Convention girondine

La Convention girondine (21 septembre 1792 - 2 juin 1793) est la première période de l'histoire de la Convention nationale dominée par les Girondins. Elle fut marquée par la violente rivalité entre les girondins et les montagnards, exacerbée après la proclamation de la République (21 septembre 1792), par le procès de Louis XVI (4 décembre 1792 au 20 janvier 1793), la transformation de la guerre de défense en guerre d'annexion et les échecs militaires infligés par la première coalition de l'Europe monarchiste, les difficultés sociales et économiques, et les premières mesures de Salut public. Les montagnards, s'appuyant sur les sans-culottes parisiens de la Commune insurrectionnelle de Paris, proscrivirent les girondins après les insurrections des 31 mai et 2 juin 1793.

Le 21 septembre 1792, la Convention proclama l'abolition de la monarchie et la proclamation de la république.

La composition de l'assemblée nationale

Élection des députés au Suffrage universel

La convention nationale est élue au suffrage universel masculin par tout homme répondant à ces conditions : avoir 21 ans, être domicilié depuis 1 an et vivre de ses revenus.

La composition des députés révolutionnaires

Les Girondins. Ces hommes, presque tous jeunes, étaient majoritairement issus de la bourgeoisie provinciale des grands ports côtiers. Leur affrontement violent avec le groupe des Montagnards domine les premiers mois de la Convention. Appelés à l'époque Brissotins ou Rolandistes, l'appellation de Girondins est moins ancienne et ne fut popularisée qu'au début du XIXe siècle, notamment par Lamartine dans son Histoire des Girondins.

Les Montagnards parce qu'ils siégeaient sur les plus hauts bancs de l'Assemblée. Ses membres, pour la plupart inscrits au Club des Jacobins, étaient considérés comme les plus radicaux de l'assemblée, avec les députés de Paris, emmenés par Robespierre.

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