Conscription aux États-Unis

Conscription aux États-Unis
Jeunes hommes s'engageant dans l'armée américaine en juin 1917

La conscription aux États-Unis a été utilisée à plusieurs reprises, en général en temps de guerre, mais aussi dans des périodes de conflits non-déclarés, comme pendant la Guerre froide. Les États-Unis ont abandonné la conscription, en 1973, pour une armée de métier, composée uniquement de volontaires. Cependant, le Selective Service System  reste en fonction et les hommes âgés de 18 à 25 ans sont tenus d'y être enregistrés, dans le cas où la conscription devrait être réactivée[1]. Dans les conditions actuelles, un retour de la conscription est jugé peu probable par la plupart des experts politiques et militaires[2].

Pendant la guerre de sécession, les deux gouvernements finissent par recourir à la conscription. Celle-ci augmente d'autant plus le ressentiment populaire que le système des quotas par localité permet aux riches d'acheter des remplaçants[3]. En juillet 1863, la ville de New York connait des émeutes très dures provoquées par l'instauration de la conscription. Environ 3 000 personnes sont tuées[3].

Historiquement, les États-Unis ne connaissent qu'un type de milices volontaires. En 1917, l'adoption du Selective Service Act quelques semaines après l'entrée en guerre contre l'Empire allemand permet de mettre en place la conscription. D'avril 1917 à novembre 1918, le pays sera capable d'organiser la mobilisation de 4 millions de soldats[4].

Références

  1. « Who Must Register », Selective Service System
  2. Doug Bandow, « Draft Registration: The Politics of Institutional Immortality », Cato Institute,
  3. a et b Frank Browning, John Gerassi, Histoire criminelle des États-Unis, Nouveau monde, , p. 256
  4. Rémy Porte, « La création de l'American Expeditionary Force », La Nouvelle Revue d'histoire, no 90, mai-juin 2017, p. 52-54

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