Collobrières

Collobrières
Place de la Libération.
Place de la Libération.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Toulon
Canton Le Luc
Intercommunalité Communauté de communes Méditerranée Porte des Maures
Maire
Mandat
Christine Amrane
2014-2020
Code postal 83610
Code commune 83043
Démographie
Population
municipale
1 921 hab. (2014)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 17″ nord, 6° 18′ 35″ est
Altitude Min. 58 m
Max. 776 m
Superficie 112,68 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.collobrieres.fr/

Collobrières est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie

Collobrières est une commune située au cœur du Massif des Maures. Le village n'est relié que par une seule route qui va de Pierrefeu-du-Var à Grimaud. Il est traversé par le Réal Collobrier, petit cours d'eau où l'on trouve des chevesnes, du barbeau méridional, du vairon ainsi que de nombreuses couleuvres d'eau et quelques tortues cistude. Le village est entouré de vignes. De profondes forêts de châtaigniers et de chênes lièges le surplombent[1].

Communes limitrophes :

Bormes-les-Mimosas au sud

La Londe-des-Maures au sud-ouest

Pierrefeu-du-Var à l'ouest

Puget Ville , Carnoules et Pignans au nord-ouest

Gonfaron , les Mayons au nord

La Garde-Freinet , Grimaud au nord-est

La Môle à l'est.

Toponymie

Le nom de la commune vient du provençal coulobro/colòbra[2] ("couleuvre"). Collobrières s'écrit Couloubriero en occitan provençal selon la norme mistralienne[3], ou bien Colobriera en occitan provençal selon la norme classique[réf. nécessaire].

Histoire

Ruines de l'église Saint-Pons[4].

Le village de Collobrières est considéré comme la « capitale de la châtaigne ». Une fabrique de marrons glacés y est implantée depuis plusieurs décennies. La fête de la Châtaigne y est célébrée les trois derniers dimanches d'octobre de chaque année et offre à ses quelques milliers de visiteurs marché artisanal, course pédestre et animations en tous genres.

Collobrières a été fondée au XIIe siècle. Elle possède d'ailleurs un pont en pierre de cette époque (le Pont Vieux) et une église actuellement en rénovation (l'église Saint-Pons).

Dans le contexte de la fin de la guerre d’Algérie, un hameau de forestage a été construit en novembre 1962 à 14 km du centre du village, à Capelude, à destination de familles de harkis. Le conseil municipal n'avait pas souhaité le voir implanté plus près. Finalement, en septembre 1970, les familles ont été transférées sur le site de La Capelle, plus proche, à 2,8 km du centre village[6].

Le , deux femmes gendarmes y trouvent la mort lors de l'interpellation d'Abdallah Boumezaar. Ce dernier parviendra à s'enfuir et sera finalement appréhendé quelques heures plus tard grâce à d'importants moyens mobilisés pour le retrouver[7]. Il sera condamné le 20 février 2015 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 30 ans de sûreté.

Blasonnement

Blason ville fr Collobrières (83).svg

Les armoiries de Collobrières se blasonnent ainsi :

D'azur au châtaignier d'argent accosté de deux couleuvres tortillées en pal et affrontées du même, à la bordure d'or chargée des mots COLL à dextre, OBR en chef et IERES à senestre en lettres capitales de gueules

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Christine Amrane UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 921 habitants, en augmentation de 4,23 % par rapport à 2009 (Var : 2,98 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 800 1 509 1 439 1 540 1 680 1 825 1 866 2 008 1 978
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 140 2 302 2 410 2 307 2 487 2 177 2 172 2 216 2 285
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 251 2 132 1 904 1 508 1 514 1 545 1 505 1 005 1 055
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 169 1 176 1 135 1 337 1 435 1 596 1 639 1 843 1 921
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

Collobrières est un petit village provençal ancien situé au fond d'une vallée du massif des Maures. Accroché à une colline, parcouru de petites ruelles escarpées, en escaliers ou calades, il est une véritable invitation à la promenade.

À voir : place de la Mairie, place Rouget-de-l'Isle, place de l'Église, église Saint-Pons, pont du XIIe siècle, chapelle Notre-Dame-de Pitié-et-des-Sept-Douleurs[12].

La cloche de la mairie, de 1645, a été classée au titre des objets mobiliers par arrêté du 7 octobre 1981. À l’origine dans la chartreuse de la Verne, elle fut déplacée dans le clocher de l'ancienne église Saint-Pons de laquelle où fut placée à la Révolution, en 1873[13].

Dans les environs :

  • L'ancienne chartreuse de la Verne,
  • La chapelle Notre-Dame-des-Anges,
  • Le Plateau de Lambert avec les menhirs les plus hauts du Var et le tronc de châtaignier millénaire.
    Tronc de châtaignier vide.
    Les menhirs du Lambert.

Spécialités : Les châtaignes (marrons), le vin (Cotes de Provence), le liège.

Personnalités liées à la commune

Pour approfondir

Bibliographie

  • (fr+en+de) Coordination générale : René Dinkel, Élisabeth Decugnière, Hortensia Gauthier, Marie-Christine Oculi. Rédaction des notices : CRMH : Martine Audibert-Bringer, Odile de Pierrefeu, Sylvie Réol. Direction régionale des antiquités préhistoriques (DRAP) : Gérard Sauzade. Direction régionale des antiquités historiques (DRAH) : Jean-Paul Jacob directeur, Armelle Guilcher, Mireille Pagni, Anne Roth-Congés Institut de recherche sur l'architecture antique (Maison de l'Orient et de la Méditerranée-IRAA)-Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Suivez le guide - Monuments Historiques Provence Alpes Côte d’Azur, Marseille, Direction régionale des affaires culturelles et Conseil régional de Provence – Alpes - Côte d’Azur (Office Régional de la Culture), 1er trimestre 1986, 198 p. (ISBN 2-906035-00-9)
    Guide présentant l'histoire des monuments historiques ouverts au public en Provence – Alpes – Côte - d'Azur, avec cartes thématiques : 4 Renaissance / Classique / Baroque (traduit en allemand et anglais en septembre 1988). notice Collobrière : Ancienne Chartreuse de la Verne pp.126-127
  • Chiffres clés publiés par l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Dossier complet
  • Inventaire national du patrimoine naturel de la commune

Articles connexes

Liens externes

  • Site de la mairie
  • Site de l'office de tourisme
  • Collobrières sur le site de l'Institut géographique national
  • Collobrières sur le site de SIG Var
  • Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site du ministère français de la Culture (base architecture et patrimoine), photographies de Françoise Thurel, S. Réol, Christian Hussy, Marc Heller, Armelle Guilcher, Gaëtan Congès, Hélène Barge, Jean-Marie Michel, Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région PACA
  • Notices d'autorité : Bibliothèque nationale de France (données)

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références

  1. Site de la direction régionale de l’environnement (DIREN) et Inventaire et protections réglementaires de l'environnement de la commune
  2. Lou tresor dóu Felibrige / Le trésor du Félibrige, F. Mistral, vol. 1 p. 605 de l'édition CPM de 1979.
  3. Lou tresor dóu Felibrige / Le trésor du Félibrige, vol. 1 p. 605 de l'édition CPM de 1979.
  4. Les ruines de Saint Pons
  5. Michel Roux, Les harkis, les oubliés de l'histoire, éd. la découverte, 1991, page 310 (ISBN 978-2-7071-2063-2).
  6. "Deux gendarmes abattues à Collobrières : le suspect passe aux aveux", varmatin.com, 18 juin 2012
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. La chapelle Notre Dame de Pitié et des Sept Douleurs
  12. Base Palissy du ministère de la culture et de la communication : Objets mobiliers
  13. « Tous les Justes de France - Var », sur yadvashem-france.org (consulté le 16 août 2015).