Charles de Chambrun (homme politique, 1930-2010)

Charles Pineton de Chambrun
Illustration.
Fonctions
Député du Gard
Législature VIIIe (Cinquième République)
Groupe politique FN-RN
Prédécesseur aucun
Successeur aucun
Député de la 2e circonscription de la Lozère
Législature IIIe, IVe (Cinquième République)
Prédécesseur Victor Gouton
Successeur aucun (proportionnelle)
Législature IIe (Cinquième République)
Prédécesseur Henri Trémolet de Villers
Successeur Victor Gouton (suppléant)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris 7e
Date de décès (à 80 ans)
Lieu de décès Carthage-Salammbô (Tunisie)
Nationalité Française
Parti politique MRP
UDR
RPR
FN
Profession Administrateur de société

Charles de Pineton de Chambrun, né le à Paris 7e et mort le à Carthage-Salammbô (Tunisie)[1], est un homme politique français, administrateur de sociétés[2]. Il a été successivement membre du MRP, apparenté UDR, membre du RPR avant de rejoindre le FN.

Fonctions gouvernementales

Charles de Chambrun a été secrétaire d'État au Commerce extérieur, sous le troisième gouvernement de Georges Pompidou, du au .

Anciens mandats

Membre du bureau politique du FN, Charles de Chambrun a été conseiller régional et vice-président du conseil régional de Languedoc-Roussillon de 1992 à 1998.

Député

  • Député de la 2e circonscription de la Lozère sous la Ve République,
  • Député du Gard sous la Ve République

Aux élections législatives de 1986, il conduit la liste Rassemblement national. Il doit faire face à la dissidence du Front d'opposition national emmené par Georges Mathelin[3] : mais elle n'obtient que 2 797 voix, soit 0,94 %, quand lui recueille 14,12 % des suffrages (41 667 voix).

Il est une dernière fois candidat aux élections législatives de 1997 dans la première circonscription du Gard. Mais, candidat sans le soutien du FN, sous l'étiquette "divers droite", il ne recueille que 0,77 % des voix. C'est pour lui un vrai revers électoral : il se retire alors de la vie politique.

Maire

  • Ancien maire de Montrodat ;
  • Ancien maire de Saint-Gilles.
    Durant son mandat, il est épinglé par la CNIL au sujet de l'existence de fichiers non déclarés (par exemple, le fichier relatif à l'aide social contenait un fichier concernant les Français et un autre les Maghrébins). Trois ans après son élection, il est poussé à démissionner après le départ de son premier adjoint, des critiques de ses propres conseillers municipaux et le vote du conseil municipal opposé à son budget[4].

Anecdotes

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Noblesse

Charles de Chambrun est un descendant direct du marquis de Lafayette. Membre de la famille Pineton de Chambrun dont la noblesse est prouvée en 1491.

Jeux olympiques de Barcelone

En 1987, alors qu'il était député du Gard, Charles de Chambrun a reçu le duc Alphonse de Bourbon, président du Comité olympique des Jeux olympiques de Barcelone[5]. Si le motif officiel de son déplacement était une visite culturelle de l'abbatiale Saint-Gilles de Saint-Gilles en compagnie du peintre saint-gillois Josette Spiaggia, Charles de Chambrun avait pour objectif de persuader le président du Comité des Jeux olympiques d'installer un village d'entraînement des sportifs olympiques en périphérie de Nîmes. Ce projet ne vit jamais le jour compte tenu de la distance trop éloignée de Barcelone.

Élections municipales de 1989

Aux élections municipales de 1989, Charles de Chambrun est le seul maire FN d'une ville de plus de 10 000 habitants, Saint-Gilles[6]. Il perd son mandat de maire en 1992[7].

EuroDisney

Charles de Chambrun a joué un rôle important dans l'implantation du parc d'attractions Disney en France, Disneyland Paris, ex-Euro Disney. Il a même tenté de convaincre Ray Watson, PDG des Walt Disney Productions, d'implanter le parc dans le Languedoc, dans un triangle délimité par La Grande Motte, Nîmes et Arles[8].

Notes et références

  1. Décès d'un ancien ministre de de Gaulle
  2. assemblee-nationale.fr
  3. Fiche du Mouvement travail patrie sur france-politique.fr
  4. « Les petites villes modèles », Les dossiers du Canard enchaîné - Les dégâts de la Marine, n°120, juillet 2011, pages 53-54.
  5. Article du Midi Libre, 1987
  6. Journal télévisé d'Antenne 2, 20 mars 1989 : Archives INA
  7. Article de l'Humanité
  8. Sébastien Roffat, Disney et la France : les 20 ans d'Euro Disneyland, p. 60

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes