Charles Athanase Marie de Charette de La Contrie

Charles de Charette de La Contrie
baron de La Contrie
Naissance [1]
Nantes
Décès (à 52 ans)
Château de La Contrie, Couffé
Origine Français
Allégeance Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens légitimistes
Arme Cavalerie
Grade Colonel
Années de service 1814-1832
Commandement Cuirassiers de Berry
(4e régiment)
Conflits Insurrection royaliste de 1815
Insurrection légitimiste de 1832
Distinctions Légion d'honneur
Ordre de Saint-Louis
Ordre souverain de Malte
Autres fonctions Pair de France
(1823-1830)
Famille Charette de La Contrie

Emblème

Charles-Athanase-Marie de Charette de La Contrie[2], 1er baron de La Contrie, né le à Nantes, mort le au château de La Contrie, à Couffé, est un officier de cavalerie, membre de la Chambre des pairs.

Biographie

Charles Athanase Marie de Charette de La Contrie naquit le (24 nivôse an IV) au domicile de sa mère situé à Nantes[3]. De fait de la disparition prématurée de son père, Louis de Charette, et de la participation active de ce dernier aux guerres de Vendée, la naissance de son fils Athanase ne fut déclarée à Nantes que le (23 thermidor an IV). L'enfant aurait été tenu sur « les fonts de baptême par S. A. R. Monsieur, [aujourd'hui] S. M. Charles X.[4] »

Neveu du général vendéen, et fils d'un ancien lieutenant au Régiment de Viennois tué dans la guerre de Vendée, il entra dans les gardes du corps du Roi à la Restauration ().

Pendant les Cent-Jours, Charette prit part au soulèvement dans l'Ouest sous M. d'Andigné. L'insurrection fut matée par le général-comte Jean Maximilien Lamarque et l'officier vendéen y avait perdu son frère cadet, Ludovic, mortellement blessé à Aizenay (, il succomba le ).

À la seconde Restauration, Charette fut nommé chef d'escadron[5] des chasseurs de Vendée (), puis lieutenant-colonel aux chasseurs de la Garde du roi (). Il fut promu à la pairie par ordonnance royale du [5].

Après son mariage, en 1827 avec Louise Charlotte Marie de Bourbon, fille naturelle du duc de Berry née en Angleterre, il passe au 5e régiment de dragons (). Il fut nommé colonel des cuirassiers de Berry (4e régiment) le .

En 1830, il accompagna en exil la famille royale déchue, mais revint secrètement en France () pour préparer un mouvement dans l'Ouest. Charette accompagna la duchesse de Berry dans sa tentative malheureuse de 1832 d'une restauration des Bourbons au profit de son fils, le « comte de Chambord » : il se battit en juin « au Chêne-en-Vieille-Vigne[7] » pour empêcher la jonction de deux armées (ou plutôt 2 compagnies, soit environ 400 hommes) gouvernementales.

Après cet échec et devant l'inutilité de la lutte[5], il accompagne la duchesse à Nantes qu'il laisse seule, et s'embarque. Il est alors condamné à mort par contumace le par arrêt de la Cour d'assises de Nantes pour attentat contre la sûreté intérieure de l'État.

Le Château de La Contrie, à Couffé.

Il habita Lausanne jusqu'à l'époque où le gouvernement de Juillet lui permit de rentrer en France (1841), et se retira à La Contrie (Couffé), où il mourut.

On a de lui :

  • Quelques mots sur les événements de la Vendée en 1832 (1840) ;
  • Réponse au marquis de Goulaine (1840) ;
  • Journal militaire d'un chef de l'Ouest (1842).

Titres

Distinctions

Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de Saint-Louis

Armoiries

Figure Blasonnement
Orn ext Baron-pair CLH.svg
Blason fam fr Charette de La Contrie.svg
Armes du baron de Charette de La Contrie, pair de France

D'argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules, accompagné en pointes de 3 merlettes aussi de sable, becquées et pattées du même, posées 2 et 1.

  • Devise : « Dieu et le Roy » ;
  • Supports : deux sauvages au naturel armés de massues.

« Les armoiries actuelles sont définies par les lettres de collation du titre de baron (1823) et le règlement de pairie (1824). À cette occasion, il fut d’ailleurs nécessaire de faire rectifier les lettres de pairie, qui par erreur, disaient « 3 merlettes posées 1 et 2 » au lieu de « 3 merlettes posées 2 et 1 ». Quoi qu’il en soit, les textes de 1823-1824 et le rectificatif ultérieur créent pour la famille l’obligation de s’écarter, sur aucun point, des honneurs qui lui ont été octroyés. »

— Maurice de Charette, Les 16 quartiers

Ascendance et postérité

Athanase Charles de Charette était le fils cadet de Louis-Marin Charette[9],[10]( - Couffé, ), seigneur de La Contrie, et de Marie-Jeanne Louise Loisel (ou Loaisel) (1765-1846), dame de La Tourmissinière. Son père, ancien lieutenant au régiment de Viennois, meurt de ses blessures reçues à la Bataille de Gralas.

Le , à Paris Ier (ancien)[11],[12], Athanase Charles épouse Louise de Bourbon, comtesse de Vierzon ( - Londres, - Château de La Contrie, Couffé), fille naturelle de Charles-Ferdinand d'Artois (1778-1820), duc de Berry et d'Amy Brown (1783-1876).

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La descendance du baron de La Contrie compte parmi les familles subsistantes de la noblesse française. La famille Charette donna sept maires à la ville de Nantes au XVIIe siècle (d'où le nom de la rue nantaise : Rue des Sept Maires Charette), mais la branche des Charette de La Contrie, seule branche subsistante au XXIe siècle, ne descend directement d'aucun des maires.

Notes et références

  1. Jean-Jacques Boucher, Charles-Ferdinand d'Artois, duc de Berry : 1778-1820, Fernand Lanore, , 253 p. (ISBN 9782851571946, lire en ligne)
  2. On trouve aussi Athanase Charles Marin de Charette de La Contrie
  3. La rue Girardon dépendait de la paroisse Saint-Pierre de Nantes, Aujourd'hui rue du Château.
  4. a et b Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. 12 vol., 1822-1833 [détail de l’édition]
  5. a b et c « Charette de La Contrie (Athanase-Charles-Marie, baron de) », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  6. « Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée », BIB PC 16/29 - La dernière prise d'armes en Vendée (1832) / Capitaine Pierson, Athanase Gautret : Publication de deux témoignages et de notes sur des combats menés en juin 1832 contre les troupes de la duchesse de Berry, au village du Grand Chêne [Vieillevigne] et à la Pénissière [ou Pénissière de la Cour, à La Bernardière] -, sur recherche-archives.vendee.fr (consulté le 19 octobre 2011)
  7. François Velde, « Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) », Lay Peers, sur www.heraldica.org, (consulté le 18 juin 2011)
  8. On trouve aussi Urbain Louis Marie CharetteFiliation naturelle
  9. Louis-Marin Charette émigre et rejoint les officiers de son ancien régiment, qui ont formé une compagnie qui est intégrée dans l'armée de Condé. Il y demeure un an, dans les chasseurs nobles. En 1794, dans l'hypothèse d'un débarquement en Bretagne ou en Poitou, il part pour Londres. Il revient en Vendée à la fin de l'année où il commande la division du Poiré-sur-Vie, et faillit surprendre le conventionnel « Gaudin de Vendée » en . En novembre suivant, il réussit à échapper à Jean-Pierre Travot, adjudant-général à l'armée de l'Ouest [...]. Le , au village de la Bégaudière, sur le territoire des Brouzils, Louis de Charette est grièvement blessé au cours de la bataille. Intransportable, il meurt sur place neuf jours plus tard.
  10. Les témoins sont :
  11. Le mariage religieux est célébré le en l'église Saint-Louis-d'Antin à Paris. Quant au contrat de mariage, il est signé le .
  12. « Cote LH/489/28 », base Léonore, ministère français de la Culture
  13. « Cote LH/489/30 », base Léonore, ministère français de la Culture
  14. « Cote 19800035/435/58153 », base Léonore, ministère français de la Culture
  15. « Cote LH/489/29 », base Léonore, ministère français de la Culture
  16. « Cote LH/489/31 », base Léonore, ministère français de la Culture

Annexes

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article« Charette de La Contrie (Athanase-Charles-Marie, baron de) », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] ;
  • « De Charette de La Contrie, (Athanase-Charles-Marin, baron) », dans Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. 6 [détail de l’édition] (lire en ligne), p. 136-137 ;