Contestation des résultats de l'élection présidentielle américaine de 2020

La contestation des résultats de l'élection présidentielle américaine de 2020 par Donald Trump, ses avocats et ses alliés, concerne de prétendues fraudes électorales massives qui auraient permis la victoire de Joe Biden et volé celle de Trump. Elle s'est manifestée dès le soir des élections par de multiples allégations, suivies d'attaques en justice et de manifestations de ses partisans, marquées par la prise du Capitole le 6 janvier 2021.

Description

Après l'élection présidentielle aux États-Unis de 2020 remportée par Joe Biden, l'équipe de campagne de Donald Trump et ses avocats ont multiplié les efforts pour contester les résultats de l'élection. Soixante requêtes ont été déposées auprès de multiples tribunaux locaux, nationaux et fédéraux et de multiples accusations et allégations ont été proférées. Au 31 décembre, seule une des 60 requêtes auprès des tribunaux a été gagnée, toutes les autres ont été perdues ou rejetées[1].

Antécédents

Des observateurs notent qu'en outre, lors de la campagne de 2016, Trump n'a jamais voulu dire qu'il aurait accepté les résultats, eut-il perdu[2],[3],[4]. Il déclare en outre, en contradiction avec les chiffres officiels, qu'il « a remporté le vote populaire, si on déduit les millions de personnes qui ont voté illégalement »[4].

Peu avant les élection de 2020, en octobre 2020, Trump signe un décret qui institue une nouvelle catégorie d'employés fédéraux, l'annexe F. Celle-ci comprend tous les fonctionnaires de carrière dont le travail inclut l'« élaboration de politiques ». Concrètement, cela a pour effet que ces employés ne bénéficieront désormais plus des protections caractéristiques de la fonction publique contre des licenciements arbitraires [i.e. en raison de divergences politiques], mais seront soumis aux mêmes règles que les personnes recrutées pour des postes purement politiques. La nouvelle qualification pourrait s'appliquer à des milliers d'experts non partisans, tels que des scientifiques, qui conseillent les personnes nommées pour des raisons politiques et qui dirigent leur ministère [5].Les chefs de toutes les agences fédérales reçoivent alors l'ordre de communiquer, avant le 19 janvier 2021, une liste de postes pouvant être reclassés dans l'annexe F. Ainsi, l'Office of Management and Budget présente-t-elle en novembre une liste qui comprend 88 % de ses effectifs [64][6]. Les organisations d'employés fédéraux et les démocrates du Congrès cherchent sans succès à faire annuler l'ordre par des procès ou des projets de loi. Les démocrates de la Chambre soulignent dans une lettre que ce décret risque d’« entraîner un exode massif du gouvernement fédéral à la fin de chaque administration présidentielle, laissant les agences fédérales sans connaissance institutionnelle approfondie, sans expertise, expérience et capacité à développer et à mettre en œuvre des stratégies politiques axées sur le long terme »[7].

Thèses défendues

Les responsables de l’équipe politique et les avocats de Trump ont défendu des thèses telles que l’existence d’une conspiration communiste internationale visant à faire élire Biden, le fait que les machines de vote électronique étaient truquées et que de multiples fraudes ont été commises dans les bureaux de vote[8],[9],[10],[11],[12]. Leurs allégations de fraude électorale ont été considérées comme totalement infondées par de nombreux juges fédéraux et d'État, ainsi que par des responsables électoraux locaux et d'États, tout comme par les départements de la justice et de la sécurité intérieure. À la suite de Trump, nombre des élus républicains ont refusé de reconnaître la victoire de Biden[13]. Emily Murphy, la directrice de l'administration des services généraux présidentiels, a retardé le lancement de la transition présidentielle, jusqu’au 23 novembre, soit 16 jours après que la plupart des médias, y compris conservateurs, aient confirmé que Biden était bien le vainqueur incontestable[14].

Après que ses allégations de fraude électorale aient été rejetées comme étant totalement dépourvues de fondement par de nombreux juges, des responsables locaux des élections et certains membres de sa propre administration, le président Trump a poussé à la démission ou limogé des membres des ministères de la Défense et de la Sécurité intérieure[15].

Manœuvres mises en œuvre ou envisagées

Arrêter le décompte des voix

Dès le 4 novembre, Trump déclare avoir remporté une large victoire et appelle à ce qu'on arrête le décompte des voix. Il s'attribue notamment la victoire dans les principaux « swing states » où le décompte des votes n'est pourtant pas terminé : la Caroline du nord, la Géorgie, la Pennsylvanie, le Michigan et le Wisconsin[16]. Il déclare qu'il y a une fraude massive et qu'il ira à la cour suprême pour que sa victoire soit confirmée.

Pression sur des fonctionnaires et élus d'États clés

Trump et son équipe ont cherché à ce que les fonctionnaires des États charnières acceptent de rejeter des bulletins de vote légalement déposés et contestent les processus de certification des votes. M. Trump lui-même a fait pression à plusieurs reprises auprès de Brian Kemp, le gouverneur de Géorgie, pour qu'il convoque une session spéciale du parlement national afin d'annuler la certification de la victoire de Biden dans cet État. Trump a fait une demande similaire au président de la Chambre des représentants de Pennsylvanie. Avant et après l'élection, M. Trump a déclaré qu'il comptait bien que la Cour suprême finisse par en déterminer l'issue et le déclare vainqueur. Lorsque son équipe juridique a porté devant la Cour suprême une contestation des résultats certifiés des élections dans quatre États, la cour, pourtant à majorité républicaine a rejeté la requête.

Cour suprême, loi martiale et mise en cause des machines à voter

Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale de Trump, récemment gracié par celui-ci, a proposé au président de suspendre la Constitution, de faire taire la presse en déclarant la loi martiale et d'organiser une nouvelle élection sous autorité militaire. Joseph diGenova, avocat de Trump, a déclaré qu'un ancien fonctionnaire fédéral qui avait déclaré que l'élection était sûre devait être exécuté. Trump a envisagé de nombreuses autres options, tel que la saisie des machines de vote, un autre recours devant la Cour suprême, ainsi que la contestation de la certification par le Congrès des résultats du Collège électoral le . Le , des membres républicains de la Chambre et du Sénat ont indiqué leur intention de s'opposer à la certification par le Congrès des résultats du Collège électoral ce qui aura pour effet de forcer les deux chambres à débattre et à voter sur l'acceptation des résultats[17].

Pression pour "trouver des voix supplémentaires"

Début , des écoutes sont révélées par le Washington Post et relayées par les journaux américains dans lesquelles on entend Trump faire pression sur le secrétaire d'état géorgien Raffensberger pour lui « trouver juste le nombre de voix nécessaires pour gagner cette élection ». Il use notamment de menaces; cette intervention paraît insensée à bien des observateurs puisque les résultats ont été entérinés depuis plus d'un mois et que trois comptages des voix ont eu lieu dans cet état[18],[19]. Lors de l'échange, Trump accuse en outre Raffensberger d’avoir commis une «infraction criminelle» en dissimulant en connaissance de cause un complot contre le président.

Un analyste de Fox news, un média réputé très largement favorable à Trump, prend la mesure de cet appel téléphonique et le considère comme scandaleux, car il s’agit bien de faire pression pour qu’il change le résultat d’un vote qui s’est passé régulièrement et pour lequel toutes les allégations de fraude ont été balayées par divers jugements[20]. L’analyste explique que c’est Raffensperger qui a organisé la fuite de cette conversation en fournissant les enregistrements au Washington post, ceci en réaction à des allégations de Trump qui affirmait dans un tweet qu’au cours de cet échange, Raffensperger n'avait pas su ou voulu répondre à ses questions sur des fraudes[21]. L'affaire fait polémique internationalement[22],[23],[24],[25].

Donald Trump Twitter
@@realDonaldTrump

Raffensperger n’avait pas voulu, ou pas été capable de répondre à des questions relatives à la destruction de bulletins de vote, à des votes de personnes décédées, à des bulletins cachés sous la table

3 janvier 2021[26]



Demande au vice-président d'entraver le décompte

Également en janvier, Trump fait pression sur Pence pour qu'il agisse de façon à renverser l'élection. En tant que vice-président, Pence a la charge de présider la session du Congrès du 6 janvier, durant laquelle les votes des grands électeurs sont décomptés ; un événement normalement essentiellement cérémonial ne prêtant pas à controverse. Pendant plusieurs jours, Trump exige en public comme en privé, que Pence utilise ce rôle pour inverser les résultats de l'élection dans les États clés et pour déclarer Trump vainqueur de l'élection[27]. Pence maintient que la loi ne lui donne absolument pas ce pouvoir, mais Trump insiste et déclare que "le vice-président et moi-même sommes totalement d'accord sur le fait que le vice-président a le pouvoir d'agir." [28]. Pence publie alors une déclaration affirmant que : "J'estime que mon serment de soutenir et de défendre la Constitution m'empêche de revendiquer unilatéralement le pouvoir de déterminer quels votes électoraux doivent être comptés et lesquels ne doivent pas l'être"[29].

Actions de membres du Congrès contre la certification des résultats

En décembre 2020, plusieurs membres républicains de la Chambre, menés par le représentant Mo Brooks de l'Alabama [30] ainsi que par le sénateur républicain Josh Hawley du Missouri [31] , déclarent qu'ils s'opposeront formellement au décompte des voix électorales de cinq États de transition remportées par M. Biden lors de la session conjointe du 6 janvier 2021. Les objections auront pour effet de contraindre à des votes des deux chambres. Au moins 140 républicains de la Chambre auraient l'intention de voter contre le décompte des voix, malgré l'absence de toute information crédible sur des irrégularités qui auraient eu un impact sur l'élection, et les multiples rejets des allégations du camp Trump par les tribunaux et les fonctionnaires et en dépit du fait que presque tous ces opposants républicains "viennent de remporter des élections dans le même scrutin qu'ils dénoncent maintenant comme ayant été frauduleusement administré" [32].

Le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, qui, le 15 décembre, a reconnu la victoire de Biden au lendemain du vote du Collège électoral, exhorte ses collègues républicains du Sénat de ne pas se joindre aux efforts de certains républicains de la Chambre pour contester le décompte des voix, mais ne parvient pas à persuader Hawley de ne pas formuler ses objections [33]. Hawley met en avant sa position d'objection dans des courriels de collecte de fonds [34],[35] . Onze sénateurs républicains et sénateurs élus (Ted Cruz, Ron Johnson, James Lankford, Steve Daines, John Kennedy, Marsha Blackburn, Mike Braun, Cynthia Lummis, Roger Marshall, Bill Hagerty et Tommy Tuberville), soit un quart des sénateurs républicains, ont annoncé qu'ils se joindraient au défi lancé par Hawley, tout en reconnaissant qu'il n'aboutirait pas. Aucun des 11 sénateurs qui prévoyaient de s'y opposer ne donnent des précisions sur leurs allégations de fraude ; ils laissèrent plutôt entendre vaguement qu'il y avait peut-être eu des irrégularités[32]. D'autres sénateurs républicains ne s'engagent pas ou s'opposent à la tentative de leurs 11 collègues[33].

Les objections aux votes électoraux n'ont aucune chance de succès, car les démocrates ont la majorité à la Chambre des représentants et, bien que le Sénat ait une majorité républicaine, il n'y a pas de majorité pour renverser les résultats des élections [33]. Trever Potter, un ancien président républicain de la Commission électorale fédérale, considère que la session conjointe de dépouillement « donne aux partisans inconditionnels de Trump au Congrès l'occasion de fournir à nouveau plus de désinformation sur l'élection à la télévision nationale. » Après que le sénateur John Thune, le deuxième républicain du Sénat, ait déclaré que la contestation des résultats de l'élection échouerait lamentablement au Sénat, Trump l'a attaqué sur Twitter[32],[36].

Manifestations et prise du Capitole

Le 5 janvier 2021, débutent des manifestations de partisans du président américain Donald Trump, réunis à Washington pour protester contre le résultat de l'élection présidentielle de 2020 et soutenir la demande de Trump au vice-président Mike Pence et au Congrès de rejeter la victoire du président élu Joe Biden. Elles aboutissent le 6 janvier à la prise du Capitole par les manifestants, alors que le Congrès est réuni pour confirmer le vote du collège électoral en faveur de Joe Biden au terme de l'élection présidentielle de 2020. L'assaut, qualifié de tentative de coup d'État ou d'insurrection, fait 4 morts et plusieurs blessés.

Une collecte de fonds considérable

Un mois après le jour du scrutin, les actions politiques de Trump en relation avec ces fausses allégations ont permis de récolter plus de 207 millions de dollars, en grande partie en faisant appel à des donateurs de petits montantss, convaincus par les allégations de fraude électorale. La collecte fait référence à un « Fonds officiel de défense des élections » en fait inexistant, et les fonds s’avèrent destinés à d'autres fins, notamment au financement des activités post-présidentielles de Trump[37],[38]. Les sommes considérables engrangées dans ce PAC lui permettent entre autres de menacer de financer des campagnes de candidats républicains à des mandats pour faire obstruction à des personnalités dont il estime qu'elles ne le soutiennent pas suffisamment[39],[40].

Réactions de personnalités jusqu'alors pro Trump

Après son licenciement en tant que directeur de la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA), l’organe chargé de valider la sécurité informatique des dispositifs liés à l’élection, Chris Krebs a été interviewé à propos du processus de surveillance des élections et a déclaré que « Il n'y a eu aucune indication ou preuve qu'il y ait eu une quelconque forme de piratage ou mise en cause des systèmes électoraux le 3 novembre, avant ou après »[41]. En réponse aux allégations infondées d'externalisation du comptage des votes à l'étranger, Krebs a également affirmé que « tous les votes aux États-Unis d'Amérique sont comptés aux États-Unis d'Amérique »[41]. Le procureur général des États-Unis, William Barr, un allié loyal de Trump, déclare en outre le 1er décembre que les procureurs américains et les agents du FBI qui ont enquêté sur des plaintes et des allégations de fraude n'ont trouvé aucune preuve de quoi que ce soit qui pourrait changer le résultat de l'élection[42].

Le New York Post, journal détenu par le conservateur Rupert Murdoch, qui a régulièrement soutenu les candidatures de M. Trump à la présidence publie en décembre un éditorial en première page demandant au président de « mettre fin à la folie » et « à cette sombre mascarade », affirmant que cela « encourageait un coup d'État antidémocratique »[43],[44]. L'éditorial poursuit sa critique : « Si vous insistez pour passer vos derniers jours au pouvoir en menaçant de tout brûler, c'est ainsi que l'on se souviendra de vous. Non pas comme un révolutionnaire, mais comme l'anarchiste qui tient le match ». Le journal populiste qualifie de « folle » l'avocate Sidney Powell  qui joue un rôle clé dans la dissémination de différentes théories du complot et considère que la suggestion de l’ex-conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn de déclarer la loi martiale comme « équivalant à une trahison ».

Les élus républicains qui s'affranchissent de Trump se voient promis des entraves dans leur parcours politique. Ainsi le sénateur John Thune, qui avait critiqué en décembre la continuation sans limites des batailles pour contrecarrer le verdict des urnes, est-il attaqué dans un tweet de TRump qui le traite de RINO, lui annonce une primaire difficile pour son prochain mandat et prolonge en disant que sa carrière politique est finie « RINO John Thune, “Mitch’s boy”, should just let it play out. South Dakota doesn’t like weakness. He will be primaried in 2022, political career over!!! »[40].

Notes et références

  1. Analysis by Chris Cillizza, CNN Editor-at-large, « How suing Mike Pence is the last gasp of the 'election fraud' crowd », sur CNN (consulté le 1er janvier 2021)
  2. Stephen Collinson, « Donald Trump refuses to say whether he'll accept election results », CNN,‎ (lire en ligne[archive du ], consulté le 21 octobre 2016)
  3. Associated Press, « Debate Stunner: Trump Won't Say He'll Accept Election Result », ABC News,‎ (lire en ligne[archive du ], consulté le 21 octobre 2016)
  4. a et b Jeremy Diamond, « Donald Trump: 'I will totally accept' election results 'if I win' », CNN,‎ (lire en ligne[archive du ], consulté le 21 octobre 2016)
  5. Andrew Feinberg, « Trump just quietly passed an executive order that could destroy a future Biden administration », The Independent,‎ (lire en ligne[archive du ], consulté le 1er décembre 2020)
  6. (en) Philip Wegmann, « OMB Lists Positions Stripped of Job Protection Under Trump Order » [archive du ], sur Real Clear Politics, (consulté le 1er décembre 2020)
  7. Nicole Ogrysko, « Congress, employee groups ramp up pressure to block Schedule F executive order », Federal News Network,‎ (lire en ligne[archive du ], consulté le 1er décembre 2020)
  8. Philip Rucker, Amy Gardner et Josh Dawsey, « Trump uses power of presidency to try to overturn the election and stay in office », sur The Washington Post
  9. Tara Subramaniam et Holmes Lybrand, « Fact checking Giuliani and the Trump legal team's wild, fact-free press conference », sur CNN
  10. « AP FACT CHECK: Trump legal team's batch of false vote claims », sur AP NEWS,
  11. Glenn Kessler, « Analysis | Fact-checking the craziest news conference of the Trump presidency », sur The Washington Post
  12. Paul Farhi et Elahe Izadi, « Rudy Giuliani floated ‘dangerous’ and incendiary false claims of election conspiracy — and Fox News broadcast it live », sur The Washington Post
  13. « A few cracks but no big GOP break with Trump on Biden's win », sur AP NEWS,
  14. Michael D. Shear, Maggie Haberman et Michael Crowley, « Trump Appointee Stands Between Biden's Team and a Smooth Transition », The New York Times,‎ (lire en ligne[archive du ], consulté le 10 novembre 2020)
  15. David Edwards, « White House requests names of DOD staffers who applauded outgoing official so they can be fired: report » [archive du ], sur www.rawstory.com (consulté le 22 novembre 2020)
  16. « Donald Trump dénonce «une fraude» et veut saisir la Cour suprême pour arrêter le décompte des voix », sur Le Soir, (consulté le 3 janvier 2021)
  17. « Un groupe de sénateurs républicains refuse de certifier la victoire de Joe Biden », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 3 janvier 2021)
  18. « Trump fait pression sur le secrétaire d'État de Géorgie: « Je veux juste trouver 11 780 votes » », sur 7sur7 Belgique (consulté le 4 janvier 2021)
  19. « Trump exhorte le secrétaire d'État de la Géorgie à « trouver » des votes lors d'un appel enregistré », sur HuffPost Québec, (consulté le 4 janvier 2021)
  20. (en-US) Howard Kurtz, « Trump’s damaging Georgia call isn’t media unfairness—it’s his own words », sur Fox News, (consulté le 5 janvier 2021)
  21. (en) « Brad Raffensperger: We Had to Respond to Trump's Tweet », sur Mediaite, (consulté le 5 janvier 2021)
  22. Geoff Earle, « Brad Raffensperger leaked Trump recording following 'no clue' attack », sur Mail Online, (consulté le 5 janvier 2021)
  23. (en) « Donald Trump pressures official to change election results, recording reveals », sur South China Morning Post, (consulté le 5 janvier 2021)
  24. « Donald Trump fait pression sur le secrétaire d’Etat de Géorgie pour « trouver 11 780 voix » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 5 janvier 2021)
  25. (en-GB) « Trump: ‘I just want to find 11,780 votes’ », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le 5 janvier 2021)
  26. Donald Trump (@@realDonaldTrump), « Raffensperger n’avait pas voulu, ou pas été capable de répondre à des questions relatives à la destruction de bulletins de vote, à des votes de personnes décédées, à des bulletins cachés sous la table », sur Twitter,
  27. Michael S. Schmidt, « Trump Says Pence Can Overturn His Loss in Congress. That's Not How It Works. », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 6 janvier 2021)
  28. Maggie Haberman et Annie Karni, « Pence Said to Have Told Trump He Lacks Power to Change Election Result », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 6 janvier 2021)
  29. (en) Alana Wise, « Pence Says He Doesn't Have Power To Reject Electoral Votes », sur NPR.org, (consulté le 7 janvier 2021)
  30. Nicholas Fandos, « Defying Trump, McConnell Seeks to Squelch Bid to Overturn the Election », The New York Times,‎ (lire en ligne)
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  33. a b et c Burgess Everett, « 'Exercise in futility': Republicans lambaste Hawley's push to challenge election », Politico,‎ (lire en ligne)
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  38. (en) « The Washington Post: Breaking News, World, US, DC News and Analysis », sur The Washington Post (consulté le 1er janvier 2021)
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