Charlotte Gainsbourg

Charlotte Gainsbourg
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Charlotte Gainsbourg lors du Festival de Cannes 2017.

Nom de naissance Charlotte Lucy Ginsburg
Naissance (46 ans)
Londres, Royaume-Uni
Nationalité Drapeau de France Française
Drapeau de Grande-Bretagne Britannique
Profession Actrice, Chanteuse
Films notables L'Effrontée
La Bûche
Prête-moi ta main
Antichrist
Melancholia

Charlotte Lucy Ginsburg, dite Charlotte Gainsbourg, née le à Londres (Royaume-Uni), est une actrice et chanteuse franco-britannique.

Elle est la fille de Jane Birkin et Serge Gainsbourg.

Biographie

Carrière cinématographique

Débuts et progression (années 1980-1990)

Elle commence sa carrière cinématographique très tôt, poussée par sa mère Jane Birkin. Charlotte Gainsbourg a été élève au lycée Molière, à Paris. En 1984, Jane Birkin, en tournage sur La Pirate de Jacques Doillon, incite sa fille à passer le casting d’Élie Chouraqui pour Paroles et Musique. Elle obtient ainsi son premier rôle à l’âge de treize ans. L’année suivante, Jacques Doillon lui offre quelques répliques dans La Tentation d'Isabelle qui lui vaut d’être remarquée par Claude Miller. Ce dernier lui offre le rôle principal de son film L'Effrontée. Sa performance est récompensée par le César du meilleur espoir féminin en 1986[1]. Elle travaille ensuite avec Serge Gainsbourg son père : (Charlotte for Ever en 1986), puis avec Agnès Varda et sa mère en 1987.

En 1988, Claude Miller fait de nouveau appel à elle pour La Petite Voleuse[2], sur un scénario de François Truffaut. Avec Merci la vie de Bertrand Blier, Charlotte décide de faire carrière dans le cinéma : « C'est vraiment là que j'ai décidé de continuer à faire ce métier. Avant, je me cachais derrière des prétextes. Je voulais faire bonne figure. Et si on n'allait plus me proposer de rôles ? Cela me terrifiait. Alors je préférais raconter que je ne savais pas si j'allais poursuivre dans cette voie. » (Le Figaro, 23 juin 1996). C’est à ce moment-là que sa carrière semble stagner, malgré ses retrouvailles avec Jacques Doillon dans le rôle principal de Amoureuse.

En 1999, la comédie dramatique La Bûche lui vaut son second César : le César de la meilleure actrice dans un second rôle.

En 2000, elle est à l'affiche du drame Passionnément, de Bruno Nuytten et évolue dans deux téléfilms : Les Misérables, de Josée Dayan, et Nuremberg d'Yves Simoneau.

Regain critique (années 2000)

L'actrice à la 64ème Mostra de Venise, en 2007.
L'actrice au Festival de Cannes 2009.

Sa carrière prend un nouvel élan en 2001 avec la comédie dramatique Ma femme est une actrice. Ce premier film de l'acteur Yvan Attal, son futur mari, la propulse tête d'affiche d'un cinéma à la fois grand public et exigeant.

En 2003, elle devient l'égérie de la marque Gérard Darel[3].

Elle retrouve Attal pour son second film, Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants, et fait partie du casting quatre étoiles du thriller 21 Grammes, où elle joue notamment aux côtés de Sean Penn.

En 2005, elle est à l'affiche de deux drames français : L'un reste, l'autre part, de Claude Berri, et Lemming, de Dominik Moll. Les films ne rencontrent cependant pas le succès des précédentes réalisations des cinéastes. De même en 2006, La Science des rêves ne reçoit pas le même accueil critique et commercial du précédent long-métrage de Michel Gondry, Eternal Sunshine of the Spotless Mind.

Cependant, l'actrice surprend en tête d'affiche d'une comédie romantique décalée : Prête-moi ta main, d'Éric Lartigau. L'actrice y donne la réplique à Alain Chabat, qu'elle avait déjà croisé pour La Science des Rêves et Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants.

En 2007, elle défend deux projets étrangers : le biopic américain décalé I'm Not There, de Todd Haynes, sur la vie du chanteur folk Bob Dylan ; et le drame historique italien Golden Door, d'Emanuele Crialese.

Dans la nuit du 5 septembre au 6 septembre 2007, elle est opérée d'urgence d'une hémorragie cérébrale, à la suite d'un accident de jet-ski[4].

En 2008, le drame City of Your Final Destination, de James Ivory, passe inaperçu. Mais l'année suivante, elle est la tête d'affiche de deux projets remarqués et à scandales : Antichrist, de Lars von Trier, et Persécution, de Patrice Chéreau.

La même année, le 27 février, elle préside la 34e cérémonie des César animée par Antoine de Caunes, aux côtés de Sean Penn.

Elle reçoit lors du festival de Cannes 2009 le prix d'interprétation féminine pour son rôle dans Antichrist de Lars von Trier[5]. Le film n'est pas sans susciter une certaine controverse due tant à la violence de certaines scènes qu'à l'ambiguïté du propos.

Confirmation (années 2010)

L'actrice au Festival de Cannes 2011.
Et au Festival de Cannes 2014.

En mai 2010 sort une bande dessinée sur Charlotte : Charlotte Gainsbourg mon amour aux éditions Delcourt, un hommage humoristique du dessinateur Fabrice Tarrin qui la représente sous les traits d'un petit canard à la mâchoire prognathe. Elle a déclaré lors d'une interview à propos de son physique : « Ma mâchoire prognathe vient de mon père alcoolique et ma taille, de ma mère mannequin. ».

Le 23 mai 2010, c'est Charlotte Gainsbourg qui remet la Palme d'or du 63e festival de Cannes au réalisateur thaïlandais Apichatpong Weerasethakul pour le film Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures.

En 2011, elle retrouve son désormais mentor Lars von Trier pour un second rôle dans Melancholia[7], cette fois porté par Kirsten Dunst, et en 2013, elle fait partie de la distribution internationale réunie par le cinéaste pour le diptyque Nymphomaniac[8], [9].

Du 9 au 19 février 2012, elle est membre du jury du 62e festival du film de Berlin, présidé par le réalisateur Mike Leigh[10]

Cette même année, est à l'affiche du drame franco-britannique Confession d'un enfant du siècle, de Sylvie Verheyde ; et retrouve son épouxYvan Attal pour son troisième long-métrage en tant que réalisateur avec le remake Do Not Disturb.

En 2014, elle évolue dans plusieurs projets très différents : d'abord la satire Jacky au royaume des filles, écrite et réalisée par Riad Sattouf, alors couronné du succès des Beaux Gosses. Puis elle retrouve Attal cet fois en tant qu'acteur pour le drame Son épouse, de Michel Spinosa. Elle forme ensuite deux couples atypiques : d'abord avec le comédien belge Benoit Poelvoorde pour le drame Trois cœurs, de Benoît Jacquot ; et le gros projet Samba, d'Éric Toledano et Olivier Nakache. Enfin, elle tient l'un des rôles principaux de la comédie dramatique L'Incomprise, réalisée par l'actrice Asia Argento.

En 2015, elle fait partie du casting international réuni pour le drame Every Thing Will Be Fine par l'acclamé cinéaste Wim Wenders.

L'année 2016 la voit évoluer dans son premier blockbuster hollywoodien, le remake/suite Independence Day: Resurgence, de Roland Emmerich ; et dans le quatrième long-métrage d'Yvan Attal , le film à sketches Ils sont partout. Les deux films sont accueillis très tièdement.

En 2017 sort discrètement le polar polonais True Crimes, d'Alexandros Avranas, porté par Jim Carrey ; un autre projet sorti confidentiellement, le drame israélien Norman, écrit et réalisé par Joseph Cedar ; une autre co-production internationale, Le Bonhomme de neige, de Tomas Alfredson, avec Michael Fassbender dans le rôle-titre.

Côté cinéma français, elle défend l'acclamé drame Les Fantômes d'Ismaël, d'Arnaud Desplechin, où elle fait face à la star internationale Marion Cotillard. Puis elle partage l'affiche du drame La Promesse de l'aube avec Pierre Niney, devant la caméra d'Éric Barbier.

Carrière musicale

Charlotte Gainsbourg au Webster Hall à New York en avril 2010.

Charlotte a chanté à plusieurs reprises, la première fois, sur l'album de Serge Gainsbourg, Love on the Beat, en 1984, où elle chante en duo Lemon Incest avec lui. Un vidéo-clip où Charlotte apparaît en petite tenue allongée à côté de son père vient compléter cette ambiguïté ; les paroles évoquent « l'amour que nous ne ferons jamais ensemble ».

En 1986, elle récidive avec l'album Charlotte for Ever où, prenant la pose d'une adolescente difficile, elle chante une série de textes au contenu tout aussi provocant : Charlotte for ever, Plus doux avec moi (les deux en duo avec Serge), Élastique, Zéro pointé vers l'infini.

Pendant huit ans elle ne chantera plus jusqu'à ce qu'elle s'embarque dans l'aventure des Enfoirés, les chanteurs soutenant les Restos du cœur : en 1994, dans le spectacle Les Enfoirés au Grand Rex, elle interprète Di doo dah, écrite par son père et créée par sa mère, Un autre monde de Téléphone et La chanson des restos de Jean-Jacques Goldman. Elle travaille à nouveau en 2001 pour les Restos du cœur, dans L'Odyssée des Enfoirés où elle interprète, entre autres, une chanson de Renaud, Manu, avec Francis Cabrel, Julien Clerc et un autre comédien, Thierry Lhermitte.

En 1996, elle participe à la bande originale de Love, etc.. En 2000, on entend sa voix dans l'album Music de Madonna : le début de la chanson What It Feels Like for a Girl contient quelques paroles prononcées par Charlotte dans le film Cement Garden. Son dernier vrai duo en date est If avec Étienne Daho, sur l'album Réévolution (2003) de ce dernier. En 2005, Charlotte participe à la bande originale de L'un reste, l'autre part, en interprétant la chanson du même nom.

Le est sorti son second album 5:55 en collaboration avec le groupe Air, Jarvis Cocker, Nigel Godrich, Tony Allen, David Campbell et Neil Hannon de The Divine Comedy. L'album comporte des titres en français et en anglais.

Son troisième album, IRM, sorti en décembre 2009, a été produit par le musicien américain Beck Hansen.

Son quatrième album Stage Whisper sort en 2011.

Vie privée

Charlotte Gainsbourg, Jane Birkin et Bertrand Delanoë lors de l'inauguration du Jardin Serge-Gainsbourg à Paris en 2010.

Fille de Serge Gainsbourg et de Jane Birkin, elle est la compagne depuis 1991 d'Yvan Attal, lui-même comédien et réalisateur. Ils ont trois enfants, Ben (1997), Alice Jane (2002) et Jo (2011).

Nièce du réalisateur Andrew Birkin et filleule de Yul Brynner, Charlotte Gainsbourg a également deux demi-sœurs, Kate Barry et Lou Doillon du côté de sa mère ; ainsi que deux demi-frères, Paul et Lucien Gainsbourg (mieux connu sous le diminutif « Lulu », fils de Bambou) et une demi-sœur, Natacha, du côté de son père.

Elle parle longuement de son père Serge Gainsbourg, se souvenant du clip provocant de Lemon Incest et du tournage de Charlotte for Ever : « Et lui, tel que je le connaissais dans la vie, ne correspondait pas à ce que je découvrais sur un tournage, sur un plateau. Il n'était plus le même. [...] Mon père avait plusieurs facettes et je le connaissais, mais devoir au quotidien faire cela et être moi-même dans cette spirale, c'était dur à vivre. » Viendra la disparition, subite, en 1991 : « J'avais 19 ans quand mon père est mort. Je pensais que je ne m'en remettrais pas. [...] J'ai fait comme s'il était encore là. [...] Pendant des années, j'étais une loque. Yvan m'a récupérée très peu de temps après et il a eu la patience d'attendre, je ne sais pas... dix ans... que, petit à petit, j'émerge. Il y avait aussi une complaisance dans le malheur. »[11]

Discographie

Albums

Collaborations

Filmographie

Théâtre

Distinctions

Récompenses

Nominations

Dans la fiction

Dans Serge Gainsbourg : vie héroïque (2010) de Joann Sfar, son rôle est interprété par Orphée Silard.

Références

Liens externes

  • Site officiel de sa musique
  • MySpace officiel
  • A Tribute to Gainsbourg, Charlotte Gainsbourg interprète
  • Fiche personnelle sur le site de son agence artistique VMA