Charles-Henri Pourquet

Charles-Henri Pourquet
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Distinction

Charles-Henri Pourquet, né Henri Charles Justin Pourquet le [1] à Colombes (aujourd'hui dans les Hauts-de-Seine) et mort en 1943, est un sculpteur français.

Biographie

Fils d'un boulanger de Colombes, Charles-Henri Pourquet avait des origines nivernaises et fut l'élève de Louis Ernest Barrias et de Jules Coutan à l'École des beaux-arts de Paris[2]. En 1907, il devint sociétaire de la Société des artistes français.

Il a connu le succès après la Première Guerre mondiale, avec des sculptures de Poilus ayant servi de modèles pour de nombreux monuments aux morts en France[3], sous trois modèles différents : Buste, Poilu, et plus particulièrement celui intitulé Résistance, dont plusieurs centaines d'exemplaires seront coulés par la fonderie Val d'Osne[4].

Parmi d'autres œuvres, on peut citer Orphée au tombeau d'Eurydice, un bas-relief qui sera ensuite acquis par l'État pour le nouveau Conservatoire national de musique[5], un monument dédié à Jules Renard à Chitry-les-Mines (Nièvre)[5] où l'écrivain vécut enfant, ou le Tombeau de la famille Sabaterie, dans le cimetière d'Arlanc (Puy-de-Dôme)[5]. Il s'est remarié à la mairie du XVIIIe arrondissement le 5 novembre 1921, avec Valentine Saint-Selve.

Charles-Henri Pourquet eut longtemps son atelier aux Fusains, au 22 de la rue Tourlaque[6] à Montmartre, dans le 18e arrondissement de Paris.

Distinctions

Salons

  • Salon des artistes français :
  • 1925 : Maréchal Sérurier, statue en pierre, commande de l'État.
  • 1928 : Statue de mon jeune ami Jean Le Blond, plâtre ; Tristesse, statuette en terre cuite.
  • 1935 : M. Renaitour, député-maire d'Auxerre, plâtre , M. Ortiz, président des Amis de la Légion.

Œuvres

  • Chitry : Monument à Jules Renard , détruit en 1942.
  • Lormes : Résistance, poilu barrant la route à l'ennemi, en haut du Monument aux morts.
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Réception critique

  • La revue L'Art funéraire lui consacra en mai 1919 un article élogieux avec une photographie en première page. Chaque numéro, depuis sa parution , fut au service de sa publicité et le qualifie de « statuaire de la douleur ».

Notes et références

  1. Voir Discussion:Charles-Henri Pourquet#Date de naissance incorrecte.
  2. Stéphane Richemond, Les orientalistes : dictionnaire des sculpteurs, XIXe-XXe siècles, les éditions de l'Amateur, , 222 p. (lire en ligne), p. 178
  3. Thierry Lemoine et Stéphanie Claisse, Comment (se) sortir de la Grande guerre ?, Paris, L'Harmattan, (ISBN 9782747592079, lire en ligne)
  4. « POURQUET Charles-Henri- Sculpteur », sur http://monumentsmorts.univ-lille3.fr/ (consulté le 16 août 2016).
  5. a, b et c Maurice Le Blond, L'œuvre de M. Charles-Henri Pourquet, statuaire, Paris, (lire en ligne).
  6. L'Art funéraire et commémoratif, juin 1922

Annexes

Bibliographie

  • Dictionnaire Bénézit
  • André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, Paris, éditions Roussard, 1999, p. 486.
  • Bernard Morot-Gaudry, La sculpture en Morvan au XXe siècle et début du XXIe, 2017, Éditions Académie du Morvan, bulletin no 82, p. 17-18.
  • Maurice Le Blond, L'Œuvre de Charles-Henri Pourquet, statuaire, 1921.

Articles connexes