Congis-sur-Thérouanne

Congis-sur-Thérouanne
Congis-sur-Thérouanne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de l'Ourcq
Maire
Mandat
Philippe Mimmas
2020-2026
Code postal 77440
Code commune 77126
Démographie
Gentilé Congissois
Population
municipale
1 768 hab. (2017 en diminution de 0,23 % par rapport à 2012)
Densité 117 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 28″ nord, 2° 58′ 34″ est
Altitude Min. 42 m
Max. 122 m
Superficie 15,12 km2
Élections
Départementales Canton de La Ferté-sous-Jouarre
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web congis-sur-therouanne.fr

Congis-sur-Thérouanne est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Congissois, ils étaient, naguère, surnommés les guernouilleux. Au dernier recensement de 2017, la commune comptait 1 768 habitants.

Géographie

Localisation

La commune est située à environ 17,5 kilomètres au nord-ouest de La Ferté-sous-Jouarre[1], sur le cours de la Thérouanne.

Communes limitrophes

Hydrographie

Le système hydrographique de la commune se compose de onze cours d'eau référencés :

  • la rivière la Marne, longue de 514 km[2], principal affluent de la Seine, ainsi que :
    • un bras de 0,2 km[3] ;
    • un bras de 0,4 km[4] ;
    • un bras de 0,4 km[5] ;
    • un bras de 0,5 km[6] ;
    • un bras de 1,01 km[7] ;
    • le fossé 01 de la Commune d'Isles-les-Meldeuses, 1,1 km[8], qui conflue avec la Marne ;
  • la rivière Thérouanne, longue de 23,3 km[9] ;
  • la rivière l'Ourcq, longue de 86,5 km[10] ;
  • le Canal de l'Ourcq, long de 96,6 km [11] ;
    • le canal d'Alimentation de la Thérouanne, 2,1 km [12] qui conflue avec le Canal de l'Ourcq.

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 20,96 km[13].

Voies de communication et transports

Transports

La commune est desservie par les lignes d’autocars :

  • No 10 (MeauxVarreddes) ;
  • No 11 (Meaux– Congis-sur-Thérouanne)

du réseau Trandev Pays de l’Ourcq[14].

Elle est desservie également par la gare de (Isles - Armentières - Congis) de la ligne Paris - La Ferté-Milon (TransilienLigne P du Transilien).

Urbanisme

Lieux-dits, écarts et quartiers

La commune compte 142 lieux-dits administratifs répertoriés[15].

Occupation des sols

En 2018[16], le territoire de la commune se répartit[Note 1] en 45,8 % de terres arables, 28,7 % de forêts, 8,7 % de mines, décharges et chantiers, 6,6 % de zones urbanisées, 5,2 % d’eaux continentales[Note 2] et 5,1 % de zones agricoles hétérogènes[Note 3],[13],[17].

Toponymie

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Altare de Congiaco en 1135[18],[19] ; Cungi en 1179[20] ; Congyacum en 1219[21] ; Cungiacum en 1252[22] ; Congy en 1276[23] ; Congeacum en 1332[24] ; Congy lez Meaulx en 1462[25].

Congis est un nom d'origine gallo-romaine. Il vient du latin congiacum qui signifie « courbe » ou « confluent »[réf. nécessaire], et de la divinité Tarvos qui signifie « Taureau » et onna qui signifie « cours d’eau ».

Histoire

Époque gallo-romaine

Congis-sur-Thérouanne est d'origine gallo-romaine[réf. nécessaire].

Moyen Âge

Le village est mentionné pour la première fois dans un acte de 1135, par lequel Manassès Ier, évêque de Meaux, donne au chapitre de sa cathédrale l’église Saint-Rémi[26]. En 1200, Anseau, évêque de Meaux, offre l’église paroissiale Saint-Rémi de Congis aux religieux de Chambre-Fontaine. Le village, situé dans les états du comte de Brie et de Champagne, a l’avantage de rester sous sa suzeraineté immédiate. À cette époque, les habitants jouissent momentanément de plusieurs privilèges considérables comme la pêche dans la Thérouanne, le droit de franc-aleu, c’est-à-dire d’exemption des droits féodaux, et divers autres immunités, grâce à une charte du comte de Champagne[26].

Villers-lès-Rigault

La seigneurie de Villers-lès-Rigault est donnée, au début du XIVe siècle, par Jeanne, reine de France et femme de Charles IV, à l’église de Neuilly-Saint-Front, dépendante de l’abbaye d'Essômes. Le hameau de Villers-lès-Rigault, réuni au village en 1807, est la patrie de Jehan de Brie, surnommé le bon berger pour avoir composé, à la fin du XIVe siècle sur ordre de Charles VI, le Traité de l’État, science et pratique de l’art de la bergerie et de garder ouilles et bêtes à laine.

Gué-à-Tresmes

Le Gué-à-Tresmes, hameau autrefois traversé par la voie romaine de Paris à Reims, est situé sur la rive gauche de la Thérouanne. Son château est appelé Gué-Thérouanne ou Trouanne, Gué-Mory, et enfin Gué-à-Tresmes, du nom du duc de Tresmes, qui en était le seigneur[26]. En 1773, une chapelle dédiée à sainte Geneviève, actuellement disparue, est construite afin que le comte de Mory puisse y faire célébrer la messe tous les jours de l’année. En 1830, la commune comprend plusieurs moulins, dont cinq au Gué-à-Tresmes, au bord de la Thérouanne. L’un deux est plus tard transformé en caoutchouterie. En 1876, la subdivision des pompiers de la commune est réorganisée. Équipée d’une pompe à bras, elle regroupe pour la plupart des artisans et des ouvriers du bâtiment. Quelques exploitations agricoles, qui pratiquent également l’élevage de moutons et de bovins, sont réparties dans le village et les hameaux[26].

Époque contemporaine

Le 28 février 1814 eut lieu la bataille de Gué-à-Tresmes  entre les troupes napoléoniennes du général Joseph Christiani, victorieuses, et les troupes prussiennes du maréchal Blücher menées par Friedrich Kleist von Nollendorf, feld-maréchal prussien.

Politique et administration

Liste des maires

La mairie.
Liste des maires successifs[27]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1948 Maxime Prévost    
1948 mai 1953 Louis Gozard    
mai 1953 mars 1965 Fernand Coutelet    
mars 1965 mars 1977 Marcel Pinault    
mars 1977 mars 1983 Robert Vavasseur-Desperriers    
mars 1983 juin 1995 Guy Piercourt    
juin 1995 mai 2020 Francis Élu PS Retraité conseiller général
(1982-1983 et 2004-2011)
mai 2020 En cours Philippe Mimmas[28]    

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[30].

En 2017, la commune comptait 1 768 habitants[Note 4], en diminution de 0,23 % par rapport à 2012 (Seine-et-Marne : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
698635768818970945945924990
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
907915912888902824811778735
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
698715640674728735714694805
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6526797871 0261 2771 5161 7551 7651 764
2017 - - - - - - - -
1 768--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

  • Lycée technologique et professionnel du Gué à Tresmes (centre de formation d’apprentis, formation continue pour adultes).

Économie

  • exploitations agricoles.

Culture locale et patrimoine

L'église Saint-Rémi.
Le château du Gué à Tresmes.

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Pierre Baillet

Né à Paris vers 1447, mort à Auxerre avant 1513, fils de Jean II Baillet a été seigneur de Villers-lès-Rigault dans les XVe et XVIe siècle. Il repose dans la chapelle Saint-Alexandre, derrière le chœur, en compagnie de son frère, Jean III Baillet, évêque d'Auxerre, qu'il avait aidé à financer la tenture de la Nativité pour la cathédrale d'Auxerre, et où il fut inhumé, avant l'an 1513. L'ancienne commune de Villiers-les-Rigault a été fusionnée à Congis-sur-Thérouanne en 1807.

Voir aussi

Bibliographie

  • Louis Benoist, Notice historique et statistique sur Congis et les hameaux Villiers-les-Rigault et le Gué-à-Tresmes, Impr. administrative et commerciale A. Radenez, Montdidier, 1887.
  • Robert Vavasseur-Desperriers et Pierre Mimmas, Chronique de Congis-sur-Thérouanne et ses Hameaux ; réédition 2006.
  • Le patrimoine des communes de la Seine-et-Marne - tome 1, Paris, Editions Flohic, , 1507 p. (ISBN 2-84234-100-7), « Congis-sur-Thérouanne », p. 624–626

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Statistiques 2018 de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Elles comprennent les cultures annuelles associées aux cultures permanentes, les systèmes culturaux et parcellaires complexes, les surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants et les territoires agro-forestiers.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. « Localisation de Congis-sur-Thérouanne » sur Géoportail (consulté le 3 février 2020).
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Marne (F---0100) »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de la Marne (F6408001) »
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de la Marne (F6406101) »
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de la Marne (F6405601) »
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de la Marne (F6406001) »
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de la Marne (F64-4301) »
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 de la Commune d'Isles-les-Meldeuses (F6402000) »
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Therouanne (F6410600) »
  10. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Ourcq (F63-0400) »
  11. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal de l'Ourcq (F---2602) »
  12. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal d'Alimentation de la Thérouanne (F6415102) »
  13. a et b Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 28 novembre 2018
  14. Site Transdev-Pays de l’Ourcq
  15. Site territoires-fr.fr consulté le 3 février 2020 sous le code commune 77126.
  16. Site Corine Land Cover Mises à jour.
  17. [PDF]Fiche communale d'occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) sur le site cartoviz.iau-idf.fr
  18. Du Plessis, II, p. 30.
  19. Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 138.
  20. Layettes Trésor, I, n° 126
  21. Layettes Trésor, I, n° 477
  22. Longnon, I, p. 193
  23. Longnon, II, p. 97
  24. Archives nationales, X1a 6, fol. 263
  25. Archives nationales, Z1h 15, fol. 102 v°
  26. a b c et d « Congis-sur-Thérouanne, hier », sur Congis-sur-Thérouanne, site officiel (consulté le 24 septembre 2012)
  27. Liste des maires d'après MairesGenWeb, le .
  28. Conseil Municipal du 23 Mai 2020
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  33. Bâtiments classés d'après Base de données Mérimée du Ministère de la Culture, le .
  34. Mobilier classé d'après Base de données Palissy du Ministère de la Culture, le .