Comité diplomatique

Le comité diplomatique de l'Assemblée constituante, puis l'Assemblée législative et enfin de la Convention a été constitué pour contrôler la politique étrangère de l’Exécutif.

Rôle et influence

Certains ont fait de ce comité le véritable responsable de la politique extérieure sous la Révolution[1]. La réalité fut plus complexe, et plusieurs périodes sont à distinguer. Ce comité est relativement inexistant sous une grande partie de la Constituante, de par l'action de Mirabeau qui tenait à conserver à Louis XVI ses prérogatives sur la diplomatie de la France et poussait l'assemblée à faire une confiance aveugle au ministre des Affaires étrangères du roi. À partir d'avril 1791, toutefois, le comité exerce réellement une surveillance sur ce ministre des Affaires Étrangères, sous l'influence de Fréteau de Saint Just. Sous la Législative, il relaye fortement le point de vue des fractions les plus bellicistes de la Législative pour aboutir à la guerre contre l'Autriche. Enfin, sous la République, le Comité diplomatique a été le propagandiste de la ligne politique des Girondins, en matière d'affaires étrangères, avant d’expirer avec eux, en juin 1793[2].

Membres du comité au sein de l'Assemblée Constituante

Titulaires :

Suppléants

Membres du comité au sein de l'Assemblée Législative(1791-1792)

Il est composé de 12 membres (puis 18) et de 6 suppléants. Première composition au sein de l'Assemblée législative:

Suppléants :

Un renouvellement est opéré à deux reprises de ce comité diplomatique. Dans les deux cas, il est procédé en deux étapes : d’abord par un tirage au sort qui exclut la moitié de ses membres (les 25 janvier et 6 juin 1792), puis par l’élection de nouveaux commissaires qui remplacent les membres précédemment exclus(les 2 mars et 17 juillet 1792).

Dans les faits, le renouvellement est très relatif. Par exemple, le 2 mars 1792, quatre des six membres exclus lors du tirage au sort du 25 janvier 1792, sont immédiatement réélus (Ruhl, Lemontey, Jaucourt et Briche). Schirmer est remplacé par le suppléant Daverhoult, et Treil-Pardailhan par le seul nouveau venu, Vincent-Marie de Vaublanc.

Références

Sources