Christophe Darbellay

Christophe Darbellay
Portrait de Christophe Darbellay
Portrait de Christophe Darbellay
Fonctions
Conseiller national

(11 ans, 11 mois et 28 jours)
Législature 47e (2003-2007)
48e (2007-2011)
49e (2011-2015)
Président du Parti démocrate-chrétien (PDC)

(9 ans, 7 mois et 21 jours)
Prédécesseur Doris Leuthard
Successeur Gerhard Pfister 
Conseiller d'État du Valais
En fonction depuis le
Biographie
Date de naissance (46 ans)[1]
Lieu de naissance Martigny
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique Parti démocrate-chrétien (PDC)
Diplômé de École polytechnique fédérale de Zurich[1]

Christophe Darbellay, né le à Martigny, est un homme politique suisse. Il a présidé le parti démocrate-chrétien de 2006 à 2016.

Biographie

Jeunesse et famille

Originaire de Liddes (VS), il grandit à Conthey dans une famille de cinq garçons, dont il est l’aîné. Après une maturité socio-économique à Sion, il obtient un diplôme à l'École polytechnique fédérale de Zurich en agronomie. Il devient directeur de l'Association des groupements et organisations romands de l'agriculture en 1997.

Il est le neveu de l'ancien conseiller national Vital Darbellay. Il est également neveu de Charly Darbellay, qui avait échoué aussi à la course au Conseil d'Etat en 1996 en étant éliminé dans les primaires[2]. Il est le cousin de Georges Darbellay (1923-2008), qui avait été écarté également de la course au Conseil d'Etat en 1965 dans les primaires du parti radical par Arthur Bender.

Il habite aux Rappes, sur la commune de Martigny-Combe, avec sa femme Florence Carron, avocate à Sierre[4], qu'il a épousée à la cathédrale de Sion le 5 juillet 2008[5]. Christophe Darbellay et sa femme Florence Carron ont trois enfants, une fille et deux garçons[6].

En septembre 2016, dans le Sonntagsblick, il annonce qu'en décembre 2015 il a trompé sa femme et conçu un enfant hors des liens du mariage. Son enfant adultérin naît en septembre 2016. Il demande pardon à ses électeurs, affirme avoir reconnu l'enfant et promet de l'entretenir financièrement[6].

Carrière politique

En 1999, il se présente pour un siège au Conseil des États sous l'étiquette du parti chrétien-social. Le 17 mai 2000, sur proposition du conseiller fédéral, radical et valaisan, Pascal Couchepin[réf. nécessaire], il est nommé sous-directeur de l'Office fédéral de l'agriculture, poste qu'il doit abandonner lors de son élection au Parlement en raison de l'incompatibilité des fonctions[7].

En 2003, il est élu au conseil national sous la bannière du PDC et non plus celle des chrétiens-sociaux. Pour sa deuxième législature au parlement, il fait partie de la Commission de l'économie et des redevances et préside la délégation chargée des rapports avec le Parlement français.

Le 2 septembre 2006, il a été élu à la présidence du PDC suisse en remplacement de Doris Leuthard élue au Conseil fédéral le 14 juin 2006. Le 12 décembre 2007, il participe activement à la non réélection de Christoph Blocher au Conseil fédéral.

En mars 2008, quatre mois seulement après sa réélection en tant que conseiller national, il est le cinquième candidat à se lancer dans la course au Conseil d'État valaisan. Le 14 mai 2008, il est désigné candidat officiel du district de Martigny, mais le 6 juin, alors qu'il est donné favori par la majorité des médias romands, il échoue devant Maurice Tornay (1003 voix contre 1188) lors de l'Assemblée du PDC du Valais romand[8].

En 2017, il s'est à nouveau présenté comme candidat au Conseil d'État valaisan et a été élu pour la législature 2017-2021. Il est responsable du département de la formation et de l'économie[9].

Outre ses mandats politiques, Christophe Darbellay a également été directeur de la Société des vétérinaires suisses, président de l'Association suisse des goûts et terroirs, président de l'Institut international des droits de l'enfant, président de Robert Gilliard SA vins, président de la Fédération suisse des casinos et vice-président d'Ecotri SA[10].

Notes et références

  1. a et b Biographie de Christophe Darbellay sur le site Web de l'Assemblée fédérale suisse.
  2. Le Nouvelliste, 6 juin 2008, p.1.
  3. Le Matin Online > L'élue de Christophe, c'est Florence! - Actu > Suisse
  4. Le Matin Online > Christophe et Florence se sont dit oui tout simplement - Actu > Suisse
  5. a et b Céline Zünd, « Les relais suisses des passeurs » (section « Darbellay demande pardon à ses électeurs pour une infidélité conjugale »), Le temps, dimanche 11 septembre 2016 (page consultée le 11 septembre 2016).
  6. Christophe Darbellay a été nommé sous-directeur de l'Office fédéral de l'agriculture
  7. « Christophe Darbellay battu ! », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  8. « Christophe Darbellay », sur Gouvernement valaisan (consulté le 16 décembre 2017)
  9. Voir la liste complète.

Liens externes