulier pour ceux qui sont déclarés inaptes au travail. Les responsables nazis ont délibérément décidé de laisser mourir de faim les prisonniers soviétiques, alors que la situation alimentaire du Reich commençait à devenir délicate[10].

La première application de la politique nazie de « dépopulation » appliquée à la Russie soviétique se retrouve donc dans le traitement inhumain réservé aux officiers et soldats soviétiques faits prisonniers, sort qui doit peu au hasard ou aux conditions de la guerre[11]. Le 20 novembre 1941, le général Erich von Manstein, commandant de la 11e Armée, précise que « ce combat n’est pas mené contre l’armée soviétique selon des méthodes conventionnelles guidées par les seules règles de la guerre européenne... ».

Des 80 généraux de l’Armée soviétique capturés par la Wehrmacht, seuls 37 survécurent à leur captivité[12]. Leur grade ne leur conférait ainsi aucun traitement de faveur, ce dont témoigne le sort du général Karbouchev, Héros de l'Union soviétique, torturé jusqu'à en mourir le jour même de son arrivée au camp d’extermination de Mauthausen (Autriche). Les ordres de la Wehrmacht concernant les soldats soviétiques et les éléments politiquement ou « racialement » dangereux apportèrent non seulement une caution officielle à une campagne d’assassinats organisés, mais ils ouvrirent la voie à une vague massive d’exécutions collectives, perpétrées par des soldats décidés à ne pas tenir compte des distinctions entre catégories de prisonniers élaborées en haut lieu. Dès lors que les soldats allemands reçurent l’autorisation d’assassiner des militaires désarmés et des civils sans défense, il fut extrêmement difficile de les sanctionner lorsqu’ils poursuivaient des actions de ce genre sans en avoir reçu l’ordre explicite. Puisque la propagande de la Wehrmacht présentait les Russes dans leur ensemble comme des « Untermenschen » ne méritant pas de vivre, les soldats ne voyaient aucune raison de faire des distinctions entre ceux qui étaient condamnés à être fusillés sur le champ et les autres[13]. En effet, dans la guerre d'extermination que l'Allemagne mène contre l'URSS, les soldats soviétiques sont considérés comme des êtres irréductibles et inférieurs, à la fois slaves et bolcheviques, et peuvent donc être anéantis. L’ampleur des meurtres, des destructions et des mauvais traitements ordonnés officiellement dépassa largement celle des actions « sauvages » commises à l’initiative des soldats.

Les exécutions sommaires de prisonniers de guerre soviétiques prirent immédiatement un caractère véritablement massif sur toute l’étendue du front soviéto-allemand et durant toute la durée du conflit. 600 000 personnes au moins furent fusillées sur le champ en tant que prisonniers de guerre, mais l’estimation officielle des pertes est dramatiquement sous-évaluée puisqu'un nombre indéterminé, mais probablement très important, de soldats soviétiques furent exécutés par les soldats allemands après leur capture, avant même d’avoir été comptabilisés comme prisonniers[14]. À la mi-septembre 1941, l’OKH (Oberkommando des Heeres, Haut Commandement militaire, qui dépendait directement de Hitler) ajouta une précision aux ordres donnés aux divisions combattant à l’Est : tous les soldats soviétiques dépassés par l’avance de la Wehrmacht et se réorganisant derrière la ligne de front devaient être traités comme des partisans, c’est-à-dire abattus sur le champ. Cet ordre semblait introduire une distinction subtile entre « soldats organisés » et « soldats non organisés ». En pratique, les commandants d’unité ne s’embarrassaient guère de telles nuances. Tel le commandant de la 12e division d’infanterie donnant ses ordres à ses officiers : « Tout soldat tue tout Russe trouvé derrière la ligne de front et qui n’a pas été fait prisonnier au combat »[14]

Camps de travaux forcés

L’échec des Allemands à atteindre la victoire espérée à l’Est et la pénurie de main-d’œuvre qui s’ensuivit leur fit reconsidérer le traitement des prisonniers. Ainsi, au début de 1942, les prisonniers de guerre des camps de l’Est – essentiellement des Russes – furent considérés comme une source de travail servile et gratuite destinée à permettre à l’industrie de guerre allemande de continuer à fonctionner.

En janvier 1942, Adolf Hitler autorise donc un meilleur traitement des prisonniers de guerre soviétiques et les dirigeants allemands ont décidé d'utiliser ces prisonniers comme travailleurs forcés dans l'économie de guerre du Reich allemand[15]. Leur nombre est passé de 150 000 début 1942, et à 631 000 à l'été 1944. Beaucoup ont été dépêchés sur les mines de charbon (entre le 1er et le 10 juillet novembre 1943, 27 638 prisonniers de guerre soviétiques meurent dans la seule région de la Ruhr), tandis que d'autres ont été envoyés à Krupp, Daimler Benz ou d'innombrables autres entreprises[16], où ils ont fourni leurs main-d'œuvre. Certains moururent d'épuisement. L'industrie minière (160 000), l'agriculture (138 000) et l'industrie des métaux (131 000) ont été les principaux secteurs de travail. Pas moins de 200 000 prisonniers sont morts pendant le travail forcé.

Les camps de la Lande

Dans les Landes de Lunebourg (Lüneburger Heide), en Allemagne du Nord, il y eut trois camps dénommés « camps de Russes » : ceux de Wietzendorf, Oerbke, Bergen-Belsen. Au début, les prisonniers de guerre durent s’y abriter en se creusant des trous dans la terre ou en bâtissant des huttes en terre. Ce n’est que peu à peu que l’on construisit des baraques pour améliorer leur hébergement. Dans les trois camps des Landes de Lunebourg, les conditions de vie furent désastreuses.

Le ravitaillement était tellement catastrophique que notamment les prisonniers affaiblis ou malades mouraient au bout de quelques semaines. Entre novembre 1941 et février 1942, une épidémie de typhus et d’autres maladies, mais principalement la sous-alimentation décimèrent les prisonniers : 40 000 au moins y laissèrent la vie. En avril 1942, le nombre des internés était réduit à 6 500 au total[17].

Les camps de concentration et d'extermination

Nouveaux prisonniers attendant la désinfection dans la cour de Mauthausen.
Prisonniers de guerre soviétiques nus dans le camp de Mauthausen. Date inconnue.

Entre 140 000 et 500 000 prisonniers de guerre soviétiques sont morts ou ont été exécutés dans les camps nazis, la plupart par gazage ou abattus. Certains ont été victimes d'expérimentation médicale nazie[18],[19].

  • Auschwitz : Parmi les 15 000 prisonniers de guerre soviétiques déportés à Auschwitz pour le travail forcé, seulement 92 survivront. Ces prisonniers, à Auschwitz, subissent les premiers gazages, le 3 septembre 1941, dans les caves du block 11 du camp principal. Ces mêmes prisonniers sont astreints, à Auschwitz comme ailleurs, aux tâches les plus dures[10]. Plus de 3 000 d'entre eux ont été abattus ou gazés immédiatement après leurs arrivée[20]. Sur les 10 000 prisonniers amenés à travailler en 1941, 9 000 sont morts au cours des cinq premiers mois. Les nazis expérimentèrent sur les prisonniers le Zyklon B (utilisé auparavant pour la fumigation) en gazant en septembre 1941 quelque 600 prisonniers de guerre soviétiques et 250 prisonniers malades[21].
  • Camp de concentration de Buchenwald : De mi-1942 au début 1943, la Gestapo de Thuringe, Hesse, Saxe et Rhénanie interne 400 travailleurs forcés soviétiques. Ils sont particulièrement maltraités par les SS et subissent des privations de nourriture. Ils sont quasiment tous affectés au commando X, le commando chargé de la construction des usines d’armement du camp ou à la carrière. La mortalité est telle que les SS renoncent à enregistrer officiellement leur décès. Ils seront plus de 17 000 au total.
  • Camp d'extermination de Chełmno : Les victimes assassinées au camp d'extermination de Chełmno incluent plusieurs centaines de Polonais et de prisonniers de guerre soviétiques.
  • Camp de concentration de Dachau : Quelque 500 prisonniers de guerre soviétiques ont été exécutés par un peloton d'exécution à Dachau.
  • Flossenbürg : Plus de 10 000 prisonniers de guerre soviétiques ont été exécutés dans cette ville fin 1941. Les exécutions se sont poursuivies de façon sporadique jusqu'à 1944.
  • Gross-Rosen : 65 000 prisonniers de guerre soviétiques ont été tués en n'étant nourris qu'avec une mince soupe d'herbe, d'eau et de sel pendant 6 mois[22]. En octobre 1941, les SS ont transféré environ 3 000 prisonniers de guerre soviétiques à Gross-Rosen pour les fusiller[23].
  • Hinzert : Un groupe de 70 prisonniers de guerre ont été informés qu'ils feraient l'objet d'un examen médical, mais ont été victimes d'injection de cyanure de potassium, un poison mortel.
  • Camp d'extermination de Majdanek: Des milliers de prisonniers de guerre soviétiques y furent abattus ou gazés. Environ 170 000 prisonniers furent tués à Majdanek ; il s'agit presque exclusivement de Juifs, de civils, de soldats soviétiques et de civils polonais[21].
  • Camp de Mauthausen : Les prisonniers de guerre soviétiques étaient des premiers groupes à être gazés dans la chambre à gaz nouvellement construite au début de 1942. Au moins 2 843 d'entre eux ont été assassinés dans le camp. Selon l'USHMM, « Le nombre de prisonniers de guerre soviétiques abattus était tel, que la population locale a commencé à se plaindre concernant son approvisionnement en eau qui avait été contaminée. Les rivières et les ruisseaux à proximité du camp étaient devenus rouges de sang »[22].
  • Camp de Neuengamme : Selon le témoignage de Wilhelm Bahr, ordonnée ex-médical, au cours du procès contre Bruno Tesch, 200 prisonniers de guerre soviétiques furent gazés par cyanure d'hydrogène en 1942[24].
  • Oranienburg-Sachsenhausen : En août 1941, un massacre de masse y a eu lieu avec l'exécution de plus de 13 000 soldats soviétiques, prisonniers de guerre. Des milliers d'entre eux ont été assassinés immédiatement après leur arrivée au camp, y compris 9 090 exécutés entre le 31 août et le 2 octobre 1941[16]. Parmi les victimes, se trouvait le fils de Joseph Staline, Iakov Djougachvili.
  • Camp d'extermination de Sobibor : Les prisonniers soviétiques juifs étaient parmi les centaines de milliers de personnes gazées à Sobibor. Un groupe d'anciens officiers soviétiques prisonniers de guerre dirigés par Alexander Petcherski a organisé une évasion massive avec succès.

Mauvais traitements de prisonniers de guerre allemands en Union soviétique

Selon les archives soviétiques, 381 067 prisonniers de guerre de la Wehrmacht moururent dans les camps du NKVD (356 700 ressortissants allemands et 24 367 d'autres pays)[25],[26].

Les estimations allemandes évaluent le nombre de prisonniers de guerre allemands morts en URSS à environ 1 000 000. Sur près de 110 000 prisonniers allemands capturés à Stalingrad, seulement environ 6 000 ont survécu à leur captivité[27].

Répressions soviétiques contre d'anciens prisonniers de guerre

Certains prisonniers de guerre soviétiques qui ont survécu à la captivité allemande ont été accusés par les autorités soviétiques de collaboration avec les nazis[15].

1 600 000 de prisonniers de guerre soviétiques furent rapatriés. Staline ayant toujours considéré la capture ou la capitulation de ses soldats comme un acte de trahison de leur part, à leur retour, plus de 80 % d'entre eux furent condamnés à du travail forcé[28]. Ainsi, de nombreux anciens prisonniers de guerre furent traités en coupables à leur retour au pays, et allèrent former la génération d'après-guerre des captifs du Goulag.

Voir aussi

Liens externes

Références

  1. Soviet Prisoners of War: Forgotten Nazi Victims of World War II, Historynet.com, Jonathan North.
  2. « La terreur et le désarroi ». Chap. 15 « La société soviétique dans la Grande Guerre patriotique »
  3. « La violence contre les prisonniers de guerre soviétiques dans le IIIe Reich et en URSS ». Pavel Polian. in S. Audoin-Rouzeau et A. Becker et al., op. cit. p. 117-131
  4. Keine Kameraden. Die Wehrmacht und die sowjetishen Kriegsgefangenen, 1941-1945. Berlin, Verlag J. H. W. Dietz Nachf. 1991. p. 130-131.
  5. War against subhumans: comparisons between the German War against the Soviet Union and the American war against Japan, 1941–1945
  6. Georges Bensoussan (dir.), Jean-Marc Dreyfus (dir.), Édouard Husson (dir.) et al., Dictionnaire de la Shoah, Paris, Larousse, coll. « À présent », , 638 p. (ISBN 978-2-035-83781-3), p. 422
  7. (en) American Jewish Committee, Harry Schneiderman and Julius B. Maller, eds., American Jewish Year Book, Vol. 48 (1946-1947), Press of Jewish Publication Society of America, Philadelphia, 1946, page 599
  8. C. R. Browning, Les Origines de la Solution finale, p. 240.
  9. Les Marches de la mort
  10. a et b http://www.voir-et-transmettre.fr/pologne/documents/russes.pdf
  11. Jonathan Nor sur le site de Historynet (janvier/février 2006)
  12. La Chute de Berlin, Antony Beevor, Éd. de Fallois, 2002.
  13. L’Armée d’Hitler, Omer Bartov, Hachette Littératures, 1999
  14. a et b L’Armée d’Hitler, Omer Bartov, Hachette Littératures, 1999
  15. a et b http://www.ushmm.org/wlc/en/article.php?ModuleId=10007184
  16. a et b http://www.historynet.com/soviet-prisoners-of-war-forgotten-nazi-victims-of-world-war-ii.htm
  17. Crimes de la Wehrmacht, Dimensions de la guerre d’extermination 1941-1944 - page 13 [PDF]
  18. http://www2.webster.edu/~woolflm/nazidocsandothers.html
  19. http://www.newsweek.com/using-science-greater-evil-133195
  20. http://en.auschwitz.org/h/index.php?option=com_content&task=view&id=32&Itemid=3
  21. a et b Les camps de concentration, 1933-1945
  22. a et b http://www.ushmm.org/wlc/en/article.php?ModuleId=10007183
  23. https://web.archive.org/web/20090115200617/http://www.ushmm.org/wlc/media_cm.php?lang=en&ModuleId=10005454&MediaId=133
  24. http://www.wollheim-memorial.de/en/prozesse_wegen_der_lieferung_von_zyklon_b_an_die_ss_19461955
  25. (en) G. F. Krivosheev (trad. Christine Barnard, préf. John Erickson), Soviet casualties and combat losses in the twentieth century, London Pennsylvania, Greenhill Books Stackpole Books, , 290 p. (ISBN 978-1-853-67280-4, OCLC 36884089), Pages 276-278.
  26. In his revised Russian language edition of Soviet Casualties and Combat Losses Krivosheev put the number of German military POW at 2,733,739 and dead at 381,067 G. I. Krivosheev Rossiia i SSSR v voinakh XX veka: Poteri vooruzhennykh sil ; statisticheskoe issledovanie OLMA-Press, 2001 (ISBN 5-224-01515-4) Table 198
  27. Rüdiger Overmans, Soldaten hinter Stacheldraht. Deutsche Kriegsgefangene des Zweiten Weltkriege. Ullstein., 2000, page 246 (ISBN 3-549-07121-3)
  28. « Le Grand retour, URSS 1945-1946 », Histoire@Politique, no 3,‎ (lire en ligne)