Cotylédon

Schéma d'une graine d'avocat avec ses 2 cotylédons.
Les deux cotylédons d'une graine de Jacaranda mimosifolia en phase de germination.

Le cotylédon (scientifiquement nommé feuille cotylédonaire) est une feuille primordiale constitutive de la graine. Le terme vient du grec, κοτυληδών, κοτυληδόνος , de κοτύλη qui désignait une mesure de capacité, c'est-à-dire une cavité, un creux, un contenant. Il est employé pour la première fois le 26 juin 1682 par le naturaliste anglais John Ray dans une notice de son ouvrage Methodus plantarum nova[1].

Les graines des plantes monocotylédones comportent un seul cotylédon (blé, maïs) ; celles des dicotylédones en comportent deux (haricot, pois, marronnier, chanvre) ; ils sont parfois secondairement polycotylés chez les Gymnospermes qui en comptent de 2 (cyprès commun) à 24 (Pinus maximartinezii)[2].

Situés dans la graine, les cotylédons sont nécessaires au développement de la jeune plantule des Spermaphytes. Ils lui fournissent en effet les métabolites nécessaires à sa croissance soit par photosynthèse (les cotylédons verdissent, devenant des préfeuilles ou éophylles notamment chez les monocotylédones), soit en utilisant les réserves nutritives (protéines, lipides, et sucres) mises en place dans la graine, fonctionnant comme des suçoirs[3].

Morphologie

La forme des cotylédons est en général très différente de celle des feuilles, et peut être extrêmement variable d'une espèce à l'autre. Toutefois les cotylédons, constituant des proto-feuilles primordiales dans l'évolution, ont une variabilité moindre que les feuilles évoluées, avec une forme simple non découpée : linéaire, ovale, elliptique, non incisée ni crénelée.

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Notes et références

  1. (en) Charles E. Raven, John Ray : naturalist, Cambridge University Press, , p. 195.
  2. (en) Aljos Farjon, Brian Thomas Styles, Pinus (Pinaceae). Flora Neotropica Monograph 75, The New York Botanical Garden, , p. 221-224.
  3. Gérard-Guy Aymonin, Jean-Louis Guignard & Anita Baillet, « Pourquoi les Monocotylédones ? Une introduction pour une clé », Acta Botanica Gallica: Botany Letters, vol. 151, no 2,‎ , p. 144 (DOI 10.1080/12538078.2004.10516029).

Voir aussi

Articles connexes

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