Charles Arnault (1890-1950)

Charles Arnault
Charles Arnault vers 1920.jpg
Charles Arnault vers 1920
Biographie
Naissance

Cholet (Maine-et-Loire)
Décès
(à 59 ans)
Cholet (Maine-et-Loire)
Nom de naissance
Charles Auguste Eugène Marie Arnault
Nationalité
Activités
Architecte, historien, conférencier

Charles Arnault, né le à Cholet (Maine-et-Loire) et mort le dans cette même ville, est un architecte français et historien choletais.

Biographie

Charles Auguste Eugène Marie Arnault, né à Cholet le [1], est le fils de Charles François Arnault (1858-1947), tapissier-ébéniste et fabricant de meubles[2],[N 1] et de Justine Eugénie Retailleau.

Le , il épouse Juliette Marie Antoinette Desgoutte et il meurt à Cholet le [1].

Carrière

Archiviste né, il aurait pu faire l'école nationale des chartes. Doué pour tous les arts, son goût du dessin le conduit vers l'école des beaux-arts de Nantes. On lui connait de nombreux dessins au trait qu'il consacre aux coins les plus pittoresques de sa ville natale dont : les Calins, la tour de la rue des Vieux-Greniers, les maisons de tisserands, etc. Il poursuit des études à Paris. Il y décroche son diplôme d'architecte en 1920[3].

En 1923, Charles Arnault s'associe avec Victor Rabjeau père avant d'ouvrir son propre cabinet d'architecte au 35 boulevard Chanzy à Cholet[4].

Il a été conservateur du musée de Cholet.

Écrivain et conférencier

Charles Arnault se soumet aux exigences de l'histoire[5] : plutôt perfectionniste de son vivant, estimant ses recherches insuffisamment abouties, ses écrits, hors de nombreux articles, ne font l'objet d'aucun ouvrage édité par lui. Quelques années après sa mort, plusieurs auteurs font largement référence à certains de ses travaux, dont Élie Chamard, lui ayant survécu une vingtaine d'années, son cousin à la quatrième génération, reprend fréquemment ses travaux et le cite de nombreuses fois dans Vingt siècles d'histoire de Cholet[6]. Charles Arnault laisse, entre autres, une magistrale étude sur l'urbanisme de Cholet.

Parmi les articles qu'il écrit pour le bulletin des sciences, lettres et beaux-arts[7],[4], on peut citer :

  • Le presbytère Notre-Dame de Cholet ;
  • Thibault Carté, recteur de Saint-Pierre ;
  • La bataille de Torfou ;
  • L'héritage de Gilles de Rais ;
  • Un émule choletais de Nostradamus (Rouëllond de la Rouëllondière) ;
  • Toute une série de "Vieux souvenirs, vieilles demeures" qu'il faudra bien réunir un jour ;
  • Documents sur l'insurrection vendéenne ;
  • Nos vieux cimetières ;
  • Industrie et commerce de Cholet aux XVIe et XVIIe siècles[8] ;
  • Les conditions de la vie choletaises aux XVIe et XVIIe siècles ;
  • Les batailles autour de la Tremblaie ;
  • Les journées de février 1848 à Cholet ;
  • Les trois châteaux de Cholet ;
  • La bataille de Cholet.

Principales réalisations comme architecte

À Cholet on lui doit : l’arrière de l’hôtel de La Poste rue de Pineau (1925-1933), la salle de sport de la Jeune-France (1930), la réalisation de l'aérogare du Pontreau (1935-1937), les bains-douches boulevard de la Victoire[3], la chapelle de l'institution Sainte-Marie et un nombre important de belles demeures[4].

Hommages

Selon Gabriel Boussonnière : « La grande passion de Charles Arnaud, c'est l'histoire choletaise qu'il a raconté en détail grâce à ses travaux d'archiviste. Très accaparé par sa mission histographique, il a moins construit que ses deux devanciers[N 2] dont il est le fils spirituel[9] ». On déduit notamment qu'il a mis tout son talent « à refaire l’hôtel particulier néo-gothique du maire, Francis Bouet, un havre de paix remarquable par sa décoration intérieure, son magnifique escalier ou son cabinet de travail entouré de vitraux »[4].

Charles Arnault, consacre une grande partie de son temps dans les archives de la SLA. Comme son père, il s'intéresse aux guerres de Vendée. Suivant l'avis de son ami Augustin Jeanneau, se référant à la tradition familiale sa petite fille, Chantal Leveau[3] souligne : « Toutes ses études étaient marquées par le soucis d'une impartialité absolue ».

Une rue de Cholet porte le nom de l'architecte et érudit Charles Arnault[10].

Notes et références

Notes

  1. Membre fondateur de la SLA en 1881 avec Léon Pissot, Charles François Arnault a également réalisé des croquis des quartiers de Cholet au XIXe siècle
  2. Léon Renard et Victor Rabjeau

Références

  1. a et b « archives municipales de Cholet », sur cholet.fr (consulté le 9 juillet 2019)
  2. Sylvie Arnaud, « Ils vont révéler l'histoire cachée de Cholet », Ouest-France,‎
  3. a b et c « Cholet : La grande saga de Charles Arnault père et fils », sur courrierdelouest.fr, Le Courrier de l'Ouest, (consulté le 8 juillet 2019)
  4. a b c et d « Archives municipales de Cholet : Fonds Charles Arnault », sur calameo.com (consulté le 9 juillet 2019)
  5. Augustin Jeanneau 1974, p. 124.
  6. Élie Chamard 1970.
  7. Augustin Jeanneau 1974, p. 122.
  8. Charles Arnault 1939, p. 32 à 129.
  9. Gabriel Boussonnière, « Ces archirctes ont bâti Cholet », Courrier de l'Ouest,‎
  10. Jeanneau et Durand 1988, p. 12.

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Charles Arnault, « Cholet son Industrie, son commerce aux XVIe et XVIIe siècles », Bulletin, Cholet, Société des sciences, lettres et arts de Cholet,‎ . 
  • Élie Chamard, Vingt siècles d'histoire de Cholet, Cholet, Farré et Freulon, , 355 p. (ASIN B0014L9ONI). , réédité en 1981
  • Augustin Jeanneau, Cholet et les Choletais après la belle époque, Cholet, Les Éditions du Choletais, , 250 p. , dépot légal : IV-1974
  • Augustin Jeanneau et Adolphe Durand, Cholet à travers les rues, Cholet, Pierre Rabjeau, , 192 p. 

Liens externes