Charles Michel (homme politique)

Charles Michel
Charles Michel en 2014.
Charles Michel en 2014.
Fonctions
Premier ministre belge
En fonction depuis le
(3 ans, 1 mois et 28 jours)
Monarque Philippe
Gouvernement Michel
Législature 54e
Coalition NVA-CD&V-MR-Open-VLD
Prédécesseur Elio Di Rupo
Président du Mouvement réformateur

(3 ans, 7 mois et 26 jours)
Prédécesseur Didier Reynders
Successeur Olivier Chastel
Ministre fédéral de la Coopération au développement

(3 ans, 1 mois et 24 jours)
Premier ministre Guy Verhofstadt
Yves Leterme
Herman Van Rompuy
Yves Leterme
Gouvernement Verhofstadt III
Leterme I
Van Rompuy
Leterme II
Prédécesseur Armand De Decker
Successeur Olivier Chastel
Biographie
Date de naissance (41 ans)
Lieu de naissance Namur (Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique Mouvement réformateur
Père Louis Michel
Fratrie Mathieu Michel
Conjoint Amélie Derbaudrenghien[1]
Diplômé de Université libre de Bruxelles
Université d'Amsterdam
Profession Avocat
Résidence Le Lambermont (Bruxelles)

Charles Michel (homme politique)
Premiers ministres belges

Charles Michel, né le 21 décembre 1975 à Namur, est un homme politique belge, membre du Mouvement réformateur. Il est Premier ministre depuis le .

Biographie

La famille Michel est originaire d'Hoegaarden (Flandre)[2] Fils de Martine et de Louis Michel. Son père est ancien président du Mouvement réformateur (dont la présidence sera reprise par son fils, et deviendra député européen et ministre d'État.

Jeunesse et études

Charles Michel intègre dès l'âge de 16 ans la nouvelle fédération des Jeunes Réformateurs Libéraux de Jodoigne et en devient le président[3], fonction qu'il occupe de 1992 à 1999. En 1994, à 18 ans, il totalise 4 000 voix de préférence aux élections provinciales alors qu’il était en fin de liste. Il siège alors comme conseiller provincial du Brabant wallon et s’en voit confier la vice-présidence l'année suivante. Il obtient une licence en droit de l’université libre de Bruxelles et de l'université d'Amsterdam en 1998.[réf. nécessaire]

Débuts en politique

En 1999, Charles Michel est élu à la Chambre des représentants, où il participe à la commission d'enquête sur la dioxine. En 2000, il succède à Jean-Marie Séverin comme ministre des Affaires intérieures du gouvernement wallon, devenant, à 25 ans, le plus jeune ministre de l'histoire du pays. La même année, il est élu conseiller communal de Wavre, puis en 2004, il devient échevin des Régies et de l'Urbanisme de la ville, avant d'en devenir bourgmestre deux ans plus tard[4]. Lors des élections législatives du 10 juin 2007, Charles Michel obtient 42 088 voix de préférences, dans la circonscription du Brabant wallon, et est réélu député fédéral à la Chambre des représentants. Il est également porte-parole du MR à partir de 2004.

Ministre

À partir du , Charles Michel est ministre fédéral de la Coopération au développement au sein des gouvernements Verhofstadt III[5], Leterme I, Van Rompuy et Leterme II ; il est donc alors bourgmestre empêché de Wavre.

Après l'échec du MR aux élections régionales de juin 2009, il fait partie du groupe « Renaissance » (avec notamment Willy Borsus et Hervé Jamar[6]) qui demande la démission du président du parti, Didier Reynders. Après un nouveau revers aux élections fédérales de 2010, Reynders démissionne finalement et Charles Michel se porte candidat à la présidence du MR[7]. Il remporte le scrutin interne le 28 janvier 2011[8] et démissionne de son poste ministériel le 14 février suivant.

Premier ministre

Après les élections fédérales du 25 mai 2014 et l'échec le 25 juin suivant de la mission confiée à Bart De Wever, il est nommé informateur par le roi Philippe le 27 juin puis co-formateur avec Kris Peeters le 22 juillet, en vue de la constitution d'un nouveau gouvernement. Avant les élections fédérales du 25 mai 2014, Charles Michel déclarait que si le MR remportait la victoire au fédéral ou ailleurs, il mènerait des négociations pour mener un gouvernement sans la NVA[9]. Le 7 octobre 2014, un accord est signé entre son parti, le MR, la NVA, le CD & V et le Open VLD : il concerne la formation d'un gouvernement de coalition de centre-droit dit « suédoise » ou « kamikaze[10] » par ses détracteurs[11] qui doit être dirigé par Charles Michel, désigné Premier ministre, bien que la NVA en détiennent la plupart des ministères-clés [12]. Selon De Standaard, Charles Michel serait devenu un homme de « paille de la N-VA »[13], sa politique d’affaiblissement de l’État fédéral favorisant les visées séparatistes de son partenaire[14].

Le 11 octobre suivant, Charles Michel et les membres de son gouvernement prêtent serment devant le roi Philippe ; âgé de trente-huit ans, le nouveau Premier ministre est le plus jeune chef du gouvernement de l'après-guerre[15]. Le 22 décembre 2014, Charles Michel a fait l'objet d'un enfritage : des Liliths ont lancé des frites-mayonnaise sur lui, au Cercle de Wallonie, pour protester contre l'austérité et la destruction d'un modèle social « au nom d’une compétitivité absurde qui laisse le bien-être de la population à la porte des ministères. »[16].

Au ministère de la Sécurité et de l'Intérieur, de nombreuses taches de la police fédérale sont en en cours de privatisation (sécurisation de bâtiments publics, encadrement de détenus, etc), tandis que les départements concernés par la criminalité internationale (notamment informatique et financière) sont décentralisés. À la Défense, alors que le budget d’investissement en matériel est revu à la hausse sur demande de l'OTAN, il est prévu de réduire les effectifs de 19,5 %[14].

Les institutions culturelles et scientifiques fédérales sont touchées par des coupes budgétaires de 20 %. Le budget alloué au fonctionnement de la Justice est également appauvri, ce qui amène le plus haut magistrat de Belgique à accuser la « logique d’économie » d’être responsable d'une « pathologie de l'ensemble du système judiciaire mettant en danger l’État de droit ». Les cotisations patronales sont réduites, compensés par des hausses d’impôts et de la taxe sur la valeur ajoutée[14].

Vie privée

Charles Michel est le frère de Mathieu Michel, également politicien du Mouvement réformateur en Wallonie. Il a un fils avec son ancienne compagne Annick Noël, directrice générale à l'administration de la province du Brabant wallon depuis 1995[17],[18]. Il a également une fille avec son actuelle compagne Amélie Derbaudrenghien[17].

Il participe à la réunion du groupe Bilderberg de 2015 et 2016[19],[20],[21],[22].

Carrière politique

Article détaillé : Gouvernement Michel.
Cette section contient une ou plusieurs listes. Le texte gagnerait à être rédigé sous la forme de paragraphes synthétiques, plus agréables à la lecture.   (juillet 2017).
  • Président des Jeunes Réformateurs Libéraux de Jodoigne de 1992 à 1999
  • Conseiller provincial du Brabant wallon de 1994 à 1999
  • Vice-président du conseil provincial du Brabant Wallon de 1995 à 1999
  • Député fédéral de 1999 à 2000 et de 2004 à 2007
  • Ministre wallon des Affaires Intérieures et de la Fonction Publique de 2000 à 2004
  • Conseiller communal de Wavre de 2000 à 2004 ; échevin à partir de 2004
  • Bourgmestre de la ville de Wavre depuis 2006
  • Ministre fédéral de la Coopération au développement de 2007 à 2011
  • Président du MR du 14 février 2011 au 10 octobre 2014
  • Premier ministre depuis le 11 octobre 2014

Mandats et fonctions[23]

  • Premier ministre
  • Bourgmestre de Wavre
  • Administrateur de l'Intercommunale du Brabant Wallon (IBW)
  • Administrateur de l'ASBL Wavre Gestion Centre-ville
  • Président du centre Jean Gol
  • Président de Gestion et Action libérale
  • Membre du bureau Intergroupe parlementaire MR
  • Membre du Conseil de Fabrique de la Paroisse Notre-Dame de Basse-Wavre et de la Paroisse Saint-Martin
  • Administrateur de l'ASBL Famille Entreprise Brabant Wallon

Distinctions

Charles Michel est commandeur de l'ordre de Léopold.

Notes et références

  1. « Amélie, la compagne de Charles Michel : "Une dame d'une gentillesse incroyable" », sur SudInfo.be, (consulté le 21 juin 2015)
  2. « Charles Michel, ce "Flamand de Hoegaarden" », 7s7,‎ (lire en ligne)
  3. Biographie de Charles Michel, 7sur7.be, 20 mars 2008
  4. Laurent Depré, « Le CV de Charles Michel », sur Références, (consulté le 21 juin 2015)
  5. Charles Michel sur le site du gouvernement fédéral belge
  6. « Hervé Jamar, le retour au gouvernement après 7 ans d'absence », sur 7sur7.be, (consulté le 21 juin 2015)
  7. « Charles Michel officiellement candidat à la présidence du MR », sur Le Vif.be, (consulté le 21 juin 2015)
  8. « Charles Michel nouveau président du MR », sur 7sur7.be, (consulté le 21 juin 2015)
  9. Les Enfants de Chœur, diffusé le dimanche 15/05/2016 sur VivaCité
  10. Fabrice Grosfilley, « Rue de la Loi : Kamikazes suédois », sur Rue de la Loi, (consulté le 21 juin 2015)
  11. « La Belgique se prépare pour un gouvernement "kamikaze" de droite », sur Le Nouvel Observateur, (consulté le 21 juin 2015)
  12. David Coppi ; Dirk Vanoverbeke ; Véronique Lamquin, « La suédoise boucle l'accord de gouvernement, Charles Michel Premier ministre », sur Le Soir, (consulté le 21 juin 2015)
  13. « Groot-Bijgaarden », De Standaard,‎
  14. a, b et c « En Belgique, le poker menteur comme méthode de gouvernement », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  15. Pauline Hofmann, « Charles Michel, un benjamin à la tête de la Belgique », sur Europe 1, (consulté le 21 juin 2015)
  16. Charles Michel « entarté » aux frites mayonnaise au Cercle de Wallonie dans Le Soir', (22 décembre 2014.)
  17. a et b « Charles Michel présente fièrement sa fille Jeanne à la presse: Ma fille est la plus brillante et la plus intelligente au monde », Sudinfo,‎ (lire en ligne)
  18. « Comment le clan Michel a mis le Brabant wallon à sa botte », Le Vif,‎ (lire en ligne)
  19. « Charles Michel parmi les "maîtres du monde" du discret groupe Bilderberg », Le Vif,‎ (lire en ligne)
  20. RTL Newmedia, « Bilderberg, l'énigmatique conférence où se rend Charles Michel », RTL Info,‎ (lire en ligne)
  21. sudinfo.be, « La frayeur de la petite Jeanne Michel », sudinfo,‎ (lire en ligne)
  22. « La conférence de Bilderberg: un sommet discret et ultra select auquel participe Charles Michel », RTBF Info,‎ (lire en ligne)
  23. « Charles Michel », sur Cumuleo (consulté le 21 juin 2015)

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

  • Site officiel de Charles Michel
  • Site officiel du centre Jean Gol