Coulommes

Coulommes
Coulommes
Ancien chevalet de pompage et l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Intercommunalité Communauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie
Maire
Mandat
Françoise Bernard
2015-2020
Code postal 77580
Code commune 77130
Démographie
Gentilé Coulommois
Population
municipale
430 hab. (2017 en augmentation de 4,62 % par rapport à 2012)
Densité 117 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 27″ nord, 2° 55′ 52″ est
Altitude Min. 88 m
Max. 159 m
Superficie 3,68 km2
Élections
Départementales Canton de Serris
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web coulommes.fr

Coulommes est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Coulommois.

Géographie

Localisation

La commune est située à environ 12 km au sud-est de Meaux.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Coulommes
Boutigny
(~1,9 km)
Vaucourtois
~1,2 km
Coulommes
Bouleurs
(~2,2 km)
Crécy-la-Chapelle
(~4,7 km)
Sancy-lès-Meaux
(~2,6 km)

Les autres communes proches incluent : Saint-Fiacre (~3,1 km), Quincy-Voisins (~3,7 km), Fublaines (~3,9 km), Villemareuil (~4,1 km), Nanteuil-lès-Meaux (~4,4 km), Villiers-sur-Morin (~4,4 km), Voulangis (~4,4 km), Couilly-Pont-aux-Dames (~5,2 km), La Haute-Maison (~5,2 km), Trilport (~5,7 km), Maisoncelles-en-Brie (~6,1 km), Mareuil-lès-Meaux (~6,1 km), Saint-Germain-sur-Morin (~6,4 km) et Montceaux-lès-Meaux (~6,7 km).

Hydrographie

Le système hydrographique de la commune se compose de trois cours d'eau:

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 2,41 km[4].

Climat

Coulommes, comme tout le département, connaît un régime climatique tempéré, de type atlantique.

Voies de communication et transports

Transports

La commune est desservie par les lignes d'autocars :

Urbanisme

Lieux-dits, écarts et quartiers

La commune compte 31 lieux-dits administratifs répertoriés[8].

Occupation des sols

En 2018[9], le territoire de la commune se répartit[Note 1] en 82,7 % de terres arables, 6,9 % de zones urbanisées, 5,7 % de prairies, 4,5 % de zones agricoles hétérogènes[Note 2] et < 0,5 % de forêts[4],[10].

Toponymie

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Fortis domus de Colunmes vers 1172[11],[12] ; Colomes en 1228[13] ; Colomme en 1228[14] ; Colummes en 1250[15] ; Territorium de Columpnis en 1284[16] ; Coulommes propre Vivarium en 1294[17] ; Colommes en 1405[18] ; Colanne en 1509[19] ; Coulommes en Brie en 1580[20] ; Colummae en 1657[21] ; Coullomme en 1757 (Cassini).

Histoire

La Via Agrippa de l'Océan passe certainement par Coulommes. Cette portion de voie mise à jour mène au gué de Pommeuse où l'on retrouve la continuité de cette route reliant Auxerre à Beauvais (Lyon à Boulogne-sur-Mer). Ce village est cité pour la première fois en 1156 dans une charte de Henri le Libéral, comte de Champagne et de Brie "fortis domus de columnes". Le rôle des vassaux de ce comte, dressé vers 1172, fait connaître qu'il y avait une forteresse dans Coulommes et que les Templiers y possédaient des biens. Ces religieux cessèrent d'être propriétaires au XIVe siècle et la forteresse devint une ferme.

En 1560, pendant les guerres religieuses, l'église de Coulommes fut saccagée par les Huguenots puis, pendant la Ligue, tandis que continuellement les troupes des deux parties se livraient des combats dans la contrée, la forteresse de Coulommes, défendue par les royalistes, fut attaquée par les ligueurs le 1er juin 1590. De l'ancien manoir, abandonné par ses seigneurs et tombé en ruines, il ne reste plus qu'une superbe tour restaurée en 1730, et transformée aujourd'hui en colombier de ferme inscrit à l'inventaire des monuments historiques.

L'abbé Capy, qui était curé de Coulommes depuis 1783, dut abandonner sa cure, au moment de la Révolution, pour avoir mis des conditions restrictives au serment d'entier soutien de la Constitution. Après un an de retraite en la ville de Meaux, il fut arrêté comme provocateur, incarcéré à la prison de Meaux et massacré le 4 septembre 1792, ainsi que six autres prêtres réfractaires et sept prisonniers pour des délits communs. Une voie antique, le Chemin Paré, traverse le territoire de la commune. Elle date certainement de l'époque gauloise, améliorée par l'occupant romain après la conquête pour relier Lyon à Boulogne-sur-Mer. Dans le village, la Grande Rue en emprunte le tracé. Coulommes tire d'ailleurs son nom de la présence à cet endroit d'une colonne militaire (clumnae en latin), sorte de borne kilométrique de l'époque. Des sépultures peut-être gallo-romaines ont été découvertes au milieu du XIXe siècle le long du Chemin Paré. En 1829, l'activité économique et la commune est caractérisée par l'élevage, la production de fromages ainsi que la viticulture. Coulommes compte alors 481 habitants et amorce un long déclin démographique. À partir de 1968, la population d'environ 200 habitants augmente, et double entre 1962 et 1999. Elle conserve sa tradition agricole et compte plusieurs fermes et deux cidriers.

Du pétrole est découvert le , à 1 875 m de profondeur dans les sous-sols du village.

La commune fait l'actualité durant l'affaire Gouardo. L'attitude des habitants et des élus de la commune, qui préfèrent garder le silence alors que la plupart d'entre eux étaient au courant des agissements du tortionnaire, a fait l'objet de plusieurs articles dans la presse[22].

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2008 Prudent Delagarde    
2008 mai 2015 Daniel Gaboyard    
11 mai 2015 En cours Françoise Bernard[23]    

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[25].

En 2017, la commune comptait 430 habitants[Note 3], en augmentation de 4,62 % par rapport à 2012 (Seine-et-Marne : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
422419466474449435443458444
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
453414388392383350345357326
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
289277261224243225207220212
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
191265278317361394411402414
2017 - - - - - - - -
430--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Événements

Fête du cheval tous les ans (en septembre). N'existe plus depuis 2009.

Économie

  • Exploitations agricoles.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Ancienne maison forte, devenue ferme, avec colombier Logo monument historique Inscrit MH (1987, Pigeonnier de la Ferme)[28].
  • Église Saint-Laurent.
Elle est placée au centre d'une place, ancien cimetière dont le mur d'enceinte a été remplacé par des tilleuls. Il s'agit d'une église cruciforme à chevet plat.
Le chœur, les voûtes de carré et nord du transept datent du XIIIe siècle. Le maître autel a été posé en 1856.
Le clocher a été construit en 1865. Il s'agit d'une tour carrée à trois niveaux, abritant deux cloches (Claude Albert et Laurence Jeanne Aglaé) et dotée d'une couverture à quatre pans, en ardoise, restaurée en 1978.
Des travaux de restauration menés en 1998 et 2001 ont révélé dans le bâtiment des vestiges d'enduits peints et gravés d'arabesques, un encadrement de retable et une chaire en bois polychrome, ainsi qu'un chapiteau inachevé.

Galerie

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

  • Le patrimoine des communes de la Seine-et-Marne - tome 1, Paris, Editions Flohic, , 1507 p. (ISBN 2-84234-100-7), « Coulommes », p. 357–358

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Statistiques 2018 de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Elles comprennent les cultures annuelles associées aux cultures permanentes, les systèmes culturaux et parcellaires complexes, les surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants et les territoires agro-forestiers.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. Sandre, « Ru du Mesnil »
  2. Sandre, « Fossé 01 de Magny-Saint-Loup »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de Vignot (F6585050 ) »
  4. a et b Site SIGES - Seine-Normandie consulté le 29 juin 2018
  5. Transdev, ligne 71
  6. Transdev, ligne 70
  7. Transdev, ligne 03B
  8. Site territoires-fr.fr consulté le 11 mars 2020 sous le code commune 77130.
  9. Site Corine Land Cover Mises à jour.
  10. [PDF]Fiche communale d'occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) sur le site cartoviz.iau-idf.fr
  11. Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 146.
  12. Longnon, I, p. 44.
  13. Bibl. nat., ms. latin 10944, fol. 115.
  14. Du Plessis, II, p. 124.
  15. Rôles des fiefs, 506.
  16. Archives nationales, S 2292, n° 23.
  17. Archives nationales, S 5186, p. 20.
  18. Archives hosp. Meaux.
  19. Archives nationales, P 1641, n° 1466.
  20. Archives nationales, Y 122, fol. 204.
  21. Archives de la Seine-et-Marne, G 37.
  22. "Quand l’inceste va sans dire", Léonore Le Caisne, in Sociétés & Représentations 2016/2 (N° 42), pages 111 à 126
  23. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en avril 2020).
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  28. « Pigeonnier », notice no PA00086904, base Mérimée, ministère français de la Culture