Crèvecœur-en-Brie

Crèvecœur-en-Brie
Crèvecœur-en-Brie
La mairie.
Blason de Crèvecœur-en-Brie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Intercommunalité Communauté de communes Val Briard
Maire
Mandat
Marc Cuypers
2020-2026
Code postal 77610
Code commune 77144
Démographie
Gentilé Crépicordiens
Population
municipale
406 hab. (2017 en augmentation de 22,29 % par rapport à 2012)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 14″ nord, 2° 54′ 28″ est
Altitude Min. 109 m
Max. 122 m
Superficie 9,19 km2
Élections
Départementales Canton de Fontenay-Trésigny
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Crèvecœur-en-Brie
Liens
Site web crevecoeur-en-brie.fr

Crèvecœur-en-Brie est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Crépicordiens.

Géographie

Localisation

La commune est située à environ 11,6 kilomètres à l’est de Tournan-en-Brie[1].

Communes limitrophes

Rose des vents Mortcerf Rose des vents
La Houssaye-en-Brie N
O    Crèvecœur-en-Brie    E
S
Marles-en-Brie Lumigny-Nesles-Ormeaux

La commune de Hautefeuille est quasiment limitrophe à l'est.

Géologie et relief

La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[2].

Hydrographie

Le système hydrographique de la commune se compose de trois cours d'eau référencés :

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 4,47 km[6].

Urbanisme

Lieux-dits, écarts et quartiers

La commune compte 31 lieux-dits administratifs[Note 1] répertoriés[7].

Occupation des sols

En 2018[8], le territoire de la commune se répartit[Note 2] en 66,3 % de forêts, 26,9 % de terres arables, 4 % d’espaces verts artificialisés non agricoles et 2,7 % de zones agricoles hétérogènes[Note 3],[6],[9].

Logement

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 160 dont 98,1 % de maisons et 1,3 % d'appartements[Note 4].

Parmi ces logements, 87,4 % étaient des résidences principales, 8,2 % des résidences secondaires et 4,4 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 89,8 % contre 8 % de locataires et 2,2 % logés gratuitement [10].

Toponymie

Longtemps été connu son le nom de Ville Ramée, du fait de sa position à la lisière de la forêt de Crécy.

Le nom de Crèvecœur est cité dès 1175 dans les rôles des fiefs du comté de Champagne et de Brie.

Crèvecœur dérive du latin « cors » qui signifie cœur, et « crepo » qui signifie craquer, retentir.

  • Au Moyen Âge, un crève-cœur est une terre pénible à labourer, car lourde et difficile à drainer ; de plus, la perte de la récolte après une pluie abondante sur un terrain argileux est fréquente. Les terres de Crèvecœur étaient marécageuses au Moyen Âge - les noms des lieux-dits « l’Étang » et « Courtesoupe » en attestent - et jusqu'au XiXe siècle réservées à la prairie et à l'élevage[11].

Histoire

À l'époque féodale, Crèvecœur a suivi les mêmes seigneurs que Crécy-en-Brie : les Châtillon puis les comtes de Champagne, fondus dans les rois capétiens à partir de la comtesse-reine Jeanne, épouse du roi Philippe le Bel[12], et des princes capétiens comme Blanche et Philippe d'Orléans, Louis duc d'Orléans, César de Vendôme, le comte d'Eu, le duc de Penthièvre et son gendre d'Orléans.

La forteresse, élevée par les Châtillon et ruinée vers 1430, était aux mains d'un capitaine-châtelain représentant le seigneur. Ainsi, du 30 septembre 1389 jusqu'à novembre 1391, Jean Ier de Garencières (sire de Mareil et Massy/Macy, et de Croisy par son mariage, capitaine-châtelain de Châteauneuf en 1400 et de Caen vers 1409, maître-enquêteur des Eaux et Forêts de Picardie et Normandie vers 1384, chambellan et homme de confiance du duc Louis d'Orléans, né vers 1350 ? et probablement † à Azincourt en 1415, père du poète Jean (II) de Garencières[13]) devint châtelain de Crèvecœur-en-Brie. Après lui, on trouve Robert de Versailles, remplacé le 11 novembre 1415 par Eustache Tassin de Gaucourt, chambellan du roi et premier Grand fauconnier de France, puis par François de l'Hospital de Soisy/Choisy-aux-Loges († 1427 ; un ancêtre du maréchal Nicolas), et le 10 octobre 1416 par Jacques Lempereur, enfin le 29 juillet 1418 par Guillaume d'Orgemont de Méry[14].

En 1532, le collège de Maître Gervais à Paris y avait une propriété.

Politique et administration

Situation administrative

Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, Fontenay-Trésigny est devenu le chef-lieu du canton de Fontenay-Trésigny[15] qui regroupe 33 communes et 49 804 habitants[16]. Le canton de Fontenay-Trésigny comprend les communes suivantes : Bernay-Vilbert, La Chapelle-Iger, Les Chapelles-Bourbon, Châtres, Chaumes-en-Brie, Coubert, Courpalay, Courquetaine, Crèvecœur-en-Brie, Dammartin-sur-Tigeaux, Évry-Grégy-sur-Yerre, Faremoutiers, Fontenay-Trésigny, Grisy-Suisnes, Guérard, La Houssaye-en-Brie, Limoges-Fourches, Lissy, Liverdy-en-Brie, Lumigny-Nesles-Ormeaux, Marles-en-Brie, Mortcerf, Neufmoutiers-en-Brie, Ozouer-le-Voulgis, Pécy, Le Plessis-Feu-Aussoux, Pommeuse, Presles-en-Brie, Rozay-en-Brie, Soignolles-en-Brie, Solers, Vaudoy-en-Brie, Voinsles. Le redécoupage a pris effet en mars 2015, lors du renouvellement général des assemblées départementales.

Le canton de Fontenay-Trésigny se situe dans le département de Seine-et-Marne qui a pour commune chef-lieu la ville de Melun. Le canton de Fontenay-Trésigny est composé de communes appartenant aux arrondissements de Provins (17 communes), Melun (13 communes) et Meaux (3 communes). La commune des Chapelles-Bourbon appartient à l'arrondissement de Provins, le plus étendu mais le second moins peuplé et le moins dense du département. Cet arrondissement de 9 ancien cantons et 165 communes comptait 161 849 habitants en 2012[17].

La commune de Crèvecœur-en-Brie appartenait jusqu'alors au canton de Rozay-en-Brie, qui comprenait 22 communes et comptait 25 985 habitants en 2012[18]. Fontenay-Trésigny était la commune la plus peuplée du canton, loin devant Rozay-en-Brie qui compte près de la moitié de sa population. Le canton de Rozay-en-Brie faisait partie de l’arrondissement de Provins. De la Révolution à 1926, La commune de Crèvecœur-en-Brie et le canton de Rozay-en-Brie appartenaient à l'arrondissement de Coulommiers, puis de 1926 à 2005 à l'arrondissement de Melun avant de passer à l'arrondissement de Provins en 2006[19].

Tendances politiques et résultats

Aspect du château de Crèvecœur.

Longtemps marquée par les rapports sociaux découlant de la propriété foncière, la Seine-et-Marne est, de manière générale, un département de tradition plutôt conservatrice, même si elle a été rapidement, sous la Troisième République, gagnée aux idées républicaines. Cette tradition conservatrice se manifeste notamment dans les arrondissements ruraux de Seine-et-Marne, où sont régulièrement élus des candidats issus des partis de droite.

Lors des élections départementales de 2015, Jean-Jacques Barbaux (maire de Neufmoutiers-en-Brie et conseiller général sortant du canton de Rozay-en-Brie) et Daisy Luczak (maire de Courquetaine), binôme UMP, ont été élus conseillers départementaux au second tour pour le canton de Fontenay-Trésigny[20]. Jean-Jacques Barbaux a été ensuite élu président du conseil départemental de Seine-et-Marne[21].

Liste des maires

Depuis 1947, quatre maires se sont succédé à Crèvecœur-en-Brie :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
décembre 1947 mars 1983 Etienne Hanquiez    
mars 1983 mars 2008 Annick Cambianica   Secrétaire
mars 2008 mars 2014 Paul Billon   Retraité SNCF
mars 2014 En cours Marc Cuypers   Exploitant agricole

La mairie-école fut construite durant la Troisième République à la suite des lois Jules Ferry, composée d’une salle de classe, de la mairie et du logement de l’instituteur au 1er étage[22].

Instances judiciaires et administratives

La commune relève du tribunal d'instance de Meaux, du tribunal de grande instance de Meaux, de la cour d'assises de Melun, de la cour d'appel de Paris, du tribunal pour enfants de Meaux, du conseil de prud'hommes de Meaux, du tribunal de commerce de Meaux, du tribunal administratif de Melun et de la cour administrative d'appel de Paris[23].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].

En 2017, la commune comptait 406 habitants[Note 5], en augmentation de 22,29 % par rapport à 2012 (Seine-et-Marne : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
173185191201201232230171156
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
14816114710110610399102108
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
127121129119125159143160130
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
162145235266268299313299390
2017 - - - - - - - -
406--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évènements

Économie

Culture locale et patrimoine

L'église Saint-Jean-Baptiste.
La ferme de Beauregard.

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason de Crèvecœur-en-Brie Blason
Écartelé: au 1er de gueules à la chasuble d'argent chargée d'une croix latine du champ, au 2e d'argent à quatre fasces de sable, au cœur d'argent brochant, au 3e de gueules à l'épée haute d'or chargée en chef d'un fléau de balance du même brochant, au 4e de sable à la croix latine alésée d'argent, soutenue d'un fer à cheval renversé du même clouté du champ, au cœur de gueules chargé d'un besant d'argent brochant sur ladite croix; à la croix d'azur chargée de cinq fleurs de lis d'or brochant sur la partition[28].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Origine

Ce blason a été créé et offert à la commune en 1989 par monsieur Jean-Claude Molinier qui était gendarme en poste à la brigade de gendarmerie de Mortcerf.

Voir aussi

Bibliographie

Histoire
  • Christian de Bartillat, Au Village de Brie, Presses du Village, 1984, 352 p.
  • Frédéric-Auguste Denis, Lectures sur l'histoire de l'agriculture en Seine-et-Marne, Presses du Village, 1982, 376 p.
  • André Laurent, La Seine-et-Marne autrefois, Éditions Horvath, 1982, 192 p. (ISBN 2-7171-0238-8)
  • René-Charles Plancke, La vie rurale en Seine-et-Marne 1853-1953, Éditions Amatteis, 1982, 256 p.
  • René-Charles Plancke, Histoire de Seine-et-Marne vie paysanne, Éditions Amatteis, 1986, 432 p.
Patrimoine architectural
  • Collectif d’historiens, Le patrimoine des communes de Seine-et-Marne, deux tomes (1 508 pages), Flohic Éditions, 2001, 1 508 p. (ISBN 2-84234-100-7)

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
  2. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  3. Elles comprennent les cultures annuelles associées aux cultures permanentes, les systèmes culturaux et parcellaires complexes, les surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants et les territoires agro-forestiers.
  4. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. « Localisation de Crèvecœur-en-Brie » sur Géoportail (consulté le 8 septembre 2018).
  2. « Plan séisme consulté le 26 mai 2020 »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de Bréon (F4750600) » (consulté le 26 mai 2020)
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de Certeau (F4752000) » (consulté le 26 mai 2020)
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 du Clos Brilland (F4751000) » (consulté le 26 mai 2020)
  6. a et b Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 14 décembre 2018
  7. Site territoires-fr.fr consulté le 6 janvier 2020 sous le code commune 77144.
  8. Site Corine Land Cover Mises à jour.
  9. [PDF]Fiche communale d'occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) sur le site cartoviz.iau-idf.fr
  10. Statistiques officielles de l‘INSEE, section Logement consulté le 26 mai 2020
  11. Histoire de Crèvecœur sur le site de la mairie.
  12. « Crèvecoeur en Brie, p. 442 », sur Châteaux forts et féodalité en Ile-de-France du XIe au XIIIe siècle, par André Châtelain, CRÉER-Patrimoine
  13. « Jean Ier de Garencières, p. 427-430 », sur Jean (II) de Garencières, par Arthur Piaget, Romania, n° 87, 1893 ; mis en ligne par Persée
  14. « Crèvecoeur et Becoiseau, p. 389-396, notamment p. 394 », sur Bulletin de la Société d'Archéologie de Seine-et-Marne, Meaux, 1867
  15. « Décret no 2014-186 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de Seine-et-Marne », sur http://www.legifrance.gouv.fr, (consulté le 31 décembre 2014).
  16. « Les populations légales 2012 des nouveaux cantons en vigueur à compter du 1er janvier 2015 », sur http://www.insee.fr, (consulté le 4 avril 2015).
  17. « Populations légales 2012 des arrondissements du département », sur http://www.insee.fr, (consulté le 4 avril 2015).
  18. « Populations légales 2012 des cantons du département », sur http://www.insee.fr, (consulté le 4 avril 2015).
  19. « Arrêté no 05 – 2408 portant modification des limites d’arrondissement dans le département de Seine et Marne », sur http://www.idf.territorial.gouv.fr, (consulté le 4 avril 2015).
  20. « Elections départementales 2015 SEINE ET MARNE (77) - canton de Fontenay-Trésigny (08) », sur http://elections.interieur.gouv.fr/departementales-2015/077/07708.html, (consulté le 4 avril 2015).
  21. « SEINE-ET-MARNE • Jean-Jacques Barbaux, président du Conseil départemental », sur http://www.lepaysbriard.fr, (consulté le 4 avril 2015).
  22. Commune de Crèvecœur-en-Brie sur le site de la Société d’Histoire, d’Art, de Généalogie et d’Echange.
  23. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur Le site du ministère de la Justice et des Libertés (consulté le 14 août 2015).
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  28. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=8707