Charenton-le-Pont

Charenton-le-Pont
La place Arthur-Dussault et le Monument à Henri IV[1] devant l'hôtel de ville.
La place Arthur-Dussault et le Monument à Henri IV[1] devant l'hôtel de ville.
Blason de Charenton-le-Pont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement Créteil
Canton Charenton-le-Pont
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Paris-Est-Marne et Bois
Maire
Mandat
Hervé Gicquel
2016-2020
Code postal 94220
Code commune 94018
Démographie
Gentilé Charentonnais
Population
municipale
30 774 hab. (2014)
Densité 16 635 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 17″ nord, 2° 24′ 43″ est
Altitude Min. 28 m
Max. 57 m
Superficie 1,85 km2
Localisation

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Charenton-le-Pont
Liens
Site web charenton.fr

Charenton-le-Pont est une commune du département du Val-de-Marne en région Île-de-France, en France.

Géographie

Localisation

Localisation de Charenton-le-Pont en région parisienne.

Charenton-le-Pont est située sur la rive droite de la Seine, juste avant son entrée dans Paris et à la confluence de la Seine et de la Marne. Elle est bordée au nord par le bois de Vincennes.

La ville s’étend sur 1,85 km2 (une des plus petites communes du Val-de-Marne, seules cinq autres étant moins étendues) et est entièrement urbanisée (15 349 hab./km2, l’une des densités les plus élevées du département et parmi les plus hautes de la petite couronne parisienne).

Communes limitrophes

Charenton-le-Pont est limitrophe de Paris au nord-ouest et au nord par le bois de Vincennes, de Saint-Maurice à l'est, de Maisons-Alfort au sud-est, d'Alfortville au sud et d'Ivry-sur-Seine au sud-ouest.

Voies de communication et transports

La station de métro Liberté.
La station de métro Liberté.
La station de métro Charenton-Ecoles.
La station de métro Charenton - Écoles.
L'autoroute A4 à Charenton.
L'autoroute A4 à Charenton.

Voies routières

De par sa situation à proximité immédiate de Paris, Charenton bénéficie de plusieurs axes routiers majeurs, à savoir notamment le boulevard périphérique de Paris au nord de la commune et l'autoroute A4 le long de la Seine à l'ouest.

Pistes cyclables

Plusieurs stations Vélib' sont situées à Charenton-le-Pont, ainsi que dans le Bois de Vincennes adjacent.

Transports en commun

Charenton-le-Pont est une commune bien desservie par les transports en commun. La commune de Charenton-le-Pont se trouve dans la zone 2 du réseau de transports d'Ile-de-France, ce qui n'a pas d'impact aujourd'hui, étant donné que la RATP a étendue son offre de service à 5 zônes.

Métro

La Ligne 8 du métro de Paris (Balard - Créteil-Pointe du Lac) dessert Charenton-le-Pont du nord au sud via les stations Liberté et Charenton - Écoles de h 30 à h 15 (h 15 les vendredis et samedis soirs).

Bus de jour

Cinq lignes du réseau de bus RATP relient Charenton-le-Pont aux communes avoisinantes :

Bus de nuit

Deux lignes du Noctilien :

Urbanisme

Lieux-dits et écarts

Bercy, Conflans, les Carrières, le Bourg-du-Pont et « le Plateau », emprise sur le bois de Vincennes.

Conflans-l'Archevêque est un lieu-dit qui se trouve au confluent de la Seine et de la Marne. Les évêques — puis archevêques — de Paris y possédaient une propriété. Par la suite, un petit séminaire, pour le diocèse de Paris, s'y installa. Cet endroit vit la signature du traité de Conflans sous le règne de Louis XI.

En jaune, la partie de l'ancienne commune de Bercy rattachée à Charenton-le-Pont.

Morphologie urbaine

L'A4 et Charenton-le-Pont.

La commune est longée par une autoroute le long de la Seine et traversée de part en part par une tranchée contenant des voies de chemin de fer provenant de la gare de Lyon ainsi que, sur sa partie ouest, par la gare de triage des TGV de Bercy-Conflans. Elle a cependant réussi à conserver un centre architecturalement cohérent autour de sa mairie et de son église principale.

Charenton-le-Pont est située sur la rive nord de la Marne à l’endroit où celle-ci rejoint la Seine juste avant son entrée dans Paris. Depuis 1975, l’accès à la Seine est restreint par la présence de l’autoroute A4 qui longe les quais de Seine et est large de 10 voies à cet endroit.

La commune de Charenton-le-Pont est divisée en deux parties par la traversée de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles empruntée, entre autres, par le RER D. Plusieurs ponts permettent de relier ces deux parties de la ville.

Toponymie

Histoire

Moulin à Charenton de François Boucher, années 1750.
Conflans, Les carrières au XVIIIe siècle.
Charenton dans les années 1920.
La ville était alors desservie par plusieurs lignes de tramway.
La ville fut également desservie par les navettes fluviales de la Compagnie générale des bateaux parisiens.

La ville s’est formée par la réunion de quatre bourgs et de quatre seigneuries et occupait à l’origine une superficie plus importante qu’à l’heure actuelle, puisqu'elle s’étendait jusqu’à Bercy jusqu’en 1791 et possédait une partie du bois de Vincennes (plaine de Bercy) jusqu’en 1929.

La ville doit son nom à la présence du pont de Charenton, mentionné dès le VIIe siècle et qui est certainement l'un des plus anciennement bâtis pour faciliter l'arrivage à Paris. Il a toujours été regardé comme la clef de Paris. Située à un emplacement stratégique (proximité de la capitale, existence d’un pont permettant de franchir le confluent de la Marne et de la Seine), la ville fut le théâtre de nombreux combats.

En 865, les Vikings s'emparent du pont et le rompent.

En juin 1358, le dauphin Charles s'en rend maître pour se diriger sur Paris occupée par les Anglais.

Sous Charles VII, les Anglais, maîtres de Charenton, en sont chassés, le , par le capitaine de Corbeil nommé Ferrière.

En 1465, l'armée de la Ligue du Bien public l'attaque, et s'y porte pour protéger ses opérations contre Louis XI.

Les calvinistes le prennent en 1567.

Le , Henri IV l’enlève aux soldats de la ligue mais en septembre 1590, lors du siège de Paris, l’espagnol Alexandre Farnèse reprend la ville, ce qui permet de ravitailler la capitale assiégée par Henri IV au cours de la huitième guerre de religion[2].

Après quelques hésitations, la ville est désignée pour abriter le temple protestant de Paris attribué par l’édit de Nantes. Lors du soulèvement protestant de 1621, les protestants y sont massacrés après l’échec de Luynes au siège de Montauban[3].

En 1631, se tient à Charenton un synode national de l’Église réformée de France pour discuter ses principes et sa discipline.

Pendant les guerres de la minorité de Louis XIV, en 1649, les frondeurs y repoussent le prince de Condé qui le reprend la même année.

Pris et repris plusieurs fois au cours des siècles, le pont de Charenton est rebâti plusieurs fois ; il l'est, entre autres, en 1714, et subit quelques réparations en 1812.

De 1790 à 1795, Charenton, qui porte quelque temps le nom révolutionnaire de Le Républicain, est un canton du district de Bourg-de-l'Égalité[4] (Bourg-la-Reine).

Au mois de février 1814, les armées ennemies s'approchant de Paris, la défense du pont de Charenton est confiée aux élèves de l'école nationale vétérinaire d'Alfort. Le 30 mars, accablés par le nombre, ils sont obligés de céder à la force. Charenton-le-Pont est pris, et, le lendemain, les troupes wurtembergeoises et le corps autrichien du comte de Guilay campent à Charenton.

En 1815, le pont est coupé pour arrêter la marche de l'ennemi. Il sera reconstruit de fond en comble.

Depuis 1975, l’autoroute A4 emprunte le tracé du canal de Saint-Maurice comblé en 1952.

  • Conflans

S'y trouvent le château de Conflans et le pavillon d'Antoine de Navarre.

En 1316, Philippe V le Long donne à sa belle-mère, la comtesse d'Artois Mahaut, une partie de la garenne dépendant de sa terre de Conflans.

Philippe VI de Valois habite à Conflans en 1339.

Jeanne II, reine de Navarre, meurt à Conflans en 1349.

De 1481 à 1483, Louis XI donne la terre de Conflans successivement à Bastard de Valère-Capelle puis à Sixte d'Allemagne, son chirurgien[5].

Les comtes de Flandres et ducs de Bourgogne y eurent un hôtel.

En 1548, Henri II ordonne de vendre les maisons de Bourgogne, d'Artois, de Flandres et de Brabant, les achète, et, le , les cède à Claude Dodieu, évêque de Rennes, y ajoutant toute la terre de Conflans.

En 1672, François de Harlay, archevêque de Paris, y achète la maison du duc de Richelieu, la rebâtit, et, à sa mort en 1695, la lègue à ses successeurs. Elle est vendue à la Révolution.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[6], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais au Val-de-Marne à la suite d'un transfert administratif effectif le .

La commune fait partie du canton de Charenton-le-Pont, qui s'est étendu de deux à quatre communes dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France.

Intercommunalité

Les communes de Charenton-le-Pont et de Saint-Maurice ont créé 2003 la communauté de communes de Charenton-le-Pont Saint-Maurice, qui ne comptait que ces deux villes.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), dont la commune est membre[7].

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015 prévoit également la création de nouvelles structures administratives regroupant les communes membres de la métropole, constituées d'ensembles de plus de 300 000 habitants, et dotées de nombreuses compétences, les établissements publics territoriaux (EPT).

La commune a donc également été intégrée le à l'établissement public territorial Paris-Est-Marne et Bois[8], qui s'est substitué à l'ex-communauté de communes de Charenton-le-Pont Saint-Maurice.

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs[9],[10],[11]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1793 Louis Nicolas Masson   Avocat en la cour du Parlement[9]
1800 1815 Charles Cahouet    
1815 1816 Perot    
1816 1821 de Cau    
1821 1828 Favard    
1828 1835 Jean Pierre Ventenat    
1835 1842 Louis Thomas Santallier-Thelu    
1843 1860 Jean Baptiste Marty    
1860 1865 Achille Domergue    
1865 1870 Felix Joseph Godillot    
1870 1871 Camille Leclerc    
1871 1876 Louis Maréchal   Capitaine commandant l'artillerie du Fort de Charenton[11]
Officier de la Légion d'honneur
1877 1878 Eugène Louis Chevalier    
1878 1878 Edouard Aimé Delmas    
1878 1885 Paul Carpentier    
1885 1886 Eugène Hippolyte Catalo    
1886 1891 Alphonse Marvillet    
1891 1912 Arthur Dussault   Marchand de vin[11]
Chevalier de la Légion d'honneur
1912 1915 Charles Henri Paul Thévenin   Médecin[10]
Chevalier de la Légion d'honneur
1915 1917 François Clément Ternaux   Député de la Seine (1924 → 1928)
1917 1919 Charles Henri Paul Thévenin   Médecin[10]
Chevalier de la Légion d'honneur
1919 1925 Arthur Dussault   Marchand de vin[11]
Chevalier de la Légion d'honneur
1925 1944 Charles Henri Paul Thévenin   Médecin[10]
Chevalier de la Légion d'honneur
1944 1947 Philippe Émile Joseph Denis   Courtier en assurances[10]
1947 1972[12] Henri-René Guérin UDR Médecin
Conseiller général de la Seine[10]
Décédé en fonction
1973 2001 Alain Griotteray PR
puis UDF
Député du Val-de-Marne (1967 → 1973 et 1986 → 1997)
Commandeur de la Légion d'honneur[10]
2001 mai 2016[13],[14] Jean-Marie Brétillon[15] UMP,
puis
LR
Pharmacien
Conseiller général de Charenton-le-Pont (1998 → 2015[16])
Vice-président de l'EPT Paris-Est-Marne et Bois (2016 → 2016[17])
Démissionnaire
mai 2016[18] en cours
(au 3 mai 2016)
Hervé Gicquel LR Cadre financier à la Caisse des dépôts et consignations
Conseiller départemental de Charenton-le-Pont (2015 → )
Ancien premier maire-adjoint (2001 → 2015)

Politique environnementale

Ville Internet

Depuis 2010, chaque année, la commune de Charenton-le-Pont est récompensée par la plus haute distinction avec @@@@@ (5 arobases)[19].

Jumelages

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[20],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 30 774 habitants, en augmentation de 6,69 % par rapport à 2009 (Val-de-Marne : 3,41 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 500 1 126 1 264 1 400 1 977 2 558 3 393 3 505 3 219
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 258 5 534 6 190 7 141 8 822 11 826 13 535 15 306 16 811
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 980 18 372 19 499 20 872 20 891 21 098 20 946 21 457 22 079
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
22 530 22 300 20 468 20 500 21 872 26 582 28 395 29 562 30 774
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Maternelles

  • Cerisaie - 4 bis rue de la Cerisaie
  • Champ des alouettes - 9 rue de l'Archevêché
  • Conflans - 30 rue de Conflans
  • Port au Lions - 4 bis rue du Port-aux-Lions
  • Valmy - 2 rue de Valmy
  • 4-vents - 26 rue Gabriel-Péri

Écoles élémentaires

  • Aristide-Briand (A et B, l'école est divisé en deux bâtiments) - 2 place Aristide-Briand
  • Desnos - 1 rue Robert-Grenet
  • Pasteur - 1 rue Jean-Moulin
  • Valmy - 1 rue de Valmy

Établissement du secondaire

Ensemble scolaire Notre-Dame-des-Missions-Saint-Pierre

  • École privée mixte Notre-Dame-des-Missions-Saint-Pierre - 4 rue du Président-Kennedy
  • Collège privé mixte Notre-Dame-des-Missions-Saint-Pierre - 4 rue du Président-Kennedy
  • Lycée privé mixte Notre-Dame-des-Missions-Saint-Pierre - 4 rue du Président-Kennedy

Sports

Le stade Henri-Guérin, où évolue actuellement le CAP Charenton à domicile.

La commune compte de nombreux équipements sportifs.

Le complexe Tony-Parker a été inauguré en 2011 par le champion de basket éponyme. Il est composé de deux gymnases (45 m × 35 m) parallèles séparés par une paroi en verre, une salle de musculation, une salle de réunion et de bureaux associatifs. L'un des gymnases comporte 300 places assises.

Le complexe Maurice-Herzog est composé d'un gymnase (35 m × 21 m), d'une salle de boxe avec ring et d'une salle dédiée aux arts martiaux.

Le complexe Télémaco-Gouin est composé d'une piscine, d'une fosse de plongée (5 m et 15 m), d'un gymnase avec 300 places assises et d'un espace dédié à la gymnastique aux agrès.

Le complexe Nelson-Paillou est composé d'un gymnase (35 m × 21 m) avec 500 places assises, d'une salle polyvalente, d'une salle de gymnastique aux agrès, d'une salle de tennis de table de 18 tables.

Le complexe Jean-Mermoz est composé d'une salle de danse en parquet, d'un boulodrome couvert avec deux pistes de pour jouer à la boule parisienne et de deux terrains de tennis.

Le stade Henri-Guérin est composé d'un terrain de football (105 m × 68 m) en synthétique avec 500 places assises.

Le stade Charentonneau est composé d'un terrain de football (105 m × 68 m) en synthétique.

La piste d'athlétisme Stéphane-Diagana, d'une longueur de 300 mètres, est composée de cinq couloirs et d'une aire stabilisée de 70 m × 30 m au centre.

La commune possède également un dojo, de dimension de 15 m × 15 m, la salle d'armes Henri-IV de neuf pistes dédiées à l'escrime, les salles Aristide-Briand (salle d'art martiaux et salle polyvalente), la salle Claude-Bessy (salle de danse en parquet), les trois terrains de tennis Jules-Noël et une salle de 430 m2 dédiée au Krav Maga rue Jean-Pigeon.

Économie

Revenus de la population et fiscalité

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 36 748 €, ce qui plaçait Charenton-le-Pont au 4 790e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[22].

Entreprises et commerces

Bercy 2, centre commercial de 71 enseignes pour 36 000 m2, est situé à Charenton-le-Pont en bord de Seine et de périphérique.

Ce centre commercial, inauguré le , est œuvre des architectes Renzo Piano et Jean-François Blassel. La structure, dont la courbure suit le virage du périphérique, évoque un grand dirigeable. Elle est constituée d'une structure en bois, couverte de tuiles d’acier inoxydable, formant une grande halle fermée de l’extérieur et éclairée par la verrière du toit[23],[24].

Essilor, siège social : avec près de 30 000 collaborateurs dans le monde, le 1er fabricant européen de verres optiques a choisi l'adresse du 147 de la rue de Paris pour installer son siège social.

Natixis : la banque comporte cinq sites (Liberté, Liberté 2, Bercy, Nouveau Bercy et Coupole) employant près de 5 000 personnes.

Crédit foncier de France : siège administratif au no 4 du quai de Bercy.

Porto Cruz : usine et plate forme de distribution.

Banque Française Mutualiste : banque.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Patrimoine civil

  • Monuments historiques :
    • Quelques vestiges du château de Bercy qui s'élevait à hauteur des 10-16 rue Marius-Delcher : pavillons d'entrée des communs et des écuries, dus à Jacques de La Guépière, nos 109 et 114 rue du Petit-Château (inscrits le 23 octobre 1959)[25]. La rue suit le tracé de l'ancienne allée transversale de l'avant-cour du château.
    • Portail d'entrée, terrasse et rampes d'escalier de l'ancien château de Conflans, 2 rue du Séminaire de Conflans (inscrits le 25 juin 1979)[26] ;
    • Pavillon d'Antoine de Navarre, actuel hôtel de ville (classé en 1862)[27] ;
  • Statue d'Henri IV (place Arthur-Dussault) ;
  • Monument aux morts (place de l'Église) d'Émile Peynot ;
  • Le cimetière Valmy qui bien qu'ouvert en 1906 sur le territoire de la ville de Paris est un cimetière communal de Charenton-le-Pont ;
  • Deux mosaïques monumentales de Louis Toffoli :
    • Les Tonneliers, quai des Carrières ;
    • Les Enfants qui jouent, école des Quatre-Vents.
  • La passerelle de Valmy, qui se trouve au bout de la rue de Valmy, a servi de décor pour le film Jules et Jim (1962) de François Truffaut. Elle est visible lors de la célèbre scène de course entre les trois protagonistes.
  • L'école "Pasteur" possède une statue de Pasteur de Cyril de La Patellière due à l'initiative de la municipalité.

Patrimoine religieux

École secondaire diocésaine du Sacré-Cœur de Conflans. Cour d'honneur et façade sud.
  • Église Saint-Pierre (1859), possède une pietà du XVIe siècle, des fonts baptismaux du XVIIe siècle et un calvaire en bronze de François Rude (1855) ;
  • Ancien couvent de Conflans, dont subsiste entre autres la chapelle de Conflans (construite en 1867 chapelle de l'ancien petit séminaire de Paris) ;
  • La chapelle Saint-Antoine-de-Padoue, dite chapelle des tonneaux, qui existait depuis 1891, était située rue Escoffier (rue de la Zone à l'époque). Abandonnée en 1941 et démolie en 1988 lors de la création du quartier Bercy 2, elle fut remplacée en 1942 par la chapelle Sainte-Sophie-Barat située avenue de la Liberté et devenue le centre Emmaüs Charenton.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Valmy (construite en 1996), rue du Petit-Château ;
  • La chapelle Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, plus communément appelée chapelle Chanzy ou petite chapelle, située alors rue de Chanzy, fut démolie lors de la création du nouveau quartier Valmy-Liberté ;
  • Temple protestant, rue Guérin ;
  • Synagogues : rue des Bordeaux (construite en 2005 - ACIC), rue de Paris (Beth-Habad Charenton - S.Maurice) et rue de l'Arcade (Ben Abraham).

Personnalités liées à la commune

  • Chrestienne Leclerc du Vivier (1563-1598), fondatrice à Charenton-le-Pont d’un couvent des carmes déchaussés.
  • Charles Auguste d'Allonville de Louville (1664-1731), colonel, se marie au château de Bercy sur le territoire de l’actuelle commune de Charenton-le-Pont.
  • Jean-Joseph Mouret (1682-1738), musicien, mort à Charenton-le-Pont.
  • Jean-Baptiste Stouf (1742-1827), sculpteur, mort à Charenton-le-Pont.
  • Edmé Pierre Louis Marchais (1760-1846), général des armées de la République y est né.
  • Zyg Brunner (1878-1961), dessinateur caricaturiste polonais est inhumé au cimetière ancien.
  • Paul Éluard (1895-1952), poète, vivait à Charenton-le-Pont où il est mort. Une plaque en hommage à sa mémoire est apposée avenue Jean-Jaurès.
  • Henri Hisquin (1896-1974), écrivain, demeura à Charenton-le-Pont et enseigna à l'école élémentaire Aristide-Briand.
  • Victor Raymond Cordioux dit Raymond Cordy (1898-1956) est un acteur français. Il est inhumé au cimetière ancien de Charenton-le-Pont.
  • Germaine Epicaste (1899-1974), soprano à l'Opéra-Comique et professeur de chant au Conservatoire de Charenton-le-Pont, vécut toute sa vie dans cette commune. La famille Epicaste est inhumée au cimetière ancien.
  • Lucien Chabro (1899-1985), directeur du Conservatoire de Charenton, maître de chapelle, violoncelliste et organiste titulaire de l'église Saint-Pierre de 1921 à 1978.
  • Louis Toffoli (1907-1999), peintre, a vécu la plus grande partie de sa vie à Charenton-le-Pont.
  • Shlomo Pinès (1908-1990), philosophe, à Charenton-le-Pont.
  • Pierre Giannotti (1910-1986), ténor, et son épouse Raymonde Notti-Pagès (1914-1999), mezzo-soprano, chanteurs à l'Opéra et l'Opéra-Comique, ont vécu la plus grande partie de leur vie à Charenton-le-Pont. Ils sont inhumés au cimetière ancien.
  • Willy Anthoons (1911-1982), sculpteur belge, est inhumé au cimetière Valmy de Charenton-le-Pont.
  • Yo Savy (1911-2003), peintre, fille du peintre Marcel Duchamp, est inhumée au cimetière ancien.
  • Henri Grouès, dit l’abbé Pierre (1912-2007) vécut avenue de la Liberté jusqu’au milieu des années 1990.
  • André Jorrand (1921-2007), compositeur, organiste et magistrat, vécut la plus grande partie de sa vie dans cette commune.
  • Le comédien Maurice Chevit (1923-2012) vécut 49 ans à Charenton-le-Pont.
  • Robert Grenet et Robert Kessler, morts pour la France en 1944 à l'âge de 17 ans à quelques kilomètres l'un de l'autre ; le premier a été fusillé à Berné (Morbihan) le 16 juillet [28], le deuxième a été tué lors de l'attaque allemande contre le petit groupe de maquisards dont il faisait partie à Lanvénégen (Morbihan) le 7 juillet [29]. Ils sont inhumés au cimetière Valmy. Deux rues de Charenton portaient leurs noms. Ne subsiste que la rue Robert-Grenet, la rue Robert-Kessler ayant disparu lors de la création du quartier Bercy 2.
  • Gérard Ceccaldi dit Laplau (1938-2009), peintre naïf, vécut la plus grande partie de sa vie dans cette commune.
  • Pierre Buraglio, né dans la commune le , artiste peintre et dessinateur.
  • Jean-Pierre Blanc (1942-2004), réalisateur et scénariste, à Charenton-le-Pont.
  • Michel Siret (1943-2009), dit Siret-Gille, peintre, vécut toute sa vie à Charenton-le-Pont.
  • Jean-Pierre Jarier (1946-), pilote automobile (1971-1983)

Héraldique, logotype et devise

Blason Charenton-le-Pont 94.svg

Les armes de Charenton-le-Pont se blasonnent ainsi : D’azur au pont fortifié de quatre arches donjonné et girouetté d’argent, ajouré et maçonné de sable, posé sur des ondes aussi d’argent mouvant de la pointe.

La devise de la ville est : Præsidium et decus, ce qui signifie « Défense et gloire » [30].

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références

  1. « Monument à Henri IV – Charenton-le-Pont », notice sur e-monumen.net.
  2. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 373.
  3. Miquel, p. 425
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti.
  6. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  7. Décret n° 2015-1212 du 30 septembre 2015 constatant le périmètre, fixant le siège et désignant le comptable public de la métropole du Grand Paris, sur Légifrance
  8. Décret n° 2015-1663 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l'établissement public territorial dont le siège est à Champigny-sur-Marne sur Légifrance
  9. a et b Fernand Bournon, Département de la Seine, Direction des affaires départementales, État des communes à la fin du XIXe siècle - Charenton-le-Pont : notice historique et renseignements administratifs / publié sous les auspices du Conseil général, Paris, Impr. de l'école d'Alembert (Montévrain), , 138 p. (lire en ligne), p. 29.
  10. a, b, c, d, e, f et g « Les élections municipales approchent : comme l'ensemble des Français, les Charentonnais vont être appelés aux urnes pour élire le Maire de la Commune. L'occasion nous est offerte de rappeler qui, au fil de l'histoire récente, à exercé ces fonctions », Charenton magazine, no 188 « 1914-2014 : Charenton se souvient »,‎ , p. 8 (lire en ligne [PDF]).
  11. a, b, c et d Base Leonore, Archives Nationales
  12. Alain Faujas, « À Charenton-le-Pont : Les élections municipales et cantonales ou la stratégie en deux temps de M. Griotteray, député républicain indépendant », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  13. Corinne Nèves, « Le maire de Charenton annonce son départ », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne).
  14. « Charenton : c’est le dernier conseil municipal du maire Jean-Marie Brétillon », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne).
  15. « Jean-Marie Brétillon brigue un troisième mandat à Charenton », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne).
  16. « Jean-Marie Brétillon cède son fauteuil au conseil général », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne).
  17. « La fille à la place du père à Paris-Est-Marne et Bois », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne).
  18. Laure Parny, « « Je serai le chef d'une équipe soudée » : Hervé Gicquel, nouveau maire (LR) de la commune », Le Parisien, édition du Val-de-Marne,‎ (lire en ligne).
  19. « Charenton-le-Pont@@@@@ 2016 », sur http://www.villes-internet.net (consulté le 17 avril 2016).
  20. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  22. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 17 août 2017)
  23. Hervé Martin, Guide de l'architecture moderne à Paris 1900-1995, Éditions Alternatives, Paris, 1995, 5e édition, p. 11.
  24. Renzo Piano, Carnet de bord, éd. Le Seuil, Paris, 1997
  25. « Château de Bercy », notice no PA00079859, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Château de Conflans », notice no PA00079860, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Pavillon d'Antoine de Navarre », notice no PA00079861, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. René Le Guénic, Morbihan - Mémorial de la Résistance, 1998, page 23
  29. René Le Guénic, Morbihan - Mémorial de la Résistance, 1998, pages 32 et 33
  30. L'importance du pont fortifié, au confluent de la Marne et de la Seine, qui servit de défense près de Paris, a fourni naturellement les armoiries de la ville : « d'azur, au pont de quatre arches, soutenant une tour donjonnée et girouettée, le tout d'argent, maçonné et ajouré de sable, sur une rivière au naturel ». Quant à la devise, tirée de Horace, H. Tausin la donne comme douteuse.

Pour approfondir

Bibliographie

  • État des communes à la fin du XIXe siècle - Charenton-le-Pont - Montévrain, 1902
  • Max Ferré, Charenton-le-Pont, d’hier à aujourd’hui, Les Heures claires, 1971.
  • Joseph Franceschi, Un demi-siècle de consultations nationales dans la circonscription de Charenton, Paris, Les éditions de l’an 2000, 1972, 139 pages.
  • Joseph Petit (Chanoine), Charenton au fil du temps, Saint-Maur, multigraphié, s.d., 24 pages[Quand ?].
  • Georges Poisson, Charenton-le-Pont, Cinq mille ans d'histoire, Éditions Albatros, 1982.
  • Guillaume Hoibian, Le patronage Saint-Pierre-Saint-Paul d’Ivry-sur-Seine et l’Œuvre de la Jeunesse de Charenton (1918 - 1939) [PDF], Maîtrise d’histoire, université Paris-1, [C. Andrieu, A. Prost], 1995, 230 p.
  • Marie-Françoise Laborde, Charenton-le-Pont - Une histoire en trois temps, Ville de Charenton-le-Pont, septembre 2008, 208 pages, Maury Imprimeur.
  • Claude Moreau, Charenton-le-Pont : un dictionnaire historique des rues anciennes et actuelles, L'Harmattan, 2014.

Articles connexes

Liens externes

  • Site de la mairie