Charles Zelty

Charles Zelty
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Charles Zelty, né le (91 ans) dans le 20e arrondissement de Paris[1], est un ancien résistant, membre de l'Union de la jeunesse juive[2] et déporté français.

Biographie

Enfance

Déportation

Le 7 mars 1944, il est arrêté à Lyon[2], et incarcéré à la prison Montluc. Juif, il est transféré au camp de Drancy[3] puis déporté le 27 du même mois à Auschwitz, puis à Mauthausen et Bergen-Belsen[1], dont il est libéré le , avant d'être rapatrié en France le 5 juin ; il pèse alors 35 kg[1]. Il témoigne depuis régulièrement de la déportation[4],[5],[1],[2].

Évocation

Pierre Assouline parle de Charles Zelty et de son ami André Kahn dans son livre Lutetia[6] ; il les fait revenir au Lutetia pour une photographie et un article qu'il leur consacre sur son blog dans LeMonde2[5].

Mémorial

Lorsque la Fondation pour la mémoire de la Shoah décide de réaliser des enregistrements audiovisuels des témoins de la déportation des Juifs de France, en partenariat avec l'INA, Charles Zelty est l'un des 110 témoins choisis[7], parmi lesquels figurent Robert Badinter, Boris Cyrulnik, Georges Kiejman, Serge Klarsfeld, Roman Polanski ou Simone Veil[8].

Publications

  • Pierre Assouline, Lutetia, Gallimard, coll. « blanche », , 448 p., poche 155 × 225 mm (ISBN 2070771466), p. 396-397
  • Maude Forlini, « Fondation pour la mémoire de la Shoah », INA, Institut national de l'audiovisuel,‎ , p. 22 (lire en ligne [PDF])
  • Anne-Marie Revcolevschi, Anne Schuchman et Christophe Barreyre, Mémoires de la Shoah : Charles Zelty, Institut national de l'audiovisuel, coll. « Grands entretiens » (présentation en ligne, lire en ligne [vidéo])
Lors de cet entretien vidéo, réalisé dans le cadre de l'Institut national de l'audiovisuel et voué aux mémoires de la Shoah, Charles Zelty est interviewé par Jean-Baptiste Péretié.
Partie 1 : Avant la guerre
Partie 2 : La guerre
Partie 3 : La déportation
Partie 4 : Après la guerre

Annexes

Notes et références

  1. a b c et d Céline Samperez-Bedos, « Carcassonne. Les Zelty: deux frères, deux destins face à la guerre », La Dépêche du Midi, (consulté le 31 janvier 2012)
  2. a b et c « « Devoir de mémoire – Éducation à la paix et à la tolérance » : 11 établissements et 299 élèves à Auschwitz les 26 et 27 mars prochains » [PDF], sur regionsmagazine.com, (consulté le 31 janvier 2012)
  3. « Témoignage des anciens déportés : Charles Zelty et Élie Buzyn » [PDF], Mémorial de la Shoah (consulté le 1er février 2012)
  4. « 150 lycéens bas normands iront visiter le camp d'Auschwitz en février », Ouest-France, (consulté le 31 janvier 2012)
  5. a et b Maël Nonet, « La mémoire rend libre », Strasbourg, Journal Europa : L'Europe en long, en large et de travers, (consulté le 1er février 2012). « Paroles de rescapé, ce voyage à Auschwitz est aussi marqué par une rencontre : celle de Charles Zelty, « quatre fois vingt ans ». Jeune papi rescapé d'Auschwitz, il témoigne auprès des jeunes. Entré dans la résistance dès ses quinze ans, il est arrêté et déporté peu après. »
  6. Pierre Assouline, Lutetia, Gallimard, coll. « blanche », , 448 p., poche 155 × 225 mm (ISBN 2070771466), p. 396-397
  7. Anne-Marie Revcolevschi, Anne Schuchman et Christophe Barreyre, Mémoires de la Shoah : Charles Zelty, Institut national de l'audiovisuel, coll. « Grands entretiens » (présentation en ligne, lire en ligne [vidéo])
  8. Maude Forlini, « Fondation pour la mémoire de la Shoah », INA, Institut national de l'audiovisuel,‎ , p. 22 (lire en ligne [PDF])

Articles connexes

Liens externes

  • « Ministère de la Défense : site web officiel de l'ONAC », Office national des anciens combattants et victimes de guerre, sur defense.gouv.fr/onac, République française : ministère de la Défense et des Anciens Combattants (consulté le 2 février 2012).
  • « Office national des anciens combattants et victimes de guerre », sur onac-vg.fr, ONACVG (consulté le 2 février 2012)
    Entre autres missions variées et plurielles, l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC ou ONACVG) dispose également d'un service ad hoc chargé de l'instruction des demandes d'indemnisation déposées au titre des décrets n° 2000-657 du 13 juillet 2000 instituant une mesure de réparation pour les orphelins dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites. Les bénéficiaires de cette mesure spécifient que toute personne, dont la mère ou le père a été déporté à partir de la France — dans le cadre des persécutions antisémites durant l'occupation — et a trouvé la mort en déportation, a droit à une mesure de réparation, assortie d'une indemnisation circonstanciée, si elle était mineure de 21 ans au moment où ladite déportation est intervenue.
  • André Khan et Charles Zelty à leur retour de déportation à l'hôtel Lutetia à Paris en, juin 1945.