Clément de Rome

Clément de Rome
Saint catholique
image illustrative de l’article Clément de Rome
Saint Clément : 2e ou 4e évêque de Rome
Biographie
Naissance Ier siècle
probablement Rome
Décès après 98
en exil dans le Cherson (aujourd'hui la Crimée)
Pape de l’Église catholique
Élection au pontificat 92 (selon Eusèbe)
Fin du pontificat 99 (selon Eusèbe)

Clément de Rome (en latin Clemens Romanus) est l'auteur d'une importante lettre adressée à la fin du Ier siècle par l'église chrétienne de Rome à celle de Corinthe. Il est connu essentiellement par cette lettre et par les témoignages la concernant[1].

Selon Irénée de Lyon, Tertullien et Eusèbe de Césarée, Clément était un des premiers évêques de Rome, successeurs de saint Pierre. Pour cette raison on l'appelle aussi le pape[2] Clément 1er[3].

Clément est vénéré comme saint et martyr par l'Église latine et le christianisme oriental. Il est liturgiquement commémoré le 23 novembre[4].

Chef de l'Église de Rome

Dans sa liste des successeurs de Pierre (apôtre) dans le siège épiscopal de Rome, Irénée de Lyon (vers 130202) mentionne Clément comme le troisième, après Lin et Anaclet ; il dit que Clément avait vu les Apôtres, s'était entretenu avec eux, leur prédication résonnait à ses oreilles et leur tradition était devant ses yeux »; et il informe que, dans l'épiscopat de Clément, qui avait connu directement les apôtres, l'Église de Rome écrit une lettre puissante aux Corinthiens en leur renouvellant la foi et la tradition reçue récemment des apôtres[5]. Pour Irénée de Lyon, « Clément avait vu les apôtres et avait été en contact avec eux »[6] Dans sa Chronique, Eusèbe de Césarée (vers 265 – vers 340) indique que Clément était le troisième évêque de Rome pendant neuf années à partir de 92[7]; et dans son Histoire écclesiastique il dit[8] que, la douzième année de Domitien (92), Anaclet, ayant été évêque de l'église des Romains douze ans, a pour successeur Clément.

Eusèbe dit aussi que Clément, troisième chef de l'Église des Romains après Paul et Pierre et successeur de Lin et Anaclet, est encore évêque de Rome quand Trajan succède à Nerva en 98[9] et que Évariste devient quatrième évêque de Rome en 99, deuxième année de Trajan[10].

Jérôme (vers 347420) rapporte la même succession d'Irénée et d'Eusèbe mais, puisqu'il considère saint Pierre le premier évêque de Rome, il décrit Clément comme le quatrième, pas le troisième ; au même temps il observe que la majorité des Latins considèrent Clément le successeur immédiat de Pierre[11]. En effet cette idée qui existait parmi des Latins pourrait être une conclusion naturelle[12] de la déclaration de Tertullien (vers 155 – vers 220), fondateur de la théologie latine, que « l'Église de Rome montre que Clément a été ordonné par Pierre »[13],[14].

Hypothèses expliquant la diversité de traditions

Jean Colson énumère plusieurs hypothèses faites pour concilier ces informations contradictoires sur l'ordre de succession des premiers évêques de Rome[15], dont l'une est que Clément, Lin et Anaclet/Clet étaient tous ensemble membres dirigeants du presbyterium de l'Église de Rome avant l'apparition de l'épiscopat monarchique[16],[17]. Une autre idée est que Clément était l'évêque successeur de Pierre, tandis que Lin et Anaclet étaient ses « auxiliaires ». Selon une autre hypothèse encore, Clément, qui dans sa Lettre aux Corinthiens donne le conseil de quitter l'épiscopat plutôt que d'être occasion de schisme, aurait lui-même démissionné pour l'amour de la paix. Une autre encore suppose qu'il y avait à Rome deux communautés chrétiennes distinctes, l'une d'origine juive dirigée par un évêque successeur de Pierre, l'autre d'origine païenne sous un evêque successeur de Paul, et que les deux auraient fusionné sous Clément.

Ensuite Colson propose une hypothèse personnelle à lui, qu'il considère plausible : Lin et Anaclet seraient les premiers présidents successifs d'un collège des presbytre ou ἐπίσκοποι (episkopoï) de l'Église locale de Rome, tandis que Clément serait successeur de l'apôtre Pierre dans sa fonction de superviseur des diverses Églises locales. Il serait pour cette raison que, dans ses Stromates, Clément d'Alexandrie (vers 150 – vers 215), en citant la Lettre aux Corinthiens de son homonyme de Rome, en appelle l'auteur lˊapôtre Clément[18]. Rome ne serait que la base d'où il exerce son apostolat, fonction itinérante par nature, mais quand il a vieilli, il s'y fixe de façon permanente et par conséquence la présence ininterrompue du successeur de l'apôtre Pierre éclipse ensuite totalement le rôle du président du collège des ἐπίσκοποι[19].

Le Pasteur d'Hermas est un texte chrétien dont la rédaction finale est du IIe siècle, mais dont certaines parties pourraient être d'époques antérieures. L'auteur, qui se présente comme visionaire, dit qu'une femme représentant l'Église personifiée qui lui avait prêté un petit livre à copier et à annoncer aux élus de Dieu vint après et « me demanda si j'avais déjà donné le petit livre aux presbytres. Je dis que non. " Tu as eu raison, dit-elle. J'ai certains mots à ajouter. Quand j'aurai achevé l'ensemble, tu le feras connaître à tous les élus. Tu feras donc deux copies du petit livre et tu en enverras une à Clément, l'autre à Grapté. Et Clément l'enverra aux autres villes: c'est sa mission. Grapté, elle, avertira les veuves et les orphelins. Toi, tu le liras à cette ville, en présence des presbytres qui dirigent l'église. "[20]» Ceux qui dirigent l'église dans « cette ville » sont donc « les presbytres », mais « Clément » a la mission et la responsabilité de s'occuper des « autres villes ». Colson y voit un écho de l'organisation hiérarchique de l'Église de Rome au temps de Clément[21]

Supposées identifications avec des homonymes historiques

Clément de l'Épître aux Philippiens

Eusèbe de Césarée dans son Histoire ecclésiastique dit que Clément, troisième évêque des Romains, « a été, au témoignage de Paul, son auxiliaire et le compagnon de ses combats[22]», se référant sans doute à l'Épître aux Philippiens[23]. Cette affirmation d'Eusèbe, qui se trouve aussi dans les écrits d'Origène[24] et de Jérôme, est considérée possible mais douteuse ou même improbable par des érudits comme Philippe Henne[25], Jean Colson[26] et Jean-Louis Klein[27].

Titus Flavius Clemens

Dans le XIXe siècle, plusieurs savants identifiaient le pape Clément Ier avec Titus Flavius Clemens, consul de l'an 95[28], exécuté par son cousin l'empereur Domitien dans la même année « sur le soupçon le plus frivole » selon Suétone[29]», mais selon Dion Cassius la condamnation était pour « athéisme » (άθεότης), « accusation qui fit condamner également beaucoup d'autres personnes convaincues de s'être laissées entraîner aux coutumes des Juifs »[30] Quelques-uns interprètent l'accusation d'« athéisme » et de « coutumes des Juifs » comme référence au christianisme. Selon eux, cette accusation « prouve que les Romains ne distinguaient pas encore, au premier siècle, les chrétiens, qui, dans le principe, étaient tous Juifs »[31].

Aujourd'hui on rejette cette identification[28]. Peters dit : « Le silence unanime des meilleures sources sur ce point serait par trop étonnant : si le pape Clément avait été consul, s’il était un Flavien et le propre cousin de l’empereur, comment ne l’aurait-on pas retenu et redit[12]? Selon Eusèbe, Clément de Rome vivait encore au début du règne de Trajan[32]. Et ce n'est qu'au IXe siècle qu'est mentionnée pour la première fois la foi chrétienne du consul, sous la plume de Georges le Syncelle[33].

Quelques-uns ont supposé que Clément de Rome était un affranchi du consul[28]. Mais, tandis que les esclaves affranchis prenaient le nomen, indication de la gens du patron (dans ce cas, Flavius), ils ne prenaient pas le cognomen, indication de la famille (dans ce cas, Clemens)[34].

Dans le Ier siècle beaucoup de Romains s'appelaient Clément, dont cinq mentionnés par Tacite[35].

Personnage d'œuvres fictives

Roman pseudo-clémentin

Clément, après avoir retrouvé sa mère et ses deux frères, reconnaît son père dans le vieillard fataliste (de gauche à droite : Faustus, Pierre, Clément, Nicétas et Aquila, Mattidia). Tableau de Bernardino Fungai (1460-1516). Strasbourg, Musée des Beaux-Arts.

Le Roman pseudo-clémentin est un ample récit conservé en deux recensions : un texte grec d'avant 381 appelé Homélies parce que contenant des sermons attribués à saint Pierre, et une version latine faite par Rufin d'Aquilée au début du Ve siècle et appelée Recognitions (ou Reconnaissances). Clément, le personnage central rencontre l’apôtre Pierre, qui s’emploie alors à poursuivre partout, pour le réfuter, l’hérétique Simon le Magicien. Clément se joint aux disciples de Pierre, entre lesquels se trouvent les deux frères Aquila et Nicétas. Un jour il raconte son passé à l'apôtre. Il appartenait à une très noble famille romaine, apparentée à l’empereur. Son père a atteint le rang sénatorial à l'époque de l'empereur Tibère (mort en mars 37). Alors que Clément avait cinq ans, sa mère Mattidia fut avertie en songe de quitter l’Italie avec ses deux autres fils, des jumeaux dont l'un s'appelle Faustinus et l'autre soit Faustinianus (selon les Homélies) ou Faustus (selon les Reconnaissances) ; quant à Clément, il demeura à Rome avec son père Faustus (selon les Homélies) ou Faustinianus (selon les Reconnaissances). Comme le temps passait et qu’il restait sans nouvelles des trois émigrés, le père confia Clément, alors âgé de douze ans, à des tuteurs, et partit à leur recherche ; dès lors, à son tour, il cessa de donner signe de vie. Plus tard, Pierre rencontre une mendiante aux mains paralysées, qui lui raconte ses tribulations : poursuivie par les assiduités de son beau-frère, elle décida de s’éloigner avec ses deux fils jumeaux, en prétendant obéir à un avertissement divin : au terme de ce récit, l’apôtre reconnaît Mattidia et Clément retrouve ainsi sa mère disparue. Encore plus tard, Aquila et Nicétas se révèlent être les frères plus anciens de Clément. Le matin suivant, un vieil ouvrier leur affirme ne croire qu’au destin, déterminé par les astres : il a été trahi par sa femme, laquelle, née sous l’étoile produisant des épouses adultères périssant dans un naufrage, n’a pourtant pas réussi à séduire son beau-frère, comme celui-ci le lui révéla plus tard, et préféra fuir avec ses fils jumeaux, en prétextant un rêve inquiétant ; elle lui laissa leur plus jeune fils. Pierre lui demande le nom de son benjamin : « Clément ». Le vieillard est Faustus/Faustinianus, le père des trois frères ! Mattidia arrive, reconnaît à son tour son mari et tombe dans ses bras[36],[37]. Pour un résumé plus détaillé de l'intrigue du roman, voir Anagnorisis.

Bernard Pouderon a cru distinguer derrière la figure du Clément du Roman pseudo-clémentin un Clément juif, héros d'un roman judéo-hellénistique inspiré de la légende juive du consul Titus Flavius Clemens exécuté sous Domitien pour le crime du judaïsme. Pour mettre le Clément du Roman pseudo-clémentin en relation avec saint Pierre, le redacteur, un judéo-chrétien proche, comme le montre l'enseignement qu'il attribue à Pierre, de ceux que l'hérésiologie appelle les ébionites[38],[39] change le nom de Domitien (empereur de 81 à 96) en celui di Tibère (empereur de 14 à 37), en établissant ainsi une chronologie qui rend impossible l'identification du Clément du Roman, qui est présenté comme un jeune garçon doué de raison à l'époque de l'empereur Tibère (mort en mars 37), avec le consul, qui ne naît pas avant 55-60[40].

Pouderon affirme aussi que derrière ce roman judéo-hellénistique, qu'il assigne au commencement du IIe siècle, il y a eu un autre roman de la période julio-claudienne. À l'égard de ces diverses théories de Pouderon Jan N. Bremmer dit : « ce n'est pas très sérieux !»[41] Pouderon discerne en outre des points de contact entre la présentation de Simon le Magicien dans le Roman pseudo-clémentin et la légende de Faust[42].

Les études de Frédéric Manns, Donald H. Carlson[44] et F. Stanley Jones[45] montrent la diversité des vues existant sur le supposé texte base des versions grecque et latine (l'écrit de base ou Grundschrift) et sur les écrits perdus qui pourraient être liés avec l'origine des existants : le Kerygmata Petrou (identique au Grundschrift ou différent) et le Periodoi Petrou (Itinéraire de Pierre).

Actes des saints Nérée et Achillée

Sainte Domitille avec saints Nérée et Achille, huile de Niccolò Pomarancio (1598-99) pour l'église Santi Nereo e Achilleo, à Rome.

Dans les Actes des saints Nérée et Achillée, Nérée et Achillée, qui y apparaissent non pas comme des soldats mais comme deux eunuques chambellans de Flavia Domitilla (fille de Plautilla), vont voir l'évêque Clément de Rome et pour se présenter ils lui disent: « nous savons que le consul Clément était le frère germain de votre père. Or, sa sœur Plautilla nous avait pris à son service ». Dans ce récit légendaire Titus Flavius Clemens est donc l'oncle de l'évêque Clément.

Mort de Clément

Martyre de saint Clément par Bernardino Fungai

Selon Eusèbe, Evaristus, successeur de Clément, devient le quatrième évêque de Rome en 99, deuxième année du règne de Trajan[10]. Le martyre de Clément et les miracles qui l'auraient accompagné sont une légende tardive[27]. Pouderon observe : « La légende du martyre de Clément 'la troisième année de Trajan' (c'est-à-dire en l'an 100), est relativement tardive: ignorée d'Irénée et d'Eusèbe, ignorée même des rédacteurs clémentins, elle apparaît seulement dans le cours du IVe siècle, avec le Martyrium Clementis[46]

Une tradition datant de la fin du IVe siècle[47] et mentionnée par Rufin, les papes Télesphore (+ 136) Zosime (+ 418) et le sixième concile de Vaison de 442 dit que Clément est mort comme martyr de la foi chrétienne. Les actes de son martyre sont une œuvre poétique grecque du Ve siècle, selon laquelle le pape Clément, trop influent sur l'aristocratie romaine, aurait été déporté sous Trajan en Crimée et, pour le punir de continuer son apostolat auprès des prisonniers, on lui aurait attaché une ancre au cou avant de le précipiter dans la mer,[49]. Selon Joseph Tixeront le Clément de la légende n'est pas Clément de Rome mais un martyr grec[50].

Déjà en 1729 l'historien Rémy Ceillier disait de cette œuvre : « Tout est si merveilleux dans les actes du martyre de saint Clement qu'il est difficile de les lire sans les soupçonner de fausseté. Ce ne sont que des miracles ; & quoique le style en soit assés grave, on ne trouve pas neanmoins cet air d'antiquité que l'on remarque dans les actes originaux de ce tems-là[51]».

Simon Claude Mimouni estime que la tradition du martyre de Clément repose peut-être sur une confusion avec Titus Flavius Clemens : « Toute une série de documents mettent, en effet, en relation l'évêque Clément avec le consul Titus Flavius Clemens, cousin de Domitien, qui a été décapité en 95 ou 96 pour indolence et/ou athéisme », une accusation souvent portée contre les Juifs en général et en particulier contre les chrétiens[47], encore considérés une des « sectes » du judaïsme.

Procession amenant les restes d'un saint (Clément de Rome ?) à la Basilique Saint-Clément-du-Latran (fresque du XIe siècle)

En 867, ses reliques supposées — ou peut-être une partie d'entre elles — ont été ramenées de Crimée à Rome par saints Cyrille et Méthode, qui les remirent au pape Adrien II (867-872). Elles ont été déposées dans la Basilique Saint-Clément-du-Latran[52], dont la légende veut qu'elle ait été érigée à l'emplacement de la maison de Clément.

Dans l'édition de 1584 du Martyrologe romain, Clément de Rome est indiqué à la date du  : « Clément, le troisième après le bienheureux apôtre Pierre à occuper le siège papal. Après des très remarquables actes, il a été relégué au temps de la persécution de Trajan dans l'île de Lycie près de Chersonèse. Là, jeté à la mer avec une ancre attachée au cou, il a reçu la couronne du martyre. Au temps du pontife romain Nicolas Ier son corps a été transféré à Rome e a été enterré avec honneur dans l'église auparavant construite à son nom »[53].

Depuis la révision de l'an 2001 le Martyrologe romain dit, toujours à la date du  : « Le pape Saint Clément Ier, martyr, qui a été le troisième après le bienheureux apôtre Pierre à régir l'Église de Rome et qui a écrit aux Corinthiens une fameuse lettre pour consolider entre eux la paix et la concorde. À cette date on célèbre l'enterrement de son corps à Rome »[54].

Clément est mentionné dans la première prière eucharistique (le Canon romain) de la messe du rite romain, avec ceux de ses prédécesseurs Lin et Clet, ainsi que ses successeurs Sixte et Corneille.

Lien avec la Basilique Saint-Clément-du-Latran

La Basilique Saint-Clément-du-Latran

Dans le site de la Basilique Saint-Clément-du-Latran, située près du Colisée à Rome, a été mis au jour un complexe de bâtiments sur trois niveaux, dont le niveau archéologique le plus bas est une insula du Ier siècle, rattachée au IVe siècle au Titulus Clementis[55],, y inclus un mithraeum datant de l’époque des Sévères (193-235) et abandonné définitivement vers la fin du IVe siècle, probablement en relation à la transformation des lieux en basilique chrétienne[56]. Évidemment tout ceci est arrivé après les temps de Clément de Rome et du consul Titus Flavius Clemens.

Évidemment postérieur aussi est un collier d'esclave portant une inscription qui mentionne l'appartenance à un membre du clergé du « dominicu Clementis »[57], accompagné par le symbole chrétien duchi rho[58],[59], mais pourrait être du temps de saint Jérôme[60], qui en 392 disait que la mémoire de Clément était encore conservée par l'église construite à Rome[61] Aussi une lettre du pape Zosime (417–418) mentionne la « basilique de saint Clément[60]». Le Liber Pontificalis (VIe siècle) indique la zone du mont Cælius comme lieu de naissance de Clément, indication qui peut dépendre uniquement du fait de l'existence de cette église qui porte son nom[60]».

Le plus ancien témoin littéraire de la désignation titulus clementis (littéralement propriété de Clément) se trouve dans les actes de l'évêque de Rome Sirice (384-398) et désigne le lieu de culte correspondant à la basilique de Saint Clément, construite dès l'accession au pouvoir de l'empereur Constantin (IVe siècle). Le titulus Clementis fait alors partie des 25 tituli, églises existant à l'intérieur de Rome, identifiées lors des conciles romains de 499 et 595[62],[63]. Cette église dénommé dans les sources comme ecclesia, dominicum, basilica, titulus probablement doit son nom au donateur du terrain, qui appartient de cette même époque et qui s'appelait lui aussi Clément[60],[64].

Culte

Clément de Rome est liturgiquement commémoré le 23 novembre par les catholiques latins et les anglicans. Les églises syriaque orthodoxe, syro-malankare orthodoxe, grecque orthodoxe, catholique syriaque et catholiques orientales le célèbrent le 24 novembre, l'Église orthodoxe russe, le 25 novembre et l'Église copte orthodoxe le 8 décembre. En raison de sa mort en Crimée, Clément est très vénéré dans les pays de l'Europe de l'Est.

Il est représenté en habits pontificaux avec une ancre[65] et parfois avec un agneau, qui selon une version de la légende de son martyre lui avait montré d'où faire jaillir une source d'eau pour aider les prisionners[66].

Saint Clément est le patron des mariniers pour avoir été martyrisé précipité au fond de la mer avec une ancre de marine accrochée au cou ; son travail forcé dans les carrières de marbre en a fait patron aussi des marbriers.

Ses reliques supposées sont vénérées dans la basilique Saint-Clément, près du Colisée, édifice dont il est dit qu'il a été érigé à l'emplacement de la maison du saint à Rome[60].

Treize, parmi ses successeurs, ont porté le même nom, ainsi que trois antipapes.

Lettre aux Corinthiens

Commencement de la Lettre de Clément aux Corinthiens dans une édition d'Oxford en 1633

La Lettre de Clément aux Corinthiens, souvent appelée Première Épître de Clément aux Corinthiens, parce qu'il existe aussi un autre écrit faussement attribué à Clément et appelé Second Épître de Clément aux Corinthiens, est considérée une des premiers écrits chrétiens en dehors du Nouveau Testament.

Généralement on lui attribue comme date de composition la fin du règne de Domitien, c'est-à-dire 95 ou 96[12],[67],[68]. Elle est mentionnée par Hégésippe de Jérusalem (vers 150180), cité dans l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe de Césarée[69], Irénée de Lyon, qui la qualifie de "très puissante" (potentissimas litteras)[70], et Denys de Corinthe, qui, en écrivant au pape Sôter, « parle de l'épître de Clément aux Corinthiens ; il montre que, depuis longtemps, l'usage antique était d'en faire la lecture dans l'assemblée des fidèles. Il dit en effet : Aujourd'hui nous avons célébré le saint jour du dimanche, pendant lequel nous avons lu votre lettre ; nous continuerons à la lire toujours, comme un avertissement, ainsi que du reste la première que Clément nous a adressée[71]».

Toutes ces sources sont unanimes à attribuer à Clément cette lettre, qui est adressée de « l'Église de Dieu qui séjourne à Rome à l’Église de Dieu qui séjourne à Corinthe » sans jamais mentionner le nom d'un individu qui en serait l'auteur[12],[67]. Eusèbe de Césarée déclare : « Il existe de [Clément], acceptée comme authentique, une épître longue et admirable. Elle a été écrite au nom de l'Église de Rome à celle de Corinthe à propos d'une dissension qui s'était alors élevée à Corinthe. En beaucoup d'églises, depuis longtemps et de nos jours encore, on la lit publiquement dans les réunions communes. Qu'un différend, à cette époque, ait troublé l'église de Corinthe, nous en avons pour garant digne de foi Hégésippe »[72].

Le texte de la lettre (à l'exception d'une feuille perdue) se trouve dans le Codex Alexandrinus du début du Ve siècle, propriété du Patriarche d'Alexandrie depuis 1098, donné à Charles Ier d'Angleterre, en 1628, par Cyrille Lucar, patriarche de Constantinople et actuellement conservé à la British Library de Londres. Le texte se trouve aussi dans le Codex Hierosolymitanus écrit vers l'an 1056. Une version latine remontant au IIe ou IIIe siècle, soit presque contemporaine de l'écriture du texte original en grec, se trouve dans un manuscrit du XIe siècle dans la bibliothèque du Grand Séminaire de Namur[73], où l'a identifié en 1894, un moine bénédictin de Maredsous, Germain Morin. Ont été publiées aussi des versions antiques syriaque et copte[74],[75]

La communauté chrétienne de Corinthe était en proie à des troubles internes graves, alors que s'est vérifiée une tentative de déposition des presbytres de leurs charges[76]. L'auteur de la lettre suggère alors le rétablissement dans leur fonction des pasteurs légitimes et appelle les révoltés à l’obéissance envers ces derniers.

La lettre « témoigne que l'organisation en une hiérarchie tripartite, avec un évêque, des presbytres et des diacres n'est pas encore en place dans la capitale impériale à la fin du Ier siècle [...] C'est l'organisation en une hiérarchie bipartite, attestée sans doute dix ou vingt ans plus tôt en 1 P 5, 1–5, avec des presbytres-évêques et des diacres, qui y est encore de règle. L'équivalence globale entre presbyteroi (presbytres/anciens) et episkopoi (évêques/surveillants) peut se déduire de lˊÉpître aux Corinthiens, 42, 4 ; 44, 4–5 ; 54, 2 »[77] Néanmoins, la Lettre rappelle que le Maître « nous a préscrit de nous acquitter des offrandes et du service divin non pas au hasard et sans ordre, mais en des temps et à des heures fixés [...] Au grand-prêtre des fonctions particulières ont été fixées ; aux prêtres on a marqué des places spéciales ; aux lévites incombent des services propres ; les laïques sont liés par des préceptes particuliers aux laïques »[78], ce que plus tard les chrétiens appliqueraient non plus à la seule distinction entre le clergé et les laïques mais aussi en assimilant grand-prêtre et évêque, prêtres et presbytres, lévites et diacres[79].

Cette lettre est un des plus anciens textes théologiques du christianisme, si l'on excepte les Évangiles et autres écrits apostoliques. On y relève des citations ou des emprunts libres à Euripide et à Sophocle[80], mais l'auteur cite beaucoup plus abondamment l'Ancien Testament, dont les citations constituent plus d'un quart du texte de la lettre (environ 2750 des environ 9820 mots)[81],[82]. Les citations correspondent généralement au texte aujourd'hui connu de la version des Septante mais souvent diffèrent et quelquefois sont plus fidèles au Texte massorétique[83].

On y trouve de nombreux hébraïsmes et le nom de Dieu y est remplacé par le pronom personnel « Il ». Le parallélisme poétique, les expressions « notre père Abraham », « notre père Jacob », l'emploi de livres apocryphes juifs, comme l'Assomption de Moïse, montrent une formation « étroitement apparentée à une mentalité judéo-chrétienne ». Le passage déjà cité du chapitre 40 sur les places respectives du grand-prêtre, des prêtres, des lévites et des laïques offre une curieuse parenté avec la Règle de la communauté, un des Manuscrits de la mer Morte[84] (appelé aussi Règle de la commune ou Manuel de discipline).

De l'autre côte, Clément emploie aussi des lieux communs de la littérature grecque comme l'application au combat pour la vertu de métaphores tirées du stade. En effet, « il est délicat de départager les influences grecques des influences judéennes, tellement les unes et les autres sont mêlées. On sait que les procédés littéraires de la culture grecque sont fort bien connus des Judéens de la Diaspora romaine : Paul de Tarse en est un des exemples les plus connus, il n'est nullement le seul. [...] la culture judéenne et la culture grecque s'entrelacent chez Clément »[85]

Paul Mattéi dit: « Clément est juif et grec. L'idée de l'ordre du monde, modèle de la discipline à garder dans l'Église, vient du stoïcisme, celle de l'Église comme armée paraît se référer à un idéal romain, le recours aux exempla (vétéro-testamentaires) dans le début de l'écrit relève d'un procédé de la diatribe stoïco-cynique. Mais les thèmes stoïciens étaient déjà acclimatés dans le judaïsme, c'est l'image d'Israël en armes et non de la légion impériale qui sert de paradigme, la méditation sur les hautes figures du passé est d'allure sapientiale. En fait, si Clément est le témoin de l'assimilation d'un vocabulaire, de techniques d'exposition, de schémas conceptuels grecs, le fond reste juif »[86].

Bien que la communauté chrétienne de Rome relève alors d'une direction collégiale, cette épître adressée au nom de « L'Église de Dieu qui séjourne à Rome à l'Église de Dieu qui séjourne à Corinthe » est perçue dans la tradition catholique comme un premier document post-apostolique en faveur de la préséance dans le christianisme de l'Église de Rome, et ainsi de son évêque, et de son rôle déjà accepté d'arbitrage.

Eusèbe de Césarée fait noter une certaine relation entre l'écrit de Clément et l'Épître aux Hébreux : « L'auteur y fait beaucoup d'emprunts à l'Épître aux Hébreux, soit pour les pensées, soit même pour certaines expressions qu'il rapporte textuellement [...] Paul, dit-on, s'était adressé aux Hébreux dans leur langue maternelle. Sa lettre fut traduite par l'évangéliste Luc, selon les uns, et, selon les autres, par Clément. Des deux hypothèses celle-ci semblerait plutôt être la vraie. D'une part, l'épître de Clément et l'épître aux Hébreux conservent la même allure de style; et, d'autre part, les pensées dans les deux écrits ont une parenté qui n'est pas éloignée »[87].

Écrits attribués à Clément

Vision de la Trinité du pape Clément, toile de Giovanni Battista Tiepolo, v. 1730

La renommée de Clément a conduit à lui faire attribuer les compositions d'autres auteurs.

Une « Deuxième Épître de Clément aux Corinthiens » date d'environ 150 et s'apparente davantage à une homélie qu'à une épître. Le Codex Alexandrinus et le Codex Hierosolymitanus (importants manuscrits datant respectivement du Ve siècle et du XIe siècle) le contiennent, ensemble avec la « Première Épître de Clément aux Corinthiens ». Eusèbe de Césarée qui rapporte le jugement universel sur l'authenticité de la lettr–e que Clément « a rédigée pour l'Église de Corinthe au nom de celle de Rome », exprime une opinion diverse sur ce second document : « II ne faut pas ignorer qu'on attribue encore une seconde épître à Clément ; mais nous savons qu'elle n'a pas été aussi connue que la première, puisque nous ne voyons pas que les anciens s'en soient servis »[88]. Adolph von Harnack a cru pouvoir l'identifier non pas comme une homélie mais comme une lettre de l'évêque Soter, adressée vers 170 à l'église de Corinthe[89].

Deux Epîtres aux Vierges ont été conservées dans un manuscrit syriaque écrit aux alentours de 1470 et ont été publiées avec une version latine en 1752. En 1884, on a trouvé dans un œuvre d'un moine palestinien du VIIe siècle des extraits en grec de ce qui probablement était le texte original de ces deux documents, dont manque le conclusion du premier et le commencement du second en permettant ainsi de croire qu'ils ne formaient en réalité qu'un seul document, dont le contenu semble indiquer qu'il a été écrit dans le IIIe siècle en Syrie ou en Palestine. Eusèbe de Césarée ne mentionne pas ces lettres, mais Épiphane de Salamine (Haer. XXX, 15) et Jérôme de Stridon (Contra Jovinian. I, 12) les citent[90],[91],[92]

Le Roman pseudo-clémentin se présente comme ouvrage autobiographique de Clément.

Les Constitutions apostoliques, un recueil de doctrine chrétienne, de liturgie et de discipline ecclésiastique écrit vers la fin du IVe siècle, destiné à servir de guide pour les œuvres du clergé ainsi que pour une partie du laïcat, prétendent être l'œuvre des douze apôtres, dont les instructions sont censées avoir été transmises par le pape Clément.

On a attribué aussi à Clément cinq lettres qui font partie des Fausses décrétales, un ensemble de textes datant du IXe siècle.

Bibliographie

Œuvres

  • Clavis Patrum Græcorum 1001-1022.
  • Épître aux Corinthiens (95), trad. Annie Jaubert (1971), Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 2000, 278 p. en ligne
  • Épître aux Corinthiens, in Premiers écrits chrétiens, dir. B. Pouderon, J.-M. Salamito, V. Zarini, La Pléïade, NRF, Gallimard, pp. 38-72.
  • Épître de Clément de Rome aux Corinthiens

Œuvres attribuées

  • Seconde épître aux Corinthiens (vers 150), éd. Hemmer, Les Pères apostoliques, t. X, Paris, Picard, 1909. Trad. Matthieu Cassin : Premiers écrits chrétiens, Gallimard, coll. "La Pléiade", 2016, p. 73-84.
  • Lettres aux vierges (III° s.), trad. V. Desprez, Lettres de Ligugé, no 242 (1987), p. 6-31.

Roman pseudo-clémentin

  • Pseudo-clémentines, sous deux formes (Homélies pseudo-clémentines, Reconnaissances pseudo-clémentines)
    • Homélies, dites Homélies clémentines (IV° s., en syriaque), trad. A. Siouville, Verdier, 1991, 418 p.
    • Roman des reconnaissances (Syrie, IIIe siècle, en latin) : Les Reconnaissances du Pseudo-Clément. Roman chrétien des premiers siècles, Brepols, 1999, 649 p.
    • Le Roman pseudo-clémentin, apocryphe judéo-chrétien du IIIe siècle, met en scène Clément de Rome et saint Pierre : trad. Alain Le Boulluec, in Écrits apocryphes chrétiens, Gallimard, coll. "La Pléiade", t. II.

Études

  • Alexandre Faivre, Chrétiens et Églises : des identités en construction. Acteurs, structures, frontières du champ religieux chrétien, Paris, Cerf-Histoire, 2011, 608 p. la troisième partie de cet ouvrage (p. 383-442) regroupes les recherches les plus récentes sur la lettre de Clément de Rome : chapitre VIII :"Préceptes laïcs et commandements humains. Les fondements scripturaires de 1 Clément 40, 4 ; L'Église en question dans la Lettre de Clément de Rome : une ecclésiologie de conflit et d'intégration ; Des adversaires vus de Rome. l'art de gérer un conflit en proposant de nouvelles frontières pour l'ekklèsia
  • Léonard Boyle, Petit guide de Saint-Clément, Rome, Collegio San Clemente, 1989 (janvier), (édition revue et augmentée) (1re éd. 1963) (ASIN B003X0YRIU) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Yves Maris, article "Clément de Rome", in Chemins cathares, article en ligne
  • Paul Fargues, Histoire du christianisme, éd. Fischbacher, 1929, t. II, chap. 1, en ligne

Voir aussi

  • Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Union List of Artist Names • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque royale des Pays-Bas • Bibliothèque nationale de Catalogne • Bibliothèque nationale tchèque • WorldCat

Références

  1. Simon Claude Mimouni, « Chapitre VI. Un « chrétien » d'origine judéenne : Clément de Rome », dans Pierre Maraval, Simon Claude Mimouni, Le christianisme des origines à Constantin, Presses Universitaires de France, (ISBN 9782130639008, lire en ligne)
  2. Le titre de Pape apparaît au cours du IIIe siècle, et n'est pas utilisé pour l'évêque de Rome avant le début du IVe siècle. Philippe Levillain, Dictionnaire historique de la papauté, Fayard, 2003, s. v. « Pape ».
  3. (en) John Chapman, « Pope St. Clement I. », The Catholic Encyclopedia 1908
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  5. Irénée, Adversus haereses, III dans Migne, Patrologia graeca, VII, cols. 849–850
  6. Irénée de Lyon, Contre les hérésies, III, 3, 3.
  7. Romanae Ecclesiae episcopus III praefuit, CLEMENS, annis IX (Chronique d'Eusèbe dans la version de Jérôme, Romanorum IX, 12).
  8. Histoire ecclésiastique, III, 15, 1
  9. Histoire ecclésiastique, III, 21, 1
  10. a et b Romanae Ecclesiae episcopatum IV suscepit, EVARISTUS, annis IX (Chronique d'Eusèbe dans la version de Jérôme, Romanorum XI, 2).
  11. Jérôme, De viris illustribus, XV
  12. a, b, c et d Gabriel Peters, Lire les Pères apostoliques (I) : Clément de Rome
  13. Tertullien, Traité de la préscription contre les hérétiques, XXXII
  14. Bernard Pouderon, Aux origines du roman pseudo-clémentin, in Le judéo-christianisme dans tous ses états - Actes du colloque de Jérusalem - 6-10 juillet 1998, Dir. Simon Claude Mimouni, Paris, éd. Cerf, 2001, note no 1, p. 233.
  15. Jean Colson, Clément de Rome, (Éditions de l'Atelier, 1994), p. 16–17
  16. Jean-Claude Pompanon, Le sacrement de l'ordre, Francois-Xavier de Guibert, 2015
  17. Michel Mounier, Bernard Tordi, Les prêtres, Éditions de l'Atelier, 1994, p. 100–102
  18. Clément d'Alexandrie, Stromates, IV, 16
  19. Colson, Clément de Rome 1994, p. 17–18
  20. Pasteur d'Herma», Vision II, 4
  21. Colson, Clément de Rome 1994, p. 18
  22. Eusèbe, Histoire ecclésiastique, III, 4, 9
  23. Philippiens 4,3
  24. In Iohannem VI, 54, 279
  25. Philippe Henne, Clément de Rome : Épître aux Corinthiens (Éditions du Cerf, 2016)
  26. Jean Colson, Clément de Rome (Éditions de l'Atelier, 1994), p. 21
  27. a et b Encyclopædia Universalis
  28. a, b et c John Chapman, "Pope St. Clement I." dans The Catholic Encyclopedia (New York: Robert Appleton Company, 1908)
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  30. Dion Cassius traduit par Théodore Reinach, « Histoire romaine, épitomé de Xiphilin, livre 67 », Ernest Leroux,
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  33. Peter Lampe, Christians at Rome in the First Two Centuries: From Paul to Valentinus, T & T Clark International, 2003, Mohr Siebeck, Tübingen, p. 200.
  34. Peter Lampe, Christians at Rome in the First Two Centuries : From Paul to Valentinus, A&C Black, 2006, p. 206
  35. Annales i.23, ii.39, xv.73; Histoires i.86, iv.68, James Hastings, A Dictionary of the Bible, The Minerva Group, 2004, vol. I, p. 449
  36. Résumé de l'intrigue du Romasn pseudo-clémentin
  37. Frédéric Amsler, Les citations évangéliques dans le roman pseudo-clémentin. Une tradition indépendante du Nouveau Testament ? in Frédéric Amsler, Gabriella Aragione, Eric Junod, Enrico Norelli, Le canon du Nouveau Testament: regards nouveaux sur l'histoire de sa formation, 2005, Éd. Labor & Fides, Genève, p. 149.
  38. [www.persee.fr/doc/mom_0151-7015_2001_act_29_1_1398 Pouderon Bernard. Dédoublement et création romanesque dans le roman pseudo-clémentin ? . In: Les Personnages du roman grec. Actes du colloque de Tours, 18-20 novembre 1999. Lyon : Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux, 2001. p. 283. (Collection de la Maison de l'Orient méditerranéen ancien. Série littéraire et philosophique, 29)]
  39. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 706.
  40. Bernard Pouderon, Aux origines du roman pseudo-clémentin, in Le judéo-christianisme dans tous ses états - Actes du colloque de Jérusalem - 6-10 juillet 1998, Dir. Simon Claude Mimouni, Paris, éd. Cerf, 2001, p. 238-239.
  41. Jan N. Bremmer, Maidens, Magic and Martyrs in Early Christianity: Collected Essays I (Mohr Siebeck 2017), p. 237
  42. Pouderon Bernard. Faust, le Faustbuch et le Faustus Pseudo-Clémentin, ou la genèse d'un mythe. In: Revue des Études Grecques, tome 121, fascicule 1, janvier-juin 2008. pp. 127-148
  43. Donal H. Carlson, Jewish-Christian Interpretation of the Pentateuch in the Pseudo-Clementine Homilies, Overview of Previous Scholarship (Augsburg Fortress 2013)
  44. F. Stanley Jones, “The Pseudo-Clementines: A History of Research,” Second Century 2 (1982): 1–33, 63–96
  45. Bernard Pouderon, La Genèse du Roman Clémentin et sa signification théologique, in Frances Margaret Young, Mark J. Edwards, Paul M. Parvis, Critica et philologica : Volume 2 of Papers Presented at the Fourteenth International Conference on Patristic Studies Held in Oxford 2003 (Peeters, Leuven, Paris, Dudley MA, 2006), p. 490
  46. a et b Simon Claude Mimouni, Pierre Maraval, Le christianisme des origines à Constantin, 2006, Paris,  éd. P.U.F./Nouvelle Clio, p. 232.
  47. Actes de saint Clément, pape et martyr.
  48. Joseph Tixeront, A Handbook of Patrology : St. Clement (Herder 1920)
  49. Rémy Ceillier, Histoire générale des auteurs sacrés et ecclésiastiques ... (1729), vol. I, p. 612
  50. Boyle 1976, p. 6-9
  51. Martyrologe romain de 1584, p. 348, le .
  52. Martyrologium Romanum, Typis Vaticanis 2004, p. 637, le .
  53. Léonard Boyle, Petit guide de Saint-Clément, Rome, Collegio San Clemente, 1976, p. 12.
  54. Filippo Coarelli, Guide archéologique de Rome (Hachette 1994), pp. 139-140
  55. CIL XV, 7192 (de l'église de Clément). Le texte complet du collier aujourd'hui perdu est : « tene me quia fugi et reboca me Victori acolito a dominicu Clementis »
  56. Mariano Armellini, Le chiese di Roma : dalle loro origini sino al secolo XVI (Rome 1887), p. 5
  57. CIL XV, 7192
  58. a, b, c, d et e (it) Francesco Scorza Barcellona, «Clemente I, santo» ; Enciclopedia dei Papi, Treccani, Enciclopedia italiana, 2000, Consulté le 4 octobre 2015.
  59. nominis eius memoriam usque hodie Romae exstructa Ecclesia custodit (De viris illustribus, caput XV)
  60. cf. Victor Saxer, op. cit., p. 602-603.
  61. Victor Saxer, « Charles Pietri et la topographie paléochrétienne de Rome », Mélanges de l'École française de Rome, Antiquité T. 111, no 2, 1999, p. 602-603 en ligne sur Persée
  62. (it) E. Junyent, Il titolo di San Clemente in Roma, 1932, Rome
  63. B. Des Graviers et T. Jacomet, Reconnaître les saints : Symboles et attributs, Massin, (ISBN 2-7072-0471-4)
  64. L'Évangile au quotidien : Saint Clément I
  65. a et b James D. G. Dunn, Neither Jew nor Greek: A Contested Identity (Eerdmans 2015), p. 113
  66. Donald Alfred Hagner, The Use of the Old and New Testaments in Clement of Rome (BRILL 1973), p. 4
  67. Eusèbe, Histoire ecclésiastique, IV, 22, 1
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  69. Eusèbe, Histoire ecclésiastique, IV, 23, 11
  70. Eusèbe, Histoire ecclésiastique, III, 16, 1
  71. Bibliothèque du Grand Séminaire - Namur - Sem. 37
  72. B. Sailors, Review of The Apostolic Fathers: Greek Texts and English Translations : in Bryn Mawr Classical Review 2009.07.08
  73. Clement of Rome: the Manuscripts of "1 Clement"
  74. Simon Claude Mimouni, Pierre Maraval, Le christianisme des origines à Constantin, Paris,  éd. P.U.F./Nouvelle Clio, p. 236.
  75. Simon Claude Mimouni, Pierre Maraval, Le christianisme des origines à Constantin, Paris,  éd. P.U.F./Nouvelle Clio, pp. 235–236.
  76. Épître aux Corinthiens, 40
  77. Gerald J. O'Collins, Mario J. Farrugia, Catholicism : The Story of Catholic Christianity (Oxford University Press 2014), p. 270
  78. Note du chapitre XXXVII, 4
  79. Martin Hengel, Die vier Evangelien und das eine Evangelium von Jesus Christus: Studien zu ihrer Sammlung und Entstehung (Mohr Siebeck 2008), p. 216
  80. Horacio E. Lona, Der erste Clemensbrief (Göttingen 1998), pp. 42–48
  81. P. Prigent, compte-rendu de A. Jaubert, Clément de Rome, Épître aux Corinthiens; in Revue de l'histoire des religions, 1972 182-2 pp. 206-207
  82. Jean Colson, Clément de Rome, 1994, éd. de l'Atelier, Paris, p. 24-25.
  83. Simon Claude Mimouni, « Chapitre VI. Un « chrétien » d'origine judéenne : Clément de Rome », dans Pierre Maraval, Simon Claude Mimouni, Le christianisme des origines à Constantin, Presses Universitaires de France, (ISBN 9782130639008, lire en ligne), p. 135
  84. Paul Mattéi, Le christianisme antique : De Jésus à Constantin (Armand Colin 2011)
  85. Eusèbe Histoire ecclésiastique III, 38, 1–3
  86. Eusèbe Histoire ecclésiastique III, 38, 4
  87. Karl P. Donfried, The Setting of Second Clement in Early Christianity (BRILL 1974), pp. 17–18
  88. Otto Bardenhewer, The Lives and Works of the Fathers of the Church (Herder 1908), p. 29
  89. John Chapman, Pope St. Clement I : in The Catholic Encyclopedia (New York 1908)
  90. "deux+lettres+aux+vierges"&source=bl&ots=CqWGNAS-kc&sig=o32nwY9NzaE3Rz1b_CqBpjQJLW8&hl=en&sa=X&ved=0ahUKEwigtITL8cPZAhVJLcAKHXXgBnQQ6AEIKjAB#v=onepage&q=%22deux%20lettres%20aux%20vierges%22&f=false Michel Dujarier, L'ecclésiologie du Christ-Frère aux huit premiers siècles (Editions du Cerf 2016), chapitre 5

Liens externes