Consistoire (protestantisme)

Consistoire (protestantisme)

Le consistoire était, dans les régions protestantes, un organe judiciaire mi-laïc, mi-ecclésiastique, formé des pasteurs et des anciens de l'Église, laïcs élus. Ils avaient pour but de contrôler les mœurs des citoyens[1]. Le mot consistoire signifie, à l'origine, « se tenir ensemble ».

Dans les Églises réformées françaises, ce terme, durant le régime concordataire, fait référence à une organisation départementale, alors que le régime synodale n'est plus en vigueur, les consistoires ont une autorité importante, par exemple pour la nomination des pasteurs ou des professeurs de théologie de la faculté de Montauban.

Le présent Consistoire supérieur de l'Église protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL) à Strasbourg.

Dans le cadre d'un fonctionnement presbytéro-synodal, les consistoires prennent l'intitulé de conseils presbytéraux, et exercent toujours un ministère collégial de gouvernement. Ce sont les anciens colloques qui se nomment aujourd'hui conseils de consistoire, lieux de dialogue et de partage entre ministres et délégués laïcs d'Églises locales voisines, notamment en ce qui concerne l'évangélisation, l'animation jeunesse, parfois la catéchèse, la solidarité financière, etc..

Le consistoire de Genève

Le consistoire de Genève, tribunal ecclésiastique, était dirigé par un syndic, c'est-à-dire la plus haute autorité civile de la ville-État.

Notes et références

  1. Genève, la cité des saints, Max Engammare.

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