Commandement de la Légion étrangère

Commandement de la Légion étrangère
Image illustrative de l’article Commandement de la Légion étrangère
Insigne du COM LE

Création
Pays Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Rôle administration
Composée de 1er RE
4e RE
GRLE
Garnison Aubagne
Couleurs Vert et Rouge
Commandant général Mistral
Commandant historique général Rollet

Le général commandant la Légion étrangère, surnommé le Père Légion, est directement subordonné au chef d'état-major de l'Armée de terre (CEMAT) français. Il est le conseiller technique pour l'ensemble des questions spécifiques à la Légion (recrutement, traditions, emploi, formation, sécurité).

Il ne commande, pour emploi, que le 1er régiment étranger, le 4e régiment étranger et le groupement du recrutement de la Légion étrangère, les autres formations étant subordonnées à leurs brigades et divisions d'appartenance ou à leurs commandements territoriaux. En revanche, ses prérogatives s'étendent aux domaines suivants :

  • gestion des effectifs et administration du personnel ;
  • formation et instruction ;
  • protection et sécurité du personnel servant à titre étranger ;
  • rayonnement, traditions et patrimoine ;
  • moral et action sociale ;

Le commandement de la Légion étrangère est stationné au quartier Vienot à Aubagne, dans l'enceinte du 1er régiment étranger.

Création et différentes dénominations

  • , création de l'ILE (inspection de la Légion étrangère)
  • 1934 ou 35, dissolution de l'ILE
  • 1948, nouvelle création de l'ILE
  • , nouvelle dissolution de l'ILE et création du GALE (groupement autonome de la Légion étrangère)
  • , création du COLE (commandement de la Légion étrangère)
  • , le COLE devient l'ITLE (inspection technique de la Légion étrangère)
  • , dissolution de l'ITLE
  • , création du GLE (groupement de Légion étrangère)
  • , le GLE devient COMLE (commandement de la Légion étrangère).

Historique des garnisons, campagnes et batailles

Le , alors que la Légion atteint l'effectif de 30 000 hommes, le général Rollet, reçoit le poste d'inspecteur de la Légion étrangère nouvellement créé à Tlemcen en Algérie. C'est à ce moment qu'est créé le dépôt commun des régiments étrangers (DCRE). Cette inspection est dissoute en 1935 avec le départ du Père Légion à la retraite.

En 1948, l'Inspection renaît pour deux ans sous le commandement du général Monclar. De nouveau dissoute en 1950, elle laisse la place au groupement autonome de la Légion étrangère (GALE) commandé successivement par les généraux Olié et Paul Gardy qui ont les attributions d'un général inspecteur. Le GALE comprend alors un état-major à Sidi Bel Abbès, le dépôt commun de la Légion, le 1er REI qui regroupe toutes les unités d'instruction, le service d'information et le service du moral et des œuvres de la Légion étrangère (SMOLE).

En 1954, à la fin de la guerre d'Indochine, la Légion étrangère est réorganisée. Le 1er régiment étranger prend alors à son compte toutes les attributions des unités communes aux régiments de Légion. Le COLE (commandement de la Légion étrangère) est créé le 1er juillet 1955 à Vincennes ; son commandement est assuré par le colonel Lennuyeux. Deux ans plus tard, le 16 septembre 1957, le commandement prend l'appellation d'inspection technique de la Légion étrangère (ITLE). Cette inspection sera dissoute en 1964 et ses attributions seront dévolues au chef de corps du 1er Étranger.

En 1972, sous l'impulsion du colonel Letestu est créé un groupement de Légion étrangère (GLE), dont le commandement lui est confié. Il a alors autorité sur les 1er et 2e régiments étrangers et conserve les prérogatives de général inspecteur. Par ailleurs, le chef du GLE commande aussi la 31e brigade. Cette unité expérimentale, à forte dominante Légion est l'une des premières brigades interarmes. Elle sera engagée au Liban en 1983 puis dissoute pour devenir la division légère blindée.

Le 1er juillet 1984, le GLE reprend la dénomination de commandement de la Légion étrangère (COMLE).

Traditions

Devise

Legio patria nostra « La Légion est notre Patrie » L'origine de cette devise est aujourd'hui mal connue. On ne sait pas exactement quand, ni comment elle est née et a été adoptée. Néanmoins, l'appartenance à cette Patrie, à cette nouvelle famille, n'oblige pas à la répudiation de la première. La Légion étrangère respecte la patrie d’origine du légionnaire et il est parfaitement libre de conserver sa nationalité. À tel point que la Légion demande son accord à tout légionnaire qui pourrait être envoyé sur un théâtre d’opération sur lequel son pays d’origine serait également engagé.

La devise de la Légion étrangère est « honneur et fidélité »[réf. souhaitée]. De 1831 à 1921 la devise de la Légion Étrangère était « valeur et discipline » ainsi qu'elle était inscrite sur le premier drapeau offert en 1832 par le roi Louis Philippe Ier. « Legio Patria Nostra était à l'origine la devise du 3e R.E.I. Il semble que cette dernière devienne, à l'usage, la devise de la Légion[réf. nécessaire].

Devise des régiments

2e REP : More Majorum 3e REI : Legio Patria Nostra ("la Légion est notre Patrie") 13e DBLE : More Majorum ("à la manière des Anciens") 2e REI : Être prêt. DLEM : Pericula ludus ("au danger mon plaisir"). 1er REC : Nec pluribus impar ("au-dessus de tous"). 1er REG : Fier de ton passé, confiant dans l'avenir. 2e REG : Rien n'empêche.

Insigne

Drapeau

Décorations

Chant

Titulaires du poste

Inspection de la Légion étrangère (IILE)
Groupement autonome de la Légion étrangère (GALE)
  • 1950 : colonel Olié
  • 1951 : colonel Paul Gardy
Commandement de la Légion étrangère (COLE)
  • 1955 : colonel puis général Lennuyeux
Inspection technique de la Légion étrangère (ITLE)
  • 1957 : général Lennuyeux
  • 1958 : général Paul Gardy (18 janvier 1901- 20 octobre 1975)
  • 1960 : général René Morel
  • 1962 : général Jacques Lefort
Groupement de la Légion étrangère (GLE)
  • 1972 : colonel puis général Letestu
  • 1973 : colonel puis général Gustave Fourreau
  • 1976 : colonel puis général Bernard Goupil
  • 1980 : général Lardry
  • 1982 : général Jean-Claude Coullon
Commandement de la Légion étrangère (COMLE)
  • 1984 : général Jean-Claude Coullon
  • 1985 : général Jean Louis Roué
  • 1988 : général Raymond Le Corre
  • 1992 : général Bernard Colcomb
  • 1994 : général Christian Piquemal
  • 1999 : général Bernard Grail
  • 2002 : général Jean-Louis Franceschi
  • 2004 : général Bruno Dary
  • 2006 : général Louis Pichot de Champfleury
  • 2009 : général Alain Bouquin
  • 2011 : général Christophe de Saint Chamas
  • 2014 : général Jean Maurin
  • 2018 : général Denis Mistral

Faits d'armes faisant particulièrement honneur à l'unité

Personnalités ayant servi au sein de l'unité

L'unité aujourd'hui

Missions

Organisation

Dans sa mission, le général commandant la Légion est assisté d'un état-major restreint dont les services s'appuient sur le personnel du 1er RE et du GRLE. Cet état-major est constitué (en 2012) de la manière suivante :

  • la division des ressources humaines (DRHLE) assure la gestion, l'administration de l'ensemble du personnel servant à titre étranger, ainsi que l'administration de tous les étrangers rayés des contrôles ;
  • Le groupement de recrutement de la Légion étrangère (GRLE) est responsable des postes d'information et postes de recrutement de la Légion étrangère ainsi que du centre de sélection et d'incorporation ;
  • la division des systèmes d'information et de communication (DSICLE) développe les applications propres, administre les réseaux et conseille en matière de formation SIC pour la Légion étrangère. Elle s'appuie pour sa mission sur le Service de traitement de l'information de la Légion Étrangère (STILE) ;
  • la division statistiques et protection du personnel de la Légion étrangère (DSPLE) a compétence, en matière de protection et de sécurité sur l'ensemble du personnel servant à titre étranger. Elle participe à la sélection des candidats à l'engagement ;
  • la division communication et information (DCILE) est chargée de la communication institutionnelle. Elle gère les relations publiques, les médias, les productions de Képi blanc, le mensuel de la Légion, l'administration des sites internet, ainsi que la cellule audiovisuelle ;
  • la division histoire et patrimoine (DHPLE) assure la conservation et la gestion du patrimoine de la Légion étrangère, et notamment la gestion du musée de la Légion étrangère ;
  • le bureau d'action sociale et d'entraide de la Légion étrangère / foyer d'entraide de la Légion étrangère (BASELE / FELE).

Matériels

Galerie

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Sources et bibliographie

  • Le Livre d’or de la Légion étrangère (1831-1955), Jean Brunon et Georges Manue, éditions Charles Lavauzelle et Cie, 1958.

Notes et références