Coq hardi (périodique)

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Coq Hardi est un hebdomadaire de bande dessinée français créé par le dessinateur Marijac en 1944 et publié jusqu'en 1963 sous diverses formules.

La première série, qui connaît 243 numéros de novembre 1944 à novembre 1950, est l'une des publications jeunesse les plus populaire de la France d'après-guerre, tirant jusqu'à 150 000 exemplaires[1]. La plupart des dessinateurs français alors connus y participent[1].

Les diverses relances en 1954-1956 et 1962-1963 ne parviennent cependant par à s'imposer, victimes notamment de la concurrence de Tintin et, pour la dernière, Pilote[1].

Historique

Coq Hardi n'utilise aucun apport de BD étrangère et ne publie que des créations originales. Marijac (Jacques Dumas) assume à lui seul plusieurs histoires, soit en scénariste, soit en dessinateur. Dès le n°10, il a créé Tonnerre sur le Pacifique, où apparait son héros récurrent, Jim Boum, qui est alors pilote de l'aéronavale américaine. Il redevient cowboy dans Le Saumon d'argent. Dans le même numéro débute Guerre à la Terre dessiné par Auguste Liquois sur le thème de l'invasion de martiens. Il y a également Les Trois Mousquetaires du maquis, qui racontent de manière burlesque les aventures de malicieux maquisards contre des Allemands lourdauds.

Parmi les dessinateurs il y a Erik, qui disparaît assez vite, et surtout Le Rallic, qui crée Poncho Libertas, le révolutionnaire mexicain. Il y a aussi Raymond Cazanave, qui crée une histoire de flibuste, Capitaine Fantôme. Du même dessinateur, dans les débuts, il y a Chasse au corsaire, une histoire de lutte contre un vaisseau nazi dans l'Atlantique.

À la même époque, Joe Hamman développe le goût des jeunes pour l'Amérique et les Indiens. On crée la Tribu des Coqs hardis où peuvent adhérer tous les jeunes lecteurs, pour peu qu'ils se donnent un nom indien pas encore utilisé. La liste des nouveaux guerriers, parfois accompagnée de photos des lecteurs déguisés, est publiée chaque semaine.

Il y a très vite saturation des noms les plus plausibles. On décide ensuite d'accoler un chiffre, comme pour les chevaux de course pour que puissent exister des Ours solitaire 2 ou Rivière d'argent 4. Le dessinateur Wolinski est « Belette grimaçante » et Jacques Chirac « Bison impétueux »[2]. Marijac lui-même, chef de la tribu s'attribue « le Sachem sans plume », Joe Hamman a son nom, ainsi que Leni Escudero, et à titre de parrain, Pierre Clostermann, « Grand Aigle Volant ».

Coq Hardi crée aussi un grand concours La Course Alaska-Terre de Feu, dont il faut identifier les étapes selon les définitions énigmatiques des noms de villes, du Nord au Sud du continent américain. Le grand prix de ce concours est un séjour aux États-Unis. Mais finalement, par manque de fonds, le gagnant obtient un voyage gratuit pour une destination plus proche.

Dans Coq Hardi, tout n'est pas en BD. Il y a un roman Espions à croix gammée, une rubrique aéronautique qui présente des avions peu connus, des rubriques sur les us et coutumes des amérindiens.

Ce magazine est aussi le premier à présenter une adaptation en bande dessinée du livre Le Grand Cirque de Pierre Clostermann, dessinée par Christian Mathelot. Cette BD est régulièrement rééditée en album depuis cette époque. La série Sitting Bull dessinée par Dut est une des toutes premières à aborder les guerres indiennes du point de vue des Indiens.

Devenu bi-mensuel dans une nouvelle formule du n° 1 (septembre 1954) au n° 18 (15 mai 1955), il modifie son titre en Coq Hardi je serai, essayant de faire la transition entre les publications pour enfants et celles destinées aux adolescents.

Après la disparition rapide de Coq Hardi je serai, Marijac, beaucoup plus tard, essaye de relancer Coq Hardi dans un format de poche (no 1 du 1er trimestre 1962). Le succès ne suit pas et le dernier numéro est publié en 1963.

Annexes

Bibliographie

Notes et références