Commandeur hospitalier

Un commandeur est un frère hospitalier qui à la charge d'une commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[1].

Étymologie

À l'origine le responsable d'un domaine hospitalier en Occident portait le nom latin de magister[2] ou de preceptor et en conséquence le domaine preceptoria ; il faut donc considérer ces termes comme équivalent car les uns sont la traduction des autres[3] et non traduire préceptoria par « préceptorie » mais par commanderie.

Désignation et responsabilités

Le commandeur est désigné par le supérieur de l'Ordre ou moins souvent par un supérieur régional, prieur ou grand-prieur. Le titre XIV des statuts de l'Ordre disposait : « Nous ordonnons que les commanderies et les biens de l'Ordre soient administrés par des frères anciens, gens de mérite et de probité[2] ». La mobilité est la règle et aucun commandeur ne possède la commanderie où il est nommé. Il a la charge d'entretenir et d'améliorer, les améliorissements, les biens qui lui sont confiés. Il doit surtout produire de la richesse pour verser une impositions, le responsions, d'environ 15 % des revenus de la commanderie au couvent de l'Ordre[2].

Notes et références

Bibliographie

  • Nicole Bériou (dir. et rédacteur), Philippe Josserand (dir.) et al. (préf. Anthony Luttrel & Alain Demurger), Prier et combattre : Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge, Fayard, , 1029 p. (ISBN 978-2-2136-2720-5, présentation en ligne)
  • Bertrand Galimard Flavigny, Histoire de l'ordre de Malte, Tempus Perrin, , 444 p. (ISBN 978-2-2620-3233-3)