Cobra

Cobra
Nom vulgaire ou nom vernaculaire ambigu :
L'appellation « Cobra » s'applique en français à plusieurs taxons distincts.
Description de cette image, également commentée ci-après
Cobra égyptien

Taxons concernés

Le nom cobra (/kɔbʁa/) désigne plusieurs espèces de serpents venimeux de la famille des Elapidae, notamment l'ensemble des espèces du genre Naja, qui ont la particularité d'étendre une coiffe lorsqu'ils sont en posture de combat. Ils se rencontrent en Asie et en Afrique[1],[2]. Une partie des cobras sont par ailleurs appelés cobras cracheurs du fait de leur capacité à projeter leur venin.

Le terme simple de cobra est parfois utilisé pour désigner une espèce particulière, notamment le cobra indien (c'est cette dernière que l'on associe au fakir charmeur de serpents[3], dans l'imagerie populaire) ou le cobra égyptien[Note 1]. Cette pratique peut être source de confusion et ne doit pas faire perdre de vue qu'il s'agit d'un nom assez général désignant aussi les autres espèces du genre Naja ainsi que des espèces aujourd'hui classées dans d'autres genres[4].

D'autres espèces d'élapidés n'appartenant pas au genre Naja mais assez apparentées sont aussi appelées cobra, notamment parce qu'elles ont un temps été classées dans ce genre et/ou parce qu'elles sont dotées de cette même capacité de dresser et d'aplatir leur cou. Le cobra royal (Ophiophagus hannah) est le plus célèbre d'entre eux et il est le plus grand de tous les cobras. Mais il y a aussi un cobra cracheur africain qu'on préfère aujourd'hui appeler ringhal (Hemachatus haemachatus) pour mieux le distinguer. Quelques élapidés apparentés aux Naja mais ayant peu ou pas la capacité d'aplatir leur cou sont aussi appelés assez improprement cobra, comme les Pseudohaje et les Walterinnesia, ou même des serpents de mer comme les Laticauda, tandis que d'autres également assez proches ne sont traditionnellement pas appelées ainsi bien qu'elles soient dotées de cette capacité, tels les Aspidelaps.

Étymologie

Le terme cobra est un emprunt au portugais (ou au vieux galicien) qui désignait les couleuvres[5]. Issu du latin vulgaire *cŏlŏbra pour cŏlŭubra, le terme cobra de capel(l)o qui se traduit littéralement par "couleuvre à capuche" en raison de l'élargissement caractéristique de leur cou, a été donné par les explorateurs portugais à certaines espèces de serpents asiatiques qui possédaient cette caractéristique. Ce terme est présent en français depuis au moins le XIVe siècle[5], mais a aussi été repris en anglais, espagnol, etc. Les formes du terme influencées par l'allemand s'écrivent avec un « K », par exemple Kobra ((de), (sv), (cs)), Kobry ((pl)), Kobre ((hr)).

Physiologie, comportement et écologie

Les caractéristiques générales des cobras sont celles de la famille des Elapidae, avec des nuances pour chaque espèce : voir les articles détaillés pour plus d'informations sur leur description ou leur mode de vie.

Espèces portant le nom de « cobra »

Les espèces du genre Laticauda sont fréquemment appelées « cobras de mer ».

Caractéristiques communes

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Le cobra[Lequel ?] a la particularité de gonfler son cou lorsqu'il est excité (en colère). Ce sont en fait ses côtes qu'il a la possibilité d'écarter qui provoquent ce phénomène. C'est une ruse de défense qui lui permet de paraître beaucoup plus gros aux yeux de son adversaire ou de son prédateur[7],[8].

Leur venin est extrêmement toxique. Il est inoculé chez la victime par morsure ou par projection sur ses muqueuses. Il s'agit d'un neurotoxique qui provoque une paralysie des muscles (en particulier les muscles respiratoires). Il peut provoquer la mort chez l'homme en deux à dix heures. Il peut tuer un éléphant[réf. nécessaire][9] en une seule morsure.

Autres caractéristiques

Au-delà des caractéristiques communes, parmi les espèces ainsi désignées, le cobra indien, ou serpent à lunettes, arbore un motif évoquant des « lunettes » sur sa face dorsale[10]. Une vieille légende hindoue prétend que ces « lunettes » seraient la marque de Shiva. Ce dieu aurait appliqué cette marque sur le capuchon du cobra afin de le remercier de l'avoir abrité du soleil. Ce serpent se trouve dans une aire limitée au sous-continent indien[11].

Certaines espèces peuvent atteindre deux à trois mètres (Naja ashei) de long, voire plus comme l'énorme cobra royal qui dépasse cinq mètres.

D'autres espèces comme le Cobra cracheur équatorial ou encore le ringhal (qui n'est pas du genre Naja) sont capables de cracher leur venin, visant toujours les yeux de leur cible, afin d'aveugler celle-ci[12].

Le cobra du Cap, le cobra égyptien et le cobra des Philippines possèderaient les venins les plus actifs.

Sources

Notes et références

Notes

  1. Notamment associé à la mort de Cléopâtre

Références

  1. Article Larousse, Introduction
  2. Article Dinosoria, Introduction
  3. Article Dinosoria, Charmeurs de serpents
  4. Article Dinosoria, Caractéristiques générales des cobras
  5. a et b Définitions lexicographiques et étymologiques de « cobra » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  6. http://dico-sciences-animales.cirad.fr/liste-mots.php?fiche=18613&def=najas
  7. Article Larousse, 1.1. Des postures qui dénotent son humeur
  8. Article Larousse, 1.2. Une technique unique, mais infaillible
  9. Éditions Larousse, « Encyclopédie Larousse en ligne - cobra », sur www.larousse.fr (consulté le 26 décembre 2016)
  10. Article Larousse, 2. Zoom sur... le cobra indien
  11. Article Larousse, 1.4. Milieu naturel et écologie
  12. Article Dinosoria, Les cobras cracheurs