Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs

La Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs (CN-CEDRA) était une organisation regroupant les associations de riverains des 15 sites pressentis début 2000 pour accueillir un laboratoire d'étude du stockage des déchets radioactifs en Meuse, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Vosges[1], Maine-et-Loire, Vienne, Charente, Gard et Ille-et-Vilaine.

La décision de créer le laboratoire de recherche de l'Andra à Bure l'a amenée à se recentrer sur la contestation du projet Cigéo et seules les associations lorraines et haut-marnaises ont poursuivi leurs activités.

Coordination nationale des collectifs contre l'enfouissement des déchets radioactifs

Sommaire

Associations adhérentes

La CN-CEDRA coordonnait une vingtaine d'associations réparties sur tout le territoire français, dont les groupes suivants :

  • Bure Zone Libre (BZL) à Bure (Meuse)
  • Collectif meusien contre l'enfouissement des déchets radioactifs (CDR) à Bar-le-Duc
  • Collectif haut-marnais contre l’enfouissement des déchets radioactifs (CEDRA52) à Saint-Dizier
  • Collectif d’action contre l’enfouissement des déchets radioactifs (CACENDR) à Maxéville
  • Coordination Anti-Déchets pour la Sauvegarde de l'Anjou (CADSA) [1]
  • Collectif d'opposition à l'enfouissement des déchets radioactifs (COEDRA) dans le Pays de Fougères
  • Association citoyenne contre l'enfouissement de déchets nucléaires en Vendée ou ailleurs
  • Collectif Citoyen normand "Le nucléaire et ses déchets... non, merci"
  • Collectif Anti Déchets Radio-Actifs (CADRA) à Dinan
  • Association contre l'enfouissement des déchets nucléaires à Brennilis
  • Élus opposés à l'enfouissement des déchets radioactifs (EODRA)[2]

Opposition au Laboratoire de Bure

En 2001, la CN-Cedra organise pendant deux semaines un camp contre l'implantation du Laboratoire de Bure.

En 2006, elle conteste la loi qui privilégie sans ambiguïté l'enfouissement des déchets radioactifs[3].

Pendant les étés 2005 et 2006, un festival de musique est organisé par la Coordination à Bure. Ce festival regroupe 3 jours de musique, d'échanges et de contestation en pleine nature, à proximité du Laboratoire de Bure, avec 25 groupes musicaux, 2 scènes, un cirque, des conférences, des stands, camping gratuit, restauration biologique, buvettes. Ce festival attire 5000 personnes et devient alors trop difficile à gérer pour la petite structure organisatrice. Après une année de transition, la fête devient plus confidentielle et se déroule désormais, sous le nom de « Petit festival contre la grosse poubelle »[4], à Bonnet. Elle connaît une dernière édition à Nancy en 2014, mais la lutte contre le projet Cigéo n'y tient plus qu'une place symbolique.

Depuis, les opposants au projet Cigéo se réunissent régulièrement dans la Maison de résistance à Bure et dans l’ancienne gare de Luméville-Chassey à Gondrecourt-le-Château. Certains sont aussi très actifs sur les réseaux sociaux.

Notes et références

  1. a et b Droits de l'Homme, Droits de la Terre, Chroniques des gens du schiste, Solveig Letort, sociologue, et collectif, Siloë éditeur à Laval, mai 1990, (ISBN 2-905259-77-9).
  2. À l'origine, l'association réunissait des élus meusiens et haut-marnais. L'amenuisement de ses effectifs (une trentaine de personnes en 2017 selon la presse régionale) et le fait qu'elle compte désormais dans ses membres plus d'anciens élus que d'élus en exercice l'a conduite à ouvrir ses rangs à des élus d'autres départements, ce qui s'est traduit par l'adhésion de Michèle Rivasi.
  3. Enfouissement des déchets nucléaires un projet de loi qui méprise l'avis des populations - Actu-environnement.com, - 14 avril 2006
  4. http://www.lutopik.com/content/maison-de-bure-contre-poubelle-nucleaire

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes