Corps national de police d'Espagne

Mercedes-Benz du CNP, avec protections anti-émeutes
Véhicule Citroën Jumpy du CNP

Le Corps national de police espagnol (Cuerpo Nacional de Policía de España, CNP, en espagnol) est une composante des forces et corps de sécurité de l'État. Force de police civile, elle dépend du ministère de l'Intérieur, le CNP assure le maintien de l'ordre et le respect des lois. À l'inverse de la Garde civile, elle n'exerce pas ses compétences sur l'ensemble du territoire national, pouvant être déconcentrée ou décentralisée.

Corps de police régionaux

Décentralisés

Quatre communautés autonomes disposent de leur propre corps de police, dont elles ont l'entière responsabilité :

Les Îles Baléares, selon leur statut d'autonomie, ont compétence pour créer et organiser, dans le cadre des lois nationales, une police régionale, qui n'a pas vu le jour.

Déconcentrés

Cinq communautés autonomes disposent de leur unité de police, qui reste dépendante organiquement de l'État :

Armement

Dans les années 1970, les policiers espagnols étaient dotés de revolvers (Astra Cadix, Astra 960 et Llama Martial) calibre .38 Special et de pistolets automatiques tirant du 9 mm Parabellum. Actuellement[Depuis quand ?], ils sont dotés du pistolet HK usp Compact[réf. nécessaire].

Police et culture

En 2007, la Brigade du Patrimoine Historique reçoit la Médaille d'or du mérite des beaux-arts par le Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports[1].

Polémiques sur leur présomption d'impunité

Près de 7 000 policiers ont été impliqués dans des cas présumés de tortures ou de mauvais traitements entre 2008 et 2013, pour seulement 47 condamnations définitives. Selon le journal Público, cette impunité serait favorisée par les grâces accordées par la classe politique aux policiers condamnés, leur permettant également de poursuivre leurs carrières. Ainsi, avant d’être nommé chef de la police de la région de Cantabrie, le policier Héctor Moreno García avait fait l'objet d'une condamnation pour tortures et détentions illégales puis avait été gracié par José María Aznar en 1998[2].

Amnesty International considère que les actes de tortures et de mauvais traitements par la police espagnole ne sont pas rares et bénéficient d'une impunité quasi-totale[2].

Notes et références

  1. (es) « Relación de premiados del año 2007 », sur Ministère de la Culture, (consulté le 18 janvier 2015) [PDF].
  2. a et b (es) « España, tierra de impunidad para torturadores », Publico,‎ (lire en ligne)

Voir aussi

Liens internes