Ciadoux

Ciadoux
Ciadoux
Blason de Ciadoux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Saint-Gaudens
Intercommunalité Cœur et Coteaux du Comminges
Maire
Mandat
Thierry Toubert
2014-2020
Code postal 31350
Code commune 31141
Démographie
Gentilé Ciadouzains
Population
municipale
254 hab. (2015 en diminution de 3,79 % par rapport à 2010)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 15′ 35″ nord, 0° 44′ 17″ est
Altitude Min. 252 m
Max. 382 m
Superficie 9,73 km2
Localisation

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Ciadoux

Ciadoux est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Ciadouzains.

Géographie

La commune est située dans le Comminges à 21 km au nord de Saint-Gaudens, sur la RD 635.

Ce petit village s'étend sur près de 1 000 ha de champs, de prairies, de bois entrecoupés de vallées où coulent de petites rivières. Il est perché sur un coteau d'où il bénéficie d'une vue sur les Pyrénées.

Communes limitrophes

Communes voisines.

Hydrographie

La commune est arrosée par la Nère un affluents de la Louge.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 973 hectares ; son altitude varie de 252 à 382 mètres[2].

Voies de communication et transports

Accès par l'ancienne route nationale 635 et par la ligne régulière de transport interurbain du réseau Arc-en-ciel (anciennement SEMVAT).

Toponymie

Histoire

L'ancienne seigneurie de Ciadoux, fondée au XIIe siècle, dépendait du Comté de Comminges jusqu'à son rattachement à la couronne de France, puis de la généralité d'Auch jusqu'à la Révolution.

La première famille des seigneurs de Ciadoux (du XIIe au début du XVe siècle) est représentée par les Benque, de la famille des barons de Benqué (armoiries : de gueules à la croix d'or). La filiation est certaine à partir de Bernard de Cédons ci-dessous :

  • Bernard de Cédons est seigneur de Ciadoux vers 1350
  • Son fils Bernard de Cédons lui succède,
  • La fille de ce dernier : Cébélie de Cédons est dame de Ciadoux.
  • Les d'Ornezan (armoiries : d'azur au lion d'or) deviennent seigneurs de Ciadoux vers 1410 par le mariage de Cébélie de Cédons avec Bernard d'Ornezan de Saint Blancard (1393-1457).
  • Au XVIe siècle, la seigneurerie passera aux Gontaut-Biron (armoiries : écartelé d'or et de gueules).

Héraldique

Ciadoux

Son blasonnement est : Écartelé : au premier de gueules plain, au deuxième d'azur au lion d'or (armoiries des Ornezan), au troisième d'or plain, au quatrième de gueules à la croix d'or (armoiries des Benqué).

Politique et administration

Administration municipale

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[3],[4].

Rattachements administratifs et électoraux

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne, de la communauté de communes Cœur et Coteaux de Comminges et du canton de Saint-Gaudens (avant le redécoupage départemental de 2014, Ciadoux faisait partie de l'ex-canton de Boulogne-sur-Gesse et avant le elle faisait partie de la communauté de communes du Boulonnais).

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 2014 en cours Thierry Toubert SE Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2015, la commune comptait 254 habitants[Note 1], en diminution de 3,79 % par rapport à 2010 (Haute-Garonne : +7,35 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
335340367376383368388394394
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
399389382337360340359356327
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
315295303241243198192208235
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
197207188196203186236243250
2013 2015 - - - - - - -
258254-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 320 324 330 345 377 350 341 341
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie

L'économie de la commune est essentiellement basée sur l'agriculture.

Lieux et monuments

Église Saint-Michel

L'église de Ciadoux, de style néo-gothique, ne représente pas d'aspect architectural particulier. En revanche elle conserve en son intérieur un ensemble de mobilier en pierre et de peintures murales tout à fait remarquable.

Dans les documents, il est fait mention d'une très vieille église à Ciadoux, mais sans autres précisions. Au cours des siècles, l'état de cet édifice s'est détérioré, si bien que vers le milieu du siècle dernier il a été nécessaire de le reconstruire. Les travaux, pour des raisons financières, ont duré une quarantaine d'années, entre 1837 et 1877. Finalement l'église a été reconstruite dans son ensemble tout en préservant et en protégeant le chœur qui renferme les principaux monuments.

Les richesses artistiques de cette église proviennent en grande partie de l'abbaye de Nizors, aujourd'hui détruite, et grâce au mécénat de la famille d'Ornezan. Cette famille qui a hérité, par mariage, de la seigneurie de Ciadoux, a rayonné sur la contrée et même plus durant de nombreuses décennies.

Mise au tombeau

Le retable du maître-autel en pierre, datant du XVIe siècle, classé Monument historique le 9 novembre 1906 comporte une Mise au tombeau.

Cet ensemble monumental est un véritable chef-d'œuvre. Il occupe toute l'abside de l'église par un vaste encadrement à pilastres et anse de panier finement ouvragés, dominé par une corniche aérienne en accolade et par des fleurons.

Les personnages, en pierre fine, sont grandeur nature. En plus des deux soldats romains qui gardent le tombeau, huit personnages entourent le corps du Christ allongé dans les plis de son linceul. Il est soutenu à la tête par Joseph d'Arimathie et aux pieds par Jean Nicodème. Derrière, les saintes femmes entourent la Vierge et la soutiennent dans sa peine. Parmi elles, on peut reconnaître sainte Madeleine et son pot de parfums avec, à ses côtés, sainte Marthe qui tient la couronne. De chaque côté de la vierge, Marie Salomé et Marie Jacome. Enfin totalement à gauche saint Jean l'évangéliste.

Dans les deux niches aux extrémités du corps du Christ, se trouvent deux bustes d'ecclésiastiques agenouillés en rochet, portant chacun aux doigts plusieurs anneaux. Dans ces bustes, la tradition veut voir le portrait des généreux donateurs, Savaric et Bernard d'Ornezan.

On peut remarquer dans cet ensemble monumental les proportions harmonieuses des corps, la souplesse des formes, le naturel des gestes, le réalisme des visages et l'étude savante du plissé.

On attribue à Nicolas Bachelier cette mise au tombeau, ainsi que le tombeau monumental tout à côté.

Tombeau des d'Ornezan

Monument en pierre blanche, datant du XVIe siècle, classé Monument historique le 9 novembre 1906.

Ce tombeau monumental est d'un style identique à celui de la mise au tombeau. C'est un véritable chef-d'œuvre de la Renaissance avec ses colonnes cannelées, ses chapiteaux, ses moulures du fronton, ses arabesques, oiseaux et chimères. Tout cela est d'une exactitude achevée. Sur le tympan du frontispice on retrouve la figure du Père éternel, et couronnant le monument les trois anges tenant entre leurs bras les urnes de parfum.

Ce mausolée qui renferme les corps de Savaric et Bernard d'Ornezan, a été commandé, selon toute vraisemblance, au grand sculpteur toulousain de la Renaissance Nicolas Bachelier par Bernard d'Ornezan. De là à penser qu'il est aussi l'auteur de la Mise au tombeau tout à côté ?

Sur le caveau se trouvait le gisant, en pierre du pays, de Savaric. Il était le souvenir mortuaire de l'évêque enseveli dans le sanctuaire, dans un caveau souterrain à voûte de pierre, au pied du mausolée qui fut élevé plus tard par son neveu Bernard. Cette statue représente l'évêque, mitre en tête, crosse appuyée sur une levrette et pressée sur la poitrine avec les mains jointes. Le caveau fut profané à la Révolution, la statue enlevée, décapitée et placée face contre terre pour servir de seuil à la porte d'entrée de l'église. Ce ne fut que bien plus tard, à l'initiative de Mgr Desprez, archevêque de Toulouse, qu'elle fut enlevée de là et encastrée dans le mur de la sacristie. Mais elle est très abîmée.

La Pietà

Statue en pierre polychrome et dorée sur son support double, datant de la fin du XVe siècle, classée Monument historique le 17 mai 1999.

Cette sculpture représente la Vierge avec le corps de son fils Jésus, après la crucifixion.

On peut relever la précision dans l'étude anatomique et le plissé du vêtement : formes pleines, corps souples, attitudes où l'on retrouve une certaine émotion dans le visage.

Sainte Madeleine

Statue en pierre sculptée et polychrome du XVe siècle, haute de 0,90 m, classée Monument historique le .

Cette statuette dorée représente la sainte, les cheveux longs sous forme de mèches retombant sur le buste, les yeux légèrement bridés. Elle porte une robe à plis décolletée, et sur les épaules est posé un élégant manteau noué sur le devant. Les pans du manteau, brodés de galons, sont retenus par le bras droit et recouvrent la main gauche où repose le pot de parfums utilisés pour embaumer les pieds du Christ.

Le visage est un peu vulgaire, mais a les traits précis. On trouve la sainte un peu raide dans ses vêtements.

La croix

Croix d'autel, datant du XVIe siècle, classée Monument historique le 8 mars 1924.

Croix en cristal de roche et argent doré, avec cabochons d'émail bleu.

Fresques

Peintures murales vraisemblablement du XIIIe/XIVe siècle.

Les peintures de derrière l'autel, juste au-dessus de la mise au tombeau ont été mises au jour en 1964. Elles représentent l'Annonciation. Cachée à droite par le retable sculpté apparaît une fuite en Égypte et à gauche une scène où on reconnait la reine Anne de Bretagne « proposant » le baptême à un Juif agenouillé de force par un bras énergique, ce qui daterait ces fresques de la fin du XVe siècle.

Les autres, à la droite du chœur, ont été mises au jour en 1990.

Autres

Colonne avec chapiteau, datant du XIIIe siècle, classée Monument historique le 17 mai 1999.

Les deux chapiteaux géminés en marbre blanc ou veiné, montés sur des colonnettes pour servir de supports à des statues de la pietà et de l'archange saint Michel, proviennent du cloître disparu de l'abbaye de Nizors.

Personnalités liées à la commune

Vie pratique

Enseignement

Ciadoux fait partie de l'académie de Toulouse.

Culture

  • Atelier d'écriture humoristique : ouvert à tous ceux qui possèdent les bases minimales pour s'exprimer en Français, cet atelier fonctionne depuis 10 ans (avril 2008), aujourd'hui hébergé à la Maison des Associations, route de Lilhac, de 16 à 18h et généralement le 3e mercredi après-midi du mois (hors juillet/aout). Les travaux donnent lieu régulièrement à l'édition d'un livre « Des mots pour le rire » qui regroupe les meilleures publications, édité par l'association éponyme « Des mots pour le rire ». Sa vente contribue au financement d'un salon annuel du livre.
  • Salon "Autour du livre" en Comminges : depuis 2009 chaque année fin novembre, a lieu un salon qui propose des expositions, des animations en rapport avec le livre, l'histoire locale... Ce salon promotionne de nouveaux auteurs régionaux dans tous les genres littéraires et invite des écrivains connus nationalement. Y sont régulièrement invités des éditeurs, illustrateurs, calligraphes, relieurs, imprimeurs et autres acteurs ou artisans en rapport avec le livre. Organisé bénévolement par les membres de l'atelier d'écriture humoristique, ils ont créé pour le gérer l'association « Des mots pour le rire » dont le siège est à Ciadoux. Un prix de poésie y est décerné chaque année et ce sont les auteurs invités qui chaque année en constituent le jury. Le 9ème salon aura lieu le dimanche 18 novembre 2018 à la salle des fêtes autour de 35 auteurs, 5 éditeurs et la librairie ; 6 causeries et rencontres avec des expositions renouvelées chaque année

Activités sportives

Écologie et recyclage

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

  • Syndicat d'Initiative de Ciadoux

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  4. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031416.html.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)