Conseil de contrôle allié

Conseil de contrôle allié

Le Conseil de contrôle allié ou Autorité de contrôle alliée, en allemand Alliierter Kontrollrat, aussi appelée les quatre puissances (les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Union soviétique et la France), était l'organe directeur des zones d'occupation alliées en Allemagne après la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, particulièrement pendant la période entre 1945 et 1949, assurant ainsi l'ensemble des compétences d'un gouvernement allemand.

Les membres en étaient les commandants en chef de chacune de ces zones d'occupation (la France, qui refusa au départ le principe d'une administration centrale sur les quatre zones, rejoignit plus tard le conseil). Il était assisté dans sa tâche par un « Comité de coordination » et de dix « directoires » (jouant le rôle de ministères).

Le conseil siégeait à Berlin, dans les locaux de la Neues Kammergericht (« nouvelle cour d'appel »), située dans le quartier de Schöneberg, et qui fut auparavant le siège du Volksgerichtshof (le « Tribunal du peuple »), organe judiciaire suprême du régime nazi, symbole de justice expéditive.

Les décisions prises par le conseil de contrôle se faisaient à l'unanimité, chacun de ses représentants disposant d'un droit de veto.

Le Conseil de contrôle est mis en place le . La première mesure de dénazification qu'il prit fut d'abroger le droit nazi. Il perdit une grande partie de son autorité sur l'ensemble du territoire allemand lors du départ des représentants soviétiques le , en représailles des décisions prises par les délégués de six puissances occidentales réunis lors de la conférence de Londres de 1948 concernant la démocratisation de la Trizone.

La Haute commission alliée (Allied High Commission en anglais) qui lui a succédé ne regroupe que les représentants des puissances occidentales et est chargée de gérer cette Trizone, devenue en 1949 la République fédérale d'Allemagne.

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