Christine Lagarde

Christine Lagarde
Christine Lagarde en 2011.
Christine Lagarde en 2011.
Fonctions
Directrice générale du
Fonds monétaire international
En fonction depuis le
(6 ans et 12 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur John Lipsky (intérim)
Dominique Strauss-Kahn
Ministre de l'Économie,
des Finances et de l'Industrie[N 1]

(4 ans et 10 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II et III
Prédécesseur Jean-Louis Borloo
Successeur François Baroin
Ministre de l'Agriculture et de la Pêche

(1 mois)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I
Prédécesseur Dominique Bussereau
Successeur Michel Barnier
Ministre déléguée au Commerce extérieur

(1 an, 11 mois et 13 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Dominique de Villepin
Prédécesseur François Loos
Successeur Anne-Marie Idrac
Biographie
Nom de naissance Christine Madeleine Odette Lallouette
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Paris (IXe)
Nationalité Française
Parti politique SE puis UMP
Conjoint Wilfried Lagarde (divorcés)
Xavier Giocanti
Diplômée de Holton-Arms School
IEP d'Aix-en-Provence
Université Paris X-Nanterre
Profession Avocate

Signature de Christine Lagarde

Christine Lagarde
Directeurs généraux du Fonds monétaire international

Christine Lagarde, née le à Paris (IXe), est une femme politique, avocate et femme d'affaires française, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) depuis 2011.

Après un diplôme de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, une formation en droit et une carrière au sein du cabinet d'avocats d'affaires international américain Baker & McKenzie, elle occupe le poste de ministre déléguée au Commerce extérieur de 2005 à 2007 et celui de ministre de l'Agriculture et de la Pêche en 2007. Elle est ensuite ministre de l'Économie de 2007 à 2011, ce qui fait d'elle la première femme à occuper ce poste dans un pays du G8.

En juillet 2011, elle devient directrice générale du FMI, étant ainsi la première femme à exercer cette fonction hors périodes d'intérim. Elle est reconduite dans ses fonctions en 2016.

Biographie

Jeunesse, études et vie familiale

Christine Lagarde est née Christine Lallouette le , dans le 9e arrondissement de Paris. Son père, Robert Lallouette, et sa mère, Nicole Carre, sont respectivement universitaire et enseignante, agrégée de lettres classiques[1]. Elle est l'aînée de quatre enfants, dont trois garçons [2],[3].

Elle passe son enfance au Havre, où elle reçoit une éducation catholique[4]. Elle étudie au lycée François-Ier puis au lycée Claude-Monet du Havre[1]. Pratiquant la natation synchronisée, elle intègre l'équipe de France et remporte une médaille de bronze au championnat national à l'âge de 15 ans[5]. Après le décès de son père, alors qu'elle a 16 ans[6], sa mère doit élever seule ses quatre enfants.

Après son baccalauréat, obtenu en 1974, elle obtient une bourse et décide de partir une première fois pour un an aux États-Unis grâce à l'association AFS[1]. Elle y suit des cours, est diplômée du lycée Holton-Arms School à Bethesda (Maryland), et effectue un stage au Capitole en tant qu'assistante parlementaire de William S. Cohen, représentant du Parti républicain du Maine, devenu ensuite secrétaire à la Défense de Bill Clinton[7].

De retour en France, elle est diplômée de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence, dont elle préside le conseil d'administration de 2010[8] à 2015. Elle prépare ensuite le concours d'entrée à l'École nationale d'administration (ENA), auquel elle échoue. Elle obtient finalement deux maîtrises (anglais et droit des affaires) et un diplôme d'études supérieures spécialisées de droit social à l'université Paris X-Nanterre[2].

Divorcée de Wilfried Lagarde, elle est la mère de deux enfants : Pierre-Henri Lagarde (né en 1986, entrepreneur dans la restauration) et Thomas Lagarde (né en 1988, architecte)[9],[10]. Depuis fin 2006, son compagnon est Xavier Giocanti, homme d'affaires marseillais proche de l'UMP locale[11].

Carrière d'avocate d'affaires

En 1981, après ses études, elle est avocate au barreau de Paris, et rejoint le département de droit social du bureau parisien du cabinet d'avocats d'affaires Baker & McKenzie, un des premiers cabinets d'avocats mondiaux (4 600 collaborateurs dans 35 pays), dont elle gravit tous les échelons en 25 ans de carrière : associée du bureau parisien en 1987, associée gérante en 1991, membre du comité exécutif mondial à Chicago en 1995 et enfin présidente de ce comité en 1999. Première femme et première personnalité non-américaine à ce poste[10], elle est alors à la tête d'un des plus grands cabinets du monde et est classée, en 2002, 5e femme d'affaires européenne par le Wall Street Journal Europe[12]. Sous sa présidence, Baker & McKenzie augmente son chiffre d'affaires de 50 % pour clôturer l'exercice 2004 à 1,228 millions de dollars. De 2004 à 2005, elle est présidente du comité stratégique mondial de Baker & McKenzie[13].

Parallèlement, de 1995 à 2002, elle est membre du cercle de réflexion Center for Strategic and International Studies (CSIS), au sein duquel elle copréside avec Zbigniew Brzeziński la commission Action États-Unis-UE-Pologne et suit plus particulièrement le groupe de travail Industries de défense États-Unis-Pologne (1995-2002) et les questions liées à la libéralisation des échanges polonais[14]. Jacques Chirac, président de la République, la nomme au grade de chevalier de la Légion d'honneur en . Elle devient, trois ans plus tard, membre de la Commission pour l'élargissement de la communauté euro-atlantique[15]. Elle entre ensuite, en , au conseil de surveillance de la multinationale néerlandaise ING, une institution financière internationale de bancassurance[16],[17],[18].

Carrière politique

Remarquée par Jean-Pierre Raffarin, Christine Lagarde quitte les États-Unis en 2005 pour entamer une carrière politique en France.

Ministre déléguée au Commerce extérieur

Alors peu connue de l'opinion publique, elle est nommée ministre déléguée au Commerce extérieur du gouvernement Dominique de Villepin le . Deux jours après sa nomination, elle déclare qu'il est nécessaire de réformer le Code du travail français, selon elle « compliqué, lourd et constituant un frein à l'embauche », ce qui lui vaut un rappel à l'ordre du Premier ministre Dominique de Villepin[19]. Elle avait tenu ces propos sur la base de son expérience d'avocate puisque c'est elle qui a créé et développé le département de droit social de son cabinet d'avocats à Paris[20].

Ministre de l'Agriculture et de la Pêche

Du 18 mai au , à la suite de la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, elle est ministre de l'Agriculture et de la Pêche du premier gouvernement François Fillon. Depuis la fondation de la Ve République, Christine Lagarde est la seconde femme, après Édith Cresson, à avoir été nommée à ce poste, qu'elle ne conserve pas après le second tour des élections législatives.

Lors du conseil des ministres de l'Agriculture des 27 États membres de l'UE, elle autorise d'accorder un label européen aux produits biologiques contenant des traces d'OGM à hauteur de 0,9 %. Cette mesure suscite l'indignation de plusieurs associations écologistes[21].

Ministre de l'Économie

Lors du changement de gouvernement qui fait suite aux élections législatives, elle est nommée, le , ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi. Elle remplace à ce poste Jean-Louis Borloo qui, après l'échec d'Alain Juppé aux législatives, devient ministre d'État, ministre de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables. Christine Lagarde est la première femme à occuper ce poste ministériel, aussi bien en France que dans tous les pays du G8[10]. Deux secrétaires d'État sont alors rattachés à ce ministère : Luc Chatel (Tourisme), et Hervé Novelli (Entreprises et Commerce extérieur). Lors du remaniement du , ces derniers voient leurs responsabilités modifiées et sont remplacés par deux autres secrétaires d'État, Laurent Wauquiez (Emploi) et Anne-Marie Idrac (Commerce extérieur), ancienne présidente de la SNCF ; le titre officiel du ministère est également modifié à l'occasion de ce remaniement, devenant le « ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi ».

La lettre de mission adressée par le président Nicolas Sarkozy, le , lui demande de mettre en place des réformes économiques, entre autres pour « rendre le travail payant »[22]. Elle fait notamment voter deux lois majeures : la loi TEPA, qui défiscalise les heures supplémentaires et allège les droits de succession, et la loi de modernisation de l'économie (LME), qui vise à encourager les entrepreneurs tout au long de leur parcours, à relancer la concurrence, à renforcer l'attractivité du territoire et à améliorer le financement de l'économie. Christine Lagarde défend également le projet de loi fusionnant l'ANPE et les Assédic au sein de Pôle emploi. Elle mène par ailleurs à bien la réforme du crédit à la consommation dans le but de limiter le surendettement des ménages.

Les médias relèvent quelques « gaffes » à ses débuts à Bercy. Le , juste avant le début de la crise des subprimes et un an avant la faillite de Lehman Brothers, elle déclare penser « que le gros de la crise est derrière nous ». Son annonce d'un « plan de rigueur », quelques jours plus tard, contraint François Fillon à intervenir pour clore la polémique. Face à la montée des prix de l'essence, elle préconise, en , de changer les comportements et modes de consommation en utilisant par exemple le vélo, ce qui lui vaudra quelques critiques[23],[24],[25].

Christine Lagarde avec Alistair Darling et Timothy Geithner, le 3 octobre 2009 à Istanbul.
Christine Lagarde aux côtés du président de la Fédération de Russie, Dmitri Medvedev, le 2 mars 2010.

Figurant en deuxième position sur la liste UMP conduite par Jean-Marie Cavada aux élections municipales de 2008 dans le 12e arrondissement de Paris[26], elle siège dans l'opposition au conseil d'arrondissement et au Conseil de Paris, à la suite de la victoire de la liste de gauche.

Après avoir été classée trentième femme la plus puissante au monde par le magazine Forbes en 2006[27], Christine Lagarde occupe, l'année suivante, la douzième position au niveau mondial, la troisième en Europe et la deuxième en France (derrière Michèle Alliot-Marie). En 2009, elle est désignée par le Financial Times comme étant le meilleur ministre des Finances de la zone euro[28]. La même année, le magazine Time la cite parmi sa liste annuelle des 100 personnes les plus influentes au monde, de même qu'en 2010.

À l'été 2010, elle est présentée par la presse comme possible successeur de François Fillon au poste de Premier ministre. Alors que plusieurs sondages indiquent que les Français, et en particulier les sympathisants UMP, accueillent favorablement cette idée[29],[30], elle ne s'estime pas prête pour exercer cette fonction, affirmant sa volonté d'« aller jusqu'au bout du G20 » en gardant le ministère de l'Économie[31]. François Fillon est finalement reconduit le et, lors de la formation de son troisième gouvernement, elle conserve son portefeuille ministériel, retrouvant l'attribution des Finances mais perdant la responsabilité de l'Emploi au profit du nouveau ministre du Travail, Xavier Bertrand. Par la suite, elle reste l'une des personnalités politiques préférées des Français[32].

Le , lendemain de sa désignation à la direction générale au FMI, elle quitte ses fonctions ministérielles après avoir reçu une ovation debout de la part des députés de droite lors des questions au gouvernement[33]. François Baroin, ministre du Budget, lui succède. Restée quatre ans sans interruption à la tête du ministère de l'Économie, elle a notamment participé à de nombreuses négociations internationales (environ une cinquantaine dans le cadre de l'Eurogroupe et du Conseil pour les affaires économiques et financières, de huit au G8 finances et au G20…) visant principalement à garantir la stabilité du secteur bancaire en pleine crise financière, puis de l'euro lors de la crise de la dette publique grecque[4].

Directrice générale du Fonds monétaire international

Dominique Strauss-Kahn, accusé d'agression sexuelle à New York, démissionne de son poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI) le . Christine Lagarde, qui annonce sa candidature le 25 mai suivant, est alors pressentie pour lui succéder. Lors du sommet du G8 en 2011, elle reçoit le soutien des pays européens et l'appui tacite des États-Unis et de la Russie[34]. Elle effectue ensuite une tournée mondiale dans les pays émergents et promet à ces derniers une meilleure représentation au sein de l'institution internationale[35],[36].

Elle est désignée, le , par consensus, directrice générale du FMI par son conseil d'administration[37]. Son expérience, sa capacité de travail et sa réputation de femme compétente lui ont permis d'acquérir une notoriété à l'échelle internationale et ont contribué à sa désignation à la tête du FMI[38],[4]. Sa parfaite maîtrise de l'anglais a également été considérée comme un facteur de succès[4]. Elle est la première à la tête du FMI à ne pas être économiste et manque d'expérience dans une banque centrale ou une banque privée[25].

Elle devient officiellement directrice générale du FMI le , pour un mandat de cinq ans[39]. Elle est la première femme, hors périodes de direction intérimaire, à occuper ce poste[40]. Christine Lagarde prend ses fonctions dans un contexte particulièrement difficile pour la zone euro, dont la stabilité financière est menacée par son niveau de dette publique.

C'est en particulier le cas de la Grèce, qui, malgré un plan d'aide de 110 milliards d'euros mis en place en et le vote d'un important plan d'austérité, voit sa situation économique empirer. Elle participe à la réunion de l'Eurogroupe du qui définit un second plan d'aide de 158 milliards d'euros à la Grèce, dans le but d'alléger le poids du stock de dettes et de ses intérêts. Ce programme, qu'elle salue, prévoit la contribution du secteur financier privé et le soutien à hauteur de 109 milliards d'euros de l'Union européenne et du FMI[41],[42]. Par la suite, dans un entretien accordé au Guardian, le , elle estime que « les Grecs devraient commencer par s'entraider collectivement » en « payant tous leurs impôts », ce qui suscite une polémique du fait de la défiscalisation dont bénéficient les directeurs généraux du FMI[43],[44],[45]. La brutale politique de déflation a pour conséquence de contracter le PIB par habitant de 25 % entre 2007 et 2014 qui retourne à son niveau de 1999, la production industrielle, hors bâtiment, diminue, elle, de 20 % sur la même période[46]. En 2015, après des négociations difficiles entre la Grèce et troïka ayant manqué de peu d'aboutir à une sortie de la Grèce de la zone euro, Christine Lagarde considère, qu'en plus de la poursuite de réformes structurelles en Grèce, une restructuration de la dette du pays (allongement des échéances et de la période de grâce, réduction des intérêts au maximum) est indispensable à la viabilité d'un nouveau plan d'aide[47].

En , elle appelle à la reprise des négociations entre les démocrates et les républicains en vue de relever le plafond légal de la dette publique américaine[48] et fait part de sa préoccupation quant aux conséquences sur l'économie mondiale d'un éventuel défaut de paiement ou d'un abaissement de la note des États-Unis[49].

Christine Lagarde au Forum économique mondial, en janvier 2013.

À la suite de la dégradation de la note des États-Unis par l'agence Standard & Poor's et la baisse des bourses mondiales, Christine Lagarde, dans une tribune publiée le sur le site internet du Financial Times, appelle les États, et en particulier les « économies avancées », à ne pas tuer la croissance en luttant de manière excessive contre la dette. Pour elle, il ne faut pas laisser « le coup de frein budgétaire bloquer la reprise mondiale », le rééquilibrage budgétaire devant « résoudre une équation délicate en n'étant ni trop rapide ni trop lent »[50].

Le , dans un discours prononcé lors de la rencontre annuelle des banquiers centraux et des économistes à Jackson Hole, elle plaide pour une politique économique de croissance, une politique monétaire souple et une recapitalisation « substantielle » des banques européennes, en utilisant avant tout des fonds privés, afin que celles-ci soient « suffisamment solides pour faire face aux risques que représentent les dettes publiques et la faiblesse de la croissance »[51]. Ce dernier point fait l'objet de critiques, notamment de la part du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer[52],[53].

Le magazine américain Forbes la classe 5e dans sa liste des femmes les plus puissantes du monde en 2014. Alors que des médias évoquent l'hypothèse qu'elle soit candidate à l'élection présidentielle française de 2017, elle écarte cette possibilité[54].

Seule candidate à sa succession à la tête du FMI, elle bénéficie, selon Le Figaro, de deux succès politiques pour son premier mandat : la reconnaissance du yuan chinois comme monnaie de référence et le lancement d'une réforme du FMI visant à donner plus de poids aux pays émergents[55]. Le 19 février 2016, elle est reconduite à la tête du Fonds monétaire international (FMI) pour un nouveau mandat de cinq ans[56]. Pour le journal Le Temps, elle aurait renforcé la crédibilité de l'institution en admettant les risques des politiques d’austérité et en traitant des questions du réchauffement climatique ou du creusement des inégalités[25]. Néanmoins, son image a été entachée des interventions du FMI dans les pays les plus touchés par la crise ; en Grèce, des pancartes à son effigie ont été brûlées par des manifestants et elle a reçu des menaces de morts après avoir accusé les armateurs les plus riches du pays de se soustraire à l'administration fiscale[10].

Elle participe à la réunion du groupe Bilderberg de 2009, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017[57],[58],[59],[60],[61],[62],[63].

Arbitrage de l'affaire Tapie-Crédit lyonnais

Christine Lagarde en mai 2015.

Un arbitrage prévoyant le versement par l'État de 403 millions d'euros à Bernard Tapie dans l'affaire l'opposant au Crédit lyonnais sur la vente d'Adidas est rendu le , alors que Christine Lagarde est ministre de l'Économie.

Le , la commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR), saisie à la suite d'une requête de députés socialistes, recommande l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Christine Lagarde pour « complicité de faux » et « complicité de détournement de biens publics » au motif qu'elle se serait « personnellement » impliquée dans un processus qui comporterait « de nombreuses anomalies et irrégularités »[64],[65],[66],[67]. Elle est mise en examen le , mais pour le seul motif de « négligence »[68],[69].

Son procès devant la Cour de justice de la République débute le 12 décembre 2016[70]. Elle encourt alors un an de prison ferme et 15 000 euros d'amende.[71]. Au terme du procès, le parquet requiert sa relaxe[72]. Le 19 décembre 2016, la Cour la déclare coupable de «  négligence », mais la dispense de peine et ne fait pas inscrire cette condamnation à son casier judiciaire[73],[74]. Elle ne dépose pas de recours contre cette décision[75].

Tout au long de cette procédure et à l'issue du procès, elle déclare vouloir rester à la tête du Fonds monétaire international, qui lui réaffirme plusieurs fois sa confiance[76],[77],[78].

Détail des mandats et fonctions

Fonctions internationales

Fonctions ministérielles

Mandats locaux

Autres

  • Présidente du conseil d'administration de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence de juillet 2010 à avril 2015
  • Ancienne coprésidente du Comité d'action Europe-États-Unis-Pologne
  • Membre du Comité pour l'élargissement de la communauté euro-atlantique du think tank américain Center for Strategic and International Studies[79]
  • Ancienne co-sous-secrétaire adjointe du haut conseil indépendant pour le rayonnement et l'internationalisation de l'harmonisation des procédures en Europe

Décorations et récompenses

Christine Lagarde est également classée, à plusieurs reprises, au sein des 10 premières places du classement des femmes les plus puissantes du monde publié par le magazine Forbes, obtenant la 9e place en 2011, la 8e place en 2012, la 7e place en 2013, la 5e place en 2014[83] et la 6e place en 2016. Elle est l'une des seules femmes françaises à avoir eu ces honneurs après Anne Lauvergeon, chef de l'exécutif d'Areva.

Publications

  • La Politique est-elle esclave de la finance ?, avec Jean-Paul Fitoussi, Forum Libération de Grenoble, sur CD audio (2008)

Bibliographie

  • Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
  • Martial You, Christine Lagarde « Serre les dents et souris » - Itinéraire d'une femme d'influence, éditions Alphée, 2010 (ISBN 978-2753806375)
  • Cyrille Lachèvre, Marie Visot, Christine Lagarde : enquête sur la femme la plus puissante du monde, éditions Michel Lafon, 2011 (ISBN 978-2749915180)

Fiction

Son personnage est interprété par l'actrice Laila Robins dans le téléfilm dramatique américain Too Big to Fail : Débâcle à Wall Street (2011) de Home Box Office, consacré à la crise des subprimes de 2008[84],[85].

Notes et références

Notes
  1. Elle est successivement ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi (2007-2008), ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi (2008-2010), puis ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie (2010-2011).
Références
  1. a, b et c « Interview : Christine Lagarde, la face cachée d'une femme de pouvoir », La Tribune, 1er octobre 2010.
  2. a et b « Christine Lagarde : la plus américaine des Françaises », sur Nouvel Économiste.
  3. « Bio de Christine Lagarde », sur Magazine Gala.
  4. a, b, c et d Marie Visot, « Une Française à Washington », Le Figaro, 29 juin 2011, p. 16.
  5. Interview de Madame Christine Lagarde par Olivier van Beemen, article issu du magazine Elsevier, site de l'ambassade de France aux Pays-Bas.
  6. « Christine Lagarde: Facing down worldwide recession », entretien avec Lara Logan, 60 Minutes sur CBS, 20 novembre 2011.
  7. http://www.parismatch.com/Actu/Economie/Christine-Lagarde-a-traverse-la-crise-en-virtuose-134671
  8. « Conseil d'administration de l'IEP », IEP d'Aix-en-Provence
  9. Jean-Louis Beaucarnot, Le tout politique, Éditions L'Archipel, 2011, p. 163, (ISBN 9782809805666)
  10. a, b, c et d Hervé Gattegno, « Les 50 Français les plus influents du monde », Vanity Fair, n°18, décembre 2014, pages 102-113.
  11. « Xavier Giocanti, le mari de... Christine Lagarde », Paris Match, 26 juillet 2010.
  12. (en) Christine Lagarde ranked 5th most successful business woman in Europe, communiqué de presse du cabinet Baker & McKenzie du .
  13. « Christine Lagarde : biographie », nouvelobs interactif, 18 mai 2007.
  14. « Site officiel du CSIS. »
  15. « Site du CSIS, présentation du comité, », sur www.csis.org.
  16. (en) Biographie de Christine Lagarde sur le site d'ING
  17. (en) « Christine Lagarde to resign as member Supervisory Board ING Group », communiqué de presse d'ING du .
  18. Site d'ING, page consacrée à Christine Lagarde
  19. « Christine Lagarde, ministre de l'Agriculture et de la Pêche », La Tribune, 18 mai 2007.
  20. « Portrait dans le Nouvel économiste, Le journal partage son opinion en disant que « le droit social constitue un élément essentiel dans la prise de décision des investisseurs pour s’implanter en France ». », sur Le Nouvel Économiste.
  21. « Produits bio : La tolérance de traces OGM (0,9%) «pose un problème» à Alain Juppé », sur www.lafranceagricole.fr (consulté le 7 mai 2017)
  22. lettre de mission site de l'Élysée
  23. Christine Lagarde ou l'art des phrases qui fâchent, Le Figaro, 28/5/2012
  24. Les quatre bourdes politiques de Christine Lagarde, Challenges, 13/6/2011
  25. a, b et c « Christine Lagarde, un parcours de première classe », Le Temps, 26 février 2016
  26. « Municipales Paris : Cavada et Lagarde en duo dans le 12e », Le Point, 26 novembre 2007.
  27. (en) The 100 Most Powerful Women: #30 Christine Lagarde, classement 2006 du magazine Forbes des 100 femmes les plus puissantes au monde.
  28. « Lagarde désignée meilleure ministre des Finances », Le Figaro, 17 novembre 2009
  29. « Sondage : Christine Lagarde favorite pour Matignon ? », Metro, 28 août 2010.
  30. « Sondage-Matignon: Borloo légèrement favori », Le Journal du dimanche, 19 septembre 2010.
  31. « Christine Lagarde ne se sent pas prête pour Matignon », Libération, 15 septembre 2010.
  32. [PDF] « Le baromètre de l'action politique Ipsos-Le Point », site d'Ipsos, 14 février 2011.
  33. « Standing ovation des députés UMP à l'Assemblée pour Christine Lagarde », Le Point, 29 juin 2011.
  34. « Succession à DSK au FMI : Lagarde favorite après le G8 », 24 heures, 27 mai 2011.
  35. « FMI : tournée de Lagarde dans les pays émergents », Challenges, 7 juin 2011.
  36. « Lagarde espère le soutien des États-Unis et du Japon », Le Figaro, 13 juin 2011.
  37. « Christine Lagarde prend la tête du FMI », Le Figaro, 29 juin 2011.
  38. http://www.bva.fr/fr/sondages/les_francais_et_christine_lagarde.html
  39. « Christine Lagarde prend les rênes du FMI à Washington », Le Point, 5 juillet 2011.
  40. Anne Krueger a été la première femme à occuper ce poste, lorsqu'elle a exercé l'intérim à la suite de la démission de Horst Köhler.
  41. « Un plan à triple détente pour calmer les marchés », Le Figaro, 21 juillet 2011.
  42. « Grèce: FMI “continuera à jouer son rôle” », dépêche AFP reprise par Le Figaro, 21 juillet 2011.
  43. Tous ses revenus et traitements issus du Fonds ne sont pas imposables, ses revenus s'élevant à 550 000 $ par an. Cf. (en) It's payback time: don't expect sympathy – Lagarde to Greeks Sur le site guardian.co.uk
  44. Christine Lagarde, elle non plus, ne paie pas d'impôts ! Sur le site letelegramme.com
  45. Grèce : le contrôleur fiscal dénonce la "corruption systématique", sur le site lemonde.fr du 8 juin 2012
  46. La Grèce a perdu toute la richesse gagnée depuis son passage à l’euro, Marie Charrel, lemonde.fr, 3 juillet 2015
  47. http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/lagarde-fmi-plaide-pour-un-allegement-de-la-dette-grecque-17-07-2015-4951679.php
  48. « FMI : Lagarde intervient dans le débat politique sur la dette aux États-Unis », La Croix, 10 juillet 2011.
  49. « Dette américaine : le FMI inquiet des conséquences sur l'économie mondiale », TV5 Monde, 29 juillet 2011.
  50. (en) « Don't let fiscal brakes stall global recovery », Financial Times, 15 août 2011.
  51. « Christine Lagarde pour une recapitalisation “substantielle” des banques européennes », La Tribune, 27 août 2011.
  52. « Recapitalisation des banques: Lagarde taclée à Paris, démentis à Londres », dépêche AFP, 30 août 2011.
  53. « Le sans-faute de Christine Lagarde après 100 jours au FMI », La Tribune, 23 septembre 2011.
  54. « CNN Leading Women: Christine Lagarde, sous toutes les coutures », sur WORK - LE MAGAZINE ECONOMIQUE FEMININ,
  55. Marie Visot, « Christine Lagarde, la dame de Washington », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », samedi 13 / dimanche 14 février 2016, page 39.
  56. Christine Lagarde reconduite à la tête du FMI, lemonde.fr, 19 février 2016
  57. « Bilderberg, la mystérieuse réunion "des maîtres du monde" », Europe 1,‎ (lire en ligne)
  58. « Ces puissants et mystérieux messieurs du cercle Bilderberg », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  59. « Club très fermé - Bilderberg, le huis clos des puissants du monde », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  60. (en) Harriett Alexander, « Bilderberg: Who's missing from the guest list for this year's most exclusive gathering? », Telegraph.co.uk,‎ (lire en ligne)
  61. « La conférence de Bilderberg: un sommet discret et ultra select auquel participe Charles Michel », RTBF Info,‎ (lire en ligne)
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Annexes

Articles connexes

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