Combat de Landéan

Combat de Landéan
Combat du Landéan

Informations générales
Date 14 septembre 1799
Lieu Landéan
Issue Victoire des Chouans
Belligérants
Flag of France.svg RépublicainsRoyal Standard of King Louis XIV.svg Chouans
Commandants
André Bobon
Forces en présence
60 hommes[1]400 à 500 hommes[1]
Pertes
10 morts[1]
quelques prisonniers (relâchés)[1]
inconnues

Chouannerie

Coordonnées 48° 24′ 50″ nord, 1° 09′ 05″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

(Voir situation sur carte : Ille-et-Vilaine)
Combat du Landéan

Géolocalisation sur la carte : Bretagne

(Voir situation sur carte : Bretagne)
Combat du Landéan

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Combat du Landéan

Le combat de Landéan se déroula pendant la Chouannerie.

Le combat

Le 14 septembre, dans la forêt de Fougères, dans la commune de Landéan, soixante soldats républicains attaquent un rassemblement de Chouans. Sous-estimant le nombre de leurs adversaires, ils sont mis en déroute avec perte de dix tués, plusieurs blessés et quelques prisonniers qui sont relâchés par les Chouans contre la promesse de ne plus combattre contre eux[1]. En représailles, les républicains condamnent la commune de Landéan à une amende de 6 000 francs. Les habitants ne pouvant la payer, les bestiaux et les grains de la commune sont saisis et ne sont rendus qu'en échange d'un acompte de 3 000 francs[2].

« Le 29 du présent mois, une partie des vingt-trois hommes cantonnés ici, avec la colonne mobile, joints au cantonnement de La Bazouges, ayant eu connaissance que les brigands étaient rassemblés aux environs de la forêt de Fougères, à l'endroit ou Fizelier et ses camarades furent assassinés il y a peu de jours, s'y portèrent au nombre de soixante environ, les attaquèrent mais bientôt ils se voient cernés et forcés de céder au nombre. Dix hommes ont perdu la vie dans cette affaire, dont un capitaine, cinq soldats et quatre de la colonne mobile, du nombre desquels est le citoyen Nicolle, sous-lieutenant. Il y a plusieurs blessés, d'autres ont été arrêtés par les brigands, ils les ont dépouillés, désarmés et renvoyés, après leur avoir fait promettre de ne plus porter les armes contre eux. La perte des armes devient encore conséquente pour nous, qui n'avons que de quoi armer la moitié de notre monde. Sur ce qu'on a pu juger, les brigands étaient au nombre de quatre à cinq cents, mais pas encore tous rassemblés au moment de l'attaque, car c'en était fait de tout le détachement[1]. »

— Rapport de Hautraye, commissaire de Louvigné-du-Désert, à l'administration centrale.

Bibliographie

  • Théodore Lemas, Le district de Fougères pendant les Guerres de l'Ouest et de la Chouannerie 1793-1800, Rue des Scribes Éditions, , p. 305.
  • Christian Le Boutellier, La Révolution dans le pays de Fougères, Société archéologique et historique de l'arrondissement de Fougères, , p. 674-675.

Références

  1. a b c d e et f Théodore Lemas, Le district de Fougères pendant les Guerres de l'Ouest et de la Chouannerie, p.  305.
  2. Christian Le Bouteiller, La Révolution dans le pays de Fougères, p. 674-675.