Corcieux

Corcieux
Corcieux
Mairie.
Blason de Corcieux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Gérardmer
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dié-des-Vosges
Maire
Mandat
Christian Caël
2014-2020
Code postal 88430
Code commune 88115
Démographie
Gentilé Forfelet / Forfelaise
Population
municipale
1 550 hab. (2015 en diminution de 6,96 % par rapport à 2010)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 23″ nord, 6° 52′ 49″ est
Altitude 550 m
Min. 503 m
Max. 730 m
Superficie 17,4 km2
Localisation

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Liens
Site web corcieux.fr

Corcieux est une commune du nord-est de la France, chef-lieu de canton du département des Vosges dans l'arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Forfelets.

Géographie

Rue de l'Hôtel de Ville

Corcieux est située dans la vallée du Neuné, petit affluent droit de la Vologne, à 550 m d'altitude. La commune est distante de 18 km de Saint-Dié-des-Vosges, de 15 km de Bruyères et de 15 km de Gérardmer. Le lieu est un plateau peu accidenté, en forme de large cuvette dont les altitudes restent comprises entre 503 et 730 m. Il semble acquis qu'un lac occupait cette cuvette au sortir de l'ère glaciaire, c'est-à-dire il y a moins de 10 000 ans ; certains endroits sont encore marécageux. Le glacier de calotte dans ses ultimes oscillations, retraits de déglaciation ou avancées de glaciation, a laissé des matériaux à la fois fins et mal classés, qui n'ont pas été repris par l'érosion, sauf en marge du plateau. Les géologues les décrivaient autrefois sous la dénomination de diluvium et atterrissement de granit et de roche ancienne.

Le village a une structure étoilée, de nombreuses routes partant du centre pour desservir les divers hameaux : Bellegoutte, Rambaville, Rennegoutte, Ruxurieux, Vichibure... La gare de Corcieux-Vanémont, à 3 km du centre, se trouve sur le territoire de la commune de La Houssière.

C'est une des 188 communes[1] du Parc naturel régional des Ballons des Vosges. La cité a reçu les labels Station Verte et "Patrimoine du XXe siècle".

Situation

Toponymie

Le nom du village apparaît pour la première fois en 1070 sous la forme Corrocello. Il est attesté ensuite sous les formes Courressuel, Colrezue, Corressue, Correceul [2] ou Correçoul dès 1246[réf. nécessaire]. Coursieulx s'impose sous des graphies diverses du XIVe siècle au XVIIIe siècle[2].

Auguste Longnon, Albert Dauzat et Ernest Nègre n'ont pas traité ce toponyme dans leurs ouvrages respectifs, cela signifie sans doute qu'ils le considèrent comme obscur.

Histoire

Il s'agit déjà d'un gros bourg en 1246. Le doyenné de Corcieux, selon la statistique des Vosges publiée par Charton en 1837, comprend les villages de Corcieux, Bellegoutte, Les Cours, Mariemont, La Nolneuve, Thiriville, La Houssière et La Côte. Il était sous la juridiction du duc de Lorraine et de l’église impériale des chanoinesses de Remiremont. Le duc était seul haut-justicier. L'administration ducale contrôle efficacement les impôts. En 1312, les bans de Corcieux et d'Anould, le château de Spitzemberg et ses dépendances, sont confiés en douaire à Isabelle d'Autriche.

Au spirituel, la paroisse Sainte Vierge d'Assomption fondée au XIIIe siècle dépend du chapitre de Remiremont. Au XVe siècle, les Dames de Remiremont ont la moitié de la collation principale de la cure qui dépend toutefois directement de l'autorité papale. L'autre moitié de la collation, composée de grosse dîme et de menue dîme, selon Dom Augustin Calmet, restait à la cure, faisant du curé en titre un personnage estimé s'il résidait à demeure. Nous connaissons Laurent Pillardius ou Pillard, à la fois chanoine de Saint-Dié et curé de Corcieux, décédé en 1549. Les vitraux de l'église de Corcieux montre l'auteur de la Rusticiade, ce long poème à la gloire du Duc Antoine pendant la guerre des Paysans en Allemagne. Ce poète et fin lettré ne semble pas avoir résidé vraiment à demeure, si on n'excepte quelques courtes résidences. Il devait être plus souvent à Toul.

Le curé, ou par défaut le prêtre officiant et résident médiéval, a droit au bouvrot qui consiste en deux ou trois fauchés de prés, sept jours de terre (culture) par la corvée. Le lendemain de Noël, le patron ou fermier du moulin du ban de Corcieux doit livrer un pain le lendemain de Noël. Le marguillier ou matricularius, soit le préposé au rôle ou registre (matricula) de la fabrique, doit lui fournir 28 livres de beurre, 2 chapons, 2 pains blancs et 2 pintes de vin. En retour de sa livraison, le curé en fonction l'invite à dîner.

La grande paroisse de Corcieux comporte aussi la chapelle de Gerbépal qui desservait l'arrière contrée montagneuse. Plus tard, après l'érection des églises de Gerbépal puis de Gérardmer, elle a pour annexe les églises de Gérardmer et de Gerbépal, et les chapelles de La Houssière et de Martinprey. La communauté de Gerpébal comporte 40 censes ou fermes, 8 à 10 hameaux, si on inclut Martimpré. Les habitants de Gérardmer, appartenant au ban de Gerpébal et à la paroisse annexe de Gerbépal, devaient fournir chaque année en nature à la cure de Corcieux 40 livres de beurre et 12 fromages, pour bénéficier des services spirituelles du presbytère de Corcieux. Ce n'est que le 24 mai 1542 qu'ils s'affranchissent du droit de porter leurs morts au cimetière de l'église de Gerbépal. Pour la construction de la chapelle mortuaire et du cimetière gérômois, le curé de Corcieux qui doit aussi fournir le vicaire résident reçoit en dédommagement une redevance annuelle de 100 livres de fromages et de 60 livres de beurre, à charge pour lui de défrayer les deux marguilliers et le cheval effectuant la transport.

Évolution démographique
1300 1500 1600 1710 1780 1802
---7001 1001 183
(Source : Estimation sous l'Ancien régime royale de France et le duché de Lorraine, archives du Consulat en 1802)

Corcieux possède aussi une maison seigneuriale qui apparaît comme un modeste château. Il est tenu par monsieur de Fléville au milieu du XVIIIe siècle. Les familles nobles présentes dans les registres paroissiaux sont depuis 1649 les :

  • Roger de Fleville
  • Martimprey
  • Heawal
  • Bildstein
  • Magnières

De 1790 à l’an IX, Corcieux est chef-lieu d'un canton inclus dans le district de Bruyères. Le canton de Corcieux est ensuite rattaché à l'arrondissement de Saint-Dié. Les fromagers de Corcieux étaient bien connus dès la fin du XVIIIe siècle sur le marché de Saint-Dié.

Évolution démographique
1830 1847 1867 1887
1 5201 6481 6001 585
(Source : Statistiques du département des Vosges)

Un camp militaire provisoire, constitué de baraques en planches, est établi en 1888 sur le territoire de la commune à la Croix-Florence. Il est agrandi en 1903 et reçoit des troupes d'infanterie et d'artillerie. Un manège y est installé jusqu'en 1912. Durant la guerre de 1914-1918, sur la partie nord de la commune, entre la gare et le village, une base aérienne est installée pour accueillir une escadrille d'observation (la "C 47") à laquelle est affecté "l'as des as" René Fonck.

Dès le , les maquisards de Corcieux[3] se lancent à l'attaque de l'occupant : ils sont les seuls des vosges à répondre à l'appel de la BBC. Quelques centaines d'hommes contre l'armée allemande, le combat inégal se termine par l'exécution des résistants : 70 personnes sont fusillées et 104 déportées. Malgré son échec prévisible, le baroud du maquis de Corcieux aura atteint un but : créer dans les Vosges un abcès de fixation des troupes occupantes durant les premiers jours du débarquement en Normandie.

Le , reculant après la bataille de Bruyères, les Allemands chassent la population vers la montagne sous un froid glacial et anéantissent le village au lance-flamme. Là encore, le bilan est très lourd : 37 victimes, 86 prisonniers, plus de 200 déportés. 82 bâtiments sont détruits entièrement, 12 gravement endommagés et une centaine plus légèrement. Au titre de sa résistance à l'occupant et des souffrances endurées par sa population, la commune est décorée le 23 décembre 1949 de la croix de guerre 1939-1945 avec palmes de bronze.

La reconstruction de la cité s'effectue avec l'appui de l'American Aid to France, de la mairie du 8e arrondissement de Paris et des communes de Bourbon-l'Archambault (Allier), d'Auxonne (Côte-d'Or) et de La Neuveville (Suisse) sous la direction de l'architecte urbaniste parisien François-Boleslas de Jankowski. L'inauguration de la cité reconstruite a lieu le 22 mai 1955.

Politique et administration

Budget et fiscalité 2015

La mairie.

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[5] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 022 000 , soit 1 209  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 387 000 , soit 830  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 983 000 , soit 588  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 961 000 , soit 575  par habitant.
  • endettement : 386 000 , soit 231  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 24,15 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 14,10 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 35,63 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 15,57 %.

Liste des maires

Liste des maires successifs depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1948 Jean Poirot DVD Médecin généraliste
Conseiller général du canton de Corcieux (1945-1981)
1948 1962 Camille Baradel DVD Exploitant forestier
1962 1968 Michel Laurent UNR-UDT Médecin généraliste
1969 1972 Jean Poirot DVD Médecin généraliste
Conseiller général du canton de Corcieux (1945-1981)
1972 mars 2001 Jacky Omarini DVD Pharmacien
mars 2001 en cours
(au 18 février 2015)
Christian Caël SE Conseiller agricole

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2015, la commune comptait 1 550 habitants[Note 1], en diminution de 6,96 % par rapport à 2010 (Vosges : -2,03 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 0971 1431 2031 4101 5581 6361 6481 7091 613
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 5531 6001 6161 5831 5851 5031 5381 5091 671
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 6042 0231 5051 4281 3001 2721 1721 3671 450
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015
1 5251 7901 8801 7181 5981 6501 6681 5601 550
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

Une fois toutes les trois semaines, des séances de cinéma sont proposées par l'association CLE (Corcieux Loisirs Entente) en partenariat avec le CRAVLOR. Des films classés "Art et Essai" (en version originale sous-titrée) sont présentés. Désirant ouvrir la culture cinématographique au plus grand nombre et offrir un large choix de films, cette action va dans le sens de la diversité culturelle.

En 2001, la commune a ouvert le service Animation-Jeunesse. Depuis cette date, un accueil de loisirs périscolaire, des accueils de loisirs (centre aéré) et diverses animations sont proposés à la population.

Sports

  • Les associations présentes sur la commune:
    • Association des Myrtilles de Corcieux.
    • Judo Club
    • Foot Corcieux / Granges
    • USFEN (Education Nationale)
    • Les Gais Godillots (association de marche)
    • Le CAPS
    • L'UNSS
    • Corcieux Loisirs Entente (cinéma, accueil de Loisirs, danse, yoga, scrabble...)

Culture locale et patrimoine

Église Notre-Dame de l'Assomption de Corcieux

Lieux et monuments

  • L'église Notre-Dame de l'Assomption, incendiée par l'occupant dans la nuit du 14 au 15 novembre 1944, a été reconstruite en 1955. Seules la tour-porche et la tour d'escalier ont pu être conservées. Un orgue a été construit en 1958 par Jacquot-Lavergne[11],. La cloche, de 1731, est classée au titre des objets mobiliers[13].
  • Monument aux morts[14].
  • Les féculeries et scieries hydrauliques[15].

Personnalités liées à la commune

  • Nicolas-Constant Cadé (1846-1887) né à Corcieux, sculpteur et professeur à l'école des Beaux-Arts de Besançon.
  • Victor Dreyer (1866-1944), franciscain né à Rosheim (Bas-Rhin) dans une famille optant pour la France en 1871, prélat catholique comme vicaire apostolique en Afrique du Nord et représentant du Saint-Siège en Orient), évêque titulaire d'Orthosias (1923) et archevêque titulaire d'Adulis (1928) ;
  • René Fonck (1894-1953) pilote de chasse surnommé "l'as des as" de la Grande Guerre, né dans la commune proche de Saulcy-sur-Meurthe, il connut sa première affectation à l'escadrille d'observation C47, composée d'appareils Caudron et sise dans la commune de Corcieux.
  • Édouard François Garcin, pilote de l'escadrille AR 14 dont la tombe se trouve dans le cimetière de la commune.
  • Georges Valance, né en 1942 à Corcieux, a été un journaliste parisien, renommé en économie. En retraite et toujours attaché à Corcieux, il demeure un essayiste et un historien spécialisé. Les ouvrages publiés chez Flammarion de ce fin lettré, ancien élève du lycée Louis-le-Grand et étudiant à la Sorbonne sont des biographies sur le baron Haussmann, sur Thiers, bourgeois révolutionnaire, mais aussi développent la thématique économique : La Légende du Franc, de 1360 à demain ou encore géopolitique : Le Phénix français, France-Allemagne, le retour de Bismarck.
  • Mathieu Duhamel, né en 1984 à Mont-Saint-Aignan, footballeur professionnel évoluant au Football Club de Metz.
  • Henri-Charles Claudel (1879-1957), industriel et inventeur à l'origine de plusieurs perfectionnements du carburateur[17].
  • Pierre Féve, directeur d'école, ethnologue[18].
  • Raoul Husson (1901-1967), chercheur spécialiste de la phonation et essayiste, directeur de recherches au C.N.R.S.[19]

Héraldique

Blason Blasonnement :
De gueules à la tour d'or maçonnée ajourée et ouverte de sable, accompagnée en chef d'un alérion d'argent et de deux clefs en sautoir de même.
Commentaires : Corcieux était propriété indivise entre le duc de Lorraine et le chapitre de Remiremont. Ainsi, on retrouve en chef l'alérion d'argent de la Lorraine et les clefs d'argent en sautoir du chapitre de Remiremont. La tour indique que le fief de La Tour - dite de Fléville - se trouvait à Corcieux. L'or de la tour et les gueules de l'écu reprennent les couleurs lorraines.

Pour approfondir

Bibliographie

  • A. Moulin, Des défricheurs aux bâtisseurs : Corcieux, Épinal, Saint-Print,
  • Henri Moulin, Corcieux, ville martyre, Corcieux, Comité d'entraide,
  • Jean-Yves Henry (rédacteur), Corcieux un bourg reconstruit, Lyon, Lieux-Dits, coll. « Images du patrimoine » (no 299), , 80 p. (ISBN 978-2-36219-140-4)

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  1. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024
  2. a et b Jean-Yves Henry (rédacteur), Corcieux, un bourg reconstruit, Lyon, Lieux-Dits, coll. « Images du patrimoine » (no 299), , 80 p. (ISBN 978-2-36219-140-4), p. 7
  3. L'histoire du Maquis de Corcieux
  4. Les comptes de la commune
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 204 à 206
  10. Notice no PM88001117, base Palissy, ministère français de la Culturecloche de l'église
  11. Synthèse des relevés - Corcieux
  12. Inventaire des féculeries de la montagne vosgienne et scieries hydrauliques à cadre du canton de Corcieux
  13. « Biographie de Henri-Charles Claudel », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le 24 février 2016)
  14. « Biographie de Pierre Féve », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le 24 février 2016)
  15. « Biographie de Raoul Husson », sur le site personnel de Bernard Visse (consulté le 23 février 2016)