Claude Blad

Claude-Antoine-Auguste Blad
Fonctions
Député du Finistère

(3 ans, 1 mois et 20 jours)
Gouvernement Convention nationale
Député au Conseil des Cinq-Cents

(2 ans, 7 mois et 3 jours)
Gouvernement Conseil des Cinq-Cents
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Brest (Finistère)
Date de décès (à 38 ans)
Lieu de décès Toulon (Var)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Girondins
Profession Employé d'administration
députés du Finistère

Claude-Antoine-Auguste Blad, né le à Brest, mort le à Toulon (Var)[1], est un administrateur et un homme politique français.

Biographie

Fils d'un pharmacien du port de Brest, employé de l'administration de la marine au port de Brest avant la Révolution française, secrétaire du club patriote[2] et procureur de cette commune en 1791[3], Blad est élu le député du Finistère à la Convention nationale, avec 264 voix sur 417 votants. Lors du procès de Louis XVI, il vote l'appel au peuple et la mort avec sursis jusqu'à « l'expulsion de toute sa famille ».

Le 6 juin, il fait partie des « 73 » qui signent une protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin 1793. Le 3 octobre, il est décrété d'arrestation et reste en prison plusieurs mois.

Au Comité du salut public

Libéré sous la Convention thermidorienne et réintégré dans l'Assemblée le 18 frimaire an III (), il est nommé secrétaire de l'assemblée le puis au comité de salut public le 3 juin. Combattant les Jacobins, il réclame contre l'apologie du 31 mai de Lecointre de Versailles le 20 mars, puis se range le 19 mai, parmi les accusateurs du Grand Comité de l'an II. S'adressant à Doulcet, qui défendait Robert Lindet, il s'écrie ainsi : « Comptez-vous pour rien les 18 mois de leur tyrannie? » De même, il reproche à André Jeanbon Saint André d'avoir ruiné la marine. De même, il s'unit avec les autres représentants de Brest pour dénoncer Joseph Donzé de Verteuil, accusateur public du tribunal révolutionnaire de sa ville.

Envoyé en mission à l'armée de l'Ouest avec Tallien lors de l'expédition de Quiberon, il demande qu'on épargne les émigrés de moins de 16 ans, après la victoire des troupes républicaines, mais la Convention prend un décret contraire.

Au Conseil des Cinq-Cents

Après son départ du comité de salut public le 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795), il est choisi par ses collègues, le 4 brumaire an IV (26 octobre 1795), conformément au décret des deux tiers, pour siéger au Conseil des Cinq-Cents, où il siège sur les bancs de la droite suspecte de royalisme. Le , il proteste contre la réorganisation de la marine par le Directoire. Le , il fait un rapport sur les déportés de Saint-Domingue détenus en France, dans lequel il s'oppose à un décret du Directoire qui les livre à une commission, proposant de les traduire devant le tribunal de Charente-Inférieure.

Lors du renouvellement de , il quitte la vie politique. Nommé sous-commissaire de la marine à Toulon au début de 1800[4], il meurt dans cette ville en .

Bibliographie

Sources principales

Notes et références

  1. Voir Jean Pascal, Les députés bretons de 1789 à 1983, PUF, 1983, 812 pages, p. 74. En revanche, Jeanne Grall, Girondins et Montagnards: les dessous d'une insurrection, 1793, Ouest-France, 1989, 213 pages, p. 165 (ISBN 2737302439), et Hélène Tierchant, Hommes de la Gironde, ou, La liberté éclairée, Dossiers d'Aquitaine, 1993, 187 pages, p. 156, indiquent le 19 frimaire an XI ().
  2. Claude-Augustin Tercier, Xavier Du Boisrouvray, Mémoires d'un chouan: 1792-1802, Tallandier, 1989, 449 pages, p. 416, note 110.
  3. Henri Lambert, Pour Dieu et le roi, ou, L'inutile sacrifice: Quiberon, juin-juillet 1795, Marque-Maillard, 1987, 435 pages, p. 199.
  4. Bernard Gainot, Dictionnaire des membres du Comité de salut public: dictionnaire analytique biographique et comparé des 62 membres du Comité de salut public, Tallandier, 1990, 163 pages, p. 88.