Conservatoire national des arts et métiers

Conservatoire national des arts et métiers
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Logo du conservatoire national des arts et métiers.
Histoire et statut
Fondation
(226 ans)
Type
Forme juridique
Régime linguistique
Fondateur
Président
Localisation
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Chiffres-clés
Étudiants
69 000[4]
Enseignants
En 2011, 539 permanents et 1 900 vacataires au siège, 130 permanents et 4 350 vacataires pour l'ensemble des centres régionaux[3].
Divers
Devise
Docet omnes ubique (Il enseigne à tous et partout) - latin
Membre de
Site web

Le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) est un grand établissement d’enseignement supérieur et de recherche français placé sous la tutelle du ministère chargé de l'Enseignement supérieur.

Fondé par l'abbé Henri Grégoire à Paris le 19 vendémiaire an III (10 octobre 1794) pour « perfectionner l'industrie nationale », il est avec l'École polytechnique et l'École normale supérieure l'une des trois créations de la Révolution française ayant pour but de promouvoir les sciences et les techniques [6].

Héritier de l'esprit des Lumières et des encyclopédistes, le Conservatoire a, dès son origine en 1794, une vocation multidisciplinaire[7]. Il est aujourd’hui reconnu pour la formation des ingénieurs.

Le Conservatoire national des arts et métiers est situé à Paris et possède un réseau qui s'étend partout en France et à l'étranger. Il est doté du statut de grand établissement et une grande école[8] placé sous la tutelle du ministre chargé de l'Enseignement supérieur et de la recherche. Le Cnam est également destiné aux cadres en activité dans l'industrie, dans les entreprises et dans les services publics qui souhaitent approfondir leurs connaissances, s'initier à de nouvelles disciplines, préparer un diplôme de bac à bac+8[9].

Le Cnam possède 158 centres en France métropolitaine et outre-mer, ainsi que plusieurs centres à l'international accueillant près de 9 000 étudiants (soit 10 % du total), principalement au Liban (3 800 élèves), au Maghreb et en Afrique francophone (4 000), mais aussi en Asie et en Amérique. L'établissement possède au moins un campus dans chacune des régions de France[3]. 69 000 élèves, appelés aussi auditeurs, suivent actuellement les cours du Cnam en France pour se perfectionner ou obtenir un diplôme.

Histoire

Serment du Jeu de Paume (1789) par David : l'abbé Grégoire, fondateur du conservatoire national des arts et métiers, est représenté au centre.

Le Conservatoire national des arts et métiers voit le jour au début de la Convention thermidorienne, quelques semaines après l’exécution de Robespierre. L’acte de naissance de l’institution nouvelle – un  décret de la Convention nationale du 19 vendémiaire an III [10 octobre 1794] – résulte d’un rapport très étayé, en date du 8 vendémiaire an III [29 septembre 1794], établi par Henri Baptiste Grégoire (Vého, 4 décembre 1750-Paris, 28 mai 1831)[10].

Ordonné prêtre le 6 janvier 1776, Grégoire est d’abord vicaire de Marimont-la-Basse, puis curé d’Emberménil à compter de 1782. Le 26 mars 1789, le cahier des demandes, doléances et remontraces du clergé séculier et régulier du bailliage de Lunéville est rédigé. Le lendemain, Grégoire est l’un des deux députés ecclésiastiques élus pour porter ce document à l’assemblée de réduction de Nancy. Le 13 juin suivant, il rejoint les députés du tiers état, qui s’organisent en une Assemblée nationale le 17 juin. Le 9 juillet, l’Assemblée nationale devient constituante et Grégoire la préside du 13 au 15 juillet 1789. Il prendra dès lors une part très active aux grands moments de la Révolution française, marquant fermement sa détestation de la monarchie. Prêtre dit jureur, il approuve la Constitution civile du Clergé.

Grégoire cependant prône toujours la raison et la modération, rejetant toute forme de violence et s’attachant particulièrement aux droits de l’Homme, à la sauvegarde du patrimoine national et à la diffusion de la culture. Il œuvre activement pour que la langue française, souvent à cette époque remplacée dans les régions par des idiomes locaux, soit comprise et véhiculée sur l’ensemble du territoire afin de faciliter les échanges de toute nature. Il se donne aussi pour but d’engager la Nation dans la voie du progrès, défend le principe d’une souveraineté économique et propose en ce sens l’établissement d’un Conservatoire « pour les arts et métiers ».

C'est par le spectacle de l'innovation scientifique et technique que le législateur veut susciter des vocations. « Au nom des comités d’agriculture, des arts et d’instruction publique, je viens vous présenter des moyens de perfectionner l’industrie nationale»[10] , écrit-il alors. Pour atteindre ce but, il envisage de rassembler en un même lieu machines, outils, instruments et dessins. Car une machine astucieuse et novatrice est selon lui susceptible de marquer un esprit curieux aussi bien qu'un tableau de maître peut encourager des vocations d'artistes. C’est donc, comme le souligne Alain Mercier, la théorie de l’effet qui sous-tend au premier chef la pensée de Grégoire quand ce dernier, notamment influencé par les travaux de la Commission temporaire des arts, crée le Conservatoire[11].

À l’origine, conformément aux décrets des 19 vendémiaire an III [10 octobre 1794] et 9 brumaire an III [30 octobre 1794], des démonstrateurs composent statutairement un triumvirat de direction. Ces trois figures sont des personnalités de haute compétence : le mathématicien et musicologue Alexandre Théophile Vandermonde et le physicien Jean Baptiste Le Roy ; tous deux membres de l’ex-Académie des Sciences. Puis Nicolas Jacques Conté, chimiste et aérostier, beaucoup plus jeune que ses confrères. Un dessinateur est également désigné : François Beuvelot ; puis un certain Gruvel, en qualité de bibliothécaire. Il s’agit de recevoir des curieux, des artisans, des inventeurs de Paris, de province ou des pays étrangers ; de leur expliquer le fonctionnement des machines sous la forme de démonstrations, exercice qui se pratiquait déjà dans les grands cabinets de physique du Siècle des Lumières, tel celui de l’abbé Jean Antoine Nollet, mais d’une manière encore confidentielle et pour un public privilégié.

Les premières collections du Conservatoire, d’abord vouées à l’émulation, sont durant plusieurs années « sans domicile fixe ». Dans l’Hôtel de Mortagne se trouvent les modèles, machines et outils conçus par le mécanicien Jacques Vaucanson (1709-1782) et légués par ce dernier au roi Louis XVI. Depuis la mort de Vaucanson, cet ensemble est placé sous la responsabilité de Vandermonde. Au Louvre sont entreposées provisoirement les collections scientifiques de l’ex-Académie des Sciences. Plusieurs dépôts parisiens renferment les nombreux objets techniques saisis chez des aristocrates pendant la Révolution. Enfin, dans divers « dépôts littéraires » s’accumulent les ouvrages à caractère scientifique et technique qui constitueront les premiers fonds de la bibliothèque de l’établissement.

Le 22 prairial an VI [10 juin 1798], sur les instances de Grégoire, le Conseil des Cinq-Cents affecte une partie des bâtiments de Saint-Martin-des-Champs à l’établissement du Conservatoire.

Suite à la mort de Vandermonde, survenue le 1er janvier 1796, l’élection d’un président, le 9 fructidor an IV [26 août 1796], se porte sur Jean Baptiste Le Roy, tandis qu’un secrétaire est également nommé : Claude Pierre Molard. Ce dernier n’est autre que l’ancien bras droit de Vandermonde à l’Hôtel de Mortagne.

Quant à l’abbé Grégoire après avoir assuré quelque temps l'intérim de Conté, choisi par Bonaparte pour participer à la Campagne d'Égypte, il partira vers d’autres destinées, tout en restant toujours lié d'amitié avec ses collègues du Conservatoire. Évêque constitutionnel de Blois jusqu’en 1801, il consacrera les trente dernières années de sa vie à ses nombreux travaux historiques et à ses activités politiques, s’opposant avec force au régime impérial, puis au rétablissement de la monarchie sous la Restauration.

Mécanicien des plus ingénieux, doué d’une puissance de travail exceptionnelle et d’un esprit curieux, Molard préside dès le début du Consulat aux destinées de l’institution, assurant notamment une veille technologique essentielle pour maintenir le Conservatoire dans l’élan de sa vocation primitive. Le 28 vendémiaire an IX [20 octobre 1800], moins d’un mois avant son remplacement par Jean Antoine Chaptal, le ministre Lucien Bonaparte transmet à Molard un arrêté promulgué le jour même[12] et lui conférant le titre d’ « administrateur du Conservatoire des arts et métiers ».

Une « ordonnance du 16 avril 1817 confirme dans son siège directorial Gérard Joseph Christian, l’homme par lequel Louis XVIII peut affranchir le Conservatoire de ses origines républicaines[11]. » Dans le même temps est instauré un premier « conseil de perfectionnement », placé sous la conduite du duc de La Rochefoucauld-Liancourt, pair de France et inspecteur général des écoles d’arts et métiers et du Conservatoire. Ce conseil se compose de huit personnalités : Jacques Alexandre César Charles, membre de l’Institut ; Antoine Marie Héron de Villefosse, membre de l’Institut ; Guillaume Louis Ternaux, dit Ternaux aîné, manufacturier ; Jean Bernard Tarbé de Vaux-Clairs, maître des Requêtes et inspecteur général des Ponts et Chaussées ; Louis Jacques Thénard, membre de l’Institut ; Gérard Joseph Christian, second directeur du Conservatoire ; François Emmanuel Molard, frère de Claude Pierre Molard, qui a, quelques mois durant, assuré l’intérim de la direction, en raison d’une maladie de son frère aîné, mais qui se contente, depuis la nomination de Christian, de la fonction de « sous-directeur ». Enfin, Jean Pierre Joseph d’Arcet, qui n’assiste pas à la première séance de ce conseil.

Le 25 novembre 1819, sous l'impulsion du comte Decazes, tout nouvellement nommé ministre de l’Intérieur, un haut enseignement constitué de trois chaires est créé aux Arts et Métiers : la Mécanique appliquée aux Arts, confiée à Charles Dupin ; la Chimie appliquée aux Arts, confiée à Nicolas Clément Desormes ; l’Economie industrielle, attribuée à Jean Baptiste Say. Il faut entendre ici par « haut enseignement » une manière de distinguer ces nouveaux projets didactiques, assortis d’un appareil théorique développé, de ceux qui les ont précédés au Conservatoire et qui relevaient plus d’une forme d’apprentissage : l’École de Dessin ou « Petite École », créée dès 1798-1799 sous la houlette de François Beuvelot, et l’École de Filature, née au début de l’Empire.

Avec la création des trois premières chaires, le gouvernement confie au Conservatoire la mission d’assurer un enseignement scientifique et technique de qualité, mais toujours dans une optique bien spécifique : la théorie doit être appliqué aux « arts », ce dernier mot désignant alors non pas les beaux-arts, mais bien les arts dits « mécaniques », c’est-à-dire, dans une acception élargie, toutes les techniques qui relèvent du secteur industriel et manufacturier, alors en pleine croissance.

Cet enseignement gratuit, qui s’adresse non pas à des étudiants mais à des auditeurs, n’est pas encore diplômant. Il est destiné surtout aux ouvriers, artisans, curieux, « artistes » de tous horizons, désireux de se donner la chance d’une promotion sociale et d’un savoir-faire recherché. Contrairement à l’École polytechnique, autre grande école de l’An III, il n’est pas ici question, à cette époque, de former des ingénieurs, mais plutôt de bons chefs d’atelier, des inventeurs potentiels, des contremaîtres et des entrepreneurs aux connaissances solides.

Au cours du XIXe siècle seront encore créées plusieurs chaires nouvelles, en 1829, 1836, 1839 et bien d’autres encore… Les figures essentielles de cet enseignement seront Claude Pouillet, Arthur Morin et Théodore Olivier, qui tous trois assureront la direction de l’établissement ; mais aussi Louis Wolowski, Anselme Payen, Louis Moll, Joseph Ébelmen, Michel Alcan, Edmond Becquerel, Émile Trélat, Henri Tresca, Jean Persoz, Jean Baptiste Boussingault, ou encore Lucien Magne.

Tandis que, dès la première moitié du XIXe siècle, les collections parfois vieillissantes deviendront des objets vénérables plus que des instruments ou des machines de démonstration, le musée du Conservatoire – aujourd’hui musée des Arts et Métiers – prendra des orientations patrimoniales. Le Conservatoire développera parallèlement aux enseignements, dans la seconde moitié du XIXe siècle, une vocation de recherche et d’expérimentation longtemps écartée de ses missions. La création de l’Institut aérotechnique de Saint-Cyr,en 1909, sera l’une des multiples manifestations de cet élargissement des champs de compétence du Conservatoire.

Missions

Médaille du Conservatoire national des arts et métiers, Monnaie de Paris.

Le Conservatoire national des arts et métiers est un établissement public de l'État à caractère scientifique, culturel et professionnel, doté, comme le Collège de France, du statut de « grand établissement ». Placé sous la tutelle du ministère chargé de l'Enseignement supérieur, il remplit trois missions :

  • la formation tout au long de la vie ;
  • la recherche technologique et l'innovation ;
  • la diffusion de la culture scientifique et technique.

Deux membres de l'Institut de France siègent de façon permanente au conseil d'administration du Conservatoire national des arts et métiers.

La devise du Cnam est « Docet omnes ubique » qui signifie « il enseigne à tous et partout » en latin. Il est implanté dans plus de 150 villes en France et à l'étranger.

Organisation : les seize équipes pédagogiques nationales

Le 7 juillet 2016, le Conseil d'administration a approuvé la modification du règlement intérieur, créant 16 équipes pédagogiques nationales (EPN) en lieu et place des écoles Sciences industrielles et technologies de l’information (Siti) et Management et société (MS) :

Le Cnam est membre fondateur en 2010 du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur Hésam, avec six autres établissements : Arts et métiers ParisTech, l’École française d’Extrême-Orient, l’École des hautes études en sciences sociales, l’École pratique des hautes études, l'ESCP Europe et l'Université Paris-I Panthéon-Sorbonne.

Devenu une communauté d'universités et établissements en 2013, HeSam Université compte actuellement neuf membres (Cnam, Arts et métiers ParisTech, École du Louvre, Institut national d'études démographiques, CNRS, École nationale supérieure d'architecture de Paris-La Villette, École nationale supérieure de création industrielle–Les Ateliers, Institut national du patrimoine, Institut national d'histoire de l'art) et six membres affiliés (France Clusters, CFJ, IFM, Fondation nationale Entreprise et Performance, Cési, Conférence des écoles supérieures d’Arts appliqués de Paris).


Liste des directeurs et administrateurs du Conservatoire national des arts et métiers

Nom Début du mandat Fin du mandat
Administrateurs
1 Claude Pierre Molard[13]

(1759-1837)

1800 1817
2 Joseph-Gérard Christian[14]

(1778-1832)

1817 1831
3 Claude Pouillet[15]

(1790-1868)

1831 1849
4 Arthur Morin[16]

(1795-1880)

1849 1852
5 Théodore Olivier[17]

(1793-1853)

1852 1953
Directeurs
7 Arthur Morin[16]

(1795-1880)

1854 1880
8 Hervé Mangon[18]

(1821-1888)

1880 1881
9 Aimé Laussedat[19]

(1819-1907)

1881 1900
10 Gabriel Chandèze[20]

(1846-1926)

1900 1906
11 Louis Bouquet[20]

(1885-1952)

1906 1915
12 Henri Gabelle[20]

(1867-1936)

1915 1931
13 Louis Nicolle[20]

(1876-1945)

1931 1940
14 Louis Ragey[20]

(1895-1970)

1940 1965
15 Paul Guérin[21]

(1928-2018)

1965 1974
16 Laurent Citti[22]

(1938)

1974 1977
17 Francis Cambou[23](1930-2001) 1977 1981
18 Jean Saurel[24]

(1924-2020)

1981 1987
19 Raymond Saint-Paul[25] 1987 1990
Administrateurs Généraux
20 Guy Fleury[26]

(1941-2020)

1990 1998
21 Laurence Paye-Jeanneney[27]

(1944)

1998 2008
22 Christian Forestier[28]

(1944)

2008 2013
23 Olivier Faron[29]

(1959)

2013 2023


Formations

Le Cnam est voué à la formation tout au long de la vie. Il donne à chacun les moyens de se former à tout moment de sa carrière selon ses projets et ses intérêts, tout en poursuivant son activité professionnelle et sociale :

  • Formations à la carte : multidisciplinaires (sans limitation de durée)[30] ;
  • Le Cnam possède son école d'ingénieur : l'EICnam est l'une des 205 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[31]. Elle délivre le titre d'ingénieur diplômé du Conservatoire national des arts et métiers, (habilité par la commission des titres d'ingénieurs) et des mastères spécialisés, labellisé par la Conférence des grandes écoles. Le diplôme d'ingénieur est délivré après l'obtention de toutes les unités de valeurs (UV), l'entrée à l'EICnam, la remise et soutenance du travail d'étude et de synthèse technique (TEST) et la rédaction et soutenance du mémoire d'ingénieur, résultat des 9 à 12 mois de stage en entreprise ou en laboratoire. Le diplôme d'ingénieur peut être validé par une procédure de validation des acquis de l'expérience (VAE). Le candidat à une procédure de VAE peut valider les modules de la formation d'ingénieur et doit dans la majorité des cas faire la rédaction et la soutenance du mémoire d'ingénieur. Cette dernière étape est identique à la procédure pour l'obtention du titre d'ingénieur diplômé par l'état (IDPE). L'école d'ingénieur EICnam organise la validation du titre d'ingénieur diplômé par l'État. Cette validation est structurée en deux modules : « l'épreuve d'évaluation de l'expérience et des acquis professionnels » et « la rédaction d'un mémoire d'ingénieur IDPE ». À l'issue de la présentation du mémoire d'ingénieur, le jury décide de valider le titre d'ingénieur diplômé par l'État ;
    Entrée principale, rue Saint-Martin à Paris, du Conservatoire national des arts et métiers.
  • Formations diplômantes : formations en cours du soir (hors temps ouvrable - HTO), initiale ou en alternance. Le Cnam délivre : environ 500 diplômes différents d'État ou d'établissement, des titres ou des certificats inscrits au RNCP, des diplômes de bac + 2 à bac +8 ; de nombreux enseignements du Cnam sont au format dit de Bologne ou L-M-D (licence-master-doctorat). Parmi les titres délivrés actuellement par le Cnam, on a :
  • Près de 1 200 unités d'enseignement proposées et organisées en crédits européens (ECTS = European Credit Transfer System);
  • Les unités de valeurs (UV) peuvent avoir de 2 à 8 ECTS ;
  • 64 000 inscrits dans l'ensemble du réseau en France et dans le monde ;
  • 1 auditeur sur 10 se forme à distance, grâce aux technologies de l’information et de la communication (Tic) grâce à la plateforme Pleiad également ouverte aux auditeurs en présentiel.

Le Cnam et l'Institut d'études politiques de Paris lancent dès le mois d’octobre 2006 un cursus en alternance pour former rapidement les étudiants issus principalement de Lettres ou de Sciences humaines. Le but est de permettre une insertion professionnelle rapide en répondant à des besoins bien précis des entreprises.

En 2010, l'École Vaucanson est créée à l'initiative du Cnam. Elle vise à offrir aux bacheliers de l'enseignement professionnel une voie d'excellence dans le supérieur, afin de leur permettre d'obtenir le grade de la licence générale et de continuer vers un master ou bien un diplôme d'ingénieur.

Décret no 2010-1751 du 30 décembre 2010 : constitution du pôle de recherche et d'enseignement supérieur PRES heSam (hautes écoles Sorbonne arts et métiers), comprenant 12 établissements d'excellence membres dont : le Conservatoire national des arts et métiers, l'ENA, l'EPHE, l'EHESS, Arts et Métiers ParisTech.

Les enseignements du Cnam sont complétés par des séminaires, des colloques, des conférences de haut niveau et de nature multidisciplinaire. Ils couvrent tous les domaines : des mathématiques pures à la physique théorique, en passant par l'épistémologie, les humanités et les science sociales.

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Recherche

Laser hélium-néon utilisé en métrologie (2010).

Le Cnam développe de nombreux partenariats avec les entreprises, il participe notamment à l'élaboration de brevets, essais, cessions de licence, processus d'innovation[33], transfert de technologies, incubation d'entreprises…

  • 23 équipes de recherche et 25 Master habilités ou cohabilités ;
  • 250 doctorants accueillis et 900 mémoires d'ingénieur soutenus annuellement ;
  • M€ de contrats R&D par an.

Culture scientifique et technique

Un exemplaire du Cray-2 (1985) est exposé au musée du Conservatoire national des arts et métiers.

Le plan national de diffusion de la culture scientifique et technique définit cette mission culturelle comme une priorité. Le Cnam et son Musée des arts et métiers en sont des acteurs majeurs :

  • 350 rendez-vous, expositions et conférences ;
  • 50 000 participants aux conférences ;
  • 200 000 visiteurs au Musée des arts et métiers ;
  • 534 500 consultations de la bibliothèque en ligne et du conservatoire numérique.

Expositions temporaires

  • 1966 : Histoire et prestige de l'Académie des sciences. Exposition réalisée dans le cadre de la célébration du tricentenaire de l'Académie des sciences.
  • 1994 : Polytech. Exposition réalisée dans le cadre de la célébration du bicentenaire de l'École polytechnique et du Conservatoire national des arts et métiers.

Instituts rattachés, laboratoires, centres de recherche et chaires

Une trentaine d'instituts célèbres et autres laboratoires de recherche bénéficient de la tutelle pédagogique du CNAM. Cette agrégation au CNAM permet à cet établissement dont l'enseignement est professionnel et scientifique, d'être davantage impliqué dans les branches professionnelles par des formations sur mesure, reconnues et permettant des évolutions de carrières directement indexées sur l'obtention des titres de ces instituts.

Parmi lesquels, on peut compter :

Acronymes[34] Descriptifs, remarques
CEDRIC Centre d'Étude et de Recherche en Informatique et Communications (EA4629) : systèmes sûrs, médias interactifs et mobilité, méthodes statistiques de data-mining et apprentissage, optimisation combinatoire, systèmes d'information et de décision, bases de données avancées, traitement du signal et architectures électroniques.
DSO Chaire de développement des systèmes d'organisation, où nombre de grandes avancées sur les concepts de la sécurité, de sûreté, des réseaux, de l'organisation stratégique et opérationnelle, etc. sont réévalués à l'aune des derniers développements internationaux.
EICNAM École d'ingénieur du Conservatoire national des arts et métiers
ENASS École nationale d'assurances qui délivre un diplôme de niveau I afin d’embrasser une carrière de cadre supérieur dans le secteur de l’assurance.
ENJMIN École nationale du jeu et des médias interactifs numériques, qui délivre un master.
ESCPI Institut du CNAM, dispensant des formations en génie électronique et informatique, génie mécanique et génie électrique pour le diplôme d'ingénieur.
ESGT École supérieure des géomètres et topographes qui délivre un diplôme d'ingénieur dans les domaines de la géomatique et de la topographie.
HT2S Histoire des Techno-sciences en société, laboratoire d'histoire des sciences et des techniques articulé aux formations STS (Magister, Licence, Certificat).
IAT Institut AéroTechnique, qui met à la disposition des entreprises et de l’industrie ses compétences et ses grands moyens d’essais en aérodynamique industrielle et sciences associées.
ICH Institut des études économiques et juridiques appliquées à la construction et à l'habitation.
ICSV Institut National des Cadres Supérieurs de la Vente, spécialiste de la formation « marketing-vente » depuis 1956.
IESTO Institut des Études Économiques, Sociales et Techniques de l'Organisation ; organisme créé en 1958, a été rattaché dans les années 2002-2010 à l'IIM, et est devenu depuis une des composantes de l'École Management et Société du Cnam. Ses formations de 3e cycle figurent généralement aux premières loges du classement SMBG.
IHIE Institut d'hygiène industrielle et de l'environnement.
IITBTP Institut d'ingénieur des techniques du bâtiment et des travaux publics, qui propose une formation d'ingénieur par l'alternance.
IIM Institut international du management.
IFFI Institut français du froid Industriel et de génie climatique.
INETOP Institut national d'étude du travail et d'orientation professionnelle.
INM Institut national de métrologie, qui intervient pour les domaines en métrologie tels que les longueurs, la masse, les rayonnements optiques et la température.
INTD Institut national des techniques de documentation.
DICEN-IDF Dispositifs d’Information et de Communication à l’Ere Numérique (EA 7339[35]) une unité de recherche multi-tutelles entre le Conservatoire national des arts et métiers, l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et l’Université Paris-Ouest Nanterre La Défense
INTEC Institut national des techniques économiques et comptables, plus célèbre institut de formation aux diplômes d'État en comptabilité, jusqu'aux postes les plus hauts de la branche comptable.
ISTBTP Institut Supérieur des Techniques du Bâtiment et des Travaux Publics.
LIPS Chaire de prospective industrielle, où les derniers travaux sur les redéploiements des structures innovantes les plus avancées sont données régulièrement.
LISE Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique.
LIPSOR Laboratoire d’investigation en prospective stratégie et organisation.
LMSSC Laboratoire de Mécanique des Structures et des Systèmes Couplés
PIMM Laboratoire de Procédés et Ingénierie en Mécanique et Matériaux (UMR8006) : procédés de mise en œuvre, microstructures et propriétés des matériaux, interactions laser-matière, fabrication additive, procédés laser, modélisation numérique pour les structures, les systèmes et les procédés, approches multi-échelles expérimentales, théoriques, et numériques, durabilité des matériaux polymères, matériaux architecturés.
STS Centre Science, technologie et société.
UNICNAM Union des ingénieurs du Conservatoire national des arts et métiers
LAFSET Laboratoire du froid et des systèmes énergétiques et thermiques

Partenaires publics

Partenaires industriels

Partenaires étrangers

Fondations

Fondation Louis-de-Broglie

La fondation Louis-de-Broglie est une fondation française pour la recherche fondamentale en physique créée par Louis de Broglie (Prix Nobel de physique). Elle fut accueillie au Conservatoire national des arts et métiers de 1973 à 1988. Les deux premiers Présidents de la Fondation Louis-de-Broglie ont été Louis Néel (Prix Nobel de physique) et René Thom (Médaille Fields).

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Mécénat Besnard de Quelen

Le Mécénat Besnard de Quelen a pour objet d'encourager l'innovation dans la construction. Il est rattaché au Conservatoire national des arts et métiers depuis sa création en 1980. Le Mécénat Besnard de Quelen est dirigé par un conseil réunissant des architectes, des ingénieurs et des professeurs et attribue chaque année un Grand Prix de l'Innovation ouvert à tous (personnes physiques et morales), ainsi que des bourses de voyage et d'études à des étudiants architectes, ingénieurs, auditeurs Cnam en fin de cycle.

Personnalités du Conservatoire national des arts et métiers

  • Henri Alekan, ancien élève du Conservatoire national des arts et métiers, directeur de la photographie.
  • André Allisy, physicien, laboratoire de physique de l'École normale supérieure, première chaire de métrologie en France au Conservatoire national des arts et métiers.[réf. nécessaire]
  • Benoît Roy, ancien élève du Conservatoire national des arts et métiers, député et chef d'entreprise.
  • Alain Bauer, professeur titulaire de la chaire de criminologie appliquée depuis mars 2009.
  • Mahammed Dionne, ancien élève du Conservatoire national des arts et métiers, ancien premier ministre du Sénégal.
  • Pierre Bézier enseigna la productique au Conservatoire national des arts et métiers de 1968 à 1979.
  • Philippe Binant, ancien élève du Conservatoire national des arts et métiers, précurseur du cinéma numérique[36].
  • Léon Bourgeois, prix Nobel de la paix, président du conseil d'administration du Conservatoire national des arts et métiers.
  • Louis de Broglie, prix Nobel de physique, président d'honneur de la Fondation Louis-de-Broglie au Conservatoire national des arts et métiers.
  • Sadi Carnot, ancien élève de l'École polytechnique et du Conservatoire national des arts et métiers, physicien, fondateur de la thermodynamique.
  • Nicolas Clément Desormes, chimiste.
  • Claude Cohen-Tannoudji, prix Nobel de physique, professeur invité au Conservatoire national des arts et métiers.
  • Nicolas Jacques Conté, physicien, chimiste, aérostier et portraitiste français, connu pour avoir inventé le crayon mine actuel. Il a participé à la campagne d'Égypte de Bonaparte. Il est l’un des trois premiers démonstrateurs constituant le triumvirat de direction originelle du conservatoire.
  • Thibault Damour, professeur à l'Institut des hautes études scientifiques, professeur invité au Conservatoire national des arts et métiers.
  • Maurice Daumas, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, chaire " Histoire des techniques ".
  • Bernard Decomps, ancien élève de l'École normale supérieure, membre de l'Académie des technologies, professeur titulaire de la chaire de physique dans ses rapports avec l'industrie.
  • Auguste Deschamps, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, chaire "Économie politique".
  • Paul Doumer, ancien élève du Conservatoire national des arts et métiers, président de la République[37].
  • Charles Dupin, mathématicien, ingénieur (mécanique appliqué aux arts) et homme politique.
  • Philippe Durand, mathématicien, un des fondateurs du séminaire de géométrie et physique mathématique du Conservatoire national des arts et métiers[38].
  • Pierre Faurre, président du conseil d'administration de l'École polytechnique, professeur invité au Conservatoire national des arts et métiers.
  • Henri Fayol, directeur et professeur d'organisation de 1888 à 1918, il définit, le premier, les principales fonctions de l'entreprise, qu'il consigna dans son livre l’Administration industrielle et générale (1917).
  • Jean Ferrat, ancien élève du Conservatoire national des arts et métiers, auteur-compositeur et interprète.
  • Guy Fleury, ancien administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers, fondateur des Cahiers d'histoire du CNAM[39]. Il contribua au rapprochement de l'École polytechnique et du Conservatoire national des arts et métiers[40].
  • Jean Fourastié, membre de l'Institut de France, économiste et professeur et titulaire de la chaire d'économie et statistiques industrielles du Conservatoire national des arts et métiers, ayant inventé l’expression des Trente Glorieuses.
  • Christian Forestier Administrateur Général de 2008 à 2013, ancien recteur[réf. nécessaire]
  • Marc Fumaroli, membre de l'Académie française et de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, professeur invité au Conservatoire national des arts et métiers.
  • François Gernelle, ancien élève du Conservatoire national des arts et métiers, pionnier de la micro-informatique.
  • Nicole Gnesotto, professeure, titulaire de la chaire Union européenne, institutions et politiques.
  • Gilles Gaston Granger, épistémologue, professeur invité au Conservatoire national des arts et métiers.
  • Abbé Henri Grégoire, fondateur du Conservatoire national des arts et métiers. En 1795, il collabore à la fondation de l'Institut de France dont il devient membre. Les cendres de l'Abbé Grégoire, de Monge et de Condorcet sont transférées au Panthéon le 12 décembre 1989, à l'occasion de la célébration du bicentenaire de la Révolution française.
  • Serge Haroche, prix Nobel de physique, professeur invité au Conservatoire national des arts et métiers.
  • Jean-Paul Hautier, ancien élève du Conservatoire national des arts et métiers, Directeur Général de l'École nationale supérieure d'arts et métiers.
  • Marc Himbert, ancien élève de l'École normale supérieure, membre de l'Académie des technologies, professeur titulaire de la chaire de métrologie[41].
  • Jean-Paul Kalfaian, mathématicien[42].
  • Bernard Kouchner, professeur titulaire de la chaire de santé et développement, de 2003 à 2007.
  • Pierre Larousse, ancien élève du Conservatoire national des arts et métiers, encyclopédiste[43].
  • Stéphane Le Foll, ancien élève du Conservatoire national des arts et métiers, ancien ministre.
  • Jean Baptiste Le Roy, physicien et membre de l’Académie des Sciences. L’un des trois premiers démonstrateur du triumvirat de direction à l’origine du conservatoire.
  • Jacques Lesourne, économiste et prospectiviste, titulaire de la chaire d'économie et statistique industrielles (1974-1998), directeur du journal Le Monde (1991-1994).
  • Pierre-Louis Lions, médaille Fields, professeur invité au Conservatoire national des arts et métiers.
  • Bruno Lussato, professeur et fondateur de la chaire d'Organisation.
  • Pierre Marry, ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, un des fondateurs du séminaire de géométrie et physique mathématique du Conservatoire national des arts et métiers[44].
  • Francis Mer, ancien élève de l'École polytechnique, ancien président du conseil d'administration du conservatoire national des arts et métiers, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie de 2002 à 2004.
  • Yves Meyer, prix Abel, professeur invité au Conservatoire national des arts et métiers.
  • Alexandre Millerand, président du conseil, président de la République, président du conseil d'administration du Conservatoire national des arts et métiers.
  • Alain Monfort, mathématicien et statisticien, professeur à l'École polytechnique et au Conservatoire national des arts et métiers.[réf. nécessaire]
  • Claude Pierre Molard : premier administrateur du Conservatoire des Arts et Métiers.
  • Thierry de Montbrial, membre de l'Institut de France, économiste, professeur à l'École polytechnique et au Conservatoire national des arts et métiers, fondateur de la World Policy Conference.
  • Arthur Morin d'abord chargé provisoirement de l'administration du Conservatoire à compter du 16 juin 1849. Le 17 octobre de cette même année 1849, il sera nommé administrateur en titre de l'institution par un décret présidentiel.
  • Paul Painlevé, président du conseil d'administration du Conservatoire national des arts et métiers.
  • Louis Pasteur, ancien élève de l'École normale supérieure et du Conservatoire national des arts et métiers, chimiste et biologiste.
  • Claude Pouillet, physicien, ancien élève de l'École normale supérieure, troisième administrateur et professeur du Conservatoire national des arts et métiers.
  • Jean Prouvé, ferronnier et bâtisseur, professeur au Cnam.
  • Terence Quinn, physicien, directeur honoraire du BIPM, Docteur Honoris Causa du Cnam.
  • Hervé Reinhard, ancien élève de l'École polytechnique, mathématicien, assistant de Laurent Schwartz (médaille Fields), professeur au Conservatoire national des arts et métiers, chaire " mathématiques pour l'ingénieur ".[réf. nécessaire]
  • Joseph Rotblat, prix Nobel de la paix, professeur invité au Conservatoire national des arts et métiers.
  • André Sainte-Laguë, professeur de mathématiques générales en vue des applications au Conservatoire national des arts et métiers de 1938 à 1950, organisateur de la section de Mathématiques du Palais de la Découverte, président de la Confédération des travailleurs intellectuels (1929-1950).
  • Jean Salençon, professeur à l'École polytechnique, président de l'Académie des sciences et de l'Institut de France, membre fondateur de l'Académie des technologies et membre du conseil d'administration du Conservatoire national des arts et métiers
  • Jean-Jacques Salomon, élève de Raymond Aron, fondateur et directeur de la Direction des politiques de la science et de la technologie à l'OCDE, professeur invité au Massachusetts Institute of Technology, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, chaire " Technologie et société ".
  • Alice Saunier-Seïté, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, membre de l'Institut de France (Académie des Sciences morales et politique) ancien Ministre des Universités, première femme élue à une chaire au Cnam.
  • Jean Baptiste Say, ancien élève du Conservatoire national des arts et métiers, économiste, professeur au Conservatoire national des arts et métiers et au Collège de France.
  • Robert Solow, prix Nobel d'économie, professeur invité au Conservatoire national des arts et métiers.
  • Michel Valton, physicien, un des fondateurs du séminaire de géométrie et physique mathématique du Conservatoire national des arts et métiers[45].
  • Alexandre Vandermonde, mathématicien. À partir de 1794, Vandermonde il est l'un des trois premiers démonstrateur du triumvirat de direction à l’origine du conservatoire. Il était également examinateur au concours d'entrée de l'École polytechnique (France), professeur à l'École normale supérieure.
  • Jacques de Vaucanson, célèbre mécanicien et fabriquant d’automate, qui constitue à l’Hôtel de Mortagne, dans le faubourg saint Antoine, une importante collection de machines en vraies grandeurs et de modèles de mécanique. Ces objets seront, à sa mort en 1782, légués au roi Louis XVI au moment de la révolution. Cet ensemble patrimonial constituera l’une des richesse initiale du Conservatoire.
  • Léon Vaudoyer, architecte du Conservatoire au XIXe siècle, a également été l'architecte de l'Institut de France.
  • Jacques Vélu, ancien élève de l'École normale supérieure, mathématicien, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, chaire " mathématiques en vue des applications ".[réf. nécessaire]
  • André Wahl, chimiste, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, chaire " Chimie tinctoriale ", déporté et assassiné à Auschwitz (1944)[47].
  • Michel Cantal-Dupart, architecte et urbaniste, titulaire de la chaire d'urbanisme de 1998 à 2010, professeur émérite jusqu'en 2014 et professeur honoraire depuis.

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Notoriété

Grand établissement d'enseignement supérieur et de recherche, membre de la Conférence des grandes écoles, le Conservatoire national des arts et métiers est reconnu pour la qualité de ses anciens élèves[48],[49].

Le Cnam est l'une des 205 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[50]. La qualité de la formation est fondée sur un corps enseignant de notoriété internationale, un enseignement scientifique pluridisciplinaire de haut niveau et une culture managériale[51]. Le Cnam est fréquemment cité dans les classements publiés dans les journaux spécialisés[52],[53].

Le Conservatoire dispose également d'instituts. L'ICH (institut des études économiques et juridiques appliquées à la construction et à l'habitation), accrédité par la Royal Institution of Chartered Surveyor (RICS), spécialisé dans les métiers de l'immobilier ; l'Intec (institut national des techniques économiques et comptables) qui prépare à l'expertise comptable.

Les anciens élèves du Cnam sont présents dans des entreprises, privées ou publiques, comme : Aérospatiale, Airbus, Alcatel, Alstom, Areva, Bull, CEA, CNES, CNRS, Cogema, Commission Européenne, Dassault, DGA, École Polytechnique, EDF, Eurocopter, France Télécom, Gaumont, INSERM, Institut Pasteur, Michelin, Ministère de la Défense, Ministère de l'Éducation Nationale, ONERA, PSA, Renault, Rhone Poulenc, Sagem, Saint-Gobain, Sanofi, Snecma, TDF, Texas Instruments, Thales, Total[54].

Conservatoire national des arts et métiers au cœur de Paris

Plan de l'église de Saint-Martin-des-Champs

Le Conservatoire national des arts et métiers est situé au cœur de Paris, sur le cardo, à l’emplacement et en partie dans les bâtiments historiques de l'ancien prieuré bénédictin de Saint-Martin-des-Champs. Ce grand monastère clunisien fondé par le roi Henri Ier en 1059-1060 sur des vestiges de l’époque mérovingienne, est encore aujourd’hui en partie conservé. On peut admirer notamment l’ancien réfectoire du XIIIème siècle, un joyau de l’art gothique devenu au milieu du XIXème siècle, sur l’idée de Léon Vaudoyer, la bibliothèque du conservatoire. L’humaniste et linguiste Guillaume Postel, l'un des premiers professeurs du Collège de France, est enterré dans l’église de l’ancien prieuré, aujourd’hui l’une des salles les plus prestigieuses du musée des Arts et Métiers.

On peut encore voir des vestiges de l’enceinte médiévale protégeant le prieuré Saint-Martin en regardant la tour à l’angle de la rue Saint Martin et de la rue du Vertbois (copieusement restaurée), un fragment de courtine rue du Vertbois et une tour servant de cage d’escalier au 7 rue Bailly. Le plan du chœur de l’église Saint-Martin-des-Champs a trouvé son inspiration dans le chœur de la basilique de Saint-Denis construite quelques années plus tôt.

Les cours à Paris ont principalement lieu au 292 rue Saint-Martin mais également dans la rue voisine au 2 rue Conté, dans l’Annexe Montgolfier, ancien bâtiment de l'école centrale des Arts et Manufactures jusqu'en 1969.

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Tradition

Vandermonde a donné son nom à la société secrète des élèves du Conservatoire national des arts et métiers[55].

Dans la littérature

Réseau

Le Cnam porte cette triple ambition au sein de la collectivité grâce à son réseau, présent sur l'ensemble du territoire et à l'étranger :

  • 150 centres de formation, en métropole et dans les DOM-TOM, regroupés autour de 28 centres régionaux ;
  • plusieurs centres associés à l'étranger, par exemple au Liban (depuis 1970) et en Espagne (depuis 2002) ;
  • 32 pays partenaires en Europe, au Maghreb, en Afrique, au Proche-Orient, en Asie, en Amérique latine.

Spécificités du réseau en région

Le centre de Reims sur la campus Moulin de la Housse.
  • Plusieurs centres en province ont obtenu la certification de qualité ISO 9001, et récemment le centre proche de Genève en Suisse a obtenu le label EduQua, certification de qualité des organismes de formations suisses. L'antenne du Cnam-Léman pour le Bassin Lémanique est ainsi le premier établissement français à obtenir le précieux sésame, gage d'un échange transfrontalier engagé depuis 1970.
  • Les filières d'ingénieurs du Cnam ont été certifiées par l'organe d'accréditation de la Qualité suisse (OAQ) (par la CTI : Commission nationale française des titres d'ingénieurs)
  • En province : les centres du Cnam et leurs antennes sont soutenues à plus de la moitié de leur budget par les fonds de la Promotion sociale et professionnelle, fonds alloués par les conseils régionaux dont la formation continue est l'une des attributions.
  • À Aix-en-Provence, le Cnam est hébergé par l'école nationale supérieure d'arts et métiers, au 2 cours des Arts et Métiers.
  • En Alsace, le Cnam Alsace déploie ses activités au bénéfice d'un millier d'auditeurs, dans 3 centres d'enseignements principaux : Strasbourg, Mulhouse et Colmar, et dans un centre situé en Allemagne (Darmstadt). Il œuvre pour la qualification et l’adaptation des compétences des salariés et demandeurs d’emploi dans le cadre de projets individuels ou d’entreprises (cours du soir ou du samedi, cours à distance) et pour la professionnalisation des jeunes dans le cadre de l’alternance.

Depuis octobre 2006, le Cnam en Rhône-Alpes propose — entre autres formations — une licence par alternance (apprentissage, contrat de professionnalisation, CIF, etc.) dans le domaine des énergies renouvelables : l'éolien et le photovoltaïque. Cette licence, dont plusieurs unités d'enseignement ont été développées en Rhône-Alpes, est accueillie dans le département de l'Ardèche, très précisément à Aubenas. Le centre d'enseignement du Cnam en Ardèche propose d'autres licences en alternance dans les domaines de la radioprotection, du génie civil (bois; bioclimatique), et des économies d'énergies.

Centres à l'étranger

Pour approfondir

Bibliographie

  • Recueil des lois, décrets, ordonnances, arrêtés, décisions et rapports relatifs à l'origine à l’institution, l'organisation et la direction du Conservatoire national des arts et métiers et la création des cours publics de cet établissement, Imprimerie nationale, (lire en ligne) lire en ligne sur Gallica
  • Michel Yves Bernard, Le Conservatoire national des arts et métiers. Vers le XXIe siècle, Eyrolles, Paris, 1994.
  • Nicolas Bourbaki, Éléments d'histoire des mathématiques [détail des éditions]
  • Michel Le Moël et Raymond Saint-Paul dir., Le Conservatoire des arts et métiers, 1794-1994 (coll. « Paris et son patrimoine »), Délégation à l'action artistique de la Ville de Paris, 1994, 238 p., ill.
  • Claudine Fontanon, " Les origines du Conservatoire national des arts et métiers et son fonctionnement à l'époque révolutionnaire (1750-1815) ", Les cahiers d'histoire du Cnam, no 1, Cnam Medias, Paris, 1992, p. 17-44.[2][59]
  • Claudine Fontanon, André Grelon, Les professeurs du Conservatoire national des arts et métiers, Collection " Histoire biographique de l'enseignement ", INRP, Paris, 1994.
  • Emmanuel Grison, « L'École de Monge et les Arts et Métiers », Bulletin de la Sabix, no 21, 1999, p. 1-19.[60]
  • Jacqueline Hecht, Un exemple de multidisciplinarité : Alexandre Vandermonde (1735-1796), Population, 4, 641-676, INED, Paris, 1971.[3][61]
  • Dominique Julia, Les trois couleurs du tableau noir. La Révolution, Éditions Belin, Paris, 1981.
  • Alain Mercier, 1794, l’Abbé Grégoire et la création du Conservatoire national des Arts et Métiers, Paris, Éditions du Musée national des Techniques, 1989.
  • Alain Mercier, Les Arts et Métiers en toutes lettres. Regards d’écrivains sur un musée technique, Paris, Éditions du Musée national des Techniques, 1992. 104 pages.
  • Alain Mercier, Un Conservatoire pour les Arts et Métiers, Paris, Découvertes/Gallimard, 1994. 128 pages.
  • Alain Mercier, « Les débuts de la Petite École. Un apprentissage graphique, au Conservatoire, sous l’Empire », Cahiers d’Histoire du CNAM, n° 4, juillet 1994.
  • Alain Mercier, « La Journée des Semelles », Revue des Arts et Métiers, mars 1998.
  • Alain Mercier, « Saint-Martin-des-Techniques », Connaissance des Arts, mars 2000.
  • Alain Mercier, « L’abbé Grégoire et les Arts et Métiers », dans [Jean-Pierre Changeux, dir.] La Lumière au Siècle des Lumières et aujourd’hui, Paris, Éditions Odile Jacob, 2005.
  • Alain Mercier, « Un Conservatoire pour les Arts et Métiers : les origines d’une grande idée », La Revue pour l’histoire du CNRS, n° 27-28, automne-hiver 2010, p. 15-19.
  • Alain Mercier, La Deuxième Fille de Cluny. Grandeurs et misères de Saint-Martin-des-Champs, Paris, Éditions Glénat / Le Cnam, 2012. 576 pages. 
  • Alain Mercier, Le Conservatoire des Arts et Métiers, des origines à la fin de la Restauration. 1794-1830, Paris, Éditions Snoeck / Le Cnam, 2018. 640 pages.
  • Michel Nusimovici, Les écoles de l'an III, 2010 [4]
  • Loïc Petitgirard (dir.), Le Cnam et la métrologie nationale depuis les Trente Glorieuses, Cahiers d'histoire du Cnam, vol. 3, Paris, 2015.[5]
  • Bernard Plongeron, L'abbé Grégoire et la République des savants, Éditions du CTHS, Paris, 2001.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. Stéphane Israël nommé président du conseil d’administration du Cnam
  2. Olivier Faron Administrateur du Conservatoire national des arts et métiers.
  3. a et b Rapport d'évaluation du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) par l'Aeres, mars 2011
  4. Rapport d'évaluation du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) par l'Hceres, juillet 2018
  5. « "Il faut former davantage d'ingénieurs pour soutenir l'industrie française" », sur capital.fr, (consulté le 5 septembre 2020).
  6. [PDF] École de l'an III.
  7. Un exemple de multidisciplinarité : Alexandre Vandermonde (1735-1796).
  8. CGE, « Conférence des Grands Écoles » (consulté le 19 février 2020)
  9. Présentation du Cnam.
  10. a et b Henri Grégoire, Rapport sur l’établissement d’un Conservatoire des Arts et Métiers, Séance du 8 vendémiaire, l’an 3 de la République une et indivisible,, Paris, Imprimerie nationale, vendémiaire an iii
  11. a et b Alain Mercier, Le Conservatoire des Arts et Métiers, des origines à la fin de la Restauration. 1794-1830, Paris, Éditions Snoeck / Le Cnam, , 640 p., p. 112-116
  12. Arrêté mettant le Conservatoire des arts et métiers sous l’autorité d’un administrateur et constituant un conseil de cet établissement, Paris, Imprimerie nationale, , p. 44-43
  13. « CNUM - A11476.2 : p.265 - im.266 », sur cnum.cnam.fr (consulté le 12 juin 2020)
  14. Antoine Picon, « CHRISTIAN Gérard-Joseph (1778-1832). Directeur du Conservatoire (1816-1831) », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 19, no 1,‎ , p. 332–336 (lire en ligne, consulté le 12 juin 2020)
  15. « CNUM - A11476.2 : p.430 - im.431 », sur cnum.cnam.fr (consulté le 12 juin 2020)
  16. a et b « CNUM - A11476.2 : p.311 - im.312 », sur cnum.cnam.fr (consulté le 12 juin 2020)
  17. « CNUM - A11476.2 : p.326 - im.327 », sur cnum.cnam.fr (consulté le 12 juin 2020)
  18. « CNUM - A11476.2 : p.215 - im.216 », sur cnum.cnam.fr (consulté le 12 juin 2020)
  19. « CNUM - A11476.2 : p.61 - im.62 », sur cnum.cnam.fr (consulté le 12 juin 2020)
  20. a b c d et e Georges-Albert Boutry, Maurice Dumas, Jean Fourastié, Paul Guérin, Jacques Payen et Louis Ragey, 1820-1970 Cent cinquante ans de haut enseignement technique au conservatoire national des Arts et Métiers, Paris,
  21. Claudine Fontanon et André Grelon, « Introduction », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 19, no 1,‎ , p. 13–59 (lire en ligne, consulté le 12 juin 2020)
  22. « LE DIRECTEUR DU CONSERVATOIRE DES ARTS ET MÉTIERS A REMIS SA DÉMISSION », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 12 juin 2020)
  23. « M. CAMBOU EST NOMMÉ DIRECTEUR DU CNAM », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 12 juin 2020)
  24. « Jean Saurel, ancien recteur de Créteil et fondateur de l'université Paris 13, est décédé », sur actu.fr (consulté le 12 juin 2020)
  25. Décret du 3 août 1990 mettant fin aux fonctions du directeur du Conservatoire national des arts et métiers (lire en ligne)
  26. « Disparition de Guy Fleury, ancien président de l'université du Havre », sur www.paris-normandie.fr (consulté le 12 juin 2020)
  27. « Laurence PAYE-JEANNENEY: biographie et actualités sur EducPros », sur www.letudiant.fr (consulté le 12 juin 2020)
  28. « Forestier », sur Centre Inffo, (consulté le 12 juin 2020)
  29. Cnam, « Cnam - Presse - Olivier Faron, administrateur général du Cnam », sur Presse (consulté le 12 juin 2020)
  30. « Formations à la carte : modules capitalisables sans limitation de durée » (Le Cnam Paris en pratique, Conservatoire national des arts et métiers, Paris, 2009-2010, p. 4).
  31. Arrêté du 28 janvier 2020 fixant la liste des Écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé
  32. Station conçue dans le cadre du bicentenaire du Conservatoire national des arts et métiers (1794-1994).
  33. [PDF] Philippe Binant, Au cœur de la projection numérique, Actions, 29, 12-13, Kodak, Paris, 2007.
  34. En ordre alphabétique
  35. « Le laboratoire DICEN-IdF (EA 7339) | Dicen IdF », sur www.dicen-idf.org (consulté le 14 mars 2018)
  36. Voir Les salles de cinéma : enjeux, défis et perspectives (2013).
  37. Paul Doumer
  38. Voir Algèbre et analyse tensorielle (2007).
  39. Cf. Les cahiers d'histoire du CNAM, no 1, Conservatoire national des arts et métiers, Paris, 1992, p. 9-10.
  40. Cf. Revue du Palais de la Découverte, vol. 22, no 220, Paris, juillet-août-septembre 1994, p. 76.
  41. Groupe de travail de l'Académie des sciences sur les unités de base et les constantes fondamentales.
  42. Des équations aux dérivées partielles au calcul scientifique (2007).
  43. Biographie de Pierre Larousse.
  44. Pierre Marry, Géométrie différentielle élémentaire, séminaire de géométrie et physique mathématique, Conservatoire national des arts et métiers, Paris.
  45. Séminaire de géométrie et physique mathématique.
  46. « André Wahl (1872-1944) - Auteur - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le 5 septembre 2020).
  47. Stéphane Natkin
  48. Philippe Binant
  49. Arrêté du 18 janvier 2019 fixant la liste des Écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé.
  50. Devenez ingénieur, Conservatoire national des arts et métiers, 2010, p. 4.
  51. UsinesNouvelle
  52. 01net
  53. Sources : Cnam Info, 6, Conservatoire national des arts et métiers, 1994 ; Lettre, JLR/lm-457/99, Gaumont, 1999 ; Annuaire, UNICNAM, 2009-2010, p. 329-369.
  54. Vandermonde, sur le site de l'UMR CNRS 7351.
  55. Honoré de Balzac, La maison du chat-qui-pelote, Flammarion GF, 1985, p. 34.
  56. Victor Hugo, Les misérables, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1951, p. 38-49.[1].
  57. Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet, édition Conard, 1910, p. 11.Page:Flaubert - Bouvard et Pécuchet, éd. Conard, 1910.djvu/14
  58. Conservatoire numérique, CNAM France, « CNUM - P5200.1 : Les Cahiers d'histoire du CNAM - N. 1, [1992] », sur CNAM-BIB P 5200 (1) (consulté le 12 février 2020)
  59. Emmanuel Grison, « L’Ecole de Monge et les Arts et Métiers », Bulletin de la Sabix. Société des amis de la Bibliothèque et de l'Histoire de l'École polytechnique, no 21,‎ , p. 1–19 (lire en ligne, consulté le 12 février 2020)
  60. Jacqueline Hecht, « Un exemple de multidisciplinarité : Alexandre Vandermonde (1735-1796) », Population, vol. 26, no 4,‎ , p. 641–676 (DOI 10.2307/1529855, lire en ligne, consulté le 12 février 2020)